051213 5 min

fantaplastique

Derrière la Matrice, le spectacle n'est pas joli à voir.

Ici nous sommes dans une usine de plastique, qui fabrique des boîtes de Cd et les CD qu'il y a dedans.

Soucieux de vendre des millions de boîtes de plastique au plus de monde possible, la Société Anonyme a développé une technique de merchandising.

En accord avec des amis bourgeois, qui promettent de réinvestir une partie des bénéfices du plastique qu'ils touchent dans la publicité pour sa vente, ils fabriquent des tonnes de boîtes en plastique et leur contenu en plastique afin que les gens fassent ce qu'ils veulent avec.

Mais pour pas risquer de perdre des bénéfs en laissant savoir que le plastique pourrait être remplacé par "rien du tout" puisque les données sont téléchargeables, il faut motiver les gens à n'y voir que du feu d'où le principe de la Matrice.

Sur l'écran de télé, un homme musclé court sur la plage, heureux d'entendre la musique qui est sur le plastique qui est vendu par la société anonyme.
Dans un élan de générosité, il s'élance sur une créature de rêve qui est folle de joie de le revoir.
Grâce à la musique le moment est rendu magique, d'où l'intérêt de l'auditeur pour la possibilité dans le cas où cette musique appellerait la circonstance à se reproduire.

Ainsi abusé, sans s'en apercevoir il court gaiement acquérir à grand frais un morceau de plastique carré, qui ira très bien avec les autres.
L'enfant ou l'adolescent, qui a kiffé un titre et veut être au courant des courants, économise deux mois pour pouvoir s'en procurer un.

Moi aussi à 14 ans j'ai craqué ma tirelire pour une double-compile en K7, ayant préalablement économisé un an pour le walkman.
A cette époque les courants de mode étaient moins denses, on n'avait pas internet, et alors on ça permettait que chacun se concentre sur son domaine musical.

Mais les temps ont changé mais quand même le plastique c'est fantastique...

==> Dans une société civilisée, peu importe la méthode pour y arriver, on se serait débrouillés pour que :

- l'usage du plastique implicitement destiné à devenir un déchet soit minimisé autant que faire se peu.

- la culturation de chacun doit se faire sans limite de quantité ou distinction de rang social implicitement à la conséquence du fait que certains pourraient acquérir ce que d'autres ne pourraient pas.

- L'avènement de l'informatique permet finalement de résoudre le double problème de l'aculturation immoralement décidée et de la pollution organique des sous-sols dus à la dégradation du plastique dans la nature.

Mais ce n'est pas le cas à cause de la Société Anonyme qui est derrière tout ça.
Sont but est d'amasser la tune, dans la limite de ce qu'aura pu prévoir la loi, qui ex aussi sont des copains bourgeois.

Son discours de légitimisation repose sur le principe de la publicit sus-citée. C'est du rêve vendu et associé par la logique de la dialectique, avec des accents graves pour, comme Papa, signaler gentiment les limites à ne pas franchir.

Limites au-delà desquelles, c'est la Quatrième Dimension...

En résumé pour justifier la fabrication haineuse de plastique et le non transport informatique, il aura fallu fabriquer toute une mécanique "économique".
Une économie n'en est une que si elle permet d'avoir "la même chose" à moindre prix.
"La même chose", c'est la vie préhistorique dans une grotte, c'est un étalon qui a été conservé, sur lequel se sont greffées ensuite des "options" comme par exemple pouvoir acheter à manger.
si on veut pas, il suffit de faire comme avant, d'aller cueillr dans la nature comme tout le monde de normal.

Habiter, être vivant, ne pas contaminer les autres en développant des virus violents, doit se payer avec des trucs qu'on doit acquérir en vendant quelque chose qui vienne de soi.
En fait il faut y mettre du sien, c'est très important.
On les détecte tout de suite, ceux qui ne veulent pas y mettre du leur, ce sont les plus pauvres, bouh, ils sont laids.

Mais bon peu à peu les peuples ont fini par s'accommoder de cette construction "économique", leur permettant de subsister à l'état d'hommes des cavernes tout en donnant du leur dans une fabrique de rêves destinés à leurs congénères.

A tel point que des guerres apparaissent sans qu'aucun ne soit capable de remettre en cause la raison pour laquelle ils se déchirent un petit bout de truc, à savoir la règle de vie ou "règlement intérieur" imposé par l'exploitant.

Pourtant il suffit de se dire, ah! mais oui! ce système d'argent ne vaut pas un clou puisque l'argent est créé artificiellement pour récompenser à bas prix un effort surhumain, par des dettes supplémentaires faisant en passant que chaque sou en circulation représente une dette équivalente en plus (c'est de l'économie).

Ainsi on n'a jamais fini de s'en sortir, tous les "pays les plus riches du monde" sont surendettés, mais quand même la promesse d'un futur meilleur subsiste.

Un futur meilleur, ce serait de pouvoir aider ces petits enfants qui meurent de faim depuis cinquante ans dans les pays asséchés par les effets directs de l'augmentation de CO2 des industries des premiers.

Un futur meilleur, (ceci pourrait être un discours présidentiable) ce serait la chance de pouvoir se permettre de faire preuve de générosité en venant en aide aux innocentes victimes des catastrophes naturelles, dont on sait qu'elles sont imprévisibles donc à chaque fois c'est une surprise.

Dans une société civilisée par exemple, on se serait dis "tiens par exemple il y a un certain nombre de catastrophes naturelle par an ici et là, alors donc nous devons prévoir une industrie "internationale" à cet effet.

Mais même dans un monde meilleur, cette idée ne pourrait prendre forme que d'un petit comité d'entreprise immergé dans une immense société anonyme internationale, assez malicieuse pour vendre aux humains à prix exorbitant ce qu'ils se tuent à fabriquer eux-mêmes.