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Le mensonge est la principale cause de mortalité dans le monde

Les différentes classes de morts possibles, la mort par crime, au combat, par maladie, c'est qu'il y a à l'origine plusieurs types de mensonges, la propagande, la tromperie, l'intoxication...

En fait on peut dire que la seule mort aimable est la mort naturelle par vieillesse ou donnée par soi-même. On peut même se dire que cette mort naturelle fait suite à une tromperie divine, par laquelle on croit voir que la vie est unique et cernée par des bornes positives et négatives du début et de la fin, ce qui bien sûr n'est qu'une illusion.

D'ailleurs le fait de croire que la mort est une chose triste tient probablement à ce que par tradition elle ait toujours été principalement déclenchée par des mensonges, auquel cas en effet elle est triste. Dans l'autre cas, elle est très émouvante, et on félicite toujours nos parents de devenir nos aïeuls et d'avoir eu une belle et longue vie emplie d'amour.

Déjà, faire la distinction entre la mort donnée et la mort obtenue, serait un premier pas pour aller dans le sens que j'expose. La mort donnée est le fait de l'injustice.
Les enfants qui meurent de faim, les populations d'agriculteurs poussés au suicide, les familles qui se retrouvent à la rue et y meurent en hiver, les contaminés par des agents pathogènes librement consentis et toutes les sortes de victimes de brutalités de type guerrière, sont les victimes du mensonge.

Les gens qui en tabassent d'autres, sont bernés, leurrés et utilisés comme les mains d'une autre personne, de pouvoir et dans l'ombre. Celle-ci leur promet de paraître « normal » en échange de leur service. Et évidemment ils acceptent, car c'est le rêve caché de tout le monde que de vouloir être normal (voire de servir d'étalon à la normalité).

Les gens qui meurent de faim, sont victimes d'autres gens à qui on a donné le choix, entre recouvrir des dettes imaginaires faites de papier mâché virtuel, et l'attrition de populations entières, et qui évidemment ont préféré choisir avoir à traiter avec des montagnes de papier imaginaire car c'est plus joli et moins stressant à visualiser mentalement.

- Le système social humain était en train de devenir communiste depuis l'époque de la première pensée collective des Droits de l'Homme. On a dit que l'Etat serait la providence des peuples, car les impôts, que les gens étaient habitués à donner à leur roi hiérarchique, allait désormais servir à homogénéiser le niveau de vie. En effet c'était une riche idée car en donnant à manger, en éduquant et en soignant, on diminue drastiquement de nombreuses sortes de crimes ou de virus pathogènes, la société toute entière passe un nouveau cap.

Deux cent ans après cette révolution on aurait pu se dire que les humains, pour se balader, iraient tranquillement dans tous les pays du monde chevaucher des paysages fantastiques, que les gens voleraient dans les airs et tous seraient très intelligents et polyglottes.

Mais ce n'est pas ce qui arriva, du moins ce qui devait arriver à été amputé de toute une dimension morale, car finalement les gens volent, voyagent, et pensent avant d'agir, mais sans capacité à estimer la distance avec la morale.

La société allait devenir communiste sans même que ce mot ait besoin d'apparaître, du moins pas en tant que tare mentale regrettable, en opposé de laquelle se situe « le libéralisme » que les peuples incultes associent vaguement avec la liberté. Ils disent en grognant « nous ne renonceront pas à la liberté ! ». Et à aucun moment ils n'ont la moindre intuition de se trouver complètement à côté de la plaque.

Finalement la société est bi-systémique, dans le sens où les fonctions qui ont vraiment besoin de beaucoup d'argent sont permises par le côté communiste du système : l'armée, les guerres, le fait d'envoyer des gens se faire trucider pour des motifs fallacieux, tout ça est financé par le système communiste, c'est à dire que ce sont les gens du monde qui travaillent et payent pour que ça puisse avoir lieu.

Et leur travail et ce qu'ils payent qui est dédié au système libéral, ne leur sert pas davantage puisque ce sont les patrons hiérarchiques qui en tirent un bénéfice proportionnel au nombre de leurs subordonnés. Par exemple une personne travaille et gagne 1, un patron emploie 2 et donc, gagne 2, en plus du 1 de l'employé.

De cette manière la perte de rendement est maximale et ainsi le système libéral s'assure que tout le monde pédale dans la choucroute tout au long de leur vie dans le but ultime de se payer un endroit où habiter, dont l'acte de propriété n'est généralement délivré qu'en fin de vie.

Après les gens se battent avec des bâtons dans le but de savoir qui est le plus fort afin que la doctrine qu'il représente va prédominer sur l'autre et l'éradiquer complètement, non sans ressentir quelque plaisir.

Les systèmes de vote populaire sont des QCM à une question, oui ou non voulez-vous que untel soit votre maître incontesté, sachant que le perdant sera ainsi éliminé.

Ensuite une fois ceci fait, ça permet de tuer des gens au nom de la démocratie, tout en les traitant de pauvres fous.

- Que le système soit bi-mécanique, social et libéral, va de soi puisque pour le social, le but de la vie est supérieur aux moyens de l'existence (ainsi donc les moyens d'exister sont-ils un minimum requis) et libéral dans la mesure où même avec une informatique super performante il sera difficile de planifier ce qui doit être produit et à quelle activité les humains trouveront utile de s'adonner.

Pour les « Contre », le communisme c'est cette planification inhumaine de la production et le libéralisme est cette hiérarchisation inhumaine des priorités, et pour les « Pour » le communisme est la volonté de faire correspondre la réalité avec les Droits de l'Homme et le libéralisme, la capacité à ce que le marché s'auto-organise d'un point de vue macroscopique, ce qui est fantastique.
Inutile de dire combien notre époque scientifique voit d'un très bon œil ces principes biologiques d'auto-régulation.

La réalité de ce monde est que sa partie communiste est, par tradition, orientée vers l'éducation, la médecine et le système d'aide sociale (ce qui irrite les libéraux qui y voient autant de marchés perdus pour eux), et bien sûr la guerre (mais là par contre ça ne les irrite pas du tout parce que les gouvernements ne sont pas radins quand ils veulent s'équiper), et le système libéral est laissé aux gens du peuple pour les domaines de l'existence et ses produits associés.

Il faut noter aussi ces lieux qui sont frontière aux deux système, les assurances, les banques et le système de location de l'argent, ainsi que les méthodes pour que les entreprises gagnent plus en faisant travailler plus. Le principe de la « mise en commun » sont très utiles aux assureurs et aux multinationales, qui y voient un intérêt palpable. Par contre quand les citoyens veulent s'organiser et mettre en commun leurs ressources, c'est comme s'ils commettaient un outrage à la morale du libéralisme. La tendance rend même perceptible pour notre futur l'interdiction aux gens de s'organiser, se concerter voire même de s'informer.

Si on s'interdit dans le débat de vouloir la mort du système libéral ou communiste, il reste à réorienter les polarités d'une manière différente.
Le principe de la mise en commun, dont le bénéfice est réel, ce qui a été testé et approuvé par les assurances et le montant des sommes dédiées à la guerre, doit s'appliquer prioritairement aux moyens de subsistance. Les assurances et les banques doivent être des services publics, car étant donné ce que ces secteurs sont lucratifs, ce serait autant d'argent à demander en moins aux gens.

Si ce budget était géré en réseau et en temps réel par des collectivités représentatives, il y a peu de doute qu'il aurait été vraiment très difficile d'obtenir des budgets pour fabriquer des armes de meurtre de masse, y compris dans un sous-but lucratif, et avec un sous-sous-but social !

- Quand on se demande pour quelles raisons le monde n'est pas tel qu'il est possible de le rêver dès lors qu'on a 3 ou 4 ans (pour combien ce rêve n'est pas non plus trop compliqué à entrevoir) plus de deux ou trois questions restent sans réponse dans l'esprit des politiciens qui s'empressent alors de se dire « houla ! Peut-être dans deux ou trois mille ans ! »

Une fois que se sont écoulés deux ou trois mille ans où sans cesse cette question du bonheur du monde a été élaguée d'un revers de main désinvolte, et que tous les moyens rêvés, la communication, les machines-outils, l'informatique, et des tonnes de gens très savants prêts à agir, il commence à faire un temps où on se demande par quel bout commencer la construction de l'empire de cet immense rêve de bonheur.

C'est la science qui permet de défaire les illusions bloquantes qui constituent le mensonge dans lequel les moins intelligents préfèrent vivre.

Les mensonges les plus meurtriers ne sont pas tant dûs à l'ignorance ou à une mauvaise formation philosophique et morale, mais surtout à un autre mensonge encore plus gros qui retient tous les autres dans son barrage : le refus d'admettre ses erreurs.

Ce n'est pas un rêve idyllique ou enfantin, que de voir tous les humains se tenir la main et s'interdire de courir après un bonheur éphémère et égoïste, si tant est qu'en plus de le confisquer à d'autres, il se le confisque à lui-même sur le long terme.
C'est bien la science et la raison, et en fin de compte l'obligation, morale dans un premier temps, puis pratique si jamais on a raté le premier virage, qui poussent à ce que les énergies mises en commun le soient au service du plus grand nombre.

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