051108 12 min

ségrégation sociétale

La ségrégation sociétale;

Les modes de changement

le retour à la normale et autres utopies infondées

La réaction de la gauche politique a surtout été de signaler les raillements et moqueries obtenus pour toute réponse pendant des années à leurs accablement quant à la dégradation du tissu social, de ses liens, et la naissance (systématique en ces cas) de polarisations réticentes.

La pauvreté et le sentiment de non appartenance à une société de riches emplit l'esprit de 80% des habitants de ce pays de France.
Le non accès aux moyens et la perpétuité promise par les aspects humiliants de la pauvreté fait que finalement, même accéder à un "CDI" ou à une vie immergée dans un quelconque système commercial où le plus ignorant se sort toujours le plus perdant, n'est plus un rêve suffisant.

De toutes façons le système économique est un échec puisque 4 milliards d'individus sur 6 vivant sur terre ne pourront jamais en profiter de leur vivant parce que les gens riches veulent assurer leur avenir dans ce système difficile et donc préfèrent investir utilement en gardant un bon espoir que les affaires continuent à marcher.

Il s'en est suivit une série de propositions assez dégoûtantes quoique précises dans la mesure où elles partaient du bon sentiment ancestrale que le système économique en lui-même n'a rien fait de mal et qu'en adoptant la bonne conformation tout devrait rentrer dans l'ordre assez vite.

Même s'il n'est pas incongru d'opter pour un Service Civil où les jeunes seront amendés à des fins humanitaires et sociales, parce que ça inculquera peut-être plus d'Amour de la Société, cette mesure ne sera jamais vraiment prise que comme une bonne économie de faite, et certainement avec le recul comme un camouflage empêchant d'observer que, tout simplement, une autre organisation sociale prendrait en compte initialement les destructions naturelles au sein de son activité courante.

En effet ce n'est pas "une surprise" quand il y a un désastre humanitaire, c'est périodique, et statistiquement vaguement prévisible.

Un désastre social est-il prévisible ?
Oui si on plante le décors astucieusement, en faisant que les parties qui n'arrivent pas à transmettre un message trop mal élaboré ou contenant un top grand nombre de tenants et d'aboutissants, ce qui est douloureux, vécu comme une agression, et déclenche le relais limbique (=comportement déterministe, choix de nature animale comme la peur ou la fuite), et que les deux pour se voiler la face en arrivent à vouloir s'entre-anéantir.

L'anéantissement de l'ennemi est une chimère préhistorique, la croyance en la résolution d'un problème avec une méthode sauvagement hasardeuse.
Le faire disparaître ne fait pas disparaître son discours et la mémoire de son discours, ni même le retraçage possible de son discours à travers les souvenirs, bref la pensée méditative, la réflexion, et finalement peut-être au bout du compte la remise en cause.

C'est un long chemin qu'a parcouru la société pour s'organiser selon des règles tellement ancrées que toutes les rivalités ignorent l'influence de ce socle sur l'édifice qu'ils veulent construire.

La construction-destruction est assimilable à une oscillation au sens psychique de ce terme, l'alternance qui permet l'affinement, quand par exemple on est en proie à une hésitation il y a une forte oscillation dans le cerveau qui décide du cheminement de l'information vers les muscles, une activation musculaire est le résultat d'un choix, mais ce avec quoi cette décision contrebalance signifie à son tour une annulation du geste commencé.

Ainsi la destruction-construction (est parfois citée comme un acte civique) est le fruit d'une critique faisable à un montage (une construction, un système ou fonctionnement) et simultanément son démontage c'est à dire l'application immédiate des effets "d'un autre choix initial", qui aurait conduit à la non existence de ce qui veut être détruit.

Mais avec la parcimonie ou devrait pouvoir réutiliser les briques quand même, car les pauvres elles n'ont rien fait de mal. C'est à dire que la destruction peut être contrôlée et planifiée sagement, ça marcherait tout aussi bien si ce n'est mieux.

Mais cela n'est accessible qu'à une civilisation bien plus intellectuelle que la nôtre, et surtout détachée de besoin viscéral de briller en public, où les parties auraient abouti après un long dialogue technique et philosophique, avec une claire distinction entre ces deux, et à l'issue de laquelle une idée nouvelle serait apparue qui contenterait équitablement les deux parties.

Mais comme nous ne sommes pas en 3005 la première étape de l'élaboration de la critique faisable demeure insurmontable pour de nombreuses raisons liées à la fois à l'incapacité à traiter rationnellement l'information avec le cerveau (manque de pratique intellectuelle, d'éducation, de culture, d'éveil au monde) et à la fois à l'influence vers cette tendance à la "facilité intellectuelle" découle de toute la société ; et donc ces effets s'appliquent équitablement à tous les membres de ce système.

La "facilité" est ce qui est permit par et promet le système économique, c'est la raison pour laquelle il est défendu avec acharnement, parce que c'est un meilleur système en apparence que "la non facilité".

Pourtant c'est un système "un peu trop simple", simpliste, croyant en des bénéfices vaguement calculés de tête et découvrant sans cesse de nouvelles dépenses auxquelles on ne pouvait pas penser initialement.

*

La réaction de la droite républicaine est celle de la sagesse peureuse en des moments difficile, qui consiste à remettre les choses comme elles étaient avant, car au moins ça c'est un concrète "destruction" qui permettra de repartir d'un bon pied.

Mais quand même républicaine est un qualificatif auto-proclamé, référant à un historique glorieux pour la façon qu'à le peuple de s'auto-considérer, et du coup ceux qui le disent ont toujours tendance à postillonner.

Il y a un énervement de fond qui se veut lourdement écrasé par la nécessité de bienséance, mais qui transperce progressivement dans la tournure du discours.
Les gens de droite font des phrases faites pour être atomisés, découpées, mises en grand titre telles qu'elles.

Slogans après slogans, y compris "nous ne ferons pas de slogans mais des actes", on découvre la haine contenue, la fameuse ségrégation qu'il faut faire contenir chez les autres, puisqu'ils sont vilains au fond, puisqu'ils n'ont pas su apprendre à avoir la même contenance que celle qu'on nous a enseigné dans les milieux bourgeois, qui se résume très précisément en une méthode de scotomie par le feu.

Et du coup à vouloir faire éteindre le feu du racisme on l'éclaire et le rend visible et irritant avec ce même feu.
C'est l'irritation interne qui se transmet via le stress, par la méthode du retour du refoulé.

Un moment de stress collectif est toujours, pour le subconscient, le bon moment pour y vider ses non-résolus, discrètement, en espérant toujours aussi vaillamment qu'aux premières heures de la préhistoire qu'ainsi il se résoudra tout seul ou se fera résoudre par les autres.

Ainsi l'exclamation de la volonté de non racisme est un appel au racisme, mettant en évidence cette perception des choses dans les esprits qui n'avaient pas encore expérimenté cette tranchante distinction, dont la fonction au niveau neurologique est précisément de soulager un trop grand nombre d'irrésolus.

Ainsi j'observe, moi habitant ici, un homme politique de droite lentement s'appesantir vers là où ça devrait faire mal, les victimes des violences des banlieues qui sont violentes par elles-mêmes si on veut.

Qu'on soit bien d'accords sur l'historique des faits : il y a quinze jours environs deux "jeunes" finissaient flambés dans une centrale EDF, de là des révoltes contre les policiers qui leurs couraient après, et de là des émeutes conte "la société" toute entière, car au fond ça demandait à sortir depuis longtemps. C'est un fonctionnement du terme de l'exaspération, une application collective à un terme psychique étudié et valable aussi sur l'individu.

Ensuite le nombre de voitures brûlées devenant parlant, des parkings entiers se sont mis à brûler sans violence ni raison même dans des quartiers calmes.
Il n'y a que dans les médias qu'on à vu des "casseurs", des vraies personnes très excitées et sportives et cagoulées.
Moi j'ai surtout vu beaucoup de Chrysler.

On parle de jeunes de 11 ans manipulés et surexcités, tenant des propos qui sont l'exacte réplique de ce qu'on leur a dit, désignant ainsi l'auteur initial du "message"... comme n'étant pas forcément "du coin".

Il y a aussi que les destructions se portent non pas sur les édifices publiques ou liés à l'état mais sur "des victimes" des honnêtes gens qui en plus, souvent, permettent à certains de travailler ou d'avoir une activité sportive.

Cela pourra se faire donner à être assimilé par le consommateur télévisuel comme une sorte de jalousie irritée de la part d'une "certaine" fraction de "voyous", dont le seul qualificatif suffit, là encore, à désigner (avec une grande facilité) le passé le présent et le futur d'un être exclu moralement du genre humain fréquentable, et permet de résoudre l'interrogation sur la raison d'être d'un tel stress communiqué, et donc de conclure à la non influence que ce stress émit par "le voyou" sur le "bon peuple". Tout ce qu'on refuse d'e^tre ou de voir de soi, et qu'il faut rejeter avec la méthode éduquante de la violence après-coup

Les "victimes" tout d'un coup ne sont plus des enfants humains intelligents mais brimés, révoltés, condamnés à l'esclavage, comment dire, ceux qui se révoltent, les victimes sont des petites gens contre qui "une violence aveugle" se retourne le plus injustement du monde.

Ainsi l'état arrive en sauveur de l'innocent en allant frapper les méchants voyous qui se révoltent, pour rien, enfin pour une raison que "le bien pensant" aura scotomisé rapidement par le feu.

Alors qu'au départ l'Etat est précisément coupable de négligence et semble presque avoir sciemment mis en place les éléments du décors pour aboutir à une telle névrose.
(en psychisme cette activité est menée par le subconscient)

L'état est profondemment responsable de ce qui arrive et il refuse de le voir ;
et tout le monde peut observer cette déviation de l'accusation, même à la télévision.

*

Et soudain née une nouvelle classe-catégorie de polarisation, non plus au travers des races, mais au travers de l'acceptation du mensonge républicain.
Le refus du mensonge républicain entraîne irrémédiablement de se faire accuser par lui d'émeutier, de fouteur de merde, et donc selon toutes les évidences qui sautent aux yeux, un parasite qui empêche une évolution pourtant prometteuse.

On passe de la ségrégation des races, à la ségrégation par l'acceptation à un discours et donc à une "politique", vision des choses, et impossibilité signée et approuvée à en changer même à moyen terme.

Les gens de droite qui sont au pouvoir en profitent pour rajouter : "c'est le moment de nous réunir tous ensemble" dans le sens "c'est le moment pour vous d'adhérer à notre façon de penser qui permet l'élimination immédiate des douleurs mentales récurrentes.

En ensuite un troisième volet est déjà prévu, celui de la ségrégation par ce qui est le plus évident, les riches contre les pauvres, un combat attendu depuis longtemps puisque "les pauvre" sont 90% des gens, mais les autres possèdent tous les moyens matériels, et une motivation indéracinable.

*

L'effet d'amplification, on a observé déjà que le déclenchement initial avait été rapide au même titre que si il y avait eu une pression suffisante en amont, c'est à dire déjà beaucoup de frustration et ensuite beaucoup d'irritation devant le renouvellement confirmatif de l'activité policière et de ses manières de faire transportant "une idéologie" trop éloignée et "bouffonne" de leur point de vue ; point de vues à ne pas négliger s'il porte sur la fonctionnalité effective de leur travail : "faire régner l'ordre par la peur ?"
N'est-ce pas une insulte en soi pour tout citoyen ?
Tout être vivant n'est-il pas un citoyen ?

Ensuite il y a eu ces interrogations sur le choix des cramages, pourquoi sont-ils aussi militairement mis en oeuvre, pourquoi on ne les surprend jamais en "flag" et pourtant, pourtant à la télévision il suffit d'un jet de caméra depuis l'intérieur d'une voiture vers une bande de blacks squattant un trottoir (au lieu de rester chez eux dans 18m carrés ou d'aller au restaurant ou au cinéma comme tout le monde), et que le conducteur s'exclame "Rah les racailles" pour qu'un message puissant et apeurant soit transmit à une grand quantité de la Société ; Société qui est ensuite aimablement conviée à "se forger sa propre opinion".

Ensuite les commentaires affolés du monde pour lequel la France, dernier espoir et porteur des Droits de l'Homme, se voit à son tour au bout du souffle de toute une organisation sociale, la fin de la période de validité de la plupart des mimiques réflexes acquises depuis de nombreuses générations.

J'ai bien peur que ceci ne manque d'être utilisé à mal-escient ;
La chute de "la côte boursière" de la valeur de la DDH dans le monde profitera sans aucun doute de nombreux intérêts antinomiques avec Elle.

*

L'inconvénient du système d'accusation d'un tiers à exclure pour rendre le choix plus évident est qu'il se réitère constamment une fois "le problème" éliminé.

Au sein du système officiellement on exclut le problème de l'enseignement en le localisant : c'est le manque d'organisation et donc d'argent.
Ainsi d'accord et affiliés, les éducateurs se voient à leur tout insultés car apparaît un nouveau "problème" à éliminer, et évidemment le problème est toujours dans la tête de l'autre (or pouvoir le voir n'est que sa conséquence), le manque de méthode ou de volonté.
Ainsi eux-mêmes tendent à accuser les enfants de cela, par pure mimique comportementale inanalysable intellectuellement.

*

Le résultat opérationnel de la "ségrégation" dans le processus psychique est surtout le symptôme d'une volonté étouffée mais subconsciente et capable de s'exprimer, selon laquelle "un discernement" est nécessaire quelque part pour aboutir à une résolution.