090629 11 min

Heal The World

Puisque certaines de ses chansons m'inspirent des articles, autant rendre hommage à Michael Jackson.

Le terme « roi de la pop » occulte un peu tous les autres courants auxquels il a voulu donné une impulsion. La « pop » en question était en fait le point d'origine de nombreux courants musicaux, de danse, vestimentaires, mais surtout psychosociaux. Parmi les courants musicaux, le rock, la soul, le rap la techno, et bien sûr la « world music ».



Discographie « orientée vers autrui » :
« We Are The World », 1985 : avec Michael Jackson, Lionel Richie, Stevie Wonder, Paul Simon, Tina Turner, Billy Joel, Diana Ross, Bruce Springsteen, Ray Charles et plusieurs autres
Heal The Worl, 1993 : dans le clip des enfants font face à des hommes armés et leur font jeter leurs armes.
Earth Song, 1995 : Sur l'écologie, dans le clip il remonte le temps et annule les dévastations créées par l'avidité de l'homme, sur la nature et les animaux.
They Don't Care About Us, 1996 : Le clip se déroule dans une prison, et un autre clip en version longue se déroule dans les Favelas.
Cry, 2001 : Une chaîne humaine fait le tour du monde ;

Bon il y en a peut-être d'autres, mais voilà une bonne question (posée par une succession d'images où on voit en deux secondes, un enfant qui meure de faim et un arbre qui tombe) :

Comment se débrouille-t-on pour saccager notre planète, faire s'éteindre des milliers d'espèces animales, vider les océans de leurs poissons, contaminer les sols, et en même temps provoquer la famine de 1/6ième de la population mondiale ?

On pourrait poser la question autrement pour éclairer la réponse : que faudrait-il faire pour obtenir un résultat encore pire que celui-là ?

Tout simplement il suffirait de laisser faire le temps et de donner un crédit de crimes illimité à ceux qui ont déjà le pouvoir et les finances entre leur mains, c'est à dire : ne rien faire du tout et attendre que les criminels prennent soudain conscience qu'ils doivent cesser par eux-même, dans le but de sauver leur âme.

Ceci en fait est une très bonne méthode car ainsi l'enseignement est le plus profond, à part que cela fait apparaître un petit problème de « timing ».

Dans le monde de la liberté, les choix doivent être faits, et dans le cosmos de l'humanité en devenir, le temps joue toujours contre les meilleurs choix. Il faut s'y faufiler.

Si le temps imparti à l'univers semble infini, celui imparti à la prise de décision est très chronométré. Ainsi ne rien faire et attendre « plus tard » revient-il de facto à faire le choix conscient du refus d'agir.

- Le Monde, le Cosmos, ne se limite pas à ce qu'on voit ni encore à ce qu'on en sait.
La définition de la puissance d'une action est la mise en rapport de ce qui peut être fait et de ce qui est effectivement fait.

Ce qui est le plus préoccupant est que, moi en tant que gars sans nom et sans qualification, isolé et inaudible, je puisse en même pas cinq minutes régler tous les problèmes de la terre, et surtout que n'importe qui peut le faire.
La puissance dont on peut faire preuve est dormante, inactive.

C'est pourtant pas sorcier, si on comptabilise les besoins aussitôt on obtient la quantité d'effort minimum à faire pour les couvrir. Si on arrête toutes les activités futiles, on constatera que pour 1/5ième des efforts fournis actuellement au sein du système à déperdition chronique, on peut obtenir le résultat souhaité, à savoir la mise à disposition des biens et services de première et seconde nécessité à l'ensemble des humains vivants, sans condition et immédiatement.

La question est celle du rendement. La plupart de l'énergie fournie par les travailleurs ne sert qu'à les nourrir au jour-le-jour, après quoi il ne reste que dévastation, le jour d'après n'étant pas garanti.

Une énorme quantité de l'énergie humaine est utilisée à faire que rien n'avance ; l'effet est le même que si tout le monde avait décidé de ne plus rien faire et de s'abandonner à la mort.

Et si on propose la gratuité et même l'abondance des biens et services de première nécessité comme solution à nos problèmes, aussitôt les réfractaires sursautent et présentent leurs arguments :
mais dans ce cas plus personne ne voudra travailler ;
mais dans ce cas la population mondiale va exploser ;
mais dans ce cas les dévastations vont s'amplifier...

Ces craintes doivent être dissolues. Si on compare une société en paix et heureuse, sans famine et sans crime avec la société actuelle, il semble quand même qu'il vaille le coup de tenter de contredire ces arguments.

Les dévastations, sont le fait d'une précipitation à but lucratif qui est contre-productive.
Sans se soucier du long terme les sociétés épuisent les terres. C'est parce que personne n'a investi dans des forêt cultivables qu'on est obliger de raser les forêts sauvages et d'éteindre les millions d'espèces animales qui s'y trouvent, juste pour fabriquer des meubles en bois jetables au bout d'un an. C'est vraiment la plus mauvaise économie qu'il puisse être.

De là apparaît que l'urgence la plus pressante est celle d'investir dans le long terme.

La surpopulation est le fait d'une concurrence économique entre les pays, elle est motivée dans le but d'augmenter la production de richesse, dans un but qui n'a rien à voir avec la volonté d'améliorer le niveau de vie de ces gens, mais seulement celui des 1% de propriétaires.

Si on supprime tous les postes liés à la finance et au commerce, le rapport de l'énergie disponible à la quantité d'énergie nécessaire va forcément diminuer drastiquement le temps que chacun devra consacrer à ses obligations.

Une fois une vie mentale retrouvée, une fois que les gens se seraient retrouvés eux-mêmes, qu'ils auront l'amplitude de se cultiver et de s'améliorer dans le domaine qui les fait frissonner, une nouvelle étape sera franchie dans le chemin vers la libération des peuples, puisque les idées créatrices vont pouvoir aller en s'améliorant en quantité et en qualité.

- Quand un politicien fait son discours devant des foules conditionnées à applaudir même s'il vient de dire une grosse bêtise facile à démonter, les peuples et les politiciens eux-mêmes devraient savoir que leur discours est adressé à l'histoire et à des humains qui ne sont pas encore nés.
Que leur absence ne justifie pas qui soit ignorée leur raison.

Très rares seront ceux qui auront la grandeur d'âme de se dire « oui mais à cette époque de l'égoïsme leur inculture les excusait ». En général on peut s'attendre à un jugement d'une très grande sévérité à l'égard de ces choix politiques de notre époque.
En fait ce sont même précisément ceux-là, ces non-choix politiques qui sont la plus grande cause des drames de ce monde.
Si on place les choix politiques dans leur contexte historique on voit bien que c'est toujours la même histoire, des rois et des seigneurs qui font avaler des couleuvres aux peuples dans un but cadré uniquement par leur étroitesse d'esprit et de vision, et par l'absence quasi complète de compassion et d'humanisme, quels que soient leurs efforts factices ou réels pour l'incorporer à leur pensée.

Quand Obama fait son discours au Caire, cet étendard de la plaquette publicitaire vantant les mérites des USA, la main sur le coeur et la larme à l'oeil, il cherche à donner une direction nouvelle aux choix qui seront faits mais tout en étant coincé de toutes parts pour les faire réellement.
L'homme le plus puissant du monde est incapable de faire qui que ce soit sans l'aval de ses conseillers, qui lui dictent ce qui leur semble raisonnable ou pas de faire, en fonction des habitudes antérieures, afin de ne heurter personne, en tous cas parmi les autres dirigeants et propriétaires.

Ainsi il est clair que les politiciens, dont le seul but est de plaire au public comme s'ils étaient des rock-stars, ne font que suivre les tendances auxquelles les peuples donnent corps, du moins dans les apparences. Le plan serait d'augmenter encore cette différence de potentiel entre les apparences et la réalité afin qu'un éclair vienne rétablir l'équité électrique entre ce qui est voulu et ce qui est fait.

Le bat blesse quand ces tendances sont insufflées par ces mêmes pouvoirs, mais en fait c'est plus complexe. Toutes les tendances naissantes sont systématiquement détournées et dénaturées, engluées de moquerie et balayées d'un revers de main sitôt qu'elles ne profitent pas directement à ces pouvoirs en place. Même en faisant un effort sur eux-mêmes il n'arrivent pas à se défaire de ce réflex qui consiste à préférer l'insulte plutôt que de dire simplement « vous avez raison, vous seriez mieux à mon poste que je ne le suis ».

Alors, qui peut « Heal the World » (guérir le monde) ?
Si on se fie au domaine médical, on voit deux choses qui peuvent guérir avec efficacité la plupart des maladies :
1 la science
2 la volonté sincère de guérir

Il est possible d'estimer que le niveau politique de cette époque soit comparable au niveau médical de l'époque de la peste noire.

En terme général j'ai même l'impression que le niveau d'arriération mentale des réseaux sociaux est directement inversement proportionnel à leur rôle dans la société.
Par exemple, les médias, nos amis les médias, sont visiblement autant attardés mentaux, manichéens, inconséquents et mensongers comme des enfants-frimeurs qu'ils sont puissamment actifs dans ce qui constitue la « pensée dominante ».

C'est à dire que l'évolution du niveau mental des organes responsables doit reposer sur une évolution factorielle du niveau mental de chaque individu !

- Aujourd'hui, enfin, apparaît avec toute son importance le soucis d'augmenter l'intelligence des enfants en guise d'éducation. Jamais auparavant on ne s'était dis que l'éducation avait pour but l'augmentation de l'intelligence, il ne s'agissait que d'inculcation de culture commune afin de souder les gens et qu'ils soient d'accords, par la force des choses.

Et c'est normal que ça ait été tabou de remettre en cause le système éducatif si tant que ça signifie implicitement que l'éducation des adultes actuels a complètement été ratée.

Et maintenant on va devoir se les traîner comme des boulets pendant toute leur vie.
On peut même estimer que la santé mentale de ces vieillards dans un monde devenu pacifique ne pourra être assurée qu'en leur faisant croire que le monde est toujours continuellement en guerre.

- Il est certain qu'à l'époque d'avant la médecine, les convictions étaient toutes aussi fortes et vociférantes qu'une fois les certitudes scientifiques établies. C'est lors des grandes épidémies que les idées se sont éclaircies sur les façons de se prémunir contre les virus, en distinguant clairement comment ils se propagent, quelles sont les conditions qui facilitent son développement, et suite à un empirisme effréné, quelles sont les moyens de les endiguer.
Et aussi impossible que ça ait pu paraître, la science a vaincu. La science gagnera toujours.

La pauvreté, la misère, et en fait la perte de rendement de l'énergie humaine doivent être considérés tout aussi scientifiquement.
Ce travail doit être confié à d'autres spécialistes que ceux qu'on voit dans Molière (Le Malade Imaginaire) qui vous expliquent qu'un nombre pairs de grains de sel peut guérir tandis qu'un nombre impair peut augmenter la douleur !

Le deuxième champ par lequel une guérison est possible est le champ mental.
Trop de frictions empêchent l'évolution de se faire parce que les seules relations interhumaines existantes sont des relations de pouvoir, de hiérarchie, à l'intérieur desquelles l'inférieur n'a même pas à disposer des moyens de réfléchir à l'intérêt de faire ce qu'on lui demande.

Le travail fait sur le plan mental pour se mettre dans cet était d'esprit, qui consiste à s'auto-dynamiser, est le socle de toutes les actions positives. La quantité des choix possibles à faire dépend essentiellement de la qualité de l'entente collective sur ce point précis, qui consiste à admettre la réalité d'une gangrène psychosocial, et à rivaliser contre elle par des moyens simples et précis, et disciplinés.

C'est à dire que non seulement l'énergie humaine est mal utilisée, non seulement en étant bien utilisée on en aurait besoin de beaucoup moins pour produire des résultats meilleurs, mais surtout en étant bien traitée et éduquée, elle pourrait également être bien plus puissante !

C'est dire si le potentiel existant est immense.

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La Topologie des Systèmes