051106 6 min

violence alentour

"la violence des banlieues" périphériques à la grande ville qui est très calme car ils sont devant leur télé, eux.

A côté de là où j'habitais avant 44 voitures ont cramé sur un parking sous un chapiteau entièrement fait de bois, servant de place du marché.
Bien que proche de Nanterre c'est un quartier bourgeois où même les non bourgeois vivent paisiblement et le pire crime que j'y ai connu en vingt ans environ fut un vol de vélo...

La violence est partout décelable quand les pompiers et la police hurlante repoussent les badauds pour maîtriser un feu qui menace les habitations proches.
La violence des banlieues se fait sentir comme c'est le cas partout en ce moment, "ce sont vraiment des voyous dangereux".

C'est d'autant plus effrayant que 44 voitures cramées dans l'années rien que sur Suresnes ça fait quand même pas mal si à chaque voiture cramées on associe un jeune en train de se cacher derrière pour échanger des coups de feu jusqu'à ce que le réservoir soit touché comme au cinéma.

Mais là il y avait un (très beau) chapiteau en bois massif arc-bouté qui a très vite flambé en gardant la chaleur des premières voitures brûlantes.
Les jours d'après les badauds observaient ce lieu historique à leur yeux aussi, dont la chaleur a déformé les portails alentours et fait péter des carreaux du lycée juste à côté.
Il y avait la police et les enquêteurs, je savais bien que tout badaud était un suspect, car les criminels aiment bien revenir sur les lieux de leur crime.
J'ai bien noté d'ailleurs les Chrysler couleur foncé en général, conduite aisée, capacité à se propulser dans la rue adjacent comme si rien n'était...
2,5 tonnes et ça se manipule comme un vélo dans la foule.

*

La huitième nuit avait comptabilisé 500 voitures tandis que cette 9ième, incluant 44 voitures incendiées anonymement dans un parking bourgeois, en comptabilisait 800.
La presse internationale n'avait pas attendu cette confirmation pour avancer que c'était le début de la fin des Droits de l'Homme, la France sont unique détenteur, créateur non vraiment écouté car un peu trop vague et idéaliste, déconnecté de la réalité, montrait enfin la réalité de ses limites.

Le système social de protection des faibles n'étant pas partagé par tous en raison de sa non rentabilité, les problèmes de guérilla civile leurs étaient jusqu'ici réservés.

Mais enfin on voit que "le racisme" dont la cause est purement idéologique et psychologique, une cause mineure en fait, suffit à ces brutes pour impulser leur violence innée.
Donc c'est à cause des gens et non de leur pauvreté si ils sont cons, ce qui justifie l'existence potentielle des voyous organisés et méchants.

Au 6 minutes M6 la femme aurait pu aussi bien dire "ces chiens galeux se sont précipités dans l'embuscade des brigadiers organisés stratégiquement, et il s'en est fallu de peu pour qu'il y en ait un qui en réchappe, mais tout va bien ils ont tous été capturés et molestés comme il se doit".

Putain ne rien avoir à dire un seul jour de l'année serait une telle perte financière.
Ils ont si peu de marge pour satisfaire les attentes du plus grand nombre.
Le plus grand nombre est si conforté, quand il se sent dans le bon camp.
Content de ne pas être molesté.
Ignorant qu'il vient de l'être.

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La stratégie politique mondiale appliquée aux pays, produit des effets comparables entre eux.
Aux états-unis le WTC est dématérialisé devant tout le monde, les élections impulsées psychologiquement par des attentats quelques jours avant, le discours des politiciens consiste à jouer sur la tournure des mots, en empruntant en priorité les premières critiques qui leur sont faisables afin de les décrédibiliser par anticipation, qui en soit est une méthode empruntée à Hollywood.

La "flambée de violence" actuelle soulage une envie de révolution actuelle et les plus naïfs révolutionnaires y voient leur chance, chance de se faire photographier et ficher.

L'énergie de l'envie de révolution est déchargée usuellement dans les stades sportifs en folie hallucinée.
Occasionnellement des manifestations sont organisées avec leur lot de violence, de casseurs-militaires en mission, et de quelques assassinats de jeunes pendant les manifestations estudiantines et lycéennes.
Leur lot de violence.

Ici il aura suffit d'incendier deux rangées de voitures pour qu'elles enflamment les autres, plus quelques unes aux alentours, puis toute la charpente, soit environ 3 minutes + une ou deux allumettes simultanée pour produire 10Km^3 de flammes, pratiquement sans déranger personne.

S'appuyant sur une bavure attendue une machinerie était prête à démarrer, ce fut la mort de deux jeunes [qui-traînent-dehors = sans activité sociale lui étant proposée = des symboles] qui justifia les premières échauffourées ; ce qui est parfaitement légitime (dans le sens il faut s'y attendre) si la police est suspecte à priori.
Jamais des gamins auraient franchi (se seraient faits chier à franchir) une barrière avec "danger de mort évidente par décharge qui traverse le corps" marqué dessus.

Mais cette réaction civique quoi que brutale n'aura jamais été exploitée médiatiquement ni méditée ni observée. Car elle est brutale mais la société n'est pas très capable non plus de s'organiser rationnellement, ce qui fait qu'ils sont comme ils sont.
Mais cela aurait été dans ce cas une réaction sociale exemplaire, l'union de tous contre l'injustice ; les brigands étant les policiers un peu trop sûrs d'eux avec leurs airs de ceinture noire au service du bien-être de la tranquillité nécessaire pour essayer de penser à quelque chose.

Mais il n'en a pas été ainsi, les brigands sont les voyous et la police, en plus des pompiers, ça ne s'attaque pas si on est décent.
Ni les bus de transport, ni les voitures des pauvres !
Ni les marchés, ni les lieux commerciaux ;
Les lieux commerciaux ne sont attaqués qu'en cas de destruction matérielle massive, le jour même, pas dans une guérilla contre des CRS par exemple.

Au pire cet article serait une excellente critique des méthodes politiques plaquées à l'échelle mondiale, qui servira à arrondir les défauts du plan surtout du point de vue de la crédibilité.

Mais quand même le seuil est suffisant pour demeurer au-delà du visible-du-premier-coup, les chiffres obtenus sont suffisants pour argumenter dans le sens qui plaît le plus aux gouvernements étatiques associés contre les masses, réfugiées d'elles en fait.