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instinct de guerre

homme-moderne.org

La violence des banlieues est le nouveau sujet impliquant un sentiment de guerre à la mode. De la m^me manière que le voile islamique a mit le doigt sur une distinction faisable là où elle ne l'était pas spécifiquement dans tous les esprits, la violences des banlieues, manipulation orchestrée par des gens avec de gros 4X4 (souvent Chrysler) noirs ou bleu foncé, qui fournissent les armes les motivations ainsi que les techniques rudimentaires de terrorisme.

Mais l'analyse la plus intélligente faisable sur cette activité humaine prise dans son ensemble la rapproche plus de la psychanalyse de celle d'un enfant abandonné à lui-même vivant dans les rues de Mexico.

C'est la structure sociale qui produit les injustices et de cette structure découlent des faits contradictoires en grande quantité.
L'estimation que chacun peut faire alors est l'injustice c'est à dire l'iniquité des résultats si on a des moyens identiques ; mais le discours se porte toujours plutôt sur l'iniquité des moyens afin de dissimuler l'injustice de résultat.

La société n'est pas "injuste et raciste" sur un même plan, le racisme est lui-même un des déploiements d'une structure sociale foncièrement injuste.

En faisant l'analogie entre émeutes des "blousons noirs" (=idéologie), perception psychologique nourrie d'arguments) et les révoltes dans les banlieues consécutives à des morts provoquées par le stress chronique, il ne faut pas oublier de démonter les tenants et les aboutissants qui justifient le qualificatif d'injustice dans une structure sociale, d'expliquer les pourquoi et de nier aucune discipline qui s'y emploierait.

De mon point de vue les tortionnaires et les esclaves en révolte sont clairement définis, ce ne sont pas des personnes appartenant massivement à des groupes repérables facilement pas une immense structure interrelationnée de cause à effets entre les différents acteurs de la vie de la société ; il faut seulement que le sujet de l'analyse (le couple tortionnaire-esclave) réponde aux critères typiques parmi lequels : communication uniquement sur le plan physique et stratégique, perturbation des choix (dérive vers guerre), maintient de la non-guerre par la menace puissante (le bon-droit auquel il faut se soumettre) et bien sûr la plus célèbre : constitution de clans et de castes dans ces clans.

C'est de ce dernier point que commence le dépouillement du processus de la violence.
En effet les règles acquise "de l'extérieur" à savoir la méfiance la tenue en respect etc... sont reproduites à l'identique à l'intérieur des structures, c'est ce qui érige la caste par exemple.

En deuxième lieu ces fonctionnements acquis par nécessité environnementale se répercutent à leur tour sur le fonctionnement des modèles d'action que chacun possède en lui.
Ainsi pour résumé une victime d'un tortionnaire, aura tendance à se contraindre, se faire taire, s'ignorer ou être incohérent avec lui-même, et ce sont ainsi ses modes de conduite qui vont se trouver modelées par l'environnement.

La tâche confiée à chacun qui consiste à être un homme libre implique l'usage du libre-arbitre et donc la capacité à choisir rationnellement.
Il s'agit d'avoir su élaborer de nombreuses hypothèses toutes valables selon différents points de vue, puis d'en piocher une parmi toutes en fonction de raisons discutées paisiblement.
Cela pour dire combien la situation de guerre qui pousse vers un choix unique et un comportement déterministe, préprogrammé, sans devoir de liberté (difficile à porter), et combien ce mode d'action presque animal peut prendre racine dans les psychismes si aucune échappatoire, aucun temps de réflexion n'est offert.