090612 12 min

Les bulles et l'énergie conditionnée

Celui qui a su désigner l'échec respiratoire de l'économie par l'image d'une « bulle qui éclate » a eu une riche idée.
Les systèmes complexes sont définis par le fait qu'entre l'input et l'output, ce sur quoi on peut agir et les effets obtenus, le lien de cause a effet passe par des méandres telles que le résultat n'est pas directement prévisible. Non seulement ce lien n'est pas direct, mais aussi en raison des conditions multiples une même cause peut avoir différents effets selon le moment choisi.
De là on peut dire qu'un système « juste » dans l'idéal est celui dans lequel, pour obtenir des résultats positifs, il faut d'abord saisir les règles morales et éthiques puis les appliquer convenablement.

La technologie naturelle des réflexes consiste à détecter de façon approximative mais en tendant vers l'amélioration la ou les causes qu'il faut provoquer pour obtenir les effets désirés. Ce mécanisme est complètement indépendant des facteurs moraux ou éthiques.

Quand on vit au sein d'un système complexe telle que l'est l'économie d'aujourd'hui, le summum de l'intelligence pour se dépatouiller consiste à saisir ce qu'il faut faire pour amasser le plus d'argent afin de se trouver en sécurité. D'ailleurs mêmes les pauvres félicitent les riches en les croyant supérieurement intelligents, là où en fait ils ne le seraient que s'ils ne faisaient pas abstraction de l'éthique.

D'ailleurs c'est dommage que le terme de sécurité ne soit pas compris plus généralement dans ce sens, car la principale cause d'insécurité dans le monde est précisément l'injustice d'un système dont les inputs sont trop loin de la morale si on veut obtenir en retour un résultat positif en sortie de chaîne des cause-conséquences.

Dans la vie il y a deux sortes de personnes (gag), ceux qui sont trop honnêtes et restent pauvres et celles qui tiennent absolument à exercer leur intelligence au service de leur sécurité, en considérant que le bien obtenu confère un caractère moral à leurs actes.

Ceux qui veulent faire du fric savent très bien comment s'y prendre, tandis que la plupart de la masse des gens, bien qu'ils en auraient envie, se trouvent à chaque fois bloqués par un excès de contraintes morales, comme par exemple faire en priorité un métier plaisant. Si on pollue, on contamine, si on est insouciant et dégénéré, on a bien plus de chance de se trouver « en sécurité » au sein du système injuste. C'est cela qui fait son injustice.

- Les attentats du 11/9 aux états-unis ont traumatisé et définitivement lésé ce pays. Qu'il ait été déclenché de l'intérieur ou de l'extérieur, qui est la question sur laquelle tout le monde s'interroge, importe peu en fait, car finalement ce qui compte le plus est la chaîne des conséquences qui a été déclenchée : dans le monde entier tous les pays auto-proclamés démocratiques se sont sentis en insécurité, et ont renforcé leur tendance vers la dictature en prévision d'éventuels accidents de e genre, tels des traumatisés qui bondissent au moindre claquement de porte (ce qui constitue un ressort puissant auquel peuvent se fier ceux qui cogitent des actes réellement immoraux).

Le traumatisme vient de ce que la vérité sur la cause première n'ait jamais été élucidée. Tant qu'on ne connaîtra pas la raison ou ce qui était voulu, on restera dans un sentiment de lésion et de douleur.
Normalement le pragmatisme consiste à ne retenir que l'existant pour définir les buts recherchés, en partant du principe que la mise en oeuvre était soigneusement étudiée afin que les effets désirés soient ceux qui ont été effectivement obtenus.

Mais même ceux-là sont encore flous, on tend à penser en terme de nouvel ordre mondial, de dictature mondiale, de diminution de la population mondiale dans le but de sauver le système injuste, comme le faisceau de présomptions le plus probable, vue le genre d'intelligence qu'on est en droit d'attendre en général de la part des dirigeants. C'est une intelligence uniquement fondée sur les réflexes conditionnés par la pratique au sein du système injuste, c'est juste qu'ils savent « comment faire » (du fric), indépendamment de toutes les autres questions. Ils sont obligés de suivre des formations dans des grandes écoles, pour savoir « comment faire ». (Cela est sensé prédire le genre d'absurdité d'un monde où le « comment faire » n'est pas accessible à l'être doué de sa seule raison.)

- Dans une vision matinale j'ai vu une bulle jaillir. Si-si ! Je me demandais comment le savon allait se coller de façon à boucher le trou venant de la paille qui la gonfle. En fait c'est en tirant dessus, ça crée un tunnel qui avec le mouvement peut s'écraser et se coller, après quoi la bulle est complètement indépendante de l'environnement extérieur et se stabilise. J'avais la vision de cette bulle en train de se stabiliser quand je me suis dit qu'une fois hermétique, la quantité d'air à l'intérieur de la bulle était fixée, et la pression fluctuante.

Cette fluctuation de pression d'une quantité d'air fixe répond à une loi algorithmique que j'ai découverte en 2004, qui est l'algorithme du nombre Phi, qui permet d'obtenir ce nombre irrationnel à partir d'un calcul rationnel, au moyen d'un va-et-vient mécanique allant toujours en diminuant, que l'ordinateur calcule une une fraction de secondes.
Ceci est l'image de l'homéostasie, dans tout système une homéostasie a lieu et l'ensemble des objets qui concourent à un système répond le plus prioritairement à ce besoin qu'a le système global de trouver un équilibre.

Par exemple, voici un système injuste qui produit l'effet qu'en son sein, c'est l'immoralité qui permet d'obtenir un « output » favorable, c'est à dire que c'est l'injustice qui permet d'en sortir gagnant, j'ai nommé « le Poker » !
Dans ce jeu « jouer admirablement intelligemment » consiste à bluffer ses adversaires de la façon la plus efficace et invisible possible. Si, par éthique, on ne bluffe jamais, même en sachant très bien deviner les cartes des autres joueurs, alors sa mise de départ ne fait jamais que diminuer très progressivement mais sûrement vers la faillite complète. Car même quand on a les cartes gagnantes en main, et surtout à ce moment-là, il y a toujours un joueur pour prétendre avoir de meilleures cartes, ce à quoi on est tenté de ne pas céder (par envie de faire justice !). Mais ce bluffe étant systématique, il arrive aussi souvent qu'il n'en soit pas un. Le meilleur joueur au poker, peut prendre la « parole » au nom de tout le groupe à la vue d'un tirage, pour dire par exemple « ce tirage est pourri, je ne mise pas beaucoup ». Tout le monde étant d'accord, tout le monde mise autant, de façon à ce que les bonnes et les mauvaises cartes soient impossibles à détecter. A ce moment-là c'est une pensée de groupe qui agit, et celui qui a prit la parole a donné le ton. Mais intervient le bluffeur, qui dit « non pour moi ce tirage est merveilleux, je mise tout ! ». Alors celui qui a prit la parole peut soit révéler qu'en fait il a voulu bluffer tout le monde, soit se coucher et perdre sa mise, en pensant que le bluffeur en face a réellement un bon jeu. Après quoi les autres joueurs se couchent ou résistent selon leur jeu. Au poker si on agit de façon éthique et crédule, on perd. Et bien évidemment quand un joueur fait « tapis » à tous les coups, on se doute qu'il bluffe de façon arrogante, on voit qu'il casse toute la pensée de groupe, et le pire dans tout ça c'est qu'il remporte soit les mises de départ, soit la mise totale, bref qu'il gagne le plus souvent. En finale une fois un joueur a fait « tapis » dès le départ sans même regarder ses cartes. Les autres joueurs, stupéfaits, se sont trouvés dans une situation de combat contre l'immoralité, dans lequel ils ont d'autant plus de chances de perdre qu'ils sont nombreux à lutter.

C'est très pratique d'étudier le poker comme un système complexe dont la résultante dépend de facteurs sur lesquels nul n'a aucun contrôle (puisqu'en l'occurrence c'est le hasard qui décide).
Dans un vrai système complexe, les lois sont si nombreuses et contradictoires que le résultat est lui aussi très proche du hasard.
D'ailleurs c'est vraiment « par hasard » que les riches sont riches, les pauvres sont pauvres, et que les puissants et les faibles sont à la place qui est « la leur » (ce qui ne serait pas le cas dans un système compassionnel).
Et comme au poker, qui consiste à se débattre au sein d'un système injuste, plus on est puissant (en terme de richesse) plus on a de chances de provoquer la faillite des autres joueurs.
En fait toute la victoire se joue sur la pression psychologique qu'on peut exercer sur les autres, tels de cyniques sadiques.
Et si tous les joueurs s'entendent super bien, et cherchent une pureté dans le jeu est restant pragmatiques et malins, sans qu'un d'entre eux ne fasse d'interférences en se montrant arrogant, alors on observe que les gains de chaque joueurs s'équilibrent de plus en plus.

Au sein d'un système injuste, c'est l'injustice qui permet de s'en sortir ; c'est d'ailleurs ainsi qu'on définit la réalité de cette injustice.

- Le système économique global est une bulle, dans laquelle on insuffle de l'air pour faire monter la pression. Au sein de ce système il y a de multiples sous-bulles qui font des échanges d'air et font varier leur pression mutuelle. Normalement ces échanges devraient se faire au sein d'un système clos dans lequel seuls les échanges occasionnent les variation de pression, de façon à ce que la quantité d'air globale soit constante et que seule la pression soit fluctuante.
Dans ce cas, c'est un système régit par l'or, qui est une quantité limitée à laquelle on affecte une valeur variable. Si il y a 1000 d'or en tout dans le monde, alors la valeur de toute chose doit s'accommoder des valeurs de toutes les autres choses pour trouver un équilibre.
Ce système semble plus saint que le système on on injecte constamment de l'argent et où la valeur de toutes les choses, du coup, ne fait qu'augmenter, sans jamais vraiment pouvoir prendre ses repères, de sorte que certaines bulles se mettent à gonfler de façon disproportionnée à la réalité des équilibres dont elle est la résultante. Le jour où on s'en rend compte cette bulle crève et l'air qu'il y a à l'intérieur est réinjectée aux bulles connectées à la première.

Mais ce système à quantité d'air globale fixe n'est qu'une image symbolique de la réalité qui doit être produite par un système juste. En réalité on doit se moquer, et être libres de faire varier la quantité globale, de façon à ce qu'elle s'auto-régule librement d'elle-même.
Ce qui compte le plus est le principe selon lequel la valeur de toutes choses ne s'étalonne qu'en raison de la valeur de toutes les autres choses.
Au sein d'un système « moins injuste » (on va dire) on aura prit soin d'établir des rapports entre les valeurs, de sorte à donner des grandes lignes qui ne doivent pas être franchies. Ce doivent êtres des lois proportionnelles et grossières, du type « l'énergie ne doit pas dépasser 5% des dépenses globales », « l'alimentation doit être suffisante partout et pour tous », « un produit manufacturé ne doit pas être plus de dix fois plus cher que le produit brut », etc...

En fait c'est un algorithme en temps réel qui doit dire, en partant d'un point fixe tel que « une baguette de pain = 1 », comment doivent s'étalonner tous les autres prix autour de ce premier repère imposé comme règle. Ainsi les coûts constitutifs de « la baguette de pain » doivent être inférieurs au prix « 1 », et les autres prix doivent s'apparenter à cette première valeur fixe, pour dire par exemple « un pain au chocolat = 1 aussi ; sachant qu'il ne peut décemment valoir « 2 ».
Ceci serait une première règle abstraite pour que les prix soient conditionnés les uns par rapport aux autres, de façon globale dans tout le système financier mondial. Un algorithme devra remplir cette tâche, et produire un prix en temps-réel, à l'instant de l'acqusition de toute marchandise.
Je ne sais pas si le lecteur suppose toute la mécanique qu'il doit y avoir derrière pour permettre ce résultat d'une confortable facilité et sécurité. Mais il est urgent et vital de se mettre en quête du système qui produit ce résultat.

- En fait, quand un événement est sur le point de se produire, ça consiste en une énergie qui s'est condensée dans un accumulateur et qui y est restée bloquée. C'est un peu à l'image des traumatisme, il s'agit d'une énergie disponible qui n'a pas été dépensée et ne peu l'être qu'en présence d'une raison. Parfois (même souvent) au sein d'un système de haute densité énergétique, le moindre événement peut devenir le catalyseur de toute une somme d'événements qui étaient prêts à bondir.
C'est le cas dans les couples dysharmonieux qui sautent sur la moindre occasion pour s'étrangler mutuellement, c'est le cas dans les hémicycles de politiciens où, sous l'apparence d'une paisible raison un argument déclenche le feu aux poudres comme pour dire « ç'en est trop ! », et comme c'est le cas quand une bulle économique (engluée dans une illusion) prend soudain contact avec la réalité.

C'est pour cela que les vrais bon économistes disent que finalement, le système économique global en entier est une bulle sur le point d'éclater. Il ne s'agit pas de s'attaquer aux sous-bulles et de transférer les quantité d'air d'un point à un autres, même la sphère des ultra-riches de ce monde (qui connaît une inflation fulgurante, faut-il préciser) constitue une bulle dont l'éclatement va leur faire très mal, le jour où par exemple on considérera que l'or dans lequel ils se retranchent « par sécurité » n'est d'aucune valeur pour le système humain. Cela est largement prévisible.

Les mécanismes de la nature, qui sont très certainement homéostasiques, permettent de laisser l'espoir qu'à un moment tout système injuste s'auto-détruise par sa propre faute, en libérant une grande quantité d'énergie condensée (opprimée) aussitôt qu'elle aura trouvé un moyen de se coordonner, et donc « une raison ».

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