050914 3 min

neotruc

c'est fascinant le fanatisme.
il y a l'effet psychopathologique du "masque", qui est l'apparence désirée renvoyée, puis le retournement (viens dans la demeure à partir de laquelle les autres voient ce masque qui t'a séduit) et c'est alors qu'est asséné la violence morale, (le sujet se repositionne moralement) un vrai psychovirus, (ceux qui ont introduit ce concept sont redoutablement lucides) qui tend à se répandre, une idée-concept, le principe même de la dissociation (virus de la dislocation on pourrait dire)
Le traît fanatique, est amusant à observer, car théoriquement on s'imagine un énervement contenu mais très influent sur les actes, débordant, et donc ça renvoie au névropathe, celui pête les plombs. Or le fanatique n'a pas l'air fanatique, ça c'est pas mal.
De même, le fasciste, sans être un assassin criminel, commet des crimes aussi graves mais non physiques directement mais indirectement ou théoriquement, oui certainement (indirectement = une décision peut être un crime ; théoriquement = une conception peut engendrer le crime) ; il s'agit d'imposer une demeure de point de vue, ce qui est idiot car si tout le monde est dans la demeure il n'y a plus personne pour l'admirer. Bien placidement, les néonazis comme les néofasciste et tous les néotrucs, se défendent de toute idéologie assimilable (car pour le bien de leur construction mentale cette distinction est rigide, ce qui est précisément ce que leur tendance néguentropique refoulée mais active tend à vouloir démontrer), alors même que le comportement du néotruc transpire dans tous les refus incohérents, de sa psychopathologie en fait (décrite ainsi après coup, une fois seulement les dégâts constatés); la construction mentale repose sur une distinction illicite mais utile du point de vue du développement (pour la rendre inutile).
(finalement un psychovirus pourraît être les premiers effets de la coordination de la pensée de masse)

Ce qui est terrible et cauchemardesque, autant que le futur noir promit par le livre "Ravage" de Barjavel, c'est que ce qu'on croyait résolu par l'enfouissement des cadavres ne l'était pas finalement.
Pour l'être il faut pouvoir l'expliquer, mais l'expliquer c'est le radicaliser, tant que les esprits ne sont pas plus structurés, éduqués, et capables de moduler, interpréter, concevoir... Ce qui dans les premiers temps s'exprime à son tour toujours par des erreurs néophytes.

L'idée est que si la scène se rejoue, comment modifier le futur maintenant qu'on sait à quoi il ressemble avec un degrès de certitude qui correspond à ce qui convient à nos cerveaux pour passer la barrière de la crédibilité