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A quelque chose malheur est bon... Le naufrage de la République et la résurrection de la philosophie

La semaine dernière je me suis essayé à démontrer que la réflexion simianthropologique sur la culture mondiale se situe non seulement au cœur de l'histoire et de la politique, mais au cœur de la réflexion sur la justice, parce que l'esprit de justice renvoie à la droiture d'esprit, donc aux conquêtes de la raison. De véritables " assises de la culture " seraient donc rien de moins que des Etats généraux de la civilisation.

Comme le "discours de Latran " du Président de la République l'avait laissé prévoir, la République dite laïque est d'ores et déjà entrée dans une mutation qui permettrait un jour au prêtre de reprendre en mains la formation de l'encéphale des instituteurs. Un grand lycée Jean-Paul II est sur les rails, un collège tenu par l'Opus Dei est sous contrat et un " Comité 1905 " vient de porter plainte devant le Conseil d'Etat pour violation de la Constitution. Mais à quelque chose malheur est bon : ce coup de semonce a des chances de redonner un avenir à la pensée rationnelle du XXIe siècle, puisque la philosophie française a laissé s'endormir le "connais-toi" socratique et l'ironie qui lui servait de veilleuse.

Il s'agit de savoir si l'homme a le droit de penser par lui-même ou s'il doit déléguer ce pouvoir à un tiers divin. Une philosophie qui n'approfondit plus la connaissance de l'espèce humaine sous la flammèche d'une étoile errante ne tarde pas à remettre entre les mains des Eglises les rênes d'un humanisme catéchisé.

Comme cette question a fondé la philosophie occidentale il y a vingt-cinq siècles, je puis bien laisser une semaine de plus ma modeste réflexion précédente sur mon site. Sept jours d'incubation des idoles - on les appelle maintenant des idéalités - aideront à la compréhension du texte de lundi 11 mai, qui s'intitulera Le pithécanthrope et l'anthropopithèque au Concile de Durban II. La sainteté chrétienne et les dévotions laïques confondues ont applaudi les triomphes de "l'esprit de justice" dans les décombres de Gaza.

Mais bon sang ne peut mentir : un parallèle entre le concile Vatican II en 1962 et celui de Durban II de 2008 introduira l'ecclésiocratie comparée au cœur de l'anthropologie critique .

Le 4 mai 2009

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