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De l'anthropologie ?

A partir de Nulle part ailleurs La féminité est encore un crime
w41k.info

C'est quelque part dans le monde. Les gens commencent à se rendre compte qu'il faudrait quand même arrêter d'exciser les jeunes filles. La vague question d'honneur qui fait contrepoids et qui tends à perdre du terrain est une humilité imposée par la nature, simulant l'état d'esprit dans lequel l'humain se doit d'être, avant de faire un choix, afin d'user au mieux de sa liberté.

Quand une flaque d'eau coule sur une vitre inclinée il y a des atomes à l'avant qui s'aventurent dans des ornières d'humidité qu'elles doivent parfois tracer, et celles qui parcourent ces mêmes ornières mais en fin de peloton du groupe de molécules qui roulent.

La réaction occidentale à cette information ne consiste même pas à se dire « Ah c'est pas trop tôt », ce qui serait le plus bas degrés de la compréhension de l'événement, mais plutôt à s'étouffer de honte et de mépris qui les poussent à vouloir agir physiquement.

La vision anthropologique ça consiste plutôt à se dire que dans ce peuple on assiste à une mutation des mentalités, au moment où soudain des arguments mal définis ne peuvent plus faire le poids contre la tristesse et la douleur chez autrui, l'altruisme.
Normalement ils accusent la femme d'être responsable de leurs propres pulsions, et le cinéma dure comme ça depuis trop longtemps. Cela repose sur une question d'honneur, à l'abri des critiques, et tout un attirail de pratiques mentales telles que la position sociale de la femme et les moyens de le lui rappeler servent de défense immunitaires à cette idée.

Ensuite les précurseurs se cachent pour ne pas avoir l'air non-sauvages ou non-excisées, et la loi rend ses premiers verdicts reconnaissant la responsabilité de l'auteur des viols. Parce que avant il suffisait de dire « C'est elle qui m'a excité ».
La femme sûrement à ce moment-là, ne voulait qu'être souriante, pas comme une société parisienne ou il est interdit de sourire (j'exagère quand même). On voit le monde qui veut se construire, un monde où on eut se sourire entre inconnus (c'est tellement charmant quand ça arrive). C'est très important car la société se définit surtout par le fait qu'on puisse faire confiance à des inconnus, en son sein. Finalement c'est le mouvement de la société humaine qui grandit.
L'idée est que la loi doit être le même pour tous.

En fait si on veut avoir une action positive sur une société qui se trouve dans un « état » (évolutif) différent du nôtre il vaut mieux adopter une stratégie ouvrant plus grandement les portes de l'évolution suivie par la société en cours d'observation.
Ils doivent choisir librement.
Déjà rien que le fait de partir du point de vue anthropologique impose le rejet de tout jugement moral.
On observe la mutation en cours dans une société humaine si proche de la nôtre qu'on sait déjà très bien comment ça va se passer, alors que eux ils se posent encore la question.
Et si la modestie et l'humilité nécessaires au chercheur manquaient encore on peut se dire en quoi notre propre société est-elle en train de muter ? En quoi est-elle arriérée et accessoirement quelles critiques peuvent en être faites quant au succès des précédentes mutations ?

Et justement si on veut que cette mutation soit prolifique dans le sens où elle laisse le moins de personnes projetées dans le mouvement contraire du précurseur, c'est à dire obligé d'accepter socialement ce qu'il n'accepte pas lui-même intérieurement, on sait que ça risque de causer des frictions lamentables.

Ainsi la posture des autres sociétés de la grande société humaine se doivent un peu de se comporter de façon très délicate et compassionnelle si elle veut que la mutation soit la plus rapide et efficace possible.

Ça devrait se limiter à un courrier de félicitations et d'encouragements internationales au moment où un de ces premiers jugements officiels est rendu (au lieu de se comporter avec eux comme eux avec les femmes).

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