050914 6 min

psychodivers

En y repensant le psychovirus tel qu'évoqué avec ces effets, on voit comme une maladie linéaire et c'est ce qui nuit à la crédibilité ou la facilité pour accepter un tel concept. Linéaire ça veut dire qu'un biovirus aura des effets caractéristiques sur l'organisme, on les reconnaît comme symptomatiques et par addition de présomptions on conclu à la présence du biovirus.
Ce qu'il y a de non linéaire (valeur constante) dans le concept de psychovirus est qu'il ne s'agit pas d'un objet simple à isoler. L'isoler d'ailleurs, pour le définir ou définir ses effets spécifiques, est une erreur (comme quand je donnais un nom à un psychovirus, c'est une erreur il me semble).
Le psychovirus se transmet et se développe et peut s'avérer une entité embrigadant tout un groupe social.
De toute évidence c'est lié à la violence morale et aux agressions psychologiques, qui sont invisibles ou peu détectable, même par les victimes qui peuvent se sentir coupables.
Ce qui m'a amené à l'autre évidence selon laquelle la transmission d'un message virusé, ne peut être efficace qu'en accompagnant un fort (coefficient, taux?) affectif.
En fait, c'est plus simplement encore en accompagnant un message que le psychovirus se greffe.
Je n'aurai pas de mal à admettre probable que ces messages auront en commun une aggressivité sous-jacente (par exemple, "sois logique!" revient à dire "tu n'es pas logique") - le message le plus important pour le psychisme, c'est l'impératif du message.
ce qui est impératif est urgent et lointain, aussi, la précipitation est activée, et la confusion est acceptée.
en fait ce n'est qu'un exemple théorique hors contexte pour dire l'importance de l'affectivité dans l'évaluation de la toxicité d'un message.
L'impératif du message et ses conséquences sur la capacité à penser posément peut également provenir des messages commerciaux, de la façon de présenter l'actualité ou à travers des textes de loi, ou toute forme d'agression contre les droits de l'homme, en impliquant dans ce thème le chômage, l'exclusion sociale, la pauvreté.

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Il s'agit alors non pas d'un petit psychovirus à isoler et à supprimer pour que tout redevienne normal, comme dit Sergio Vieira, on a déjà bien assez testé cette méthode, et elle est ridiccule. Il s'agit d'un milieu virusé où les thèmes forts et mobilisateurs de l'affectif des humains transportent et renforcent les nombreux psychovirus actifs.
Le seul thème de l'affolement climatique, s'avère soudain psychovirusé à fond parce qu'il provoque une émotion forte et mobilisatrice, qui est disprorportionnée par rapport à 1, la capacité, 2, le balancement avec d'autres préoccupation encore plus graves, comme par exemple le fait que des territoires ultimement richissimes se dessinent, dévorent tout, sont très contents de leur "capacité"=possession, et provoquent des milliers de morts injustes par non partage ou non sauvetage, en toute légalité et en respectant absolument les règles du jeu fondées lentement par l'usage (pas obligatoirement moral) de l'argent. Le danger est (bien évidemment) de toujours plus contenter les délires des plus cinglés.

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Il y a différentes formes d'apparitions à la conscience,
si j'aime bien le principe d'émergence c'est parce qu'il évoque "un petit tour" dont finalement s'extrait une fonctionnalité qui, bien plus que prouver la cohérence de son système, donne une nouvelle idée, et se retient en une idée simple.
L'action d'émergence discerne puis combine, et finalement il ne reste de cette mécanique qu'une idée simple, un principe, ou une propriété isolable, bref une chose adimensionnelle mais existente.

- l'émergence : en faisant une combinaison, advient une nouvelle idée.
- la solution : en répondant aux manquements, l'idée nouvelle comble ce qui manque.
- la retrouvaille : en connaissant la possibilité théorique d'un montage, on accède à ce montage finalement après maintes péripéties. Pour le bouddhisme il s'agit de resavoir ce qu'on savait déjà et de le délocker avec une key = formule magique, verbe.
- le constat tardif ou prise de conscience : tous les élements sont déjà présents mais l'assemblage ne s'est pas effectué par paresse, désintérêt, insouciance, embrigadement dans le détachement des questions complexes ou croyance en une capacité fantôme à comprendre toute chose....
- l'idée portable : quelqu'un a dit une chose harmonique, facile à retenir, et dès lors cette pensée rebondit de cerveaux en cerveaux, ce qui ce qui me semble être une émergence sociale. Cette pseudo réflexion possède une vérité dissimulé mais détectable et plaisante, mais en grande partie ne saura souvent qu'une "façon de dire" (=préparation à un "dit"), dont la transcendance se désagrège vite.

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"La pensée magique":
dire "la pensée magique" est une agression. L'idée apparue et formulée devient bêtement absolutiste à cause de notre façon d'entrendre habituelle; et soumise au savoir des autres.
Il est vrai que la prise de conscience de la magie de la pensée peut se faire, mais cette "magique" va contenir (sûrement, à cause de la mode) une connotation foireuse et ignarde, inconséquente. "la pensée magique c'est mal" car la pensée n'est pas magique. (LOL).
Or le message initial et dénommé "pensée magique" est certainement très astucieux, et aussi trouve une résonnance avec toutes les fois où on est inconséquent (manque de présence d'esprit, berlue, etc)
mais d'un autre côté les plus belles opérations réalisées sont incroyables et pourtant elles sont réalisées. ces opérations portent sur les grandes découvertes scientifiques, philosophique, etc, que tout le monde pourrait faire à condition d'en avoir reçu l'instruction (au sens de éducation = programmation), en sachant que cette "instruction" peut se résumer en quelques mots prononcés, qu'entendre n'est jamais désagréable, et qui eut constituer une comme de déclencheurs néguentropiques (on va dire) autant que par exemple un "bisou" bien placé.
Il y a du magique dans la pensée quand apparaît une idée nouvelle, une création, (par exemple une façon de concevoir) car c'est similaire une émergence mais sans les objets du montage, qui doivent être inventés pour créer ce qui corrobore la recherche.
(par exemple comment relier trois points, 1 en les reliant avec le crayon et en faisant émerger un triangle, ou 2, en pensant au triangle et en prouvant que cette émergence d'à partir d'objets imaginaires corrobore la recherche.

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L'importance du "dit" est intense.
Une activité peut résonner pour ceux qui s'en aperçoivent, comme un "dit", donc comme une réalité dont on ne peut pas faire abstraction, d'autant plus qu'elle ouvre le portail vers un savoir frais et peut être salvateur.
Mais en général, un "dit" est puissant et d'autant plus puissant qu'il y a des liens affectifs en jeu, y compris si ces liens affectifs sont créés psychotiquement par l'auditeur (qui se sent concerné, entend autre chose à la fois)
Ainsi on peut évaluer l'importance d'un "dit", comme bien plus qu'un mot dans un discours, en fait comme un véritable événement (dont la réalité s'exprime par le changement chimique dans le cerveau, et l'altération du comportement pour le peu qu'on peu en voir)

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