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addiction

On ne peut manquer de voir la confusion lorsque les thèmes sont encore neufs, et que les préjugés dominent sur l'expérience (scientifique comme l'est la pratique ou la médecine).

J'aimerais beaucoup permettre de dissocier le principe de dépendance de la drogue elle-même, car en réalité on peut appeler "drogue" n'importe quel "objet" qui répond à une attente, comble un manque (qui existe à l'origine et qui est d'ordre affectif par exemple).

Bien entendu, le THC fragilise l'individu face à de nombreuses agressions qu'il cherche justement à renier (après avoir permi le temps d'une bouffée de s'en détacher). Bien entendu, la drogue comble un manque et en même temps devient culturelle, un "liant social" dans de nombreux cas.
Le seul concept de "liant social" est en lui-même très positif !

Au fond c'est l'observation que "la révolte gronde" mais que le peuple refuse de gronder.

Mais il faut comprendre qu'à l'origine, ce qui cause le plus de mal à l'individu est le fait qu'il se sente exclu, qu'il ne trouve pas sa place, ou bien qu'il se sente insulté, frustré, stressé, en réalité cela concerne énormément de monde !

Ce n'est pas "moins bien" d'écorcher le budget de la sécurité sociale en consommant des tranquillisants et des anti-dépresseurs ! Car il faut cerner les causes initiales.

En nota béné, je suis très sceptique en observant le principe de répression, qui ne fait qu'accentuer les causes initiales de la déviance.

La déviance, est le thème de ce message, c'est un vérrou qui a sauté dans la conscience, ça signifie qu'on "s'autorise" une "effraction".

ça commence par "qui vole un oeuf vole un boeuf". Dans le cas du psychopathe (indépendamment de la drogue), il s'agit aussi de "se permettre" et donc d'accepter une distortion de la perception, dès le commencement.
C'est le pourquoi de l'amalgame "qui fume un joint fini par prendre de l'héroïne par voie intraveineuse pour accentuer l'effet). Ceci est loin d'être vrai, c'est une diabolisation inconséquente, ignorante et craintive en réalité.
C'est aussi un peu une insulte à l'intélligence.
Une agression de plus.

Le principe, est valable pour toute chose. L'addiction, c'est la vraie maladie qu'il faut combattre, et non, ah! non surtout pas! diaboliser UN SEUL des objets de l'addiction. Car en réalité si on fait cela, le plus simplement du monde le subconscient va se rabattre sur un autre "objet".
Qu'il soit légal ou illégal, c'est un objet plus ou moins dissimulé face à la société, et donc plus ou moins admis par le conscient. en ce sens, les usagers de drogues admettent publiquement ce que d'autres psychopathes refusent d'admettre d'eux-mêmes !
C'est la voie de la guérison.
C'est aussi le refus de l'addiction qui est signalé.

Le fonctionnement de la déviance, je peux le résumer comme ceci : ce qu'on se permet une fois, c'est un principe qui se réplique ensuite, car une fois l'autorisation admise, la même autorisation n'a plus vraiment de raison de ne pas se reproduire.

(quand on insulte et écrase mentalement un "ennemi" par la parole, quelle marge reste-t-il avant de commettre un "crime" ?)

C'est en cela qu'on peut différencier un consommateur "sain d'esprit", qui se dira, une fois rarement, de façon presque médicinale, qu'il peut absorber une substance psychotrope (qui ne vaut pas moins qu'un tranqullisant onéreux et payé par la communauté... d'un consommateur ignorant ses propres limitations et fonctionnements, et n'ayant aucune structuration de l'esprit lui ayant apprit ce qu'est la discipline, c'est à dire LE RESPECT DE SOI.

Si "la loi" ou en tous cas "la façon dont le monde bien pensant nous perçoit" criminalise les consommateurs de drogues-qui-ne-font-de-mal-à-personne-d'autre-qu'à-soi, ceci est considéré comme une agression.
Quelle liberté reste-t-il ?

Mais en amont, il existe de très nombreux facteurs (pression psychologique, maltraitance psychologique, faible structuration mentale, éducation inattentionnée, manque affectif, exclusion sociale pour des raisons discriminatoires et injustes, bref toutes formes d'injustices) qui motive à devoir faire sauter un "verou" afin de trouver un échappatoir.

Or de ça, on ne peut accuser rien ni personne SPECIFIQUEMENT.