090114 4 articles 7 min

Qu'est-ce qu'un système

1. la pensée devient matière
2. l'organisation est le chemin retour

- Le but de l'enseignement est de transmettre la sagesse.

« Tu ne dois pas faire ces exercices d'étirement toutes les semaines, tous les jours ou tous les mois. Tu dois les faire tous les mois, tous les jours et toutes les semaines.
D'abord tous les mois car il ne doit pas s'en passer un sans que tu n'en ai fait.
Ensuite, tu dois en faire tous les jours, finalement, dans chacun de tes mouvement il doit y avoir de la grâce et de la force. Y compris les mouvements de l'esprit.
Enfin la troisième règle la plus importante est que tu dois en faire toutes les semaines si ton esprit est correctement éveillé. Ne penses pas que cela doit être un effort, en réalité tu dois en faire uniquement lorsque tu en ressens l'envie et que tu en as l'opportunité. Si par exemple tu crois être éveillé et que tu te forces à en faire chaque semaine des événements viendront t'en empêcher.
L'apprentissage de la discipline est de rendre naturel ce qui est conscient chez un être éveillé. »

Qu'est-ce qu'un système ?

Souvent j'entends la phrase « la pensée devient matière » mais peu en réalité pensent que la matière est surtout organisée, et que c'est par ce biais que la pensée agit. Ce qui compte n'est pas « la matière », on ne crée pas du zinc par la pensée, ce qui compte est l'organisation, l'endroit où on met et ne met pas du « zinc ».

L'évolution biotopique du vivant et des idées consiste en un écoulement du Possible à l'intérieur de contraintes logiques directement liées à l'organisation de l'existant.

L'espace dans lequel s'écoulent les Possibilités ressemble à des lois mais uniquement en raison de ce qui est logique.

C'est à dire que les lois dépendent surtout de l'existant, et on peut supposer que la logique elle-même découle de ce qui est connu des lois qui découlent de l'existant ; que la logique est toute relative.

On peut aussi s'apercevoir que les lois d'un phénomène sont toujours rendues insuffisantes au fur et à mesure qu'on affine ou améliore la précision de la logique qu'on perçoit.

Lorsqu'on améliore une compréhension on extrait de nouvelles lois qui ne rendent pas pour autant caduques les anciennes, mais les réécrivent pour pouvoir s'appliquer à des phénomènes plus vastes.

De cela on obtient l'observation selon laquelle les lois peuvent être multiples et nombreuses et non contradictoires.
Et que s'attacher à l'une, c'est aussi risquer de se détacher de toutes les autres.

Et de cela on peut se dire que l'écoulement du Possible, en plus d'observer que ça répond à des lois de la dynamique des fluides, est régit par une loi unique et polymorphe, et capable de s'appliquer à elle-même en toute logique.

C'est d'ailleurs, en passant, un terme de validation des plus concrets pour une loi que de se montrer parfaitement logique avec toutes les lois.

- Une des lois est que le corps doit accomplir une certaine quantité de mouvement par mois.
La nature s'organise à l'origine pour que cette quantité soit atteinte globalement. La nature et donc les événements qui arrivent s'en occupent.

Mais on peut librement s'écarter de ces schémas, mais pour autant il est également possible d'en être à la recherche.

Tout l'intérêt de la conscience est d'avoir la capacité de répondre positivement à des lois dont il doit déduire l'existence.

Toute la philosophie démontre que même et surtout si on n'y fait pas attention on répond à ces lois.
Ceci est l'antre de la discipline que de répondre involontairement à des lois.

Le plus souvent, en fait une grande partie du comportement humain est une croyance en ce qu'ils font naturellement sans y avoir pensé est une réponse stricte, rigoureuse et unique des lois, qu'ils croient être de la discipline, qui suppose une conscience forte, qu'ils n'ont pas.

Alors qu'en réalité ce ne sont que des événements vaguement induits par la nature qui les y pousse.
Et surtout, cela ne peut répondre favorablement à la loi selon laquelle ça doit passer par la discipline, après avoir été rendu conscient, et après avoir été désautomatisé.

C'est la conscience qui est le seul et logique validateur de la résonance avec les lois.

Si on dit « nul n'est sensé ignorer la loi » c'est non seulement parce que toutes les lois sont sensées être évidentes, mais aussi en mesure de ce que nul n'ignore être en train d'enfreindre la loi quand il le fait, étant doté d'un conscience puissante et active.
Par contre savoir s'écouter est le fruit de l'acquisition de la sagesse ; ce qui rend le sage plus apte à n'ignorer un plus grand nombre de lois.

Le principal guide vers la loi est la conscience, et après seulement doit intervenir la discipline qui va rendre cela automatique, de sorte ensuite à pouvoir s'y balader librement (et y trouver son bonheur).

L'évidence ou la logique qui rend une loi apparente ne doit pas non plus tromper l'esprit, à la manière de ce que la raison consciente et isolée de toute spiritualité peut faire croire de la phrase « la pensée devient matière ».

Car s'il est évident qu'il est interdit de s'exprimer librement dan une société totalitaire par exemple, pour autant ce avec quoi cette loi est logique s'épuise vite quand on veut l'étendre, ce qu'elle a toujours tendance à faire par écoulement du Possible.

C'est de là que sont apparus les Droits de l'Homme, et je crois que cette analyse est rare, en plus d'une reconnaissance de ce que la loi des sociétés humaines devait résonner et être raisonnable, il y avait la première apparition de ce que la loi devait pouvoir s'appliquer à elle-même pour pouvoir être perçue comme valable.

C'est à dire qu'il y est question non pas de lois, contrairement à ce que les constitutions suivantes en ont retenu, mais de « loi des lois ».
C'est à dire, en fin de compte, à la loi de l'écoulement du possible, à l'intérieur de laquelle les lois (d'un même phénomène) ont la liberté d'être nombreuses.

Ainsi on devrait dire « la loi des lois est que la légalité de toute loi dépend, d'une part, de toutes les autres loi, et d'autre part, de ce que cet ensemble prit comme un corpus est le fruit d'un raisonnement humain.

- C'est pour obtenir un premier effet du raisonnement humain que la démocratie est apparue.
Sans l'aval des peuples électeurs, les lois mêmes qui paraissent les meilleures aux politiciens confinés et sclérosés, ne doivent pas pouvoir passer, à leur grande surprise.

Mais la démocratie n'est qu'un modus operandi de l'application de la loi, selon laquelle la société doit vivre, en ayant inclus dans cette définition sa joie de vivre, d'où le caractère d'humain ajouté à la condition de « raisonnement ».

Comme toute loi, il pourrait y en avoir d'autres capables de produire des résultats parfaitement similaires et meilleurs.

Un résultat parfaitement similaire pouvant être obtenu de constitutions plus rétrogrades, basées sur le chef de tribu, on ne peut pas non plus clamer un grand succès avec la méthode de la démocratie.

Par contre si on retend vers un horizon plus lointain le but de la manoeuvre, à savoir la recherche du raisonnable, alors soudain, sans pour autant être invalidée, la démocratie n'interviendrait plus qu'en conclusion historique du parcours de la création d'une loi.

(Et ce travail devrait être le fruit de la plus maturée des réflexions)
(Et la politique devrait être la recherche de la maturité dans la réflexion)

- Mais revenons à : qu'est-ce qu'un système ?

Les choses peuvent paraître organisées d'elle-mêmes ou dans un équilibre précaire qu'on n'a pas le droit de modifier, sauf si c'est dans le but et en sachant comment les positionner dans un équilibre meilleur.

Eh bien un système est ce qui permet cette action. Comme les lois elles-mêmes, un système est libre de prendre la forme qu'il juge la plus adaptée à ce qu'il veut modeler dans le Possible, de sorte qu'il ne vienne pas butter sur ce que le possible interdit.

C'est à dire qu'on ne conçoit ni les lois ni les systèmes sur des idées trop vagues, de trop grandes approximations ou de façon trop impromptue et ignare.

Le travail qui consiste à créer un dessin pour l'organisation de la nature possède l'obligation de se conformer à la logique qui découle à la fois de la nature dont le Possible s'écoule, et à la fois aux nouvelles interdictions issues de la combinaison de la nature avec le nouveau système qu'on a besoin de lui imposer.

Le but de la loi et des systèmes est d'empêcher que l'écoulement du Possible ne vienne s'abîmer sur les parois de ce qui ne l'est pas. Car lorsque cela arrive, c'est le sort de l'humanité entier qui se joue.

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J'aime explorer les tréfonds subconscients qui amènent à la réalité de la joie.
En premier, si on sait tous très bien que ce qui mène le monde à l'apocalypse est d'une nature biblique tellement c'est énorme, pour autant ce n'est pas inéluctable.