050424 38 min

un autre monde est possible

dans ce pavé de texte, je tisse les fils qui serviront à coudre une réalité encore à l'état d'utopie critiquable, mais qui est notre seule issue : un monde meilleur, et donc un autre système pour régir la vie sociale humaine.

1 - repères dans la Nature
2 - association d'idées
3 - greffe dans la société

1 - repères dans la Nature

- un concept, est une articulation logique qui, selon les objets qu'elle articule, peut prendre forme d'une infinité de manières différentes.
- le nombre des composantes augmente la complexité de l'objet, mais s'il suit un même concept qu'un objet moins sophistiqué, il y a un rapport symbolique faisable entre ces articulations observées.
- La nature est néguentropie, un courant ascendant fait de l'évolution un affinement des objets qui constituent le grand tout, une augmentation de sa complexité, et finalement une rationalisation.
- Dans l'esprit humain, la rationalisation dégage des possibilités et des solutions, à des problèmes qui apparaissent lorsqu'elle fait défaut.
- complémentarité des phylogénies : les multiples altérations sont des divisions permettant l'enrichissement du système. Elles ne sont jamais directement opposables mais toutes complémentaires et utiles.
- La génération du vivant a besoin de se projeter elle-même pour se guider, possédant au fond des règles de fonctionnement qui sont établies. La conscience est cette projection, sachant que le point de vue ultime est celui qui englobe "tout" (Dieu), l'ultime réduction.

2 - association d'idées

- L'évolution fait se décaler des notions dans des sens à chaque fois définis. Autant que l'âge mental moyen augmente avec les générations, et qu'il est atteint de plus en plus vite dans l'enfance, au niveau du réseau global humain les grandes idées novatrices et exceptionnelles d'un jour, sont le quotidien du lendemain.
- Le vivant organisé en réseau d'entités s'organise en répartissant les fonctions utiles localement. Ces tentacules dans le végétal connectent différentes espèces qui peuvent participer mutuellement à différentes facettes du vivant.
- Dans le social, ces jonctions sont le partage de connaissances qui permettent d'accélérer la rationalisation de l'activité afin de résoudre les déséquilibres, qui ne sont plus assurés par les automatismes de la nature dès lors que l'humain pensant est doté de Liberté dans ses choix.

- L'humain pensant est une fantastique machine possédant en son sein le résultat de la compléxification de l'ensemble du vivant qui l'a fait naître ; en est l'aboutissement. Il profite de fonctions qui dépassent amplement les fonctions prises individuellement des "organes" qui le constituent.
- Immergé dans le réseau social l'humain pensant participe consciemment à la fois à sa propre évolution et à la fois à l'évolution de l'unité plus vaste dont il n'est qu'un organe.

- de la même manière l'organisation sociale peut être régie par le courant continu de l'élan d'organisation, sophistication, amélioration de la Nature, mais peut et doit finalement être régie par le conscient, de sorte que la totipotence d'une même réalité soit transvasée soudainement de l'avant à l'après, de sorte sans doute à prendre le relais afin de stratifier une étape évolutive.
- le conscient est la rationalisation de la nature; et la coordination de ses éléments, comparables à leur tour à un seul psychisme, est aussi une activité perceptible comme auto-éduquée.

2.2

- Les schémas d'organisation de la nature sont insuffisants pour l'être doté d'une pensée capable de se déplacer dans son point de vue, et par défaut ils correspondent à l'amoncèlement de fonctionnalité en direction d'un organisme supérieur régentant le précédent.
- L'anthropologie a le plus souvent fait état de tribus dotés d'un chef, sauf dans les cas isolés où un équilibre puissant était trouvé, bien qu'il fut très sensible aux variations.
- Or le figement d'un tel schéma d'organisation ne permet pas les dégagements qui pourtant possibles dans l'imaginaire de la conscience.

2.3
- une rationalisation du système social humain, en réalité de son fonctionnement, sans que le but son existence ne soit encore démasquée, va dans le sens de la stabilisation de son évolution, de sorte qu'elle soit plus efficiente, un peu comme une roue qui tournerait mieux si on pouvait planter son axe dans le juste milieu.
- "sans que le but de son existence ne soit démasqué" remet en cause toute l'activité humaine, en réalité instinctivement programmée pour bâtir les pierres qui serviront ensuite à l'édifice construit cette fois, consciemment. l'humain a peur si il n'a plus rien à faire, puisqu'il ignore ce que serait son activité si l'ensemble des problèmes étaient réglés.
- La crainte et la peur sont les pendants de la curiosité et de la découverte, ils ont en commun l'impossible conscience ou rationalisation d'un concept qui figure pourtant comme apparent, du fait qu'il ne figure pas déjà dans la mémoire.

- le réseau social humain est organisé de façon improvisée, mais l'évolution faisant gonfler la zone d'influence de la conscience vers le réel, la Liberté essentielle de l'humain tend à, par les explications, inventer des solutions nouvelles, en réalité des recettes de concepts.
- le but inavoué ou avoué de la société est sa stabilisation en tant qu'entité unitaire active de façon harmonique... au sein d'un réseau nécessairement plus vaste.
cette activité serait dans un premier temps comme d'habitude subconscient, en réalité involontaire (comme l'image que donne de lui un enfant).

- L'organisation humaine sociale rationalisée aurait certainement les aspects cristallins de la fractalisation, dans l'idéal reproduisant une règle divine qui fait fonctionner en chaîne une multiple quantité d'emboîtements qui constituent toute l'activité de l'unité humaine. Dans l'idéal car au fond l'essentiel de la motivation est double, à la fois l'obtention de l'harmonique dans le fonctionnement, et à la fois l'harmonique entre l'activité individuelle et sa personalité, qui est elle même adaptative mais dans une marge qui doit produire une cohérence avec son identité.
- la psychologie enseigne que la brutalité des pratiques non maîtrisées a finalement un effet infiltrant l'entropie par capillarité dans le système social ; apprend à comprendre les raisons de ses faiblesses, et découvre en guise de cadeau que ce n'en était pas une, si la condition initiale est changée.

3 greffe dans la société

L'observation et les questionnements ont pour conséquence d'entraîner le cerveau aux questions complexes qu'il sera dans le futur nécessairement mené à devoir résoudre.
En tout état de cause le système humain social doit montrer son intelligence de par son fonctionnement, en élaborant "sa" solution à l'établissement d'une civilisation évoluée sur cette planète.
La solution actuelle consiste en l'argent et un combat incessant et cauchemardesque, menaçant, pour maintenir un niveau de vie acceptable mais qui se désagrège sans cesse. La motivation de cette émergence est donc la nécessité vitale qu'a la société de s'organiser de façon intélligente.

Le stade évolutif actuel permettrait de construire toutes les habitations nécessaires, les installations et aménagements, approvisionnements et cultures saines et nombreuses, mais se trouve retenu de le faire pour des raison logicielles.

Un contrôle des naissances est une réponse rationnelle au stade démographique atteint. Dès l'ors, il doit s'opérer selon une loi égale et juste pour tous.
Pourtant cette évidence est éludée, car la perte de puissance d'un pays peut le plonger dans la misère pendant des décennies, même si au final c'est d'autant plus ce qui risque d'arriver.

De nombreuses lois sont logiquement valables pour tous sans distinction faisable, dans la mesure où ces lois concernent l'activité interrelationnelle des humains.
Le droit à la liberté comme le droit de marcher ou de parler, sont des évidences, la charte fondamentale des Droits d l'Homme est un prototype.
Il est en effet logique pour le fonctionnement social que l'intérêt commun stimule l'activité individuelle, et que l'individu possède la science qui lui permet d'agir librement.
Cela signifie qu'une charte des lois implacables est en réalité un spectre de logicismes évidents et irréfutables.
La DDH a du mal à être respectée, pourtant son respect comme la recherche dans ce sens sont très logiques et profitables.

Chacun à son niveau de compétence possède donc la faculté d'opérer dans son domaine de façon professionnelle.
Cela constitue une ressource humaine qui est la plupart du temps mal employée, soumise à des fonctionnements complexes, et finalement peu efficace ni mêmes motivée, à part pour des motifs psychiques de satisfaction ou physiques d'enrichissement.

*

Souvent l'action des groupes crée des hégémonies et étant eux-mêmes inconscients de la science de leur intéraction avec le reste de la société, qu'il participe à rendre malheureuse.
La politique aussi est réunie en "groupe" et possède la faculté de devoir résoudre des problèmes indirectement liés à ceux qui pourraient être fournis si une simple autorisation était débloquée. (une autorisation conceptuelle).

Or il me semble qu'il y a ici deux erreurs fondamentales pour la gestion d'un ensemble social, premièrement les problèmes spécifiques doivent être conduits vers les possesseurs des solutions, les chercheurs, et non vers des sphères de détenteurs-pilleurs, et d'autre part la fonction d'un groupe dirigeant serait justement de réorganiser, réactualiser, reconsidérer les lois et les concepts en vigueur dans les lois, à chaque fois que le recueil d'informations atteint le stade de ce questionnement.

Il est légitime qu'un système social change de système de fonctionnement s'il en juge un autre plus adéquate ou intelligent, de même qu'il est plus profitable de se couper sa main gangrénée si c'est le corps qui est en danger.

En face de cela l'équilibre social est d'une rare fragilité, mais cette fragilité s'exprime par de la colère si l'approvisionnement en nourriture est insuffisant (froid pragmatisme!).
De même une population possède toujours la faculté de s'exprimer à l'ensemble de l'humanité. Rien ne peut empêcher une idée vraie de circuler et d'éveiller les consciences, malgré les réticences qui apparaissent de bien des manières.

La question des conséquences imprévisibles lors d'un changement de système social est donc soumise aux réactions normales à des habitudes bousculées, mais ne peut conduire à la révolte ou au mécontentement que si ils possèdent les raisons de le désapprouver.

En l'occurrence il est question de partir de l'existant et du connu à propos de "nous", de ce qu'il y a de plus récent et de plus développé en terme de compréhension conceptuelle.

Il est vrai que notre société humaine sociale fonctionne sur des bases qui sont ancrées sur des passés ancestraux et précieux pour l'identité de l'humain.
Un changement de système social ne constitue pas un tel désenracinement, s'il se contente d'agir sur l'organisation qui est une composante psychique de l'activité.

Dans l'histoire de l'humanité certaines civilisations ont eu à muter pour s'affilier avec d'autres, mais jamais d'elle même pour se rénover devant une insuffisance évidente et mortelle.
Il faut dire que l'exercice de reconditionnement est éprouvant si il est subit, mais comme l'a montré le tout début du communisme, il peut aussi être dynamisant.
D'ailleurs malgré l'hécatombe qui a suivi le communisme a vite envahi tous les pays du monde. Il faut voir aussi que cela promettait la fin des "puissants" (personnes ayant des pouvoirs disproportionnés par rapport à leur intelligence ou leur intégrité morale).

*

L'idée de base : une démocratie sociale informatique = gestion automatisée des choix individuels de participation au système global, avec des tâches recquises dépendant de l'état du système (acheminements, production, recherche interdisciplinaire de solutions...)

L'idée complétée : pas d'argent, seulement des équivalences en terme de rendement du travail, donc pas publicité sauf informative (et non des informations publicitaires !), pas de système de finance ni de banques, automatisatioon des services de comptabilité (car comptabilité n'est pas forcément égal à "argent").

La rationalité d'un système qui attribue les compétences locales à chaque individu, et qui crée les associations adéquates (par social-informatique) pour activer les fonctionnements, permet de répartir les tâches comme les facultés citoyennes de justice à chacune de ses personnes en fonction de leur domaine de compétence et d'activité.
Cela signifie qu'à travers son domaine professionnel les innovations permises par des organismes sous-tendent la culturation des concepteurs (enrichissement culturel) qui peuvent être amenés à opérer des changements dans des domaines plus vastes qui ensuite peuvent se répercuter dans toute la société via le grand conseil => activité politique de l'individu dans sa société et vis à vis de son domaine de compétence.

par exemple un secteur d'activité met en évidence une problématique fonctionnelle de son réseau, et la solution apportée si elle monte son efficacité, peut s'appliquer dans une autre mesure au reste du réseau global.
(et donc la "mérite" individuel est augmenté).

Il s'agit d'un chemin inverse de nos jours où, dans une "société" =entreprise on retrouve les vices et les tares de la "société" à cause de la répercussion-réflex de ses fonctionnements, simplement hiérachiques avec le sens du mot "hiérarque" = personne dénuée de lucidité rationnelle mais agissant dans une figuration mentale très abstraite de la réalité. plus le hierarque est incompréhesible plus il semble puissant et cette puissance lui est concédée par habitude de soumission civilisationnelle, par instinct, parce que plus irrationnel est le meilleur dirigeant car sa pensée englobe "tout" même vaguement.

...ce dont les citoyens malheureux peuvent se douter avec légitimité, si finalement il est clairement possible que les blocages évolutifs proviennent justement du fait que les clefs soient détenues par des hiérarques apeurés et inconscients, qui se recroquevillent face à la peur de la perte de ses "valeurs" surtout financières...
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Il est certain que la justice se fonde sur le rapport entre le mérite et la capacité, autant que l'injustice est l'immérité ou l'incapacité.
Mais au préalable il serait préférable de conditionner les minimums qui font la structure de la société, sur un axe rationnel.

Les besoins primaires de chaque humain se rangent en cinq classes qui sont l'approvisionnement le logement la prophylaxie l'éducation et l'information.
C'est la structure minimum qui doit toujours fonctionner en tout état de cause, afin de faire subsister l'ensemble des humains.
En théorie, cette fonction minimum ne peut devoir excéder en quantité de travailleurs la population totale (perception illogique du "plein emploi").

Pourtant les ancrages sont profonds et les outillages à leur tour entraînent l'activation de la plupart des domaines de l'activité humaine... actuelle et déjà installée.

C'est ainsi qu'on peut pré-établir la structure de la société comme un réseau fonctionnel dont émerge une fonction, qui prend la tournure de buts évolutifs communs.
Les buts premiers sont bien évidemment, puisque c'est possible, l'affleurement des niveaux de vie de tous les groupes sociaux terrestres.
Ensuite il peut s'agir d'une élévation perpétuelle de ce niveau global.

dans ce cadre, notez que l'accroissement perpétuel n'est plus la "croissance" économique qui en réalité signifie la dévaluation dans le but d'éviter aux ressources financières de rester bloquées trop longtemps,
ici la notion de progression est placée sur une rationalité.

La structure de base montre des individus associés à une activité à qui il est possible de travailler et donc d'étendre son domaine d'action et de compétences, puis de constituer ainsi un réseau plus vaste qui coordonne les fonctions communes de cette activité, afin d'optimisation.

Ces réseaux des différents domaines sont superposés et utilisent souvent des noeuds communs, de sorte que l'ensemble profite au reste, comme par exemple le domaine du transport est nécessaire à celui de l'alimentation, et vice-versa, ce qui fait que leur fonctionnement commun fait naitre un grand conseil qui coordonne l'ensemble de ces structures afin également d'optimisation.

Il n'y a pas de limite au temps de travail économisable dans un système minimal, si par exemple on supprimait les banques les institutions financières et la complexité juridique, la publicité et l'immanence d'un statut médiatique, cela dégage un nombre considérable de ressources humaines et donc de temps moyen de travail pour requis par chacun.

Dans ce contexte l'intelligence artificielle ne fat pas peur si elle promet une robotisation qui évite les travaux laborieux, sauf si ceux-ci veulent rester manuels pour des raisons particulières.
Dans le contexte actuel cette "intelligence artificielle" est synonyme de perte d'emploi et de paupérisation des pauvres, enrichissement des riches, et d'ailleurs en chine on a supprimé des chaînes d'automates pour les remplacer par des humains, ce qui est alarmant vu la dureté du travail.

L'idée globale c'est que si un calculateur local peut attribuer selon les profils de chacun les travaux essentiels à l'ensemble du système, laissant au travailleur une complète liberté de choisir, et en retour de s'attribuer des domaines de décision, cela dessine une société où le "travail" est en réalité une participation en mesure de ses compétences au système global.
Le gain du travail n'est pas l'argent ni les biens vitaux, qui sont promis gratuitement à tous les humains vivants qu'ils soient beaux, moches, bêtes ou intelligents.
Cela exclu la notion d'argent mais pas de valeur ni de capacité d'acquisition.
Le principal "gain" est le "mérite" et donc le pouvoir décisionnel dans la structure.

La communication est une grande partie de l'évolution et de la résolution des contradictions qui requiert une recherche spécifique.
En ce sens l'intercommunacabilité des membres est une fonction vivifiante pour le système.
C'est grâce à cela que l'information circule librement entre les disciplines afin de créer des règles justes.

Le réseau des responsabilité est ainsi étendu à ce qui le touche, et donc connecté finalement aux sphères scientifiques, qui devraient dans une société civilisée occuper une grande partie de l'activité. Le choix est si vaste que chaque citoyen peut décider librement du domaine qui l'intéresse pour pulser une évolution dans son réseau.

La structure des réseaux est donc un réseau dont chaque niveau est lui-même un réseau, et dont chaque noeud est constitué par une action requise.
Une action peut ne plus être requise si dans le réseau le noeud qui l'implique est coupé, qu'une solution nouvelle a été trouvée.

C'est dans l'intérêt de chacun si le travail minimal à accomplir pour les fonctions vitales de la société se réduit, ça dégage d'autant de liberté, et donc de potentiels.

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greffe au niveau technique

Le but c'est de substituer l'argent par une valeur équivalente informatique.
On sait que les USA ont intérêt à ce que le dollar soit une monnaie utilisée car ainsi il suffit d'en imprimer ; ce n'est que du papier.
Or l'argent devrait être créé autant qu'il est nécessaire d'en avoir afin de bâtir vite les infrastructures élémentaires, qui auraient déjà dû être créées si le système précédent avait fonctionné !
(cet argument en vaut bien un autre)

ça prouve bien qu'il est rationnel d'imaginer une société dans laquelle on crée à la demande l'argent dont elle a besoin ; où en réalité on commande un travail sans le "payer" puisque ce travail participatif le fait vivre en retour, mais une comptabilité signale cette participation de sorte qu'elle soit à peu près la même pour tous selon leurs fonctions professionnelles.

Ce n'est qu'au prix de cette gratuité contractuelle que l'ensemble du système criminel et guerrier deviendra obselète.

Donc oui, je l'ai dit en essayent de ne pas faire peur, il s'agit d'une société de gratuité, où les objets nécessaires à la construction d'une activité sont accordés par un conseil,
et où la nécessité de construire ou de nourrir ou de guérir n'est nullement soumise à une condition préalable.

*

Car dans le même temps il s'agit de faire une rétrospective du système socio-financier actuel.
Dans la pratique les peuples supportent très bien l'idée que les uns soient considérés comme "les pauvres" et les autres "les riches", et que cet ensemble vive en société soudée en raison du fait que c'est ainsi que les choses fonctionnent.

Dans une même ville on verra des résidences spacieuses et des voitures de luxes, agglutinées ensemble, puis des résidences de petite surface et très serrées, à la périphérie de la ville, et tout ce petit monde se côtoie joyeusement dans le même hypermarché pour faire des économies, malgré la "distance" qui les sépare, et la considération mutuelles qu'ils sont les résurgences de ce qui est inacceptable en réalité dans le fond.

Concrètement il est inutile d'opérer une telle distinction de classes (c'est culturel et issu de l'histoire lointaine où les peuples avaient un chef "dominant" car plus musclé et ayant gagné sa place de chef en tuant le précédent).
Car au final, la possibilité offerte à chacun de progresser dans son domaine est injustement réparti, un scientifique "pauvre" peut rester ignoré toute sa vie (en raison de sa pauvreté qui est une preuve de sa non qualité) tandis qu'un imbécile heureux aura pu développer ses compétences dans tous les domaines qu'il veut, sans jamais trouver son bonheur...

Mais surtout à l'échelle mondiale cette inégalité se répète, et cette normalité est imposée de fait aux pays pauvres ou en voie de développement, dont le développement est finalement tellement long qu'il est même stagnant.
Nous avons des exemples de tonnes de nourriture parties en fumée pour stabiliser les prix du marché occidental, sous le nez des pays affamés.

Dans un sens la somme d'énergie humaine fournie n'a pas servie de façon efficace à bâtir un monde moderne dans lequel, notamment, la survie n'est pas constamment menacée.

Enlever ce poids serait donner un élan créatif à l'élaboration de la société humaine, tout comme un danger d'où le pourquoi d'une évolution graduelle, naturelle.
(une révolution, une "stratification", c'est naturel !).
On peut voir qu'une décélération dans cette évolution amène des insuffisances, tandis qu'une accélération de l'évolution crée de nouvelles tensions.
On peut voir également que les deux phénomènes pris ensemble sont le stugmate le plus parlant du déséquilibre mental dont est victime notre société
= arts et spiritualité très développés, et en face une vie sociale toujours aussi primitive avec peu d'intérêt pour "autrui".

*
Mais avant de continuer il faut insister encore un peu sur l'état atuel de la société humaine.
Après tout il ne s'agit que de régir son activité selon des règles, qui peuvent s'apparenter à des règles du jeu, choisies comme élément fondateur de leur union et en tant que fonctionnement choisi consciemment.

Notre société souffre de la maladie mentale de toujours tout croire consciemment obtenable, en rééquilibrage au fait que l'ensemble de son système organisationnel est lui-même obtenu non consciemment, sans réelle réflexion collective et intéllectuelle.

Pourtant c'est un système articulé comme s'il avait été construit consciemment qui existe, c'est le système de l'argent. La règle du jeu est que le travail produit des richesses, ce qui est logique, et puis ces richesses sont mises sous forme de billets, ce qui les rend plus volatiles comme chacun s'en est aperçu.
L'intérêt est de favoriser les échanges, quand on y pense, c'est une fantastique invention, une merveilleuse idée et une trace de l'ingéniosité humaine.

Par contre là où les humains sont biens des humains c'est qu'ensuite les motifs initiaux de ce choix de règles du jeu, sans le savoir réellement, se dissipent et s'oublient, comme si une nouvelle strate est franchie et qu'il n'est plus jamais question de revenir en arrière.
ce n'est qu'une vision première.

C'est à dire qu'aussi merveilleuse qu'ait pu être cette invention retrospectivement, en voyant les mécanismes que ça a engendré, elle n'a jamais été perçue comme "une" règle du jeu, puisque cette apparition est sur le chemin de la prise de conscience globale, route sur laquelle ceci nous mène...

C'est juste une question de perception, la conscience globale est celle de participer à un système de par ses actes, régis par son organisation, c'est ce qu'on fait inconsciemment sans faire exprès déjà, sauf que le savoir, ça change tout.

Cela dit d'autres solutions auraient pu historiquement obtenir des résultats comparables, en faisant varier an final ce qui est le plus important : le bien-être des peuples.

Le fourvoiement est que la recherche de ce bien-être est concrétisée par la recherche de "biens", de "pouvoir", et aussi quelquefois d'un besoin de briller en société (cas maladifs).
Ce besoin est étrange, si tant est que le besoin que cette énergie devrait recouvrir, serait l'ampleur de l'apport bénéfique pour l'organisation sociale humaine (un exemple rationnel).
En terme général beaucoup d'énergie(s) sont gaspillées dans des irrationalités et des déviances psychologiques, et cette énergie est perdu alors qu'elle pourrait profiter à toute la structure sociale globale si elle était dirigée librement et intelligement.

Croire en son pouvoir d'action est à son tour passé dans notre société dans un cadre religieux et extrêmement vague, dissipé, irrationnel mais indélébile, et c'est même une insulte que de dire à un citoyen travaillant durement qu'il ne participe que très mal à l'élaboration d'une société meilleure.
Pour agir et être, il doit croire en son système social ; cette croyance a glissé au fil des siècles dans le domaine de l'irrationnel, comme une impasse sur le chemin de la prise de conscience.
Pourtant c'est le cas, mais la faute en revient à l'efficacité de ce système à résoudre les problèmes et à propager, homogénéiser les richesses, à faire synergiser ce qui peut l'être, etc..

Ces procédures sont activées sans faire exprès depuis la construction commerciale basée sur le principe combiné de l'argent et de la propriété privée, fondue avec une profonde croyance l'entité humaine comme indépendante et libre, isolée, sans aucune connaissance de son calage social.

Donc aucune culture n'a été développée dans le domaine du calage social, c'est à dire le type de qualités humaines qui sont complémentaires dans un système fonctionnel afin de parfaire son activité ; on peut voir qu'à son tour une telle culture impliquerait une démarche scientifique plus rigoureuse et patiente que ça n'a été le cas dans notre civilisation terrestre fertile et pressée.

C'est quand même important la science humaine, l'harmonie des compétences et des activités, et au final cet espace non exploré donc inconscient est dévoré, par exemple le bien-être des salariés n'a été découvert qu'en mesure d'une augmentation des résultats, mais c'était bien naïf car finalement les chinois montrent que le plus rentable est d'opprimer psychologiquement l'employé le plus fortement possible afin d'obtenir de lui le maximum d'énergie en le moins de temps, et cette façon de faire ne plus être rétro-activée dans la société occidentale.

Ce qui rend à court terme non viable l'acharnement occidental ; destiné à priori à devenir les hôteliers, cuisiniers, couturiers des résidences chinoises achetées en France pour le fun ; de futurs grapilleurs au service d'anciens esclaves chinois.

Pour combler cela les Etats-Unis imprime plus de billets afin de concurrencer ces efforts légaux mais tortionnaires. Ce qui est un effort illégal contre la "tyranie" (mot qui vient de la révolution).

C'est juste un exemple mais en disant comment tout se tient, et en visant les illogismes, on peut recaler et déduire, trouver des choses pertinentes.
En tous cas ça dit à quel point cette société humaine dans son ensemble, avec les règles communes qu'elle a décidé semi-consciemment d'adopter, s'oriente vers des dérèglements massifs.

Ne serait-ce qu'au point de vue évolutif, certains pans son bloqués surtout en science, donc n'évoluent plus, car un pas de plus suffirait à démontrer l'intélligence de la gratuité si elle était possible, par exemple si on découvrait une nouvelle source d'énergie très abondante et non polluantes évidemment, "notre" société ne serait qu'en faire, puisque c'est commercialement inutilisable, et donc structurellement dangereux. De tels inventeurs serait systématiquement tués et effacés de l'histoire, pour protéger le système en place.
Si ça n'a pas été déjà le cas ce serait vraiment très étrange.

Tout ce qui serait remit en cause par une telle innovation donne l'image d'un jeu de cartes qui s'écroule sur lui-même, mollement mais sûrement, et à la fin tout est à plat.

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En réalité mon discours est qu'il n'y a pas tant de danger qu'on peut le croire d'instinct, à bouleverser une société en changeant soudainement ses règles de fonctionnement si ces changements sont très justement calculés, en réalité impalpables et seulement psychologiques, structurel (mais la vie continue!).
Car ainsi, l'apparition dans le réel de résultats probants peut combattre les refus d'ordre psychologique et craintifs.

Est notamment très probant de supprimer l'économie des finances, et d'attribuer les fonds nécessaires à toute la structuration sans lésiner sur les moyens humains disponibles !
Et du point de vue de l'individu, est également très probant de ne plus jamais se soucier du lendemain qui chante d'avance (du fait de la gratuité des biens minimaux) sauf si c'est pour des questions importantes de société.

En réalité pourtant et par retour, un changement de règle brutal dans une organisation est d'autant plus longue dans le temps que les éléments du réseau sont distants et sans attaches. La longueur dans le temps ne change en rien la "brutalité" du changement si toute la logique liée des éléments est à repenser.
Mais ce travail phénoménal est possible pour le cerveau humain, cette qualité est apparue au fil des siècles et de l'évolution, et au niveau des générations, on peut noter une amélioration psychique de sorte que chaque humain bénéficie en quelque sorte de l'acquis de tous les précédents.

On peut se dire que cette capacité intellectuelle acquise au cours des millénaires (par exemple les générations récentes sont bien meilleures en calcul mental), ne doit pas être le fait d'une non-raison.

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quelques sous-jacences... (guerre et dynamisation de la pensée)

Un tel reconditionnement est à son tour de l'ordre du meutre, du deuil et de la reconstruction, c'est le même processus douloureux qui a lieu dans la neurologie, autant au moment d'un deuil, que d'une grande découverte scientifique, ce qui est touché ce sont les fondements, il y a des choses à détacher les unes des autres (douleur ou discernement) et d'autres à relier.

Car oui, un changement est douloureux, sauf si cette douleur est moindre que celle qui aurait été inéluctable avant ce changement.

Donc au retour, la psychosocialité est changée, c'est aussi ce qui arrive quand son pays passe en état de guerre, dans ce cas les priorités changent, on est un peu perdu mais ça réveille une intelligence qui allait s'endormir...

Je dis bien ici les avantages qu'il y a à déclarer une guerre, c'est un stimulant psychique, et il est probable que c'est le besoin de stimulation psychique qui est à l'origine de la création d'une guerre suite à une chaîne de processus subconscients.

Au final une guerre n'a pour objectif que la paix, si tant est qu'on peut ainsi l'analyser du point de vue historique pour critiquer lourdement les lacunes essentielles qui ont perturbées les jugements rationnels, et donc les enseignements qu'on aurait pu en tirer
Sans jamais ne pas excuser ces actes du fait de leur propre construction psycho-historique.

Mais quand même l'être humain a toujours tendance à tirer les bons enseignements et c'est ainsi que peut naître l'idée de spontanément injecter un courant réflectif au sein d'une société dans le but qu'elle décide de prendre en main rationnellement son organisation structurelle.
ça aurait le même effet sauf que ce ne serait pas une guerre.

Pour la motivation on peut garder à l'esprit qu'aucune société humaine pour autant qu'on en connaisse, n'a jamais opéré consciemment son organisation sociale, mais l'a toujours confiée à un grand tout qui les dépasse, et toutes ces sociétés se sont terminées et en observant la nôtre et sa sclérose, on commence à comprendre pourquoi et comment ça arrive.
.. et pourquoi et comment c'est susceptible d'arriver à l'échelle mondiale dans le futur, et cette fois de façon définitive pour la vie sur cette planète.

Si la perspective de notre futur laisse apparaître avec assez d'évidence que de toutes façons il va y avoir un choc important, un brutal changement car les modes de production vont devenir tellement efficaces, et la médecine si performante, que de nombreux problèmes résolus ne feront qu'accroître la diversité des égalités entre les hommes, les tensions et les chamboulements de type guerriers et économiques, c'est la même chose puisque l'économie peut aujourd'hui être considérée comme une guerre.

Les armes ont changées, mais pas la violence, l'insuffisance psychique, l'insuffisance de capacité intellectuelle, ni encore moins les lésions et déchirures qui entraînent dès l'enfance les plus féroces à n'agir que comme des robots sans conscience pour assurer leur survie.

La guerre économique est légale tant qu'on n'a pas conscience du crime que cela constitue. Comme c'était le cas à l'époque d'avant les premières lois humaines, parmi lesquelles "tu ne tueras points".
Quelle idée de vouloir tuer quelqu'un ?
Comment accepter d'être considéré comme un tueur potentiel ?

ça renvoie aux fâcheuses habitudes des humains, de vouloir décalquer la réalité pour ensuite l'obliger. Si pendant mille ans on baisse les yeux volontairement et librement devant le prêtre qui dit la bonne parole, le jour où un seul lèvera les yeux, il se fera massacrer par tous les autres.
C'est à cause de l'élan donné par l'habitude, mais en ayant oublié le côté libre de l'acte de chacun. On en mettant en évidence une "interdiction", cela met en évidence l'usuelle "obligation" alors que ce n'était pas le cas en réalité.

C'est comme ça à chaque fois qu'un courant est sensé véhiculer des lois "justes", à chaque fois son pendant est injuste.
C'est comme "Ni putes ni soumises" si un tel clan peut exister, et profite de dons pour exister, c'est pour sa façade révolutionnaire, et donc pour sa sous-jacence tortionnaire.
En effet, ce dégagement "ni-ni" ne se fait à partir d'aucune contradiction, "pute" et "soumise" sont imbriqués, et de fait la sous-jacence implique la généralité contre laquelle "elles" se battent, une généralité généralisé par ce même "combat", dès lors ce qui au départ n'était qu'une réduction phénoménologique, au final devient une "généralité".
Il faut bien comprendre le dangers du langage.
Et que c'est en profondeur qu'il faut agir et non à la surface....

La théorie est donc que si on injecte consciemment et donc avec l'accord réfléchi de tous, un changement structurel reconditionnant dans la société, à la fois ça produira l'effet en latence qui pourrait prendre la tournure d'une nouvelle guerre mondiale (ce qui est déjà le cas mais en silence pour ne pas être stoppée), et à la fois ça serait interprété comme un rapide et vivace reflex de survie face à un système social (basé sur le principe de l'argent) qui, après avoir rendu de fiers services, ne possède pas "les épaules" pour bâtir une justice sociale et une égalité qui répond mieux aux aspirations divines, inaliénables, et naturelles de chacun.

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Repenser les objets que nous utilisons, c'est du design et ça peut donc s'appliquer aussi à des objets conceptuels tels que l'argent.
ça embrigade plein de concepts :

Du point de vue comparatif, et donc après échange d'informations, le travail de chacun ne doit pas outrepasser ses capacités ou ses compétences. Même au-delà de ça, il doit permettre d'avoir tout simplement "une vie".
ça, c'est ce qui est commun à tous finalement.

Normalement on pourrait dire que si tout le monde travaillait dans un système bien organisé, efficace, non destiné à produire des sensations de richesse mais plutôt à obtenir des niveaux de vie, il n'y aurait pas besoin de travailler plus d'une demi-journée par personne capable de travailler, pour entretenir les minima vitaux.

Je comprends que dire cela ressemble à un immense et lointain idylisme presque dangereux, surtout quand on connaît les conséquences ultra néfastes qu'opèrent des opérations un millième moins brutales que celle-là.
Arriver à un tel stade d'évolution par contre, peut très rationnellement s'inscrire en tant que "but évolutif concret".

ça, c'était la nouveauté de la constitution européenne, une indication vers ce questionnement du futur, qui hélas a prit une forme irrationnelle et illogique, appelée "le plein emploi".
En effet une société où tout le monde travaillerait d'arrache-pied au maximum de ses capacités, motivés par l'usuelle nécessité de survivre contre laquelle il ne faut surtout pas se rebeller sous risque de passer pour un incapable refoulé, et dans laquelle logiquement les richesses seraient immenses pour un nombre très restreint de la population, est délibérément "voulu" dans la constitution européenne.
Evidemment ce "voulu" échappe à la conscience, mais comme elle est grandissante, et que le principe du but évolutif concret est une rationalité, il va nécessairement falloir accepter et refuser à la fois cette initiative et cette perception.

Donc dans ce qui peut être "voulu" par une société, c'est de travailler (c'est déjà un grand pas) mais dès lors se pose la première embûche, quelle est cette énergie qui fait "vouloir" ?

Et oui ça rallonge le texte à chaque fois de sauter d'un domaine de réflexion à l'autre, mais c'est impliqué.
La volonté de travailler, ici bas est seulement la survie car le "travail" est ce qui fait obtenir l'argent qui permet d'acquérir de la nourriture. De cette banalité apparente on peut extraire l'idée que "travailler" est aussi le fait de l'artiste, du penseur, du scientifique, bref que le "travail" n'est pas toujours matériel, mais que pourtant, il doit être "évalué".

Le travail dans le domaine intellectuel est en réalité bien plus important que la façon dont il est considéré, il devrait y avoir tout un système pour prendre en compte ce "travail" alors pourtant qu'il ne peut rapporter des bénéfices concrets au système actuel que si il est rendu public, donc accessible au système.
Par exemple la philosophie du droit n'est pas en vogue parce que ce n'est pas un métier, mais un passe-temps pour intellectuels qui accepteraient d'avoir peu de chances d'être publiés. Pourtant c'est un domaine assez vital...
Evidemment il n'y a que peu d'intérêt pour la recherche théorique, d'ailleurs les documentaires scientifiques à la télévision ont cent ans de retard sur la contemporaine conception "du monde".
(ils mettent le plus possible l'accent sur "la séléction naturelle" alors que ce terme renferme ce qui n'est pas renvoyé au conscient... = ça arrange bien ce qui est établi culturellement, mais c'est une vision étroite dont officiellement se dégager est comme un affront à ce qui est hiérarchique en général = il faut bien comprendre que e n'est pas "un concept de la nature" mais une seule de ses perceptions, très étroite)
Mais ceci sert à peine à faire émerger la conscience des fissures qu'il y a.

Tout ça, est dans le lointain sous-jacent d'une remise en cause d'un principe fondamental mais inutile, issu de la nuit des temps et perçu comme une entité englobante à l'intérieur de laquelle nous avons tissé notre pensée de société (l'argent).

Beaucoup d'humain ont construit toute leur pensée et leur vie sur l'existant, le remettre en cause c'est remettre en cause (au niveau subconscient) leur vie.
En réalité, ce qui est remit en cause c'est la perception, car elle peut s'affiner et s'améliorer en apportant beaucoup d'avantages non encore élucidés.

Tandis que la pensée humaine, de son côté poursuit son chemin et a souvent du mal à trouver ses repères dans cette société, où il faut préférablement être peu évolué mentalement pour s'épargner les scrupules non rentables (et les maladies mentales qui vont avec).

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La façon dont circule globalement l'argent n'est pas réellement connue, et depuis qu'elle peut l'être un peu plus, ça permet d'opérer les contraintes qui sont les plus profitables dans un calcul donné.

On sait juste que le travail produit rémunère le travailleur, ce qui l'autorise de fait à se procurer une certaine quantité de biens. Il doit donc opérer des choix libres sur lesquels se calibre la production, joliment nommé "loi du marché".

La contrainte d'avoir à choisir est dûe au fait que sans ça, l'inconscience produirait une plus grande injustice, c'est ce qui est dans le sous-jacent proche de la fonction de l'argent.

ça veut dire que sans cette contrainte, la liberté del'humain lui fait faire des bêtises, comme par exemple ici il s'approprierait tout ce qu'il veut sans aucune prise d'information sur les conséquences de ce choix.

Il est visible que la société et la formation neurocorticale de l'humain se sont développés, de sorte que si on devait aujourd'hui produire dans les mêmes conditions un système social en se basant sur rien d'autre que notre science et notre conscience, on ne partirait certainement pas du principe qu'il n'y a aucun transport d'information entre les citoyens et que donc il faut rigidifier autant les "règles du jeu" en créant cet intermédiaire qui est "l'argent".

Dès le départ, il n'est plus jamais question pour l'humain de vivre en cueillant des pommes dans un arbre, et de choisir de participer ou non à sa société. L'entrée dans le "jeu" n'est pas un choix libre, mais une obligation pour la survie, ce qui n'était pas le cas au début.

Si l'argent a eu son succès c'est parce qu'il résolvait de nombreux problèmes posés depuis longtemps.
Aujourd'hui il faudrait faire la même opération mentale.

Mais en partant du principe que vivre sur terre ne doit pas être une torture, mais une chance de participer à une strate évolutive de sa société, qu'on sera capables d'observer de loin depuis l'au-delà.

Là aussi, la dimension spirituelle est capitale dans la construction psychologique, car le non encore rendu concret, tout l'ignoré de l'univers est inaccessible et donc angoissant, sauf si on a l'expérience dans sa vie que finalement ça ressemble à un voyage et qu'au bout du compte il y a toujours une morale (une "grande" justice).

C'est très important pour la psychologie car ça entre dans le sous-jacent de l'action, en ce sens qu'il paraîtrait illogique et alarmant d'opérer un crime contre sa société, là où dans notre système "joujou" opérer un crime est presque un acte héroïque, ce qui se comprend vu la rigidité mentale de l'ensemble.

Aujourd'hui les problèmes à résoudre sont pragmatiquement si simple que c'est alarmant de ne pas les voir résolus : il faut construire des habitations, des agglomérations, des structures de production et d'acheminement, bref réutiliser à bon escient tout ce dont nous disposons déjà, quoi qu'il ne soit pas forcément utilisé à mauvais escient, mais si on entre dans ce débat on devra s'interroger sur les raisons d'agir de chacun, ce qui est le thème complexe par lequel il faut passer pour dénouer les fils, et comprendre la suite.

En réalité il est question du rapport entre la payeur et le payé, c'est ce rapport qui va être réajusté ; je dis ça, qu'on le veuille volontairement on non, entendez-le comme une proposition ou alors comme une prophétie noire, de toutes façons c'est ce qui arrivera.

La chaîne de payeurs-payés est symbolique du rapport qu'il y a entre les différents constituants d'un projet quel qu'il soit, si il s'agit de livrer des pizzas, toute une chaîne de payeurs-payés en amont et en aval sont à signaler, et on souhaite que ceci reste stable, mais ça ne peut jamais être le cas car les choses changent et c'est la vie.

ll faut vraiment garder le point de vue historique, qui enseigne que ceci est une façon de relier les gens en une structure liée, façon qui ne possède aucune intentionalité mais beaucoup d'attributs liés à l'évolution normale d'une société.

Et que ceci remplissait alors confusément la fonction de transport d'information dans la société, (la tête du roi dominant était imprimée sur les billets, puis les "penseurs", comme une information partagée en commun.
...fonction qui depuis a été relayée (par toutes les télés!) par la téléphonie et l'internet ; émergence technique qui permet à son tour de résoudre bien des problèmes et de dégager toute une sphère de nouvelles possibilités, notamment pour ce qui est des mesures sociométriques.
Bref, la société est connectée autrement que par l'argent, alors qu'au début c'éait le principal "liant" des réseaux humains.

Dès lors peu à peu les principes fondateurs sont dépouillés de leur intérêt, deviennent livides puis inutiles, de par ce qu'ils ont permit de produire, c'est l'évolution.
C'est l'image du cobra qui change de peau, elle renvoie à toute une mythologie de la renaissance qui n'a pas été inventée au hasard (quoi que sous des formes très variées).