081216 2 articles 8 min

post-moderne

Bah oui c'est vrai, les extra-terrestres sont abasourdis à chaque fois de voir ça, mais certaines personnes dont je suis fument des cigarettes, en somme, paient pour s'empoisonner et enragent quand ils ne peuvent plus le faire.

Oh, il faut se faire une raison me dis-je, qu'est-ce que le sacrifice de cet appendice face aux conséquences positives qu'il peut y avoir à s'en abstenir ?

Je suis allé dans un tabac, qui me dit « ah non désolé, on en a plus ». Je dis ok, je vais au suivant, il y a un tabac tous les cent mètres ici.
Là aussi « désolé, c'est la grève il n'y a a plus ».
« il ne reste que des 100S de la marque la plus répandue ».
Je me dis « ouaouh, ça c'est une rupture de stock ».
Finalement j'en trouve un qui en a, et je le dévalise avec mon gun bleu.
Je fais du stock pour la guerre. Je savais que cette période arriverait, et que comme dans une prison, les cigarettes allaient devenir l'objet d'un marché noir mafieux.

Je savais que ça arriverait, mais quand ça arrive on trouve toujours que c'est un peu tôt.
Surtout la chose la plus surprenante, est qu'on n'est pas prévenu avant, on se retrouve devant le fait accompli, par surprise.
Ça aussi c'était logique, ils n'allaient pas nous prévenir.

- Maintenant pensez au pétrole, à l'alimentation, aux banques, aux fournitures de base de la vie quotidienne, aux vêtements, etc...

Cela aussi je le sais d'avance, un jour la banque refusera de rendre des billets.
Un jour, très proche, on ira acheter des nouvelles chaussures car elles sont toutes fabriquées pour se décoller au bout d'un an, et on nous dira « ah non désolé, les chaussures il faut du pétrole pour les fabriquer ». « On a de superbes mocassins de coton si vous voulez ».
Un jour les gars iront au boulot, puis comme moi avec les tabac, passeront d'une station service à l'autre, jusqu'à se rendre à l'évidence de devoir abandonner leur véhicule sur une place de stationnement ou sur le bord de la route.
Les pervenches accumuleront les PV sur leur par-brises, et les propriétaires diront « Vous voulez quoi ? Que je la pousse vers une autre place toutes les deux heures ? »
Les voitures seront abandonnées sur les trottoirs et la poussière s'accumulera dessus.
On vendra sûrement des moteurs de substitution, qu'il faudra faire monter, et qui transformeront les plus belles berlines en deux-chevaux électriques.

Et ça ce n'est rien.
Le plus important est que quand ça arrive, on n'est pas prévenu, à part que c'était logique que ça arrive.
Et finalement c'est comme la pollution, ou l'effondrement économique, ou le fait que les politiciens se sentent obligés de militariser les rues pour garder un semblant de contrôle et une apparence forcénée de paix.

Et comme à chaque fois, comme pour toutes les bourdes de la vie, c'était prévisible mais à la fois, si ce sont des erreurs dont on a besoin pour évoluer alors elles seront faites. C'est juste un peu insultant pour certains, qui n'ont aucun besoin des erreurs des autres pour apprendre ce qu'ils savent déjà ; et qui ne cessent pas de prévenir de ce qui va arriver, sans jamais être écoutés...

- Il y a, d'ici, deux questions majeures qui hanteront l'année 2009, la presse web et la question du gouvernement mondial.

Pour la première question, après s'être agi de critiquer la concurrence web, les média vont envahir ce secteur. Pour l'instant ils attendent de voir se consolider des conglomérats assez puissants et crédibles pour ensuite les racheter, car ils savent qu'ils ne peuvent pas intervenir avec leur marque de fabrique qui aura perdu leur crédibilité.
Et avant cela ils se saura agit de faire le ménage en éliminant les sites alternatifs par des méthodes qui leur retombera dessus de façon amplifiée, et qu'ils abandonneront de peur de se nuire à eux-mêmes.

La deuxième question est consécutive à la première, l'avènement d'un gouvernement mondial peut à la fois être désiré et craint. Celui qui est craint, ne peut voir le jour qu'avec l'appui d'une programmation idéologique très bien calculée et surtout très insistante, monopolistique.
Ça c'est leur plan, ils pensent à la mode des années 80 que tout ne tient qu'à la publicité, dont ils avaient observé qu'elle était capable d'envoyer des instructions comportementales aux cerveaux.

Vous avez vu ce Jean-Louis Borloo, à la télé, il disait avec assurance « pour réduire le nombre des accidents de la circulation routière dûs à l'usage du téléphone portable, il faut faire passer le message que téléphoner en conduisant, c'est démodé ! ».
Ce serait sympathique quand même qu'un psychanalyste vienne à la rescousse pour approfondir ce qui est moteur de cette observation : Le gars pense la populasse comme un bétail d'un niveau intellectuel inférieur, de sorte qu'on ne puisse s'adresser à lui que de manière enfantine si on veut qu'à ses dépends, on puisse lui épargner le mal qu'il se fait à lui-même.

Cela dit il y a du vrai là-dedans, mais dans la seule mesure où un peuple ne reçoit que des messages simples et clairs, pour autant ces messages ne doivent surtout pas être des slogans ; il faut que ça vienne du coeur, et si ça ne vient pas du coeur le peuple s'en tamponne.

- Le gouvernement mondial est soit ce qui nous sauvera soit ce qui mettra fin à la civilisation, et si la civilisation est sauvée, c'est forcément pour signaler la fin de celle-ci aussi.
Ainsi il y a deux fins différentes, mais en tous cas une fin obligatoire.

Le gouvernement mondial est la conclusion de l'histoire jusqu'ici.
Et pour autant il peut être de deux natures frontalement opposées :
- soit l'appendice d'une méthode qui ne veut pas mourir, qui consiste à ce que toute l'humanité soit au service des plus riches, qu'ils se battent entre eux pour obtenir leurs miettes, acceptent de vivre dans la misère et soient prêts à polluer leur propre environnement pour cette gloire,
- soit l'émergence dune pensée d'ensemble consolidée par des liens informatifs puissants, faisant obtenir l'observation de ce qui est le plus rationnel pour faire qu'une société puisse tende vers ce qui est préconisé par les Droits de l'Homme.

Dans les deux cas il s'agira qu'apparaisse un gouvernement mondial capable de concrétiser les aspirations sociales des peuples, que ces aspirations soient inculquées ou autonomes. (ou même anarcho-autonomes...)

Alors si ces deux configurations systémiques sont si différentes, qu'est-ce qui fait qu'elles peuvent se mêler de sorte que l'une et l'autre soit quasiment indiscernable, et qu'on puisse basculer si rapidement de l'une à l'autre selon ce que fait voir le fond sous-jacent des raisons d'agir ?

C'est bien simple pourtant, c'est que les motifs, enfin ce qui est motivant peut être très bien expliqué et promu, tandis que les vrais motifs peuvent rester cachés.

Ainsi, en voulant mal agir, il s'agira de faire la promotion de ce en quoi consiste en vérité « bien agir ». Et en voulant « bien agir », comme avec l'exemple topique de Borloo, il peut avoir à être question d'embobiner les gens pour pouvoir outrepasser leurs routines et habitudes débiles.

C'est ce en quoi est apparu le terme de la « subversion ».
Bien qu'aussitôt récupérée par ceux qui veulent prolonger la vie d'une vision du monde canonique et aberrante (où le pouvoir descend de Dieu vers la masse en passant par « les puissants », et où cette vision est matérialisée avec une foi criminelle), le vrai terme de « subversion » doit bien être explicité.

Le subversif est celui trouve un accès oublié d'une forteresse pour induire une infime erreur qui n'a aucun mal à remonter jusqu'à ce qui est névralgique avant de prouver, par le chemin même que cette idée a parcouru, un énorme illogisme qui brûlera les yeux.

Cela, en tant que concepteur de systèmes, je le connaît bien, ehehe...
Nous on appelle ça l'ordinateur del Diablo, on considère dans tout logiciel que l'utilisateur, non content d'être complètement crétin et ahuri, est réellement mal intentionné. Dans ce cas, comment le système doit-il être conçu ?

Cela est très instructif car ça met en évidence les illogismes qui peuvent mener tout système à sa perte. C'est un mouvement, une LOI de la nature, avec trois majuscules, puisque personne ne l'a imposée, elle s'impose d'elle-même, à la mode dictatoriale.

C'est une condition naturelle qui tend à rendre tout système infiltrable par un illogisme qui pourra l'amener à se détruire.
C'est donc, si on se pose deux seconde pour y penser, au système lui-même de veiller à ce que ces infiltrations n'aient pas à être motivées.
Et pour autant que cette loi est incontournable, elle est interprétable au profit de ceux qui agissent mal et bien, volontairement ou non.

Ainsi les dictatures sont folles de joie en entendant ce genre de discours, et l'interprètent en se disant « chouette, c'est ça qu'on va faire » « on va rendre notre position de puissant indéfendable comme une forteresse » et « on va induire en erreur tous ceux qui voudront nous éjecter de cette posture de confort ».
Là où en réalité, ce qui marche le mieux, c'est « chouette, tout système étant confronté à la vérité qu'il dégage, il suffira simplement de toujours veiller à ce qu'il produise un effet de justice ».

C'est ainsi qu'il est prévisible que si un gouvernement mondial de nature conservateur apparaît, il sera orné, décoré, promu, enjolivé de préceptes antinomiques avec sa vraie nature, de sorte même qu'il arrive à se convaincre lui-même de la propagande qui sert son assise.

Et en ce faisant, il ne s'agira que d'induire les idées formatrices d'une plus puissante révolution. On dira « ils ont raison, ils ont parfaitement raison sur toute la ligne », « à part que pour ce faire, on n'a pas besoin d'eux ».

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Post-scriptum, il n'y en a pas un qui voudrait s'occuper de fabriquer des cigarettes ne contenant pas 180 sortes de solvants industriels SVP ?

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081203 5 min

Souvenez-vous

A 4 heures du matin on pouvait entendre le tintamarre d'une joyeuse fanfare préparer l'esprit à recevoir un slogan publicitaire pour un fromage de chèvre.

La vie de la ville était rythmée par des heures de pointe où tous les véhicules pensants se donnaient rendez-vous dans des concerts de klaxons.
On a du mal a prendre la mesure quand notre condition se noie dans les routines quotidiennes et répétitives, de la hauteur de la boue dont on devrait se dépêtre.