050127 13 min

societé artificielle

societal.org

"souvenons-nous de ce qu'écrit Nicolas Hulot dans " Le syndrome du Titanic " (Chez Calman-Levy ISBN 2-7021-3418-1): " Des milliardaires qui occupent les suites de luxe jusquaux immigrants entassés en fond de cale, tous sont embarqués dans le même voyage et pour le même naufrage. Et pourtant, alors que liceberg approche et que le bateau devrait dévier de son cap, lorchestre continue de jouer, les passagers de se distraire, et léquipage de passer de groupe en groupe afin de rassurer tout le monde "

== ah oui j'adore cet être humain-là. moi je crois plutôt à un syndrome de soumission aveugle, c'est à dire que les passagers se doutent de quelque chose, mais ignorent leur propre coeur, qui est une voix ténue et assourdie par le bruit envirronnant. Dans l'élan social, il faut donner l'impression d'être maître de la situation et comme ça n'est pas le cas effectivement cette impression est obtenue en élaguant toutes les informations non utilisables directement. Comme ça il n'est plus question de syndrome mais de psychopathologie....

JP-Petit a rajouté à cette métaphore qu'ils auraient pu utiliser ce temps pour couper les planchers et faire des radeaux...
j'ai presque envie de dire qu'il aurait peut-être fallu prévoir le bon nombre de bateaux de sauvetage.... On les a enlevés car ça faisait moche, et finalement ce fut bien plus moche encore de ne pas les laisser.

*

Jay W. Forrester créera un langage pour fabriquer facilement sur ordinateur
des simulations de modèles de rétroaction : le langage DYNAMO (dynamic
models)

== j'entrevois ce qu'on pourrait faire avec n'importe quel ordi et les outils "open source" qui sont très performants.
Rien qu'avec Flash, logiciel très bête, il est possible de créer ces "boucles" c'est à dire d'inclure une variable non encore calculée dans une opération, que cette même opération produit pour utiliser dans le calcul. (je ne parle pas des boucles "for" ou "while" qui sont des routines non rétroactives quoi que imbriquables). C'est avec ça que j'ai trouvé l'algorithme de Phi, (ouvrant une fenêtre sur un esppir de logique artificielle) mais je suis sans doute pas le seul.
Je m'interroge depuis un certain temps sur les calculs qu'on pourrait faire tourner. Moi mon problème c'est "quoi faire tourner".
C'est ici alors qu'intervient le fait de repenser tout, d'ailleurs c'est à peu près le conseil avisé que AJH m'a un jour donné...

Je ne veux pas savoir quelles variables économiques sont erronées dans le modèle Meadows, puisque les variables sont justement entrées manuellement dans le processus, ce qui cause la réactualisation. Dans mon esprit le calcul est logique si on retrouve les variables initiales après le calcul. Dès lors je confonds (exprès) variables et constantes. Mais justement je pars de là, la constante, c'est la variable qu'il faut obtenir.
Parce que cette variable, sert au calcul. On part de la capacité, et on obtient la même chose, ce qui est une constante est une variable.
Si j'ai une boite de sardine au départ, je peux vivre un jour de plus, et trouver de quoi acheter 2 boites de sardines pour le lendemain. Entre les deux, est le processus, et dans le cas présent il a fonctionné, donc est logique. Si le lendemain j'ai consommé ma boite de sardine et que je l'ai digérée en sirotant sur un hamac, ou si j'ai dû la vendre, je n'ai pas pu manger, le lendemain je n'ai plus les conditions pour démarrer une activité, donc le calcul est illogique car on ne retrouve pas la variable initiale.

Si je prends comme variables, a,b,c,d,e,f, (variables principales) ab,ac,ad ; ba, bc, bd,... (sous-variables) etc...
avec a=alimentation nécessaire pour une personne pour 1 jour (les sous-variables d'ajustement sont les variations selon les ages de la vie par exemple, ce sont elles qui produisent la variable "a"),
déjà avec cela j'invente la théorie que l'alimentation est fonction de l'âge. ce qui déjà n'est pas très scientifique, présupposé. Ensuite, je converti ces variables en valeurs, de sorte qu'elles soient comparables aux autres, par commodité j'utilise l'argent. dès lors est le deuxième problème : est-il licite de superposer deux valeurs identiques, une pour l'alimentation et une autre pour l'éducation par exemple, de sorte qu'une soit plus prioritaire que l'autre ? On peux bien affecter des coeficients mais on nage déjà dans la solution à un mauvais problème.

L'existence d'un modèle de société artificielle me semble conjoint à une société humaine évoluée ; une simulation de la société permet d'envisager ses futurs développements avec rigueur et science, plutôt qu'avec des slogans publicitaires, des concours publics du candidat le plus propre sur lui - les élections- et du réconfort psychologique comme c'est le cas actuellement - pour ne pas dire branlette mentale à l'echelle mondiale, positionnement dans des camps, etc...
Le plus terrible est l'assimilation de la mentalité auto-satisfaite dans les couches sociales privilégiées et incultes, l'attachement à l'injustice licite comme chose normale, de la même manière que la chine "vole" l'energie de production des autres pays en ayant décidé de travailler dur pour racheter le monde, en toute légalité et avec fierté d'avoir enfin compris la règle du jeu capitaliste, tout en copiant un modèle économique surtout irrationnel et occidentalement étroit d'esprit.

Alors, on aperçoit combien les couvertures sont courtes, ce qui est finalement le principal problème. La richesse n'est pas créee avec assez de force, "la croissance" ne possède pas du tout les effets désirés au début de son invention, puisque les richesses bloquent dans les mains de collectionneurs d'argent et de puissance, ce qui est un passe-temps comme un autre mais un peu criminel quand même.

Mais même si cet argent-puissance était distribué équitablement, est-ce que le système serait viable pour autant ? Est-ce que les défauts du système ne cachent pas qu'en réalité le système lui-même est perfectible, c'est à dire inadapté à la vie humaine ? Est-ce qu'il ne reste pas oppressant et injuste justement pour faire croire que si ce n'était pas le cas, ce serait un bon système ? En bref peut-on tout réduire à l'argent? (n'est-il pas hallucinant d'évaluer les dégats d'une catastrophe naturelle en milliards de dollars ? d'ailleurs cette mode a prit fin avec le tsunami d'Asie, cette fois, la décence l'a emporté - ce qui n'exclut pas un petit principe de "oops ça il ne faut pas le dire" d'agir encore mais bon c'est une autre paranoïa euh histoire).

Dans un modèle de développement, tant qu'à faire, autant partir de l'idée selon laquelle certaines choses sont obligatoires.
Je ne parle plus de faire un modèle de mesure et de prédiction de l'état actuel des choses, qui a pour but d'ouvrir les yeux... sur ce qu'il va y avoir après ; je parle d'un modèle qui commence par déclarer comme variables initiales les besoins vitaux, pour ensuite créer le meilleur calcul pour que ces variables soient produites, en fonction des facteurs existants déjà.
De là, ça change tout, puisqu'on part du principe que les humains doivent manger obligatoirement tous les jours, ce qui peut paraître tellement original que très vite vous aurez envie de critiquer cette idée comme étant irrationnelle.... (humour noir).
sans faire exprès ça implique que cette distribution soit organisée. Mais bon dans mon esprit il faut commencer pas déclarer quelles sont les ressources utiles pour cette distribution, et ensuite vérouiller cela comme une activité inévitable. Car ensuite sur ces flux ce greffent les autres distributions.

Et ce n'est pas fini, il faut que chacun puisse habiter, s'habiller, se soigner, s'éduquer, s'informer. C'est quand même étonnant avec tout le travail qu'il y a à faire, que l'économie mondiale soit un tel échec. Les humains sont en train de se dire "si on veut que le Système fonctionne, il faudrait éliminer la moitié des humains".
Voilà ce qui arrive quand on est à peine capable de faire jongler plus de deux concepts dans le même cerveau.

Dans les faits, la Terre peut nourrir et loger convenablement 40 milliards d'individus, et faire que tout le monde vive heureux...
mais si on "économise" par exemple en créant des terres de production industrielles (ça s'appelle les cultures à haut rendement, dont le but est de ne pas permettre à la nature de produire 10% de matière non consommable directement, en la stérilisant sans faire exprès avec des OGM et toutes sortes d'acides, engrais, insecticides)...
si on fait les choses avec un champs de vision étroit, réduit à l'intérêt limitrophe, on crée du malheur autour. Là aussi on peut voir la stupidité de la technique, plutôt que de mettre deux fermiers au travail, on en garde qu'un, (l'autre crève avec sa famille de bouseux, on s'en branle) on lui serre la vis pour qu'il soit sur les dents et donc très dynamique, et cerise sur le gâteau, il devient dépendant des insecticides qui doivent être de plus en plus puissants et donc de plus en plus chers...

Je ne parle que de ce que je connais, cad très peu, mais ce que je sais, c'est que la vie humaine sur Terre commence par l'habitat et la nourriture. Ensuite, seulement, les Droits de l'Homme deviennent la priorité. Si la première strate ne possède pas de logique de fonctionnement, la seconde n'est plus qu'une vaste sensation à peine prise en compte.

Est-ce injuste de nourrir et de loger tout le monde décemment ? Désolé pour cette question mais parfois paraît injuste qu'un pauvre puisse toucher des allocations pour survivre alors qu'il glande toute la journée et profite du bon temps...
Vivre sur terre se mérite, sinon on crève... rien que là il y a un problème.
Peut-être que l'évolution de la société tend du moins vers le plus viable, mais là on est dans une politique humaine entropique, la destruction est sous-jacente, puisque le futur est "à gagner".

Certaines fois ceci est dit de façon glorieuse, mais en réalité c'est très triste et débile, inutile.
Si le futur était gagné, planifié, si je me disais que j'ai 5 ans devant moi pour étudier paisiblement un domaine scientifique, dans 10 ans j'en sortirai des résultats probants. Au lieu de ça, ça va être 10 ans à livrer des pizzas et à se faire insulter sans pouvoir répondre pour supporter les maladies mentales des petits chefs dictateurs refoulés, persuadés d'agir bien...
Au mieux je travaillerai avec des gens omnibulés par leur posture et avec de la chance ils me verront comme un des leurs.

Et finalement on s'aperçoit que ce qui rend ceci ainsi, ce sont précisément les dysfonctionnements dont nous prenons conscience peu à peu. Qu'à chaque action sont refoulées des conséquences qui ensuite viennent perturber ou stopper le déroulement.
Que finalement, on ne peut rien faire de bien sans prendre en compte tous les tenants et les aboutissants... ainsi est la justice.
Et enfin, que ce qu'on ne prenait pas en compte au début se révèle toujours finalement.

Bref, que toute l'activité humaine ne cesse de faire remonter au conscient ses propres fonctionnements ;
songez par exemple qu'aujourd'hui encore dans une entreprise on préfère stresser les employés dans le but imbécile d'en tirer le meilleur, là on crée des erreurs, là où la précipitation rime avec perte de temps, là où l'économie de moyens rime avec des frais plus élevés (à cause des réductions sur les quantités), et ainsi de suite... on a toujours les effets inverses de ceux désirés.

C'est uniquement dû au fait que les choses désirées sont calibrées sur le fonctionnement culturel (qui se copie lui-même sans analyse), mais jamais sincèrement pensées, en sachant que cette sincérité produit une énergie mentale propre à mieux esquiver les erreurs grossières.
La situation actuelle de ce monde est catastrophique.
Même au niveau mental, bon nombre en vient à souhaiter que tout pète. Au moins en état de guerre les humains sont plus humains... etc...

soudain je pense aussi combien le rapport Meadows fait abstraction des marchés noirs.. sans oser dire publiquement que je soupçonne les plus internationales entreprises de noyer le poisson de l'argent de la drogue dans leurs flux financiers hotdogiens, je sais déjà comment le papa de W. Bush a eu l'excellente idée d'optimiser les bateaux pétroliers pour y transporter le précieux pavot. Finalement, elle représente un CA de 300MD/an, contre 250 pour le pétrole.
Finalement, les fermiers font pousser de préférence le pavot qui ne demande pas d'entretien, ramassé par des enfants, et qui rapporte bien plus que des bétraves don la culture moderne fait qu'au bout de trois ans il faut laisser la terre 10 ans en jachères.

De la même manière on osait pas prévoir que Nike choisirait de fixer des tarifs au millième de dollar près auprès des fournisseurs chinois, des enfants esclavés car c'est moins cher et donc c'est mieux (et pourquoi pas quelques uns en cadeau?), dans le but d'empêcher toute vélléité à créer sa propre marque de chaussure. Nike est également présent sur le marché noir, ainsi le même produit est vendu 100 fois moins cher mais c'est toujours ça de pas donné aux autres, donc c'est mieux. Ainsi les prix de marché noir justifient les que prix de fabrication soient serrés, tout se tient, c'est un excellent business qui mériterait presque un prix honorifique...

Qui aurait pu prévoir que les somme dépensées par ces firmes allaient être dirigées dans des camps qui leur profitent, la publicité et la politique, étant donné que les mentalités doivent être inclinées pour qu'ensuite les législations favorables puissent permettre ce qui est à la limite, ou dépasse le cap de la morale ? Ou du moins ce qui arrange les affaires, car il n'y a que ça qui compte pour le comptable.

Qui aurait pu prévoir que l'industrie militaire allait tellement prendre d'importance que l'alliance américano-chinoise allait finalement devenir propriétaire des brevets des machines à coudre, ayant ainsi la main-mise sur tout le textile mondial...
Qui aurait osé croire que des activités illogiques allaient pouvoir émerger pour assouvir des besoins pressants de gagner de l'argent vite.
Qui aurait pensé que les humains allaient avoir l'incongruité de stériliser ses propres terres pour augmenter son sentiment de puissance et ainsi rassurer les actionnaires ?
etc etc...

pour prévoir ça il aurait fallu être complètement tordu de la tête.
et si c'était un ordi qui l'avait dit, on l'aurait mit à la corbeille-bin-trash

*

j'espère qu'il y aura deux ou trois personnes pour réagir sur ce site perso et designé de façon incommode et antipublicitaire, car je cherche à fabriquer un modèle de société théorique viable, et ensuite l'appliquer à une entreprise pour que ça démontre sa viabilité, que ça se reproduise aux autres "sociétés", et que finalement ça réorganise La société.


L'intérêt pour une société n'est pas tant de prévoir, que d'approfondir les tenants et aboutissants, dont usuellement on croit que ce n'est pas notre problème, sauf qu'à un moment ça le devient nécessairement.

On sait déjà que tout est interdépendance, alors pourquoi ne pas envisager un système social qui tient compte de ce principe dans son fondement ?
On a tous besoin de tout le reste, il n'y a pas de surprise si un humain achète de la nourriture, la gloire des commerçants qui friment avec leur CA est une folie hallucinée.

Leurs pratiques commerciales ont pourtant cet objectif d'autosatisfaction d'avoir garanti sa propre survie, quitte à faire diminuer celles des fournisseurs et des clients, car dans le principe de base on s'en branle de leur vie.

Or c'est un peu bête car ces mêmes humains vivants seraient bien contents de dépenser plus, normalement.
Des fois mon incompréhension de ce monde me plonge dans la confusion.....