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vers la 3ième guerre mondiale ?

{::export from newsnet in present by newsnet date: 17/07/06}Je ne peux m'empêcher de me dire que des raisons obscures sont derrière tout ça, et je crois qu'elles sont de deux natures :
- stratégiques
- psychosociales
Distinctement, l'une est la couche profonde de l'autre, sans que ce ne soit contradictoire, c'est à dire qu'elles se renchérissent mutuellement.

- Raisons stratégiques :
Le but est de ne laisser aucun air à toute reconstitution d'une nation selon des principes antilibéraux, c'est à dire non protectionnistes.
Tous les pays riches semble trouver leur compte dans ce qui motive le protectionnisme. Si des guerres sont déclenchées, c'est bon pour le business, et ce qui est bon pour le business, est bon pour la politique et le pouvoir.
(http://w4lk.net/dev/article1795.html from counterpunch.org
& w4lk.net from waronwant.org

Donc pour obliger ce protectionnisme et empêcher le genre du mutation qui s'est mise en terre en Amérique du Sud, il s'agit d'imposer des raisons profondes aux citoyens de se sentir en permanence en danger. C'est ce que les historiens appelleront la culture de la peur.
Cela prend son ancrage dans plusieurs décennies de libéralisme et d'acquisition de techniques de manipulation des foules. Ça répond à cet élan de plus d'un siècle, un élan qui se brise comme une vague sur un littoral de "Droits de l'Homme".
Ce mouvement dépasse allègrement la capacité déductive de ses acteurs, qui sont plongés dans "une atmosphère" et apportent des réponses automatiques et déterministes (et prévisibles). De là en résulte le fait que les médias choisissent de façon aussi criminelle les mots pour relater des guerres de façon partiale et minimaliste.

- Raisons psychosociales :
le Sionisme révèle précisément les déterminants inconscients de ce que c'est d'essayer de se forger une identité nationale, y compris la souffrance et le prix à payer pour cela.
(...)
la conséquence de la honte devant la passivité ressentie par les juifs face à leur oppresseur nazi s'est traduite par un durcissement et une militarisation de leur identité qui est en fait explicable en terme d'histoire juive. Sur ce point, certains de mes critiques devraient revisiter le concept freudien de sur détermination, parce que c'est parfaitement possible d'avoir à la fois une raison concrète pour quelque chose et en même temps d'autres raisons moins tangibles.

Mais cette rigidification d'identité que l'état justifie en relation avec une telle histoire, fait en sorte que chaque catastrophe qui arrive à Israël devient une confirmation de la façon dont il se perçoit. Cela conduit à une fortification de l'âme. Cet empiètement pénible entre le besoin de se sentir en sécurité comme nation et le besoin de croire en soi, prend la forme d'une répétition du traumatisme. *
(...)
Israël est actuellement la quatrième puissance militaire dans le monde. C'est une puissance nucléaire. Elle n'est pas en danger. La peur qu'Israël soit détruit est sans fondement. Mais cela ne veut pas dire que cela ne soit pas réel. La peur est réelle et c'est compréhensible. On se trouve sur un terrain difficile : on doit dire les deux choses en même temps. Mais, comme je l'ai dit auparavant, quand la peur devient une identité qui se justifie par la violence, mais qui ne peut se percevoir comme violence, quelque chose s'est terriblement fourvoyé.
(...)
(http://w4lk.net/dev/article2236-1.html from planetenonviolence.org
& w4lk.net

*note : cela s'appelle un rejouement...

Les raisons des USA d'envahir l'Irak et d'attaquer l'Iran et la Korée du Nord sont elles aussi "messianiques" on va dire : guerre au terrorisme, auto-positionnement dans "l'axe du bien", cela par anticipation à toute éventuelle critique, comme dans toute psychopathologie.

En voyant les pauvres palestiniens et les innocents libanais se faire exterminer brutalement et soudainement, appelés "terroristes" qui-plus-est, alors le monde devrait s'apercevoir soudainement que depuis le 911, toute cette histoire de "terroristes" n'était que du mensonge, une stratégie "dictatoriale" dans le sens de "diction" (dictionnoriale?).
En effet l'arme de tout tortionnaire est avant tout la parole, et pourtant les gens ont du mal à gober cela, pensant qu'un tortionnaire est quelqu'un qui tord les articulations de sa victime. Eh bien cela est encore plus vrai au niveau langagier.

Mais admettre tout cela semble si difficile que les états européens préfèrent se plier au discours officiel dicté par les attaquants eux-mêmes ;
Ils sont incapables de s'en défendre ou de les réfuter alors que la méthode pour cela est simple : il suffit de les inverser.
Exemple : "Israël a le droit de se défendre" devient =>"Israël n'a pas le droit d'attaquer".
Ou : l'enlèvement de Shalit était une provocation" => l'enlèvement de Shalit répondait à une provocation".
Ainsi de suite, c'est un très bon exercice.
Dans l'avenir il ne manquera pas d'autres exemples à prêter à ce petit jeu très révélateur.

En tout état de cause il semble y avoir une brume opaque autour du jugement y compris du conseil de sécurité.
De là on se demande si c'est voulu sciemment ou une dégénérescence mentale. Un peu des deux comme j'essaye de l'expliquer. La deuxième piste ne peut être éludée sinon la première reste incompréhensible.

Ce rejouement de l'histoire qui n'est pas sans rappeler la manière dont commence toute guerre mondiale. Si avec le recul de l'histoire on peut se demander comment "ils" se sont fait avoir, eh bien la question n'est pas résolue, et ce rejouement le fait revivre.
La configuration fait que les alliances se sont allumées selon le principe de l'embrasement.
Mais cette fois, se terminera-t-elle avec la première explosion thermonucléaire ?
Les chances d'y arriver sont de 50% selon moi.

Nous sommes à la croisée des chemins soit la crise s'enlise et finie par un cessez le feu réciproque débouchant sur une véritable négociation afin de libérer des trois soldats soit elle s'étend à la Syrie et par la suite à l'Iran avec des conséquences incalculables...

A chaque fois qu'on était à deux-doigts de la paix, en Palestine où un accord était déjà entendu, et au Liban où la ligne bleue avait été respectée et la paix revenue, avec son lot de touristes, à chaque fois ça a été le repère pour une nouvelle étincelle.
A propos de l'Iran je note aussi qu'actuellement elle est sur le point de s'entendre avec la Russie et les Etats-Unis.

La France a envoyé son super-navire pour récupérer les libanais fuyant leur pays nouvellement en guerre. Ils vont débarquer en territoire de guerre. Que se passe-t-il s'il se prennent une bombe Israélienne, ou si des soldats français meurent ?
En tout cas j'ai bien noté leur jeune âge, certains, ont 18 ans...

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