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Toute solution proposée ne peut pas non plus décemment être mise en oeuvre dans la réalité sans un minimum de méthode et de précautions.

Il n'est pas concevable qu'un mécanicien se fie à des ouï-dires pour s'engager le démontage d'un moteur et le remplacement de pièces.

Ou qu'un informaticien commence en effaçant des fonctions vitales en espérant les remplacer par des autres qu'il estime de meilleur qualité.

L'usage veut qu'on procède de cette manière :
Autour des fonction existantes on crée des fonctions prototypes, qui une fois matures prennent progressivement le relais des anciennes fonction, ne laissant plus à ces dernières que la charge des cas de plus en plus rares.

Ensuite un jour, quand on se rend compte que cette fonction n'a plus d'usage et qu'elle est trop lourde, on la dégage.

On ne peut pas appliquer une transformation dans un système sans avoir suivi cette méthode indépassable, ou alors ce serait de l'inconséquence, or en politique de l'inconséquence, dépend la vie des gens.

Ainsi il conviendra, dans la troisième phase, après l'analyse des défauts du système et l'élaboration de solutions, de procéder à une mise en place sous forme de prototype.

D'instinct cette méthode a déjà été adoptée quand procédait à une législation locale dans des zones dites « pilotes ».

De la même manière, tout en faisant appel à l'imagination et l'instinct de création du genre humain, on devrait confier des zones systémiques pilotes aux organisations qui en feraient la demande.

La différence notable est que ces zones n'ont aucune raison d'être géographiques, seulement d'ordre politique. Ainsi on laisserait la liberté à qui-veut de s'inclure lui-même au sein d'un système social pilote, et d'en accepter les règles et les avantages, et bien sûr d'en changer comme bon lui semble, le délestant de ses droits et obligations liées à son état.

- Notons : dans la population il y a les actifs et les inactifs, en général on s'en fout des inactifs car ils sont à charge des autres qui eux, n'ont qu'à se débrouiller.
De même il y a les industries rentables et celles qui sont coûteuses (éducation, santé) et ce malgré les tentatives de les rendre rentables, comme si tout pouvait l'être (quand on parle de système en faillite il faut aussi voir ça).
Ou bien qu'il s'agisse de coûter le moins cher possible uniquement dans le but qu'une infime minorité gagne le plus possible, ça aussi ça aurait été sympathique qu'on s'en inquiète.

On doit passer d'un système sans freins où on néglige les légers inconvénients à peine perçus selon lesquels la moitié des gens et des industries ne sont pas rentables et où le millionième seulement de la population peut vivre décemment, au point que pour eux la loi civile n'a pas même court, ou au point que le plus grand nombre de crimes commis rime avec la plus grande puissance revendiquée, à un système avec des freins, une régulation, un contrôle, qui eux-mêmes sont les apparats d'un moteur très puissant. (parce que le contrôle et la régulation, ça ils savent faire, mais le moteur étant ce qu'il est, ça ne sert à rien évidemment).

- Ce que je propose, en m'adressant à l'écho de la montagne qui me répond sans réfléchir :

Pourquoi je propose le système de prix rétro-évaluables, qui devra se conditionner progressivement aux algorithmes issus d'une politique scientifique.

Cela signifie que le prix des biens et service sera conditionné par l'ensemble du système, et réévalués à posteriori, sans que cela n'affecte en quoi que ce soit la fluidité des mouvements, dont on attend beaucoup d'informations.

Le calcul est simple, en connaissant la masse d'argent en circulation, l'ensemble des biens en circulation et leur qualité générique affectée de coefficients évalués empiriquement il est possible de leur affecter un prix automatique en temps-réel.

Certainement que les objets seront affectés d'un numéro d'identification laissant comprendre une classification de sa qualité « vitale » ou secondaire, et des limites de sa fluctuation de prix.

Les achats ne seraient pas permis par une somme préexistante mais au contraire seraient simplement comptabilisés et ensuite seulement, compensés par une charge négative issue d'une évaluation professionnelle, sans que jamais ne soit reproché à l'individu la somme positive ou négative de son compte : puisque c'est au système de gérer cette répartition selon le calcul qu'il aura jugé le meilleur.

Si le système produit des comptes tous déficitaires, eh bien :
1)ça n'empêchera pas les gens de manger ;
2)le système possède ainsi l'information nécessaire à sa réévaluation.

Disons que la chose qui a le plus de valeur est de savoir sans que cela ne soit dénaturé quels sont les besoins et les achats effectifs de chacun.

- Le prix de tout bien et service devra être considéré à but non lucratif de sorte que la seule et unique entreprise géante qui en soit le bénéficiaire soit l'humanité elle-même.

En effet, dans une entreprise les services ne se facturent pas les uns les autres, tout est géré d'en haut, de sorte que la cantine soit au moindre coût, que le matériel nécessaire pour le travail soit disponible instantanément, et qu'il n'y ait aucun frein à la production.
Dans ce sens rien n'est à inventer, seulement à reporter à un système global.

De cette manière, vu que toutes les transactions ont pour intérêt principal de connaître avec précision le prix coûtant de chaque bien et service, c'est uniquement en fin de chaîne, tout en haut du système, que sera procédé au résultat bénéficiaire ou non de l'ensemble de la machine.

Si le système est perdant, cela voudra dire que son efficacité est négative, et s'il est gagnant alors on pourra procéder à une meilleure répartition des richesses, en compensant les comptes bancaires négatifs des particuliers, automatiquement et instantanément.

Toute vente ainsi dénuée de comptabilité locale, confiera au système informatique global le soin de tenir les comptes et de répondre aux principes désirés et acceptés de rentabilité.

- L'argent de valorisation post-éditable, qu'est-ce que ça peut vouloir dire ?
Je sais ça donne l'impression d'être une perte de temps mais non, c'est seulement qu'il faudrait cent ans de propagande pour que ce message soit correctement entendu, ce qui ça par contre, est une perte de temps.

Quand un produit coûte et qu'il contamine, il faudrait que le coût des réparations et lésions soit inclus a posteriori dans son coût, qui est à la charge de l'ensemble du système. Ainsi l'industrie fautive perd de la rentabilité subitement comme en bourse mais pas sans raison, à cause d'un mal causé, forcément involontairement.

Ça veut dire que quand une autoroute productive achemine les aliments d'une usine vers le consommateur, l'autoroute ne se termine pas ici mais inclus également forcément le traitement des déchets engendrés. N'est-il pas injuste sinon, ou « une bonne affaire » pour ceux-là de vendre des paquets de céréales et de confier aux bons du chaos global de s'occuper du traitement de leurs déchets ? Les industriels argumentent en général ainsi : « s'ils en veulent pas ils n'ont qu'à pas l'acheter », ce qui est vraiment un comble de l'ignominie. Ce sont eux qui imposent des emballages polluants sans se soucier de rien et qui font gonfler le prix de leurs produits par de la publicité.
Normalement ces coûts, longs à calculer, devraient être imputés au prix de ces marchandises directement.

Une autre question résolue grâce à l'argent post-éditable est celle de la capacité à investir qui est automatiquement répercutée sur les prix déjà effectués par le passé, de sorte que la fabrication d'une usine soit évaluée au coût unique du temps de travail humain et de sa matière première (béton et métal), ce qui à vue de nez place le prix d'une maison à dix mille euros, comptabilisés ainsi pour « le système », qui paye tout, et qui répercute les coûts d'une façon soigneusement paramétrée (et discutée, d'où le nom de « politique algorithmique).

De même les aliments normalement ne devraient pas coûter le prix qu'on les paye actuellement en Europe mais bien cent fois moins.
Dans un système à prix post-éditable, ce qu'ils coûtent est sans aucune importance, puisque ce qui compte est qu'ils soient achetés, et donc acheminés, et donc produits.
Une fois en connaissance de tous les éléments entrés en ligne de compte pour la réalisation de cet achat, alors seulement le prix de l'aliment est élaboré, et logiciellement répercuté.

- De même c'est « le système » qui finance les biens et services publics si il est capable d'évaluer le bénéfice occasionné par cet investissement humain. D'habitude les comptables estiment que c'est une pure perte de soigner et d'éduquer, et c'est vrai dans un système prévu pas pour tout le monde, mais dans un système prévu pour tout le monde au contraire on est capables d'observer un gain de productivité ou d'efficience, et de lui affecter des coefficients qui font sa valeur, qui normalement devrait être estimée comme « très haute ».

Guérir une personne d'une maladie, c'est avant tout s'éviter les frais engendrés par la non guérison de cette maladie.
Eduquer un humain pour qu'il s'épanouisse, c'est diminuer la charge de travail à répartir sur tous les autres.
Le problème posé ici est celui de la comparaison entre les coûts théoriques et les coûts réels, afin d'estimer ce à quoi on aura échappé.

Cela doit ouvrir tout un chapitre de la construction d'un nouveau système.
C'est très important car dans une bulle d'abondance comme c'est prévu que ce soit, peut se perdre la notion de valeur, et ce qui peut éviter cela ne peut être qu'une double comptabilité, capable de comparer les coûts théoriques et les coûts réellement obtenus au final, afin de faire la comparaison.

Si on avait un tel outil aujourd'hui, sans doute serait-on affolés par la perte de rendement et le coût exorbitant et insupportable de l'étendue de la famine dans le monde, qui sont pourtant le fruit d'une « économie » voulue la plus serrée possible.

Véritablement, si il s'agit de tracer et créer une nouvelle voie, et de comparer s'il est plus avantageux ou non de s'y engouffrer, dans l'esprit de pouvoir faire des choix rationnels, alors peut-être même que c'est ce principe-là qui dit devenir fondateur de toute l'architecture de la société.

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