081109 6 min

principes fonctionnels

L'élection de Barack Obama (tous les articles commencent comme ça en ce moment) a suscité une joie nerveuse, que l'histoire juge déjà irrationnelle.
Mais pour autant que cette joie était irrationnelle, ce n'était pas une non-joie, ni une non-joie qu'il aurait fallu éduquer par davantage de savoir.

J'aime explorer les tréfonds subconscients qui amènent à la réalité de la joie.
En premier, si on sait tous très bien que ce qui mène le monde à l'apocalypse est d'une nature biblique tellement c'est énorme, pour autant ce n'est pas inéluctable. Il ne s'agit que du chemin normal du temps, dans le cas où les humains se laissent faire par les événements et les routines qu'ils ont eux-même mis en route.

Il ne s'agit finalement que du principe élémentaire de l'autodestruction de tout système injuste, une promesse faite par la nature qui tend à faire valoir ses droits, c'est à dire, à faire valoir les Droits de l'Homme comme étant des condition vitales, et pas simplement de l'ordre du confort ou de l'avantage. La concordance entre la réalité du monde et les droits de l'homme est en faits parlant de la santé du système et de sa promesse d'autodestruction.
Sans Droits de l'homme, le monde ne peut plus rester réel.

On sait aussi que si l'apocalypse génocidaire a lieu, il n'en sortira que des bonnes leçons, mais surtout il faut savoir que si on applique dès à présent ces bonnes leçons, à ce moment-là on pourra parler d'une bonne économie en ayant déjoué l'inévitable.
Ceci doit être considéré comme un test qu'il faut réussir, et sinon le monde rétrogradra afin de repousser à plus tard le devoir de le réussir.

Donc au moins on sait déjà que le système actuel appartient au passé, et que le seul choix qui reste est de savoir si on tente le tout pour le tout en insistant avec des croyances stupides qui font ce système injuste, ou si on le stoppe volontairement.

Si les civilisations antérieures se sont faites rattrapées par leur temps, et dépassées par lui, c'est en raison de leur non possibilité de choisir dans le cadre de la liberté qu'ils s'étaient eux-mêmes fixée, contraints à un déterminisme fatal, où leur disparition était promise et à laquelle ils ont été obligés de céder, car c'est une loi dont les civilisations futures tireraient leur enseignement.

Aussi, la grande joie suscitée par cette élection, se fondait sur plusieurs victoires gagnées :
une première contre le racisme physico-épidermique (sachant qu'ils reste plein d'autres sortes de motifs de discrimination irrationnelle comme la richesse, la culture, l'appartenance sociale, divers degrés de conformisme non fonctionnel, l'intelligence qui ne doit pas être trop élevée, etc etc...) ; et sachant de quoi la société américaine essayait de se sortir.
et une autre sur l'administration délurée et hors-la-loi dite « de Bush », qui a accéléré l'avènement de l'apocalypse meurtrier, pour la raison qu'ils espéraient ainsi forcer la réapparition du Messie, afin de satisfaire leur égo et de s'extasier comme devant un spectacle. Autant dire combien la maladie mentale était directrice du destin du monde.

Sans aller jusque là, même en le disant plus patiemment, ce qu'ils ont fait est quand même d'accélérer l'autodestruction du système, et de diminuer la liberté de réaction face à un déluge d'injustices. Si on devait passer au tribunal toutes les injustices commises on en aurait pour plusieurs centaines d'années de procédure.

Je pense plutôt que la raison de la joie nerveuse suite à l'élection d'Obama réside dans l'idée presque indiscernable que l'humanité possède en vérité un moyen d'agir sur le cours du destin du monde. Peut-être même que cette liasse populaire n'était que symbolique de la victoire qu'elle se doit encore d'obtenir.

Que si McCain avait gagné, sur toute la terre nous n'aurions plus eu qu'à nous résoudre à vivre sous une sombre dictature qui aurait trop pris d'assurance en elle, et d'attendre leur disparition en se terrant sous terre.

Mais là, soudain, les cœurs s'ouvrent, comme par hasard les critiques de Bush commencent à avoir le droit de paraître en presse, soudain des spécialistes anti-dictature sortent de l'ombre et retrouvent leur droit légitime de s'exprimer sans craindre pour leur vie.

Ce qui se passe est très profond, car soudain on a le sentiment prouvé scientifiquement que si les gens s'unissent vraiment du plus fort qu'ils le peuvent, le pourcentage de votants pour Obama passe de 49 à 51%.

Mais l'idée a à peine été effleurée, et ce qui menace à présent est la nouvelle perte de foi en le pouvoir de l'union du peuple face à une administration, quelle qu'elle soit.
Car évidement ce n'est pas d'une administration que viendra la capacité du monde à surmonter ses propres contradiction, (sans que le monde n'ai aucun effort à faire) au contraire ce sont ces administrations qu'il faudra vaincre, puisqu'elles imposent des règles d'autodestruction, de façon déterministe, rigide et forcenée, et avec la conviction de bien faire qui plus est, et surtout sans aucune méthode scientifique, seulement de vagues instincts décorés de slogans étudiés pour être digestes dans le feu de l'instant.

Le chemin qui reste à accomplir serait comme s'il fallait que 99% des votants soient pour Obama, car en vérité ceux qui votaient pour l'autre, sont carrément dangereux.

C'est à dire que ce qu'il faut atteindre se nomme l'entendement collectif, la conviction d'ordre scientifique d'avoir localisé le mal du monde afin de le résoudre, sans manquer bien sûr d'en saisir toute la profondeur philosophique et spirituelle.

Ce qu'il faut c'est avoir une pleine conscience de notre capacité et une pleine maîtrise de celle-ci, à influer sur le destin du monde, afin de choisir vraiment librement et consciemment, si oui ou non on désir mourir de faim, et amputer les générations futures de la biosphère qui est la leur.

Mais avant de pouvoir présenter cette question de façon aussi claire, qui justifie le terme de « 99% », il faudra poursuivre la voie ouverte par cette victoire, non pas en soutenant les actions promises d'avance d'Obama à être insuffisantes voire entropiques, mais en recommençant encore et encore ce genre de victoire, dont la principale propriété est d'enlever toute crédibilité aux arguments que nous sortent toute l'année les dirigeants de ce monde, et en ayant pour but principal d'instituer les Droits de l'Homme en tant que principes fonctionnels pour une société humaine.

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