031223 8 min

airlogic

Parfois, à l'instar de pans entiers de la civilisation, on se perd dans les lymbes de l'explication ; avec l'horrible coutume de tout croire constitué de vrai et de faux.

Pour tout dire les contradictions apparentes ne sont pas effrayantes, et pour aller plus loin je dirai que je n'ai pas l'instinct de vérifier si des données chiffrées, par exemple, sont crédibles.

Ce qui est dit par l'évolution, c'est qu'une découverte met toujours du temps à se propager dans la population. Naguère, un acquis technologique, par exemple, se propageait dans la population au fil des ans. Peu à peu avec l'information, s'est créée une conscience "à plus large géographie" ; puis enfin avec la télévision nous expérimentons depuis quelques temps l'actualité en direct, c'est à dire que toute la terre est tenue informée simultanément des mêmes faits.

Entre l'avènement de la capacité à diffuser "en direct" et l'étendue de cette capacité à son potentiel actuel, a nécessité beaucoup d'années d'évolution. Alors que c'était possible, les événements n'ont pas toujours été relatés "en direct". Aujourd'hui c'est de moins en moins le cas, car les sujets sous l'effet de ce 'protocole' sont de moins en moins nombreux.

Cependant une découverte scientifique telle que la réflexologie, je prend cet exemple qui me tient à coeur, se déroule sur une durée étendue de temps, et donc n'est pas "signalable" en tant que découverte, publiée aux yeux des terriens télé-informés, sauf dans le cas d'un engouement d'origine inconnu, pour des sujets très vite recursifs, constituant une mode qu'on épuise assez vite, pour ensuite l'oublier.

Et non seulement cette "découverte" ne sera pas mentionnée comme telle, mais aussi sa "digestion" par les esprits sera elle aussi très très longue... comme à l'époque où l'information circulait grace aux pigeons voyageurs.

En effet ce qui est enseigné par une science, possède de quoi reconditionner le comportement humain (désolé pour ce jeu de concepts avec la reflexologie !).

L'exemple du bébé qui se touche les génitales, et dont il faut détourner l'attention plutôt que la concentrer sur ce qu'il fait, est loin d'etre déraisonnable. Le réflex de la tape sur la main est l'objet, lui aussi, provient d'un conditionnement psychologique. En plus d'être nuisible il est ingéré et est reproduit.

En terme général, je suis outré du comportement débile des gens avec les enfants, qui prennent des voix spéciales, ont des comportements irrationnels, mentent éffrontément...

Lorsqu'on se figure les implications humaines d'une telle "découverte", on se rend compte jusqu'à quel point "bon sens" rime avec "psychologie" (faire preuve de)

Il est vrai que nous avons un tout petit peu progressé depuis la rédaction de ces considérations (on va dire) exo-analytiques. Le recul Oummite donne un aplomb d'une grande efficacité dans l'explication de la réfléxologie, comme dans beaucoup de sujets, c'est toujours très enrichissant.

Les choses paraissent toujours évidentes quand on a la solution, mais malgré cela, un coup d'oeil sur notre société périclitante montre à quel point chacun est désarmé, non pas ignorant ou bête, mais mal instruit, embrigadé dans leur société sans réelle conscience que "ce que la société fait d'eux" n'est pas "tout" ce qu'ils sont. Par contre il est doux de constater que le changement intervient grâce à la Raison, et l'Humanisme, l'intelligence pure, l'ouverture sont des notions qui se propagent de la même manière, grace aux réflex "qu'on se conditionne". Ce sont des voies que les gens ont envie de suivre, mais leur raison les en empêche parfois (jusqu'à un certain seuil de tolérance).

Dans ce sens je perçois l'inconscient de certaines lois, comme l'éducation des automobilistes, comme un prémisse d'apprentissage collectif au reconditionnement.

Ce dont notre monde a besoin c'est d'un modèle humain, j'ai envie de dire un homme-boudin représentant le "genre Humain", et sur lequel on appliquerait des tests virtuellement, pour se demander si cette transformation de son milieu lui conviendrait. "Ah lala, si tout était si simple ...."

Le concept seul, à de quoi faire froid dans le dos à notre civilisation, qui en est toujours à se demander si Dieu existe, sans s'interroger encore sur les mots utilisés, et sans douter une seule seconde de la solidité de ce sur quoi s'appuient leurs fondements spirituels.

On peut comprendre que la découverte de la réflexologie, ait pu avoir quelque chose d'assez effrayante pour que l'attention se détourne dès qu'on commence à expliquer comment le cerveau est "programmable".

Admettre à la fois qu'on a mal bénéficié de cette connaissance, et que cela doive reconditionner tout notre comportement, (avec les enfants mais aussi en terme général dans un dialogue, un échange, un travail...) qu'il faut l'admettre, l'utiliser, et la contrebalancer par la "croyance", qui serait gratuite comme on prete de la valeur à l'argent, à l'Ame, ... c'était beaucoup demander.

Sans avoir besoin d'en connaitre davantage sur la réflexologie que ce qui est savamment expliqué, avant même de poursuivre cette recherche, déjà, la seule première étape est grandement significative.

Une chose qui existe, est valable depuis toujours, vient s'opposer une ignorance, avec laquelle on vivait très bien, aussi depuis toujours.

Notre civilisation a la facheuse habitude de s'imaginer les gens du passé beaucoup plus bêtes que nous, et cette psychose pousse meme à réactualiser chaque année comme un dernier modèle, reléguant l'ancien à une époque révolue. Malgré ce manque de recul sur sa propre histoire, et son arrogance envers des gens dont le mode de vie nous parait impossible, par cycles certaines histoires du passé reviennent habiter, ce qu'on ne peut que dénommer "la conscience collective".

On ne peut feindre d'ignorer que les hommes du passé ont commis, non méchamment ou volontairement, des actes qui, avec notre recul nous paraissent proprement inadaptés, à la fois à ce qu'il fallait faire, et à la fois à ce qu'ils voulaient faire. Il en va ainsi de la médecine, de l'éducation, ne serait-ce même que la franchise avec laquelle on parle des choses, ou les sujets évoqués ou éludés, ne sont pas les mêmes selon les époques. Pour nous, agir comme les gens du passé est agir en débile mentale ; et cela possède un fondement.

Et l'évolution tend à rationaliser les fondements de la raison d'agir.

Il est clair que vus de notre époque les dictateurs sont surtout de grands malades mentaux, non pas seulement par la simple observation de leurs acts, mais parce qu'on perçoit de quelle manière de tels comportements seraient traités aujourd'hui, comment l'entourage aurait réagit, et la voix d'accès à une thérapie.

Le recul de l'histoire ne permet que très mal de se mettre à la place des hommes du passé. Par contre dans l'observation des faits on discerne aisément les grandes erreurs. Mais comment cette vision influence-t-elle notre présent ? Puisque de toute façon la situation n'est plus la même, qu'on ne se sent pas concerné par le passé, puisqu'on est persuadé qu'on aurait agit en connaissance de ce qu'on sait aujourd'hui, ce qui fausse consciemment l'analyse.

Une psychologie sociale d'une époque différente, ou d'une civilisation différente, permet de cibler ces erreurs, et d'agir sur le présent, non sans un certain effroi, parfois.

Nous n'avons jamais déterminé ce qu'était une erreur, et rares sont les faits historiques qui nous relatent des erreurs. Quand les choses arrivent, elles se passent ainsi et c'est le continu de l'histoire qui prend cette tangente, et puis s'éloigne de la conscience la possibilité de ce qui serait advenu, s'il en avait été autrement.

En même temps, de plus en plus avec l'age venant, j'équilibre les bienfaits et les méfaits de l'histoire. A ce titre, les pires des crimes sont-ils justifiés si par le futur cela interdit à jamais ce qui a fait naitre cette haine, c'est à dire holistiquement ce qui en est à l'origine.

Cela dit : les erreurs du passé ne font jamais que dégénerer, et tout ce qu'apporte le temps, ce sont des outils pour la Réparer. Et le temps, pendant ce temps, démultiplie les effets entropiques. Ce qui n'est pas réparé empire. Il aparait à notre Liberté, d'agir, ou de laisser faire la Nature.

En même temps, il apparait clairement que, quels que soient les choix, les plus mauvais ou les meilleurs, les êtres humain chercheront toujours à en extraire la sève de vie, si menue et pauvre soit-elle.

Et si les bénéfices consistaient à agir pour le mieux, non pas en mesure de ce que la civilisation demande, mais en mesure de ce dont l'Ame est capable : générosité, compassion, partage, précaution, ... intelligence(?) Si on demande de toujours agir pour le mieux, l'on vous retorquera que c'est déjà le cas depuis toujours (malgré les doutes moraux refoulés) et que donc il n'y a rien à changer.

Toute la question de la diminution du temps de réaction dans une civilisation, se rapporte à cette interrogation.

En partant des actions des hommes, puis (holistiquement) à ce qui en est à leur origine (la psychologie par exemple), se rejoignent en un temps 0 des considérations encores holistiques, c'est à dire reliée à l'Âme, à la Vie, la Nature, et peut etre même la lumière dans laquelle baigne de tout ceci.

Ce ne serait alors pas tout que chacun agisse en symbiose (ce qui suppose/explique une organisation sociale constituant un seul réseau), cela ne serait que le commencement d'une capacité à prévoir, anticiper les erreurs, plutôt que de se laisser bercer par les aléas de l'histoire.