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Pychodrames et arguments venteux

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C'est uniquement en programmant les cortex préfrontaux (permet de "peindre" la "réalité" qui est cru observée) des auditeurs, que les dictateurs obtiennent d'eux l'engouement dont ils ont besoin, afin de mettre en oeuvre (rendre opérationnel) leur délire paranoïaque.

Pour ce faire il suffit de prononcer des mots qui frappent et cette violence est admise car non analysée chez auditeurs, pire, elle est attendue comme une drogue, faisant de leur maîtres les stimulateurs dont ils ont à présent un besoin physiologique.

En effet ces stimulations neuronales, ces drogues, sont des explications toutes faites qui permettent de raccourcir le processus intellectif et ainsi de rendre confortable l'usage de son propre cerveau. Cela confère une grande confiance en soi.

Serviles, et peu entraînés, les sbires deviennent ainsi faciles à malaxer et à manipuler, car ils sont de bons récepteurs qui ne posent jamais de question difficiles.

Dans l'autre sens, une autre manière de reconnaître, détecter et définir un terrorisme, le tortionnaire dresse une prérogative non dite qui est présente à travers chacun de ses mots, qui est non dite mais qu'on peut définir facilement : le contredire enclenche sa colère.

Une autre "systématique" est celle de l'éberluation (le fait d'être éberlué) qui fait du terroriste psychologique assouvissant une machine à toujours "détecter" la même chose, à toutes les occasions, ce qui rejoint l'appellation de "paranoïde".

Le fait du voir du terrorisme partout et de le dénoncer, est une méthode "préemptive" (ce mot est d'une importance capitale car il a un fondement neurologique et un effet de manipulation mentale qui permet de justifier le fondement neurologique) de se débarrasser catégoriquement - par avance - de toute accusation allant dans ce sens mais retournée contre le terroriste.

Mais revenons au plus important (tout cela est déjà primordial) qui est, tout à l'origine, comment les mots peuvent remplacer des explications, afin de soumettre un auditoire à une opinion qui aura en fin de compte été fabriquée dans un cerveau pathologiquement déficient (et donc incapable en vérité de commettre les déductions que son discours laisse supposer qu'il aura brillamment faites).

Prenons un cas concret, cette phrase qui justifie qu'un conseil de sécurité se place du côté d'un tortionnaire (Israël) en justifiant le droit de faire la guerre (c'est à dire tuer des innocents) pour des raisons futiles et déprimantes.

Comment on en arrive là, c'est la question qu'on se pose après, quand la dévastation est consommée.
Mais je propose qu'on le fasse avant, là aussi, de façon préemptive, c'est à dire en prenant à notre compte les méthodes "du mal" (le mal est la psychopathologie), mais en essayant de ne pas se faire avoir par la facilité, ou "le sens commun".

En effet c'est en faisant appel à un soit-disant "bon sens", qui félicite l'opération cérébrale d'acceptation et d'assouvissement de ses sbires, que le tortionnaire moral récompense le fait d'être d'accord avec sa folie dégénérative.

Mais tout ce que je veux dire par cet article tient en une idée d'une extrême simplicité, mais pour l'expliquer il faut absolument faire le travail qui consiste à l'expliciter.

En effet, dès qu'une politicien ouvre sa bouche, il omet de faire la démonstration de ce qu'il avance, en confiant ce travail au "bon sens", c'est à dire à une autoroute tracée par l'élan des mots qu'il aura choisi - choix sur lequel personne n'ose revenir - à moins de le tuer, ce qui ne résoudrait rien.
Il fera croire, par la même, en sa supériorité dans le domaine de la capacité à choisir les mots qui conviennent. En fait, à tracer des autoroutes pour faciliter l'asservissement de ses sbires à ses théories pathogènes.

Je suis vraiment effrayé de voir qu'il suffit de proclamer, du haut de son costard à 7000 dollars, une seule phrase pour qu'elle enclenche avec elle tout un monde de vérités et que, plus effrayant encore, personne n'ose remettre en cause cette proclamation officielle, qui est adjointe à un pouvoir et à une force contre laquelle on a l'impression de ne rien pouvoir...

Effrayé qu'il suffise de dire "ils ont le droit de se défendre" pour qu'un coup d'un seul, comme si c'était la parole divine, cela soit répercuté sans la moindre analyse dans les médias du monde entier, et ainsi distribué aux gens, qui écoutent ça d'une oreille distraite, en se disant "ah bin ouais c'est vrai, Zidane aussi il s'est bien défendu alors".

Le discours du pragmatisme - mot qui ces temps-ci, comme tous les mots dangereux pour une dictature, a tendance a être tourné de façon négative comme une chose qui est "mal" - consisterait à analyser le pourquoi de ce qui fait dire, afin que si cela devait être re-dit, cela serait le fruit d'une démonstration viable et donc, cela corroborerait la déclaration, ou bien au contraire, la démonterait, en la reformulant de façon plus juste.
C'est à ce niveau que doit opérer "la justice", et non, en envoyant des militaire "la faire".

Je suis accablé, de voir les chaînes de TV, les quelques seules à avoir le droit d'émettre sur une bande de fréquence qui pourrait en recevoir plus de 100, et sur une bande numérique qui pourrait en recevoir des centaines de milliers, une seule voix, celle des tortionnaires.

Sur Arte, le journal du soir ne manque jamais de parler de l'actu du jour, celle qui n'est pas dans les "en bref", mais juste avant... celle sur Israël. En fait, c'est l'actu d'Israël.
Imaginez qu'on soit en 1940, eh bien Arte proposerait tous les soir des images provenant des bureaux du chancelier allemand Hitler, avec des interviews de se sbires, qui déclarent "on a bien le droit de se défendre contre ces agressions honteuses, qui sont une insulte à toute notre humanité qui elle, au moins, est très digne"...

Et ensuite comme pour changer de conversation devant ce qui est admit comme une évidence, "en bref, le reste de l'actualité", c'est à dire les choses moins importantes.

Outré, je reste devant ma télé avec les épaules baissées, en cherchant un signe de bonne nouvelle pour mon camp très restreint de résistants, c'est à dire de gens qui n'arrivent pas à admettre pour acquises les déclarations faciles qui font appel au "bon sens", et qui sont une manipulation flagrante ; pire : une cécité mentale criminelle.

***

Comme si l'histoire n'avait pas déjà eu lieu, comme si on ne s'était pas déjà rendu compte que les choses allaient tourner de plus en plus mal, comme si on ne savait pas que ce qu'on admet un jour, n'est que la base des réflexions suivantes, je vois les télés et les journaux faire le travail de propagande des terroristes, qui accusent à tout-va le moindre arabe d'être un terroriste en puissance.

Quand une bombe explose, personne ne se demande ni pourquoi cela est-il advenu, ni comment on pourrait faire pour le comprendre afin que ça n'ait plus lieu encore, afin que "Plus jamais ça".
Non, au contraire, on répand la frustration et le mensonge, et on stimule les envies de crime, on répand la peur et la crainte d'autrui, afin de gagner la maximum de sbires et donc de "pouvoir" et donc de "raison" (par accumulation de bons sens).

Cela est une technique, et pour arriver à ce résultat prévisible scientifiquement, et éprouvé par des décennies de "business", ils sont prêts, je le dis en vérité, à poser eux-mêmes ces bombes. La plus grande honnêteté de leur part, consiste à utiliser un fait réel (un elèvement, traduit par "kidnapping"), comme un prétexte suffisant pour justifier une FUREUR que les militaires avaient hâte d'asséner.

Le crime le plus ignoble commit pas Israël, les USA, et leurs sbires de l'Europe indécise, n'est pas tant de d'acquiescer, de "comprendre" les attaques-surprises d'Israël, contre la Palestine, le Liban qui était en paix, et bientôt comme par hasard l'Iran, avec qui les Etats-Unis sont à deux-doigts de parvenir à un entendement - notez qu'à chaque fois qu'on est à deux-doigts d'un entendement, une guerre éclate subitement, comme par hasard - non le crime dont nous, résistants intellectuels et insoumis aux explications faciles nous pouvons les accuser, c'est d'avoir adjoint la folie et l'envie incessante de destruction à la définition de ce qu'est "un être humain".

Au niveau le plus élémentaire, celui du sens des mots qu'on emploie, c'est un crime contre l'Humanité.

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