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L'Empirisme n'est pas la Logique

Tout système créé découle d'une réflexion modelée dans le monde des idées grâce au cerveau puissant de l'humain. Cela est d'ailleurs étonnant car la nature prise comme système, le cosmos, la vie, qui sont des systèmes qui fonctionnent pour on ne sait pas quoi, eux aussi devraient répondre à cette règle.
On peut facilement se dire que plus la puissance de la réflexion initiale est élevée, plus le système sera parfait, sous-entendant que l'ultime perfection d'un système comme la nature ou la vie, sont des créations de la fonction Dieu, qui dispose librement d'une énergie infinie.

Mais si une fois le système créé toute sa vie est déterminée par l'impulsion de sa pensée initiale, alors ce système est promit d'être l'objet d'une dégradation qui le conduira à se terminer.

Souvent ce qui se passe chez les humains est que les systèmes qu'ils créent, ils les appliquent partout et ne se sentent jamais assez intelligents pour les repenser, les adapter, les régénérer en allant à nouveau puiser dans le monde des idées, et même au contraire de cela, se fabriquent des dogmes, des certitudes et des règles qu'ils s'interdisent de franchir, jusqu'à se trouver dans l'obligation d'observer ce que je viens de dire, que tout système non vivant meure.

De là on peut observer que le système vivant, la nature, la vie, doivent certainement être les objets d'une refondation à un moment ou à un autre, de sorte qu'au contraire d'un système né parfait et périclitant, la nature est un système né simpliste et s'améliorant.

La refondation de la nature a lieu de temps en temps et constamment simultanément, des système de contention perpétuels viennent suggérer les modifications structurelles qui annihileront l'intérêt des précédents systèmes de contention.

- Le système social humain est un peu des deux, objets de l'humain, il se regénère par des systèmes de contention, ce que je nomme l'empirisme, et par moment il lui devient nécessaire de cristalliser structurellement et subitement la leçon de toutes ses contentions.

Mais l'humain est aussi un être psycho-rigide qui confie aux générations futures le soin d'observer l'absurdité et à la fois l'intérêt de leur psychorigidité, sans laquelle les leçons ne pourraient être tirées.

Mais quand arrive un moment de révolution, cela est précédé naturellement par la perte de psychorigidité, et la perte de respect pour les psychorigides. (1)

Une des questions qu'on peut en effet se poser est, devant des êtres comme Bush et d'autres de la même espèce : quelle folie peut bien prendre les humains de prendre au sérieux les délires de ce gens sur l'unique autel de leur autorité hiérarchique, au sommet d'une société où tout fout le camp ?

Outre passer son temps à critiquer l'aberration et l'insulte à l'intelligence que ces gens représentent à longueur d'années, pourquoi ne pas en dire autant de tout ceux qui acceptent sans discuter de les croire ou de les prendre au sérieux, alors que visiblement le fondement de leur pensée est à peine du niveau de ce qu'on trouve dans n'importe quel bar tard le soir ?

- C'est tout à fait normal et naturel de devoir apporter des corrections (des sous-systèmes de contention) à un système dont on sait qu'il n'a pas bénéficié d'une intelligence infinie au moment de sa conception, pour le moins qu'on puisse en dire.

On peut aussi croire que cet éternel besoin de contentions fait partie intégrante et suffisante de l'évolution du système, et que sans avoir à réfléchir ou à penser, à tout devoir prendre en conscience pour le remodeler, sans avoir à faire cet effort d'une trop grande responsabilité et aux conséquences rapidement fatales à la moindre erreur, on peut se contenter de corriger au jour-le-jour les inconvenances et les insuffisances d'un système. Cela, est l'empirisme. Et ce qui se passe c'est que souvent les gens confondent l'empirisme progressif et réparti avec la profonde mutation qui requiert beaucoup de puissance de la refondation, de sorte que les systèmes de contention leur suffisent pour dire que le système « progresse ».

Mais ce n'est pas le cas.
Ce que ces gens qui s'auto-proclament « rationnels » en raison de ce qu'ils sont capables de concevoir des systèmes de contention, ne font pas du tout progresser le système, car lui n'est jamais modifié, on lui pose seulement des béquilles, qui elles-me^mes en nécessitent d'autres, et qui donc augmente exponentiellement..
Il ne leur apparaît même pas stupide que le système de contention soit épouvantablement plus complexe, alors que le système sur lequel ils travaillent et fondent toute leur pensée, est extrêmement simpliste.

- Ce qui se passe en vérité est que tout système est chevelu. Tout système possède des antennes et des sorties, des choses qui dépassent et qui serviront à la germination de ses extensions.
Si par exemple je crée la fonction convert_text() qui a pour but de convertir un texte, du format html vers le format 01L (ce qui s'appelle un transducteur, qui existe également dans le cerveau à bien des niveaux), si cette fonction est trop simple alors de façon empirique, aussitôt que j'en verrai, je rajouterai des systèmes de contentions qui iront filtrer les données de sortie pour les convertir au format attendu par la fonction originelle. Alors finalement ma fonction devait s'appeler « pré-convert_text ()», car quand elle renvoie son résultat celui-ci doit encore passer par un autre filtre. Ou alors je mets tout ce paquet dans une classe de fonctions et c'est ça qu'on peut nommer « convert_text », mais alors, son poids en terme de quantité de ressources processeur est assez conséquent.

Toute la philosophie de l'économie devrait être la prévoyance, c'est à dire l'investissement en énergie humaine intellectuelle permet la meilleure économie en énergie-temps par la suite, de sorte que le rapport est favorable, ou on peut dire bénéficiaire.
Souvent quand on pense un système, notre idée est insuffisante et il faudrait vraiment aimer la galère et le fait de ramer, de revenir, de revérifier, de devoir fouiller dans une touffe inextricable de données pour ne pas investir la moitié de cette énergie et (dix fois sa joie) par avance dans la conception du système.

Mais surtout ce qui se passe, est que le développement de cette fonction ne pourra jamais se contenter de simples améliorations à partir de la ponte initiale. Il faut toujours se dire que ce qu'on a sous les les yeux n'est que symbolique de ce que ça devrait être. C'est très difficile de s'extraire des lignes de code qu'on connaît et de devoir les recommencer, et les penser à nouveau. Je veux dire par là que si on s'obstine sur une portion du code qui pose un problème, étant donné qu'on a testé et découvert que le problème venait « de là », eh bien pour autant on devrait pouvoir nommer « folie » le fait de s'obstiner sur cette portion de code. Normalement même en mode « empirique », on est obligés de se rendre compte qu'on arrive à une situation où on a plus que deux choix, un qui fait ce qu'on veut avec des gros défauts inacceptables, et un qui est insuffisant mais pour lequel on possède déjà toute une somme de systèmes de contention déjà créés, lourds et désagréables.

A ce stade on ne se dit pas du tout qu'on va devoir recréer tout un système de contention pour corriger les erreurs du nouveau système, c'est stupide, à ce stade on « sait », on sent bien qu'il suffit d'encore un peu d'effort pour débloquer la voie, et obtenir un système qui produira de façon générique une solution mécaniquement parfaite.
Ce qu'il faut c'est « être dedans », c'est le sentir, le vivre, le vouloir pour l'obtenir.
En général ça vient au moment où on allait se coucher.

Et à partir de là on remarque que certains des subsystèmes avaient déjà préfiguré la solution qui sera porteuse d'espoir, bref qu'elle était sous nos yeux mais qu'on ne la voyait pas.
A l'intérieur du système c'était facile d'inclure une fonction récursive, qui avait elle-même posé des problèmes de conception, mais voilà que si on applique sa récursivité à tout le système lui-même (ce qui dessine dans la tête un symbole en forme de « arobase » - que je connais bien pour avoir créé l'algorithme de Phi), c'est à dire si le système est capable de s'inclure lui-même, sans se planter et en étant logique, alors on constate que sans rien n'avoir à modifier sur le point d'incertitude qu'on avait détecté, mais en changeant « autre chose » dans le système, spécialement sa structure, alors soudain tout se débloque !

Ensuite il en découle de brèves mais jolies adaptations externes au système de façon à ce qu'il soit correctement connecté avec ses manettes, c'est à dire de ses cheveux, et c'est ça qui me faisait dire que tout système est chevelu, car c'est en voyant la structure de ses données de sortie qu'on peut entrevoir sa structure interne.

Et c'est pour ça aussi que l'empirisme n'est pas suffisant pour prétendre à être logique, la logique nécessite qu'on ait été capable de refondre la structure d'un système pour être capables d'aboutir, dans la plus faible de ses possibilités à la plus parfaite des réponses, et exactement là où arriverait l'ancien système s'il avait été soutenu par une infinité de contentions.
C'est à dire au-delà ce ce qui était imaginable.

Je suis sûr que même sans rien comprendre à ces supports d'exemples la plupart des gens sauront parfaitement dans leur âme de quoi il retourne !
Ah c'est beau la révolution !

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Ce qui renvoie à :

(1) « car soudain les esprits sont ouverts, et la mémoire s'imprègne facilement » , futur conscient w41k.info

(2) à propos de ce qui est préalable à la création des lois : les lois du système w41k.info

(3) confusions élémentaires, intelligence des procédures et structure des systèmes : Théorie des structures w41k.info