081011 2 articles 7 min

1000 euros par mois pour tous

A cause du manque d'étude, d'organisation et de prévoyance des peuples, le moment de la révolte légitime risque de n'être accompagné d'aucune contre-proposition à l'écriture du système tel qu'il aura été érigé par les plus grands profiteurs de l'histoire. A part bien sûr la traditionnelle volonté de leur couper des têtes.

N'ayant plus le temps de se plonger dans une somme de lecture qui nécessiterait au moins plusieurs années d'étude à une centaines de scientifiques et philosophes extrêmement bien organisés, car c'est ce qu'il faudrait si on voulait bien faire les choses, on est obligés de réduire ce temps et cette quantité de travail en se tournant vers ceux qui savent.

Et c'est bien ce qui est voulu, apparemment, si cela ouvre la voie aux usurpateurs.
D'ici, sans vouloir me lancer dans des suppositions trop hasardeuses, il m'est possible d'estimer que l'anticapitalisme va devenir immédiatement l'ennemi numéro un du système établi. Et pour cette raison, il est à craindre que le plan se déroule de la manière suivante, en trois phases :
1 – Promouvoir fortement l'anticapitalisme et les professions de foi théâtrales des mêmes dirigeants qui plongèrent le monde dans le chaos ;
2 – Imposer par la force de la vigueur de nouvelles lois, règles et institutions ayant pour objectif de provoquer des désastres beaucoup plus profonds que tout ce qu'on s'imagine ;
3 – Finir par prouver l'inanité de l'anticapitalisme et prôner le retour salvateur de « la main du marché ».

Normalement cette procédure ne devrait pas n'avoir aucune résonance historique, et même on pourrait se dire « tiens, déjà vu ».

A l'heure actuelle ce qui est le plus à craindre est je pense le détournement de l'anticapitalisme à des fins de ravages, en confiant à ces mêmes élites des pouvoirs extraordinaires de contrôle et de supervision, de vie et de mort sur tout ce qui leur semblera « bien » ou « mal ».

- C'est pourquoi je préconise à présent, avant les autres recommandations pour un système plus juste, selon une systémique qui a déjà été pensée puissamment – surtout pour ce qui est de sa capacité à être adaptative – la réduction ultime de ce à quoi tous les humains sont en droit légitime d'aspirer : une réclamation simplifiée et portable, facile à faire circuler, par opposition à la complexité que suppose l'instauration d'un système juste (qui je le redis est facile à faire quand même).

Une des phrases les plus lues en cette période est à peu près celle-ci : « On crée de l'argent pour pallier aux faillites en masse des banques, on nationalise leurs pertes, pourquoi ne pas directement sauver la vie de ceux qui meurent de faim, alors que ça nécessiterait bien moins d'argent de le faire ? »

Le but du système doit être de permettre à la vie d'avoir lieu. Quel qu'il soit, aussi stupide ou génial que possible, sont seul but est de permettre la vie des humains qui naissent innocents sur cette terre.

Souvent dans les conversations il apparaît que le principe de but non lucratif généralisé semble insuffisant, alors que ce n'est pas le cas si on le comprends assez bien, mais la réticence subconsciente vient du fait que « non lucratif » rime avec « sans moyens », alors qu'en réalité ça signifie plus simplement que tous les bénéfices sont centralisés et redistribués équitablement, ce qui exclu les salaires élevés, la bourse, bref toutes les pertes, et finalement cela place les peuples comme seuls et uniques patrons et bénéficiaires de toutes les sociétés faisant partie de ces coopératives, régionales, nationales ou internationales, de façon équitable, au travers de la recherche d'un niveau de vie moyen, qui supplantera l'actuelle « croissance ».

Le résultat obtenu par cette procédure serait possible à obtenir sûrement pas d'autres moyens, et à la limite peu importe, car finalement même aujourd'hui dans l'état actuel des choses ce résultat peut être obtenu et demandé :
- Que tous les comptes bancaires du monde soient renfloués tous les mois à hauteur de 1000 euros – étant entendu par là « de la somme qui permet à la vie d'avoir lieu ».

Bien qu'au début cela engendrerait une perte de repères, une inflation, les prix finiraient par se stabiliser et surtout par s'homogénéiser, ce qui est un des buts majeurs du changement de société en cours.
(Et bien que ça ne résoudrait pas tous les problèmes, ouvrant même la voie à un nouveau capitalisme forcené, où tout serait privatisable, du coup).

Voyez cet exemple ! Pour dissuader les peuples d'avoir l'idée qui consiste à créer une monnaie mondiale unique, on aura créé une monnaie européenne unique et commis une inflation magistrale, telle que moins de dix ans après les euros aient la même valeur que les francs de l'époque (soient 7 fois moins).
Ainsi « monnaie unique » aura rimé avec « énorme erreur » et ainsi le projet aura été dissuadé, alors pourtant qu'il existe un contexte favorable pour que cela soit institué, autant qu'il existe des contextes défavorables.

C'est à dire qu'outre la propagande médiatique, les professions de foi, maintenant y compris les procédures faussées ne sont pas fiables pour entrer dans une analyse pragmatique de ce qui peut sauver le monde de la folie instaurée par une infime minorité complètement démente et surpuissante.

Il est urgent de couper ce qui fait la puissance de ce qui nuit au développement humain, de laisser cette pauvre centaine de milliardaires s'entretuer entre eux cloîtrés dans une arène populaire, et de leur désobéir de façon intense et insistante.

En créant ex-nihilo un système juste au nez et à la barbe des institutions criminelles, le but est de convaincre leurs armées et leurs serviteurs hallucinés de venir rejoindre le camp de ceux qui veulent vivre en paix.

A la limite, si cette proposition était refusée, il suffirait de créer une banque populaire (une vraie je veux dire, l'autre c'est le nom de ma banque !) qui assurerait de fournir en monnaie courante et par jeu d'écriture à chacun de quoi vivre et manger, au minimum.

Le principal argument habituellement opposé à cette procédure est la paresse qui en découlerait, alors que justement, sous l'emprise de « la main du marché », il n'a jamais été possible d'assimiler des immigrés alors pourtant que « la main du marché » aurait dû le permettre naturellement, ou encore, le chômage a toujours été imposé dans le but de réduire les coûts de main-d'oeuvre au sein d'un système contradictoire avec le fait de robotiser, d'améliorer le rendement des travailleurs, alors enfin, que le chômage n'y a jamais été perçu comme l'atteinte aux droits élémentaires qu'elle constitue.

Dans un système juste, le rendement, la robotisation, et le fait de se désister d'une grande partie des activités inutiles promet des journées de travail d'à peine 4 heures par jours pour chacun, et ainsi plus de temps pour élaborer de meilleures fondations au système social humain, sans pour autant entrer en rivalité avec d'autres activités.

Adopter une nouvelle monnaie unique mondiale fait disparaître instantanément toutes les sommes d'argent perçues illégalement.

Renflouer les comptes bancaires de tout le monde à hauteur de 1000 euros tous les mois, laissant la liberté de gagner plus autrement, et soudain toute l'agitation actuelle, ainsi qu'une somme considérable de crimes se dissiperaient comme une mauvaise brume matinale.

- Le moins qu'on puisse faire est de sous-peser cette proposition et d'analyser par avance ses effets ; de peser "le pour et le contre", et si cela n'a jamais été proposé, est-ce pour une raison qui m'échappe ?

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081208 7 min

1500 euros par mois pour Tous, deuxième volet

Rien que ce titre semble grossier et met mal à l'aise.

Il faut dire que la mentalité de droite a connu une croissance dans la mesure où elle a pu devenir celle des travailleurs :
En premier dans les années 80 il s'est agit de critiquer systématiquement les administrations d'état pour la cruauté de leur technocratie, l'inhumain de leurs compétences trop segmentées, et l'injustice de leurs barèmes non algorithmiques qu'on cherchera toujours à contourner, alors qu'en réalité les entreprises en se perfectionnant héritent des mêmes caractéristiques qui sont dues aux systèmes complexes mal pensés.