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Bistrot d'octobre: il faut redéfinir l'inacceptable, qu'est-ce que cela veut dire ?

à propos de l'énergie noire : d'après ce que je sais il va falloir se méfier par avance, car les scientifiques, tous crâneurs qu'ils sont, ne font que croire qu'ils ont une bonne connaissance de la structure intime de l'univers...

Je vais essayer de renflouer un peu le débat proposé

« il faut redéfinir l’inacceptable »
Par exemple il y a des choses considérées comme inacceptables et qui peuvent ne pas l'être, et d'autres qui sont couramment acceptées et qui devraient être inacceptables.
Cette distinction n'est pas même pratique, car il s'agit le plus souvent de basculer entre plusieurs points de vues, ou d'en faire apparaître un là où ne le voyait pas utile d'apparaître.
Donc au fond il s'agit de la question de l'utilité de faire apparaître un autre point de vue.
Et donc, au départ il s'agit de sonder l'utilité de l'apparition de premier point de vue qu'on voudrait contrecarrer.

Il y a ces exemples : le fait de nommer « terroriste » des gens seulement reconnaissable par leur genre ethnique (qui portent une barbe noire...), comme le principe de « tolérance zéro », qui signifie du coup « intolérance », comme « la discrimination positive », et en général toutes les choses « mal » qualifiées de « positives » comme le colonialisme, etc...
A chaque fois que nous sommes ainsi heurtés, les mots manquent.

Ce qui est faussement qualifié d'inacceptable a pour intérêt d'éveiller la haine et la colère, mais à la base l'éveil de la révolte et de l'esprit critique (considéré comme auparavant absent) est un travail positif quand il s'agit, par exemple à l'époque de la seconde guerre mondiale (c'est toujours pratique de prendre des exemple qui donnent du recul), où il se serait agi de convaincre les « sans opinion » que le nazisme, c'est « mal ». « Oui mais pourquoi ? On est chez nous ? Et eux ils sont sales ! La science dit bien qu'il ne faut pas transporter de microbes, eux sont comme des microbes pour nous ! » Cela a été un travail difficile et finalement, qui n'a été fait qu'en utilisant les mêmes méthodes, qui consistent à éduquer les gens ainsi. Et finalement, le concept est toujours actif, car il n'a jamais été vraiment contrecarré par la raison, et c'est ainsi qu'apparaissent les « néo-nazi », ainsi nommés ceux qui comment leur phrase par « je ne suis pas raciste mais ».
Et finalement on a fait quoi, du bien ou du mal ? On a fait que déplacer le problème pour qu'il aille s'enfouir là où il ne serait pas rattrapé par l'analyse avant quelques temps. Comme un être qui fuit la lumière et veut se tapir dans l'ombre de l'inconscient.

Avec cet exemple, on observe comme « l'inacceptable » tente de se frayer un chemin dans la raison (par capillarité ou pression sociale).

Donc voilà, j'espère avoir pu faire entendre qu'il ne s'agit pas tant de « redéfinir », que de comprendre, c'est à dire de contextualiser au sein de principes mécaniques ce qui est raisonnable, donc utile, ou pas.
C'est donc difficile de dire « le racisme sert à cela ou cela », ce peut être une méthode de refoulement, une envie de propager le virus du refoulement, un besoin d'évacuer du stress (est-ce mal ou est-ce un bien à court terme qu'on doit nommer « mal » ?).

Ce qui peut vraiment servir dans cela est la leçon qu'on en tire.

Si dieu n’existe pas tout est permis!”

A propos de cette idée, pareil que précédemment il faut voir son utilité, qui semble être de se dégager d'une pression morale, que l'église a d'abord fait l'erreur d'ériger (captivée par cette autoritarisme).
C'est à dire que « faire le bien par crainte de Dieu » ne devrait jamais être suffisant, voyez à quel état d'esprit ça se rapporte. On peut aussi « faire le bien en attendant une récompense au paradis », mais là aussi, il s'agirait de faire de la bonté un acte vénal, ce qui est souvent proclamé par des philosophes qui disent qu'on ne Donne jamais « gratuitement ». Alors que précisément, l'acte de « faire le bien » doit se mesurer par ses conséquences, comparatives avec le fait de « ne pas le faire », une estimation du rapport entre la force engagée et le résultat obtenu, et observer l'aboutissement de son action comme étant la récompense qu'on en attendait.
Et pour cela, nul besoin d'être conscient de l'action créatrice de Dieu, c'est seulement après-coup qu'on peut se le dire.

Et justement, ce travail qui consiste à « faire le bien » ou en tous cas à pouvoir mesurer et s'entendre parler du bien qu'on a fait (il faut aussi que ce soit consensus), a finalement pour effet de consolider des réflexes qui ensuite deviennent préemptifs. C'est à dire que la dfférence entre « le héros » et le « non-héros » est que le premier a un réflex instantané de sauter à la rescousse de celui qui est en péril, ce qui peut jouer énormément sur le résultat final.
Ceci, est le corolaire de la note précédente sur « le mal qui se tapie dans l'ombre », car « le bien » lui aussi, doit être en arrière plan, devenu réflexe. C'est à dire que l'observation du mal éclaire sur la nature du bien. A cela, il est possible d'établir d'établir une connexion avec votre « énergie sombre », car en fait toute particule est équilibrée par son antiparticule, et même on peut se dire : tout monde est tenu en équilibre par son anti-monde.

le déterminisme de la loi de l’univers est aussi la liberté de la création

Pour ça je fais intervenir (dans ma tête) le concept e dimension, macroscopique
scopique (après qu'on me l'ai enseigné). Si il paraît impossible de savoir ce que vont donner l'action conjuguée de milliards de milliards d'atomes qui se meuvent librement, bah quand même à une échelle macroscopique on peut avoir des tendances très solides comme la pression, la température. Ainsi il convient de distinguer ce qui semble déterministe, les lois de Dieu ou de l'univers, les lois de la nature, qui sont inévitables, et la liberté individuelle et collective, dont une des émergence est la morale (qui donc est forcément locale). Pareil que précédemment, il faut sous-peser l'utilité de la morale, ce qu'elle sous-entend.
Par exemple il fut immoral de manger certains aliments ou de s'adonner à certaines pratiques, mais la science montre ensuite que ce ne fut, dans la culture, que des prémisses de la raison, si par exemple des maladies découlaient de certaines pratiques (sexuelles, alimentaires...), alors peu à peu ça a consolidé que cela était « mal ». Et ne sachant comment l'expliquer il ne restait que la force de « la morale », obtenue par la culture, et qui ne demande pas à être expliquée.
Par exemple si cela renforçait la résistance immunitaire de dormir souvent dehors, alors cela entrerait dans « les moeurs », là où; précédemment, (dans une société moins hygiénique) on considérait que seuls les « clochards » dormaient dehors, dans un monde où ils avaient plus de chance d'y attraper des maladies. Ainsi, la morale n'est que culturelle, c'est semi-macroscopique, mais aucunement le fait d'une loi incontournable de la nature.
C'est le manque de discernement qui est à l'origine des litiges sur les trois points que je viens de faire trifouiller par mon esprit !

8119newsnet - philosophie 081005