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Théorie des structures

J'ai toujours tendance à penser que les développements commis par la complexification ne sont que des choix par défaut, étant nommés ainsi les choix les plus simple, évidents, instinctifs, et que ces choix par défaut ne sont qu'une confusion symbolique de ce qui devrait vraiment être fait.

C'est à dire que la complexification d'un système engendre par nature une complexification de la méthode de son développement.

C'est ainsi que,
un) je définis « la solution par défaut » w41k.info
deux) la démocratie telle qu'on la connaît n'est que symbolique de ce qu'elle devrait être w41k.info ;

La topologie des système est un enseignement sur la nature organique de toute structuration. Cela implique la notion de souplesse structurelle, ce qui dans l'esprit cartésien est une ironie du sort, alors qu'en réalité c'est le fruit d'un logique seulement plus poussée.

Les occidentaux croient que « structure » rime avec certitude, rigueur figée, principes impossibles à démonter ou contourner » etc... Mais en réalité ce qui obtient ces caractères ne peut être que les lois des systèmes, qui sont le fruit de la logique, qui elle ne peut être contournée, et non pas ses enfants, c'est à dire les structurations elles-mêmes.

C'est pour cela que je parle de « confusion élémentaire » quand il s'agit de qualifier ce que sont les choix par défaut, les premiers et plus instinctifs, qui sont les élaborations et développements issus d'une complexification qui ne sait pas encore comment remettre en cause les fondements pourtant profitables dont ils sont issus.

Dans un stade antéquantique, c'est à dire en-deça de ce qui est quantifiable et qui forme une unité fonctionnelle, la contextualisation des lois à l'oeuvre ne mène à rien d'utilisable.
Cela, ce système, est rendu illogique de fait, et pousse la complexification à s'octroyer de nouveaux espaces afin de s'étendre jusqu'à ce qu'une intelligence dévouée veuille bien en reprendre les fondements.

Ainsi quand un système se développe les fondements de son développement doivent hériter par avance des enseignements issus du fonctionnement de leurs développements futurs.
(je doute que ces deux derniers paragraphes ne soient super clairement exprimés...)

- La question est : comment allier ensemble des unités fonctionnelles au sein d'un système complexe d'échanges ?
Si on a des villages qui fonctionnent de façon tribales, suffira-t-il de tribaliser l'ensemble de ces villages afin de conformer une société ?
Il est clair que non, mais pourtant dans l'ordre historique de la complexification, c'est par cette étape qu'il faut passer, où pendant tout un temps obscurantiste la société s'obstine à nommer un « chef de tribu », qui bien sûr possède une fonction de moins en moins visible.

Cette question est connectée au principe de pattern fractal.
Un pattern est un motif répétitif, et la fractalité fait que ce motif est interdimensionnel.

Il n'existe pas trente-six solutions pour faire que le motif répétitif soit exactement le même à toutes les échelles, chaque unité prise indépendamment, ne peut pas être libre de sa forme tant qu'on n'a pas testé ou visualisé ce que cela donnera à l'échelle du tissu ou du réseau de ces unités.

Cela suppose une structuration tellement parfaite qu'on peut la nommer cristalline, et c'est sans le savoir, symboliquement, ce but qui est poursuivi avec un esprit confus quand la société veut étendre à l'échelle humaine les principes qui sont ceux d'un village.

Pourtant dans la nature en observant un arbre, une fleur, une tige de bambou, tous ces végétaux sont comme similaires à un grain d'herbe, il ont en la même nature, ce sont des super-grains d'herbe ultra complexifiés. On peut voir le bois de l'arbre comme une subsctructure ayant pour but de faire émerger des herbes en hauteur par exemple.
Avec cette image il apparaît plus clair que la structuration dans la complexité n'est pas aussi cristalline que le dessin fractal qu'on s'en était fait, qu'il y a des astuces, sans pour autant que le principe de mise en abîme d'un principe rendu complexe n'ai été dépouillé de son sens.
C'est à dire que la fractalisation n'était que symbolique des lois invisibles à l'oeuvre.

(Et non pas des indications auxquelles il fallait se fier au pied de la lettre, contrairement à ce que croient extraordinairement benoîtement les tenants extrémistes des religions, qu'ils comprennent mal, et qu'il interprètent sciemment et directement « au pied de la lettre », c'est à dire sans utiliser leur esprit.)

- Bien qu'elles soient difficiles à exprimer j'adore ces questions car mon esprit a été formé par l'étude de la topologie des systèmes, ayant été confronté aux dures lois de la structuration de la complexité, étant obligé de pondre des logiciels qui fonctionnent pour des clients qui n'en attendaient pas moins, et ayant été oppressé par l'impossibilité de leur expliquer que ce n'était pas si facile, alors qu'ils croyaient que je ne faisais que me tourner les pouces, en demandant « mais comment pouvez-vous passez autant de temps à faire advenir une fonction aussi simple ? »
« N'avez-vous pas tendance à vous perdre dans les méandres de la complexité, à vous compliquer inutilement la vie ? »

Et la réponse est claire et simple, (si on ne me croit pas il suffit de tester avec un autre développeur), et peut s'exprimer en cette loi de l'ontologie des systèmes :
« Pour autant le système est complexe et performant, pour autant apparait le phénomène de commodité pour l'utilisateur ».

- Ce qui se passe dans l'écriture d'un système, c'est que tout n'est qu'un brouillon de ce qu'on devra ensuite formaliser de façon plus rationnelle.
L'écriture est un des phénomènes les plus littéraires et artistiques qui puissent être, car ici on est à une échelle antéquantique, c'est à dire que ce qui est écrit une fois l'est une fois pour toutes et à tout jamais.

Le système par sa nature, est rendu utilisable par ses paramétrages (que permettent l'écriture).
Au sein de la seule écriture, on a déjà toute une forêt de combinaisons de structurations, de la plus rigide à la plus souple, étant nommés :
la structuration la plus rigide : celle qui est relativiste et parfaitement réutilisable ;
la plus souple : celle qui se situe à la périphérie du développement, qui n'a pas besoin d'être plus développé, et pour laquelle on se contente d'écrire en dur dans le code ce qui ne sont que des paramètres, car à cet endroit du système, c'est le contraire, « Est plus commode de ne pas s'embêter ».

Maintenant si on revient à la structuration du système capitaliste, on constate que ce système est minuscule et très petit, très simple et confus, que quasiment tout est de l'ordre de cette loi qui dit « est plus commode de ne pas s'embêter à réfléchir à la complexification », et que, par corolaire, « moins le système est étudié est performant plus son utilisation est périlleuse et aléatoire ».

Ceci est très important :
Dans la partie certifiée par la logique (elle-même certifiée par la pratique), nous avons des noyaux durs qu'il n'est quasiment jamais besoin de réécrire, tandis qu'à la périphérie du système, nous avons des couches molles qui sont écrites de façon relativement souples, et sur lesquelles il faudra à l'avenir intervenir si on peut permettre au système d'obtenir de nouvelles capacités.

(Dans notre système social proto-historique, et proto-informatique, on considère comme couche dure ce qui n'est qu'un travail de singouin, qui ne permet aucune commodité.)

Ce qui se passe :
Quand on écrit un système on est bien obligés de commencer par le commencement, d'écrire de façon dure (et impitoyable) ce qui deviendra plus tard le noyau (dur mais relativiste et fonctionnel) un embryon de système.
On procède de cette manière car on est impatients de voir se réaliser quelque chose.
Quand cela se réalise, on ressent une vraie joie devant la beauté du système, mais on sait qu'on va devoir le réécrire en mieux ; et même illico presto.

On pourrait, par inexpérience de la topologie des système, se lancer d'ores et déjà dans les développements de ce premier agrégat de lois, mais bien vite on viendrait butter sur une énorme perte de rendement, étant obligés de répliquer un très grand nombre de fois des routines avec seulement à peine quelques variantes, et devenant à force incapables de s'y retrouver, et étant ainsi obligés de systématiquement réécrire en entier de nouvelles routines, étant donné que les autres sont trop spécifiques, ou que si on les utilise, on est forcés d'injecter une grande quantité de vérificateurs.

Cette voie de la complexification est tellement laborieuse que rien que le terme de « complexification » prend la tournure de ce qui est diabolique.
Ceci, est une complexification non méthodique, c'est à dire, une complexification d'une méthode non complexifiée.
On peut observer avec effroi, que le système ainsi créé est tout sauf un cristal.

- L'intelligence consiste à penser les choses et non à utiliser des procédures qui furent intelligentes à une autre époque.

Dès les premiers prémisses, et même avant ça, on était déjà en mesure de ce sire « oui mais notre écriture n'est que préliminaire, que symbolique du résultat qu'on veut obtenir ». On peut se dire « il y a forcément d'autres voies pour obtenir exactement le même résultat ».

De là, apparaît la notion paradigmatique de ce qu'une structure n'est en rien figée.
Cette loi viendra s'ajouter à toutes les autres de la topologie des système et ne pourra plus être oubliée. Et elle-même, profitera d'elle-même, c'est à dire que cette loi peut être comprise de différente manières.

« tout est relatif » disait Einstein ; les gens répètent cela avec grâce et force, en oubliant le sens « tout est relatif à quelque chose ».
Au départ il s'est dit « tiens, la masse est relative (à la vitesse), et puis ensuite « tiens, l'énergie est relative à la masse et à la vitesse », et enfin « tien, la vitesse c'est le temps que divise l'espace, or 1 l'espace est relatif, et même le temps est relatif » et enfin il conclu en s'exlamant « Eurêka ! Tout est relatif à tout ! ».

En d'autres termes, « tout se tient ».

Ceci, on pourra le poser encore plus profondément dans la définition d'un système, en nouvelle règle numéro 1 de la topologie des systèmes : « Tout système est une unité logique ».

On peut même donner une extension artistique à ce phénomène : « Tiens, tout se (retour au début de phrase). Pour dire « Tiens, tout est révélation, ! »

- De là, nous ne parlons de structure des systèmes qu'en terme de ce qu'un système doit posséder une nature adaptative et intelligente.
Voir La planète Terre peut-elle être accusée par la Grande Confédération d'être une source de pollution insupportable à l'échelle galactique sur un plan de fréquences qui nous est inconnu ? w41k.info
et les lois du système w41k.info

Dans ces exercices on se demande ce qui se passerait si on injectait une nouvelle contrainte au système social humain, qui est caractérisé par sa rigidité mentale inversement proportionnelle à son intelligence.

De là il apparaît logique que dans un monde où le principal de l'économie est basé sur le pétrole, le système se soit, par défaillance mais aussi par nature des lois inévitables de la topologie des systèmes, quand même adapté à cela. Il en résulte que :
un) sans le système, le pétrole ne peut plus être commercialisé ;
deux) sans le pétrole, le système n'est plus viable.

De là on obtient une bonne compréhension de la conjonction de facteurs qui amènent le crash du système naturellement adapté à la commercialisation du pétrole, au moment où il se tari et au moment où d'autres sources d'énergies voudraient apparaître, du coup c'est tout le système social humain qui est mis en branle et menacé de destruction, ce qui implique par des engrenages complexes, alliages entre la psychologie et la politique, le crime de masse.

La théorie disait « si on injecte une nouvelle source d'énergie gratuite, ce serait la pire des choses qui pourrait arriver au système ».
C'est la même « contradiction flagrante » w41k.info que je mettais en exergue ici, en observant que la population mondiale devait s'accroître pour le bien de l'économie de chaque pays, mais pour le mal de l'ensemble de l'humanité.

Observer ces contradictions flagrantes doit être la première motivation pour s'empresser d'opérer sur l'écriture du système.

Dit autrement, si on cristallise un système injuste, si on s'évite par la force les petites contradictions de faible importance, on se retrouve avec une contradiction majeure qui met tout le système en péril.

C'est à dire que la souplesse structurelle (dont nous avons un besoin vital), si elle ne peut que difficilement être le fruit d'une fractalisation organique dont la complexité est infinie, pour le moins elle devra supporter des inconvénients mineurs, qui eux seront plus faciles à résoudre ou à compenser.

Par cette méthode, on retombe sur une loi bien connue en mathématique et en résolution de problèmes, et même une loi qui devrait servir à l'éducation : « quand un problème est trop compliqué, il vaut mieux le diviser en petits problèmes qui eux, seront possibles à résoudre un à un ».

Bizarrement, quand un état tente une politique dite « diviser pour régner », sans le savoir ils sont l'outil de la topologie de systèmes qui est à l'oeuvre dans la nature, et comme j'essayais de le dire, en adoptant des solutions par défaut, confus et instinctifs, ils ne font que prendre au pied de la lettre un concept qui devrait être entendu sur un tout autre plan.

La morale de l'histoire est que pour une complexité égale dans les deux cas, plus on se pose de contraintes dans la structuration d'un système et moins il est délirant.

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