080927 7 min

futur conscient

L'astuce c'est que le futur doit désormais être créé sciemment

Or c'est amusant, le subconscient de l'humanité fait que les événements les plus tragiques ne sont rien d'autre que parfaitement planifiés, en poursuivant des buts égoïstes.
Les guerres, les attentats, les faillites la famine, tout cela est créé parfaitement volontairement, en toute connaissance de cause, comme moyen d'obtenir un début de contrôle sur le futur.

Or justement, les raisons profondes, que sont l'égoïsme, la pérennisation de routines puériles, du statut de puissance de quelque uns, bref ce qui est le moteur d'action reste la dernière couche de l'activité humaine sur laquelle aucun contrôle ni aucune conscience, ni aucune loi ne peut agir.

Avant que le pire ne se produise, et en poursuivant l'élan de la Création, qui fit advenir l'humain après l'animal, pourvu de conscience, puis la civilisation, première auto-construction qui fit croire à l'humain qu'il pouvait désormais se passer de sa propre nature, nous voilà arrivé au stade où la société humaine doit à son tour devenir contrôlée pleinement consciemment.

Et cela ne peut pas se faire sans sous-peser les motivations profondes qui font la vie, emplies de mystères, si ce n'est qu'on est à peu près sûrs que la vie sur terre ne peut pas se contenter de devoir trimer pour payer sa pitance, sous l'égide d'une dictature qui tire tous les profits et bénéfices à elle seule, laissant derrière elle peine et destruction.

Ce qui se passe actuellement, cette comédie de l'étonnement devant le mal qui sévit et s'étend alors que tout est fait pour lui ouvrir la voie, pour que les gens s'entre-tuent, pour que des bandes armées viennent cavaler dans les rues en tirant à tout-va sans même savoir pourquoi, les menaces stupides et ahurissantes d'exterminer des pays par la voie nucléaire de peur qu'ils développent l'arme nucléaire qui leur permettrait d'exterminer des pays entiers si jamais ils en avaient envie, alors même que d'autres technologies bien plus puissantes sont entre les mains de ceux qui se disent menacés, tout ça est une comédie, un jeu symbolique dont l'apanage consiste à rendre plus clair et visible la question de fond qui a besoin de se voir résolue.

Les politiciens, comme des guignols qui mentent ostensiblement au point que soit systématiquement promis le contraire de ce qui sort de leur bouche, leur sophisme éhonté et cousu de fil blanc, tout cela possède une fonction de révélation, de facilitation pour les peuples de la réflexion qui doit être la leur !

Quel est leur problème, à ces foutus menteurs ? Est-ce pathologique, est-ce de naissance, n'y a-t-il rien à faire et doit-on subir cela ?

Bien sûr eux mêmes prétendent qu'il en est ainsi quand il s'agit des petits voleurs de yaourts qu'il faudrait enfermer à vie, quand eux commettent des génocides et des massacres sur l'autel de leur foi dégénérée, tout en prétendant, comme à l'époque lointaine des débuts de la médecine où on saignait les malades, les voyant mourir en deux jours à peine, et qu'ils déclaraient fièrement alors « grâce à notre technique on a pu le garder en vie deux jours de plus !

Quand cela devient une comédie jouée au théâtre alors soudain tout est plus clair, car quand on est confronté à la parole emplie de sincérité des politiciens, alors au début on les croit, quoi que choqués mais impuissants et incapables de savoir dire pourquoi on est aussi atterrés.

Seulement avec l'étude et l'expérience l'évidence s'impose d'elle même mais bien sûr le comportement humain, s'il est enseigné de ce qu'il ne faut plus dire, n'en demeure pas moins toujours le même, déplaçant sur de nouveaux mystères la perfidie qui leur permet d'opérer, toujours de la même manière et toujours avec la même grossièreté doublée de bonne foi.

- Pendant combien de temps, face aux « antilibéraux », la plus grande masse du peuple répétait-elle ce que leurs politiciens leurs avaient enseigné de dire dans ces cas-là : « Et alors, vous proposez quoi ? Le communisme ? Ah ça non alors. Même s'il n'est pas parfait le capitalisme est le moins mauvais des systèmes ! ».
Et ici, toute réflexion devait prendre fin, arbitrairement et brutalement, et toute discussion ou analyse était rejetée comme si on avait dit au médecin de l'époque : mais enfin ! Ne vous paraît-il pas stupide d'appliquer une seule méthode de guérison pour toutes les maladies ? ».

Ce qui doit devenir conscient ne peut être apporté que par la science et à son tour, la science ne peut percer les carapaces de la certitude qu'avec des démonstrations probantes et encore... au bout d'un certain temps.

Mais arrivé là où il en est, grâce à la capacité de communication immédiate et d'échange intense d'information, l'humanité se trouve à un stade où elle doit réagir dans l'urgence, comme s'il fallait inventer la médecine pour répondre à une peste noire virulente. C'est dans ces moments seulement, poussés par l'obligation vitale, que les consignes dogmatiques peuvent exploser, et si jamais on constate une méthode qui permet d'éviter la maladie, alors elle est immédiatement appliquée autant que faire se peut, car soudain les esprits sont ouverts, et la mémoire s'imprègne facilement de tous les indices qui peuvent conduire aux premières conclusions qui donneront naissance ensuite à toute une science.

A ce moment de l'histoire de la civilisation, encore une nouvelle étape dans la complexité est ajoutée par rapport à l'exemple de la réponse immédiate à la peste, puisqu'il s'agit de savoir éviter une destruction de masse, qui dans l'état actuel des chose est quasiment inéluctable et impossible à éviter, du moins tant qu'on laissera ces fous, ces gouvernements ennemis des peuples, dégénérés et complètement shootés, irrationnels et irresponsables, et pour autant, impossibles à contredire et ayant à leur service des armées dévouées et des armes surpuissantes.

A ce moment précis en particulier, il n'est plus possible d'attendre d'être devant l'obligation pour agir, car justement c'est cela qui doit être réparé, le fait que toute l'humanité ne semble mue que par l'obligation de payer sa pitance, sans quoi elle ne travaillerait pas et la société n'évoluerait pas, si on en croit leurs fières analyses.

C'est précisément cela qui doit être brisé, le fait de n'agir que par obligation, et c'est précisément ça que le subconscient collectif nous indique en inventant le concept farfelu mais néanmoins philosophique de « guerre préemptive ».
Comment ne pas faire observer à l'écoute de cette dénomination, que finalement sur terre rien n'est jamais prévu à l'avance, que tout semble être joué dans l'improvisation la plus burlesque, que le simple concept de « penser à long terme » est jugé non rentable, et remplacé par le fameux et religieux « time is money ».

Le seul moyen pour parler de « guerre préemptive » dans un monde où tout est hors de contrôle et où le fait même de se montrer « prévoyant » est un luxe que rares peuvent se permettre, c'est que cela soit comme une idée qui vient progressivement vers la conscience, en partant du plus grand tréfonds, et en utilisant maladroitement des vieux réflexes comme premiers objets théâtraux, exactement comme dans une comédie.

Cela doit être rendu conscient, et le principe de la prévoyance, de la visée à long terme, de « but social », et surtout le concept de la liberté résident précisément dans la capacité à avoir pleinement conscience des voies vers lesquelles il ne faut pas plonger si on ne veut pas ensuite sen trouvé dépourvu, face à l'obligation déterministe, face à la fatalité.

Le seul dégagement à la fatalité générique qui englue le monde dans l'horreur permanente, consiste à savoir l'anticiper, c'est ça le secret de la liberté, c'est quelque chose qu'on se donne à soi-même, qu'on s'offre, et qu'en société, le système est rendu capable de nous offrir.

Ainsi le destin de la Terre est-il une liberté qu'il va falloir saisir, tels des vivants qui agissent librement, sans contrainte, et qui sont prêts à subir les aléas de leur propre choix, et à lutter contre ceux-ci.

8119