080919 7 min

la valeur des choses

Bon, alors, ok, vous voyez ? Pendant des années on préconise un système social meilleur, on nous rit au nez, et une fois celui-là se retrouve en faillite avérée, même pas un brin de remerciement ou de reconnaissance pour ceux qui l'avaient prédit.
Pas même une oreille attentive pour des solutions nouvelles.

Ce qui va se passer maintenant, est que le temps va manquer terriblement.
Or dans l'urgence, on ne pense pas à planter, on pense à récolter tout ce qui pousse, y compris les racines des arbres, y compris des gâteaux de terre (dont on apprend qu'ils sont comestible, avec un soulagement relatif).

Et précisément la faillite du système dans son ensemble est tellement vaste qu'il faudrait des générations pour l'analyser, mais pendant des décennies, toutes les analyses se sont heurtées à de la moquerie pour toute réponse.

Il est certain que sans organisation, il n'y a aucune chance de s'en sortir, étant donné que la faillite consiste en la désorganisation, en le retour aux lois initiales de la jungle. Ce qui nous attend c'est de ne pouvoir acheter de la nourriture qu'en pointant un gun sur la tempe du vendeur pour qu'il cède sa putain de marchandise avariée.

Au meilleur des cas, il ne s'agit que de prôner de très légères et superficielles modifications de l'injustice du système, trop vaste pour être remit en cause complètement, ce sur quoi tout le monde est d'accord sans savoir pourquoi. Au mieux, on en a pour six cent ans, avant de pouvoir espérer avoir le droit de vivre normalement.

- Reprenons,
au départ ce qui est le plus caduque et stupide dans le système est la technique d'évaluation des prix. Personne ne comprend ce que cela signifie, et personne ne soupçonne l'intérêt d'étudier scrupuleusement chaque mot de cet énoncé.

La valeur des choses, est estimée de tête, car c'est plus pratique.
A part cela vous ne voyez rien qui cloche dans le système global ?

Dans tout système, à un moment il faut faire des estimations de tête, temporairement le temps de découvrir par le calcul les vraies solutions qui corroborent à peu près ces estimations.

Le fait même de devoir évaluer des choses implique nécessairement que cela soit fait au sein d'un système. Si on décide d'un autre système, les évaluations seront toutes différentes. Par exemple si on affecte une valeur écologique aux produits, on considèrera l'automobile à combustible fossile comme ayant une valeur presque nulle.

Dans le système global tous les paramètres doivent jouer algorithmiquement afin de renvoyer la valeur de chaque produit, afin que son acquisition soit à la fois possible mais non illimitée.
D'autres paramètres doivent intervenir afin de surveiller l'équité de la répartition des produits.

- Prenons le système minimal, où 100% des personnes actives travaillent pour elles-mêmes et pour les personnes inactives, soit 1 personne assurant le mode de vie de trois à cinq autres.

Limité aux denrées élémentaires et vitales, que sont l'habitation, l'alimentation, la médecine, l'éducation, et la culture, si on se contente de cela, même 10% de la population active y suffirait. Et si c'était le cas, comment choisir qui fait quoi, est-il équitable que certains fassent pousser les choux et les autres, ne fassent rien ?
Cela, doit être le résultat du fonctionnement d'un système.

Pour atteindre ce but, le système actuel n'a jamais procédé autrement que « de tête », en mettant tout le monde dans l'obligation de « se trouver un job pour pouvoir manger », ce qui forçait une quantité effroyable d'industries inutiles à apparaître, et qui limitait considérablement les moyens des industries les plus vitales.

La banque, les assurances, devraient en fait même pas exister, dans la mesure où si le système était viable, les moyens seraient décoincés là où la loi l'obligerait à remplir les devoirs de la société. Par exemple en cas de catastrophe naturelle, la loi obligerait à rapidement mettre fin à l'absence d'approvisionnement en denrées de base aux populations atteintes, et l'énergie serait redirigée vers ces lieux.

Là, nous parlons d'un monde parfait, mais si cela paraît trop éloigné et incertain à la plupart, comparez seulement avec ce qui nous attend dans le système actuel, car le gun sur la temps comme je le décrivais, n'est ni incertain ni éloigné.

- La première des choses les plus élémentaires est que le système doit être homogène, puisque dans la réalité, les humains ont tous les mêmes besoins, et que seule la partie liée à la culture est un peu variable.

Si on crée un bloc avec un système équitable et de l'autre, un bloc qui refuse ces lois barbares et préfèrent que tout redevienne comme avant, la confrontation serait inégale car dans le système idéal (et minimal) il n'y a aucune place par exemple, à l'armée.

Les lois doivent être homogènes, et finalement, symboliquement, c'est ce vers quoi le système global a voulu tendre naturellement, bien que foncièrement injuste.

- Ensuite, une fois les bases posées, arrive le moment de l'évaluation des choses.
Et justement c'est sur ce point qu'il faut comprendre la notion d'investissement en terme de temps de concentration à résoudre un problème.
Les estimations ne peuvent pas se faire de tête, sauf pour vérifier la crédibilité du résultat d'un calcul. Les valorisations ne peuvent provenir que de calculs.

Cette question est tellement primordiale que dans peu de temps plein de gens vont se réveiller en posant la question « mais comment estimer la valeur des choses ? »

Ah merde alors, depuis le temps que cela était fait de tête.

L'eau étant une denrée vitale, sa valeur est quasiment infinie. S'il fallait payer trois millions de dollars la bouteille d'un litre et demi d'eau du fleuve local vaguement retraitée, on le ferait.
Et si on n'a pas les moyens, il reste encore la possibilité de racler les gouttières avec la langue.

Donc déjà, on peut donc se demander ce que fout une société humaine si nombreuse de son temps si c'est autre chose qu'organiser la livraison d'eau nécessaire à tous pour seulement vivre.

La réponse est que la plupart des gens qui travaillent, s'estiment assez riches pour acheter l'eau qu'on leur vend, et ne se préoccupe pas une seconde des autres, passant son temps à travailler dans des organismes dont le but premier est de dépouiller le plus possible par n'importe quel moyen les autres gens de leur richesse.
Ça, c'est le fameux système que les gens aiment tant et qu'ils n'imaginent pratiquement pas abandonner.
Ou en tout cas si on le leur suggère ils nous rient au nez.

- Reprenons,
la valeur d'un objet est rendue par le calcul de ce que va coûter l'énergie humaine (et seulement elle) nécessaire pour procéder à son extraction, son traitement, sa livraison, et son évacuation.

Notez qu'ici se trouve la définition mathématique de ce qu'est un algorithme récursif : « la valeur dépend de la valeur ».
C'est à dire que dès lors qu'on intègre une valeur arbitraire, par exemple 1, dans le calcul, toutes les autres valeurs sont aussitôt rendues par ce calcul.

L'endroit où on affecte cette valeur arbitraire, dépend de ce dont on est le moins incertain. Et précisément, ce dont on les le moins incertain, est qu'au final une quantité d'eau vitale est nécessaire pour chaque humain vivant, et qu'ainsi, on doit être sûrs que cet humain pourra payer ce prix.

C'est tout à fait le contraire du système actuel, où cette proposition se trouve en fin de chaîne du pseudo-cacul-de-tête, et où on constate avec effroi, que ça ne marche pas du tout, que finalement, tout le monde n'a pas accès à l'eau potable.

Et même certains se demandent comment des humains peuvent vivre sans eau potable, alors qu'ils leur suffirait de s'unir pour travailler et creuser avec leurs pelles et leurs pioches, afin de satisfaire ce besoin élémentaire.
Mais bien sûr, cela n'est pas possible dans un système où l'argent est sensé exister avant que le travail ne soit fait.

Dans le système que nous proposons, la valeur découle de ce travail.
La valeur est réajustée en permanence par un calcul constant, un peu comme une super-conscience, qui est capable de prendre en compte une somme presque infinie de facteurs simultanés.

Je ne vois pas comment, sans comprendre cette notion élémentaire de la systémique, certains osent prétendre avoir des solution pour sauver l'humanité du carnage dans lequel elle s'est fourvoyée.

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