080918 3 min

comment s'articule la liberté

Bien que ce soit difficile d'émettre une idée intelligente dans ces temps, je crois pouvoir discerner l'ordonnance des événements.

Qu'on ne fasse rien ou qu'on agisse, que le peuple se lève, ne changera pas le résultat mais la date à laquelle il apparaîtra.
Soit dans 5 soit dans 500 ans.

Finalement, le système étant injuste et illogique se termine, l'apocalypse a lieu à l'heure prévue par la bible (tous les 2000 ans en fait) tout le monde est content d'assister au spectacle tant désiré d'un monde qui reçoit en pleine gueule ce qu'il a semé, mais quand même, mais quand même, il faut voir comment tout cela s'articule en réalité.

Peu à peu les entreprises à but lucratif et même on peut dire, à but d'arnaque, font faillite, spécifiquement en raison du fait que les peuples n'ont plus l'habitude de vivre en esclavage.

D'un côté la pauvreté grandit en % dans le monde, et de l'autre depuis le sommet du modèle périclitant de la « hiérarchie » sociale, se répand l'idéologie occidentale du confort à toute épreuve, à base de « c'est mal, mais j'ai les moyens ».

C'est surtout dans cette frange de la population où la pauvreté et à la fois l'idéologie les englobe, que se trouvent ceux qui pensent comme des riches alors qu'ils ne le seront jamais, et qui votent pour les gens qu'on leur ordonne.

Au-dessus, ils peuvent mentir et propager leur point de vue, en-dessous ils sont rabaissables, écrasables, qu'ils crèvent.

Et finalement les événements battent leur chemin, les entreprises font faillite et soudain, comme c'est pas possible qu'elles fassent faillite, on les nationalise.
Ça, c'est l'actu depuis quelques temps, et enfin le vrai jeu se fait jour : quand une société fait de l'argent, on la privatise, et quand elle en perd, on la nationalise.
Comme ça les gens ont deux, même trois employeurs, leur job de survie, l'état qui remboursent les riches qui ont peur d'être pauvres, et les banques, qui louent l'argent qu'on est sensé leur rendre en plus grande quantité que celle qu'ils impriment.

Et alors, soit ça continue de s'agraver sans cesse, soit à un moment il faut que ça explose, mais quand ça explose, c'est en accrochant sur l'argument qui aura été le plus douloureux, quel que soit le moment où il a eu lieu, parfois il y a très longtemps.

Peut-être que c'est ça qui rumine, qui enfle, et qui rend la moindre chose sujette à irritation.

Et alors quoi faire, ne rien faire c'est observer le son, la teneur, la résonance que prend chaque événement pour en tirer l'infime variation sur laquelle on rattachera la pire colère, mais en même temps voir venir, présentoir, anticiper cette résonance, dans le but de l'éviter.

JE veux dire, finalement à la fin les sociétés les plus importantes, vitales, l'assurance les banques, les hopitaux l'éducation, ne devraient jamais être rien d'autre que nationalisés, et même mondialisés au sein d'un système avec des lois homogènes.
Mais pour en arriver là, il faut rechigner, passer par des chemins tortueux, et ça peut être long et douloureux.
Les circonstances même, finalement montrent que même si le refuse ou qu'on hait cette idée, de toute manière c'est ce qui se passe, de sorte que les Droits de l'Homme puissent avoir lieu quand même.
Même si on ne fait rien.
Sauf que si on sait ce qu'il faut faire, ce qu'on veut obtenir, ça irait beaucoup plus vite d'y aller carrément que de devoir rencontrer tout ce qu'on ne veut pas voir.

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