080913 5 min

de la signification de la supériorité

Une question arrive parfois à naître des histoires incluant des extra-terrestres, est la présence en filigrane de l'esprit raciste, comme par exemple à propos de l'organisation VRIL, ou dans l'entourage de quelques autres histoires.

Apparaît ainsi la question raciale, contre laquelle nous avons tous des préjugés, négatifs ou positifs ; c'est à dire que ce sont des réflexes.

Connaissant la puissance du réflex antiraciste, les racistes (ou néo-racistes) auront tendance à dénoncer le racisme en préambule ou en conclusion à leurs thèses, qui dans leur corps, ne font rien d'autre que de réitérer les mêmes erreurs, qui consistent en gros à être aimanté par un modus operandi permettant de ne pas avoir à s'embêter à connaître vraiment les gens.
Et ce, alors même que dans toute population constituée, le pourcentage de ceux qui auront le caractère dénoncé sera vaguement le même.

De là s'ouvrent des questions nouvelles, en réponse à la bivalence du racisme/non racisme, auxquelles aucune de ces deux positions ou posture ne peut répondre autrement que par des préjugés plus ou moins ineptes (surtout qu'on sait combien l'absence de logique n'a jamais rien empêché – vu le peu de pratique de la logique que suggère le fait de faire reposer sa réflexion sur des idées reçues).

Pour les uns, il existe des « races » différentes, et donc, supérieures et inférieures, et en réponse la plus diamétrale possible, il n'existe pas de « races » différentes, « nous sommes tous de la même race », « chaque humain est sa propre race », etc etc...

Toute la problématique n'aurait jamais pu se contenter d'une réponse aussi brutale et simple, le refus d'observer différentes « races », sans auparavant faire observer l'invisible et obscure raison qui motive la volonté de faire observer qu'il existe effectivement différentes « races ».

Automatiquement en émettant cette hypothèse, tout-à-chacun, comme moi-même en écrivant, se trouve confronté à des frissons glacés.
Mais justement ce qu'il faut savoir dépasser, ce par quoi il ne faut surtout pas laisser sa réflexion se faire conditionner, est précisément l'intérêt d'une telle observation, c'est à dire, le but dans lequel cette observation est faite.

Quand quelqu'un dit cela, automatiquement on comprend que le but de son discours est de légitimer tout ce qu'il y a de plus odieux chez l'être humain quand il se comporte d'une manière immorale, mais qu'aucune raison fiable ne peut l'en empêcher.

Et si le fondement de ce discours reste "obscur", c'est surtout parce que c'est dans cette obscurité qu'est reléguée la question de savoir "en quoi" il y a ou pas, "supériorité".
Ensuite le terme de "races" n'arrive plus qu'en renfort pratique pour désigner tout un groupe, puisque de toutes façons on peut toujours isoler des groupes selon certains critères. Par contre ce qui est illégal, est ce qui consiste à utiliser un critère non fonctionnel pour isoler un groupe.

En réalité il existe un très grand nombre de véhicules d'idées reçues qui ont exactement ce but précis, sans pour autant que ça n'ai de rapport avec le thème racial, comme par exemple le thème du « respect » (de la hiérarchie), de l' « autorité », le thème des « castes », celui du « développement », sans compter de nombreuses formes de mensonge, parfois spécifiquement à but lucratif.

Ce qu'il faut savoir dépasser est la tonalité avec laquelle l'affirmation est faite et ainsi, les buts et les raisons obscures et indicibles qui la motive, car c'est ça précisément l'ennemi de l'intelligence.

Alors, poussons le bouchon un peu plus loin, et affirmons qu'il existe véritablement des « races » ; et observons combien le déni de l'existence des races ne reste plus le seul apanage des racistes qui se cachent derrière un antiracisme.

L'exemple extra-terrestre est très important, car véritablement nous auront à faire à une civilisation très nettement supérieure ou en tous cas différente à tous les niveaux, du langage, des mathématiques, de la méthode, et même de la puissance neurocorticale, à côté desquels nous auront l'impression de n'être que des pré-humains fraîchement échappés de la zoologie animale.
(Et à coté desquelles certains supposent qu'ils nous considèrent comme tel)

Et en effet, on peut comprendre pourquoi ce thème des extra-terrestres aura tout autant intéressé les racistes que les non-racistes, si tant est que si jamais on pouvait en exhiber un en public, celui-ci prouverait l'inanité de l'égalité que prône les Droits de l'Homme : nous sommes loin d'être tous égaux en vérité, et hélàs.

Mais en fait, autant à cette échelle spectaculaire qu'à une échelle moindre, en comparant les castes, les catégories socio-professionnelles, ou même en comparant les âges au sein d'un même petit village, on pourra toujours constater des différences très importantes en terme de « supériorité ».
Et même, est-on tenté d'ajouter, vouloir obstinément effacer les différences entre tous n'a-t-il pas été à l'origine d'une standardisation culturelle encore plus nazie que n'importe quel eugénisme ? Ou encore n'a-t-on pas, sans le faire exprès, élevé l'enfance à un stade d'égalité avec les adultes, dans la mesure où c'était caractéristique de toute une époque (post-68) que de demander à l'enfant ce qu'il désirait avant de le lui donner ?

Si au lieu de parler de « races » on parlait de « responsabilité », c'est à dire de nommer celui dont la responsabilité serait plus grande que celle d'un autre, pour autant, aurait-on enfrunt le terme d'égalité tel que stipulé et recommandé par les Droits de l'Homme ?

Aujourd'hui, non seulement un même crime n'est pas payé aussi chèrement selon qu'on soit un bête civil ou une personne à haute responsabilité, mais en vérité ce devrait être le contraire : après reconnaissance de la hauteur de responsabilité de chacun, les peines encourues devraient être d'autant plus puissantes.

Car ainsi, quiconque s'auto-arrogerait le statut de supériorité, autant que s'il l'obtenait du Consensus, automatiquement verrait sa responsabilité d'autant augmentée.

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