060710 15 min

Récurrence de l'Histoire dans le football

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Le Grande Histoire du Football

Récurrence de l'Histoire dans le football

L'Histoire, ce sont des règles et des lois qui surpassent les humains et qui les animent.

L'humain, ne peut agir que sur "sa petite histoire" dans l'espoir que "la grande histoire" elle aussi s'aligne sur ses aspirations.

En analysant ce qui surpasse les humains, et qu'ils ne peuvent contrôler qu'à leur faible niveau, on peut sans faille décrire, en fait, ce que sont leur mentalités.
L'Histoire est une science très parlante des petites histoires ; et vice-versa.

Ce lois qui sont à l'oeuvre ne sont qu'à peine domptées par les hommes, à peine entrevues.
Certains, après s'y être hissés de par leur influence grandissante, marquent l'Histoire (la grande) avec leurs seules actions.
Ainsi les grand hommes sont ceux qui "marquent" leur temps.

Mais inversement, l'Histoire peut s'emparer de ces hommes.
Et ces lois sont rendues presque visibles, car elles sont à l'oeuvre à l'échelle miniature que constitue le football.
Bien que n'ayant jamais spécialement aimé le foot, je reconnais que c'est la "vision" de ce en quoi l'Histoire est à l'oeuvre, de façon presque visible, qui rend ce sport si populaire.

Voici donc mon point de vue historique sur les déroulements à l'oeuvre dans l'histoire de la coupe du monde 2006.

J'ai trouvé cela fascinant, d'y retrouver les mêmes déroulements et fonctionnements que dans l'Histoire des civilisation, car tout s'y retrouve, la justice, la gloire, mais aussi la bêtise, l'inconséquence due à l'ignorance, et ainsi donc, toutes les articulations qui font passer de l'un à l'autre.

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La France, est un pays particulier dans le monde, car en tant que détenteur et créateur des Droits de l'Homme, elle n'a jamais voulu que ces lois soient réservées à eux-mêmes, mais qu'elles soient propagées, afin qu'ainsi jaillisse le sentiment de justice. Mais les autres pays ont chacun leur pierre à apporter à l'édifice, et ça, l'ignorer va à l'encontre de l'esprit des Droits de l'Homme.

Que ce soit en bien ou en mal, les actes des hommes permettent de tirer des leçons, et ce qui est flagrant dans l'Histoire, c'est l'ignorance de ce que les petits actes, pourtant acquis et ayant produit des enseignements, ne sont pas retenues de sorte que se reproduisent, parce que les circonstance sont nouvelles à chaque fois, les erreurs fondamentales dont ensuite on tire de nouvelles leçons.

Par la symbolique, Zidane atteint le sommet de sa carrière lors de son dernier match de foot.
Sa carrière, a consisté en 1998 à symboliser d'un coup d'un seul, la victoire de la France à "la Coupe du Monde", alors même qu'il faisait partie des populations les plus stigmatisées et maltraitées en raison du stupide racisme.
Et soudain, c'est "tout le racisme" qui a semblé en prendre un coup.
Dans les rues, les gens criaient, chantaient, un hymne à la victoire de la fin du racisme.

Mais celui-ci, ainsi provoqué, s'est aussi réveillé à travers le monde, car ce qui se sent menacé, menace à son tour.
En ainsi juste après la victoire de 1998 les Champs-Elysées (nom du chemin qui mène au paradis = grande symbolique ! et également zone devenue internationale et pas seulement française) cette victoire laisse entendre que c'en serait fini du racisme, que désormais, une nouvelle étape était franchie, que désormais, ces basses histoires liées à l'égo et qui provoquent tant de malheurs dans le monde, seraient abandonnées, ralliées à une bêtise passée, par cet enseignement noble asséné avec force et évidence, où on avait pu voir, rien d'autre que, "un arabe sauver la France".

C'était vraiment un acte historique, juste, et seulement le fait d'avoir percé des défenses véhémentes, d'avoir été seul contre un groupe entier, et d'avoir envoyé 1, 2, 3 bananes dans le panier, allait vouloir dire "tout ça".

La joie fut immense et si on se contente de croire que le foot n'est qu'un sport parmi d'autres, alors on fait de l'agnosticisime, car en réalité il est aimé par beaucoup de gens, et très symbolique, très important, en fait, Historique.

En aparté je mettrais en évidence que cela est parfaitement égal au déroulement d'une guerre, et à son issue, hormis le patriotisme qui fait brandir les drapeaux et chanter les hymnes ancestraux, comme dans toute civilisation qui a évoluée, les guerres, peu à peu, sont toujours devenues des rituels de confrontation festive.
Ainsi chez les indiens des Amériques, les guerres entre tribus, millénaires, avaient lieu à date fixe, et étaient devenues des rituels guerriers, sans sang versé ni mort, mais ayant conservé leur portée symbolique.

Il se passe la même chose dans nos grands pays, tous reliés entre eux par la technologie, et ainsi, tous mis en contact au moyen de ces rencontres festives, que sont les jeux olympiques et surtout, le football.

Mais pour autant le pas à franchir dans l'autre sens, pour que la fête se transforme en guerre réelle, est très petit.
Cette vision historique permet d'envelopper à la fois les raisons subconscientes de l'engouement pour le foot, et à la fois la dimension sociale qui, par dégradation autour de ce pôle, tant à retourner en arrière dans l'Histoire en y faisant voir des guerres réelles, physiques, des confrontations.

C'est aussi cela qu'on appelle "la banlieue" ; la dimension subconsciente de ce positionnement (éloignement du pôle qui a évolué) signifie dans le sens profond un voyage dans le temps en arrière.
Il en est de même avec les modes vestimentaires comme langagières, elles naissent là où la population est la plus dense, là où la communication est la plus fluide, et se dégrade au fur et à mesure qu'on s'éloigne de ce pôle, de sorte que les plus lointains soient les plus en retard

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En 2006 à 10 minutes du début du match, Zidane avait atteint le sommet de sa carrière.
Il marquait un but, dont l'instant en lui-même était comme symbolique de ce sommet, j'ai trouvé cela flagrant, la balle a frappé la barre du haut, puis a rebondi sur le sol à l'intérieur du but, puis est revenue exactement se cogner sur la barre, et est repartie en arrière dans l'autre sens !

A ce moment, soulèvement de joie dan la foule.
Peu après, égalisation de l'Italie.
Je me suis toujours demandé, à quel point le fait de marquer un but pouvait être une action mentale en premier lieu, en étant capable de voir dans l'agencement des joueurs entre eux, leur peur, leurs doutes, les hésitations individuelles qui laissaient transparaître dans leur organisation, leur état d'esprit.
Et ayant constaté ce qui déclenche le but, quasiment invisible, qui se situe dans le fait que l'ensemble du groupe soit mobilisé de façon cohérente et symbiotique.

Cela mérite un nouvel aparté, sur l'organisation militaire, qui elle aussi culturellement a fait créer des "légions", agencées en rangs, de sorte que l'ennemi (historiquement) soit frappé par cette organisation qui fait croire à infaillible, et ainsi impressionné, et ainsi incliné à perdre ses moyens avant même de commencer leur guerre.

Cela pour dire combien l'organisation sociale est étroitement liée, si elle est laissée libre, à l'état d'esprit de chacun, qui conforme l'état d'esprit du groupe, qui à sont tour est une émergence non prévisible directement. On ne peut prévoir cet agencement que d'un point de vue tactique, mais en fait il est le résultat de l'action de groupe, qu'on appelle aussi la grégarité.

Ainsi, juste après le premier but, l'Italie est extrêmement vexée, boostée, stimulée, et comme "tout est dan la tête", il n'aura fallu que quelques minutes pour qu'ils égalisent.

Si, juste après le premier but, "toute la France" se sentait pousser des ailes, était prête à en marquer un autre, dès que le but italien stimulé par cette première "agression" a eu lieu, en quelque sorte les ailes ont été coupées, le doute est revenu.

Ensuite pendant tout le match, on aura été dans une confrontation de dimension spirituelle, avec des hommes qui commençaient à sentir la fatigue physique prédominer, ou dit autrement, il perdaient en réalité leur confiance en eux.

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Ce que j'ai commencé à expliquer au premier paragraphe, peut ainsi être continué en se basant sur exactement la même articulation logique.

A la suite de la coupe du Monde de 1998, c'est "le racisme" qui avait perdu, qui avait prit un but.

Et ainsi, alors qu'on le croyait perdu, que s'est-il passé dans le monde ? : exactement comme les Italiens, cet affront n'aura fait que de le "booster".

Il s'en est suivi le 21 avril 2002, jour des élections présidentielles en France, ou dit autrement, "un autre sommet historique", où cette fois il aura voulu prendre sa revanche.
Et de par le monde, le racisme et la cruauté néandertalienne n'a jamais été aussi répandue que depuis lors.
Tous les indicateurs s'accordent à dire que 2006 est loin de ressembler à 1998, la pauvreté dans le monde s'est considérablement accrue, la peur dans les peuples s'est répandue, la crainte des civilisations d'arriver à leur propre perte, en raison de leur inconséquence surtout écologique, est enfin apparue dans les esprits, alors pourtant que les indicateurs étaient déjà présents.

Jamais autant d'agressions contre les Droits de l'Homme n'auront été enregistrées que par les tristes temps qui courent.

Y compris les pays comme les Etats-Unis qui avaient une position de domination morale à l'époque, n'a plus qu'une position de domination physique à laquelle elle se raccroche, en diffusant dans le monde son idéologie terroriste, qui répand la peur irrationnelle, justement en faisant croire à un terrorisme, de manière défensive, là où on a aucune chance de voir où il se trouve en réalité, c'est à dire dans la bouche de celui qui le dénonce.

On peut dire alors, que cette explosion des idées racistes a été le contre-coup de son agression.

Car voyez-vous mon analyse : l'agression n'est pas la bonne méthode ; l'agression consiste à faire taire sans rien expliquer.
L'histoire a fait taire le nazime sans l'expliquer, en l'accusant par l'insulte brutale, alors, plus fort, il réapparaît, puisque ce n'est rien d'autre que sa méthode qui aura été utilisée.
En effet, ça fait peur,
mais à la fois, c'est un enseignement.

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Revenons à notre Coupe du Monde de 2006, colonne vertébrale des développements historiques.

Entre le premier but et le deuxième (le deuxième de Zidane, autrement nommé "le coup de boule") nous avons vu le développement psychosocial qui a fait naître et perdre la confiance grégaire que le premier but avait déclenché.

A un moment, lors d'un corner, un joueur italien passe ses mains autour du corps de Zidane et le serre très fort contre lui, l'empêchant de bouger, l'immobilisant. Il se dégage par des coups de coude, mais l'action se termine.

Franchement je croyais que le contact physique était interdit. Mais ce n'est pas le plus grave, car ça n'a eu aucune incidence, ou plutôt si c'est le plus grave, car cette action sans conséquence a priori, a été le début de la fin.

C'est ce que Bourdieu appelle "la violence symbolique". Et son importance est primordiale en vérité.
Elle fait croire qu'elle n'a aucune importance, mais en fait, elle est de prime importance. C'est le principe de ce qui est "vicieux".
Ainsi ce vicieux était entré dans le jeu, il était advenu, et promit à se déployer, à venir influencer tout le déroulement (du match).

Car après les joueurs s'avancent pour se placer, mais le joueur italien dit quelque chose à Zidane, je crois, il le traite de "terroriste" !!!
Alors, la violence est devenue verbale, et dès lors, comme on est pas n'importe où mais au sein d'un déroulement historique de grande importance, que l'énergie est très puissante, le développement est très rapide : aussitôt la violence devient physique.

En une seule seconde, Zidane se retourne vers le joueur, et l'envoie à terre par un coup de boule.
A l'image, on ne le voit même pas, ce qu'on voit, c'est que l'italien recule violemment et tombe à terre.
Surtout que zidane frappe sur le bas du menton avec le sommet de son crâne...

Mais peu importe encore une fois, à ce moment-là, on est déjà dans l'autre versant de sa carrière, dont le sommet était juste avant, et la fin programmée pour la fin du match.
Zindane se prend un carton rouge, et sort du terrain, et moi, bien que non fan de foot, je verse une larme chaude pour lui.

Mais j'ai noté ce fait symbolique lui aussi, d'une grande importance, et même, d'une grande historicité, et même, comme un reflet surnaturel de l'histoire de l'humanité actuelle : l'arbitre était d'Amérique du Sud !

Notez en aparté ce qui se passe en ce moment en Amérique du Sud, parce que c'est très important.
Contre la violence symbolique et physique menée par les Etats-Unis sur ces pays pauvres, en les pillant, en les humiliant, les insultant, et en les traitant de terroristes, ceux-ci se sont conglomérés il y a peu en fédération de pays, créant leur propre constitution basée sur "Les Droits des Peuples".

Versés à gauche, ils tendent à se réapproprier les richesses qui leur ont été dérobées, à les renationaliser, à faire croître leurs propres banques, et cela dans une ambiance entièrement dominée par des médias contrôlés par les américains, qui ne cessent de faire de la désinformation, et d'insulter ces "dictateurs de gauche".
Mais les peuples sont de moins en moins dupes.
Récemment, au Mexique, la gauche a perdu les élection de justesse, à très peu de chose près, ce "très peu de choses" étant une tricherie évidente au scrutin, que les observateurs internationaux n'ont pas dénoncé.
lors que tous les pays d'Amérique de Sud, versent à gauche par esprit de sauvegarde d'eux-même.
(Mais ce n'est que partie remise)

"Même" en France, l'information est biaisée sur ce qui se passe actuellement en Amérique du sud, mais en vérité, c'est une REVOLUTION.

Et l'arbitre Argentin, intervient ici en étant presque désolé, mais soumis à l'obligation de mettre à l'oeuvre ce qu'on nomme "la Justice" : il dresse un carton rouge non pas à Zidane, mais à toute la communauté occidentale.

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Pour finir, les deux équipes sont à égalité, et arrive le moment où il faut les départager.

La séance du tir au but revêt elle aussi une dimension symbolique qui prend forme physique, de façon presque Magique, encore une fois.

Déjà, on peut se dire que d'un point de vue logique, de là où est tirée la balle, et vu la vitesse à laquelle elle est projetée, le gardien de but n'a plus qu'à se fier à son instinct néandertalien s'il veut avoir un chance de l'arrêter. Que le gardien arrête ou n'arrête pas la balle, ne tient à aucun talent, aucune capacité, et n'est le fruit d'aucun entraînement, pour la raison scientifique que la vitesse du shoot est inférieure à la vitesse de l'influx nerveux qui constitue le réflex : 3/4 de secondes.

C'est vraiment "la chance" ou "la malchance" qui est à l'oeuvre dans ce cas. Il n'y a plus rien de sportif, c'est juste, comme un tirage au sort.
Mais dira-t-on, c'est aussi une porte béante pour les actions symboliques, pour ce "hasard" qui n'en est pas vraiment un, pur que l'Histoire" (des lois qui dépassent tout) puisse avoir son mot à dire.

Ainsi la France a perdu (et non l'Italie a gagné) dès lors que le joueur français a raté son but, certainement soumis à une pression de type névrotique, puisque de toutes façons le gardien n'a aucune chance de contrôler quoi que ce soit ; même en l'envoyant doucement le gardien se serait allongé de l'autre côté...

Et voilà ce qui arriva : exactement le même schéma que la balle de Zidane !!
La balle, frappe la barre horizontale, rebondi au sol, mais cette fois, de l'autre côté de la ligne.

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La leçon de l'histoire, "la Morale", c'est que même sous les insultes la meilleure réponse à apporter, ce n'est pas à soi-même de l'apporter, car cette réponse sera mauvaise et faible, mais au contraire, il vaut mieux laisser le soin à l'Histoire, de l'apporter.

Epilogue

Ce déroulement aura aussi un contre-coup.
Je pense, le plus sincèrement du monde, que c'est la meilleure chose qui pouvait se produire, à tous les niveaux.
Car suite à cette défaite, le contre-coup sera une future victoire.
Et cette victoire, je ne la souhaite pas dans le sport, mais encore à une dimension bien plus importante, cette de la politique.
Exactement de la même manière que la victoire de 98 a finalement stimulé la haine, cette fois, il sera question de réveiller les peuples contre les raisons obscures de la haine.

Zidane, exemplaire dans la lumière, ne l'est pas moins dans l'ombre.
Il était écrit qu'il devait marquer son époque, et il le fait.
Répondre par la violence, n'engendre que la défaite.
L'Histoire, c'est aussi la Justice qui est aussi la Morale.

Les Champs-Elysées ont été désertés.
Les "peuples", ont pu assister à une victoire acquise grâce à la violence symbolique, c'est à dire, en toute illégitimité.
Une illégitimité si flagrante, que de deux équipes parfaitement égales en force, une est absolument victorieuse et folle de joie, et l'autre, totalement désemparée et déprimée.

N'est-ce pas de l'injustice ?
Comme si "le peuple spectateur" était atteint dans son ensemble (gagnants et perdants) d'une extrême bipolarité, qui est certainement la pire des maladies mentales qui puisse exister.
Le jeu ne veut-il pas que les deux, les perdants et les gagnants, fassent la fête ensemble ?

Déjà en France cet esprit est né, sa graine a été plantée, et il est promit à germer.
En effet, qui peut en vouloir au joueur qui a manqué son coup ? Ses compagnons, eux, restent proches de lui, dans les bons comme dans les mauvais jours ; comme le voulait leur mot d'ordre.

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