060708 4 min

La paille dans l'oeil du voisin

w4lk - 60708
PALESTINIA UNDER NAZI ATTACK

Sans pouvoir m'avancer dans les débats qui ont l'air réservés à des connaisseurs d'un dossier sûrement compliqué, je n'en ai pas moins des yeux logés dans leurs orbites avec un cerveau qui y est relié.

Je sais reconnaître ce que les livres d'histoire présentaient comme une démarche Nazi, même si ne l'ayant pas vécu on n'en retire que de simple apparences : les crimes, la démence, l'obstination, la dureté, et des paroles récurrentes balancées à tout-va comme si c'était la seule et unique vérité, comme si elles étaient la preuve d'une grande sagesse et d'une grande supériorité que cette sagesse confère, et donc ainsi construite est la justification de la Raison.

Evidemment ne l'ayant pas vécu, c'est difficile à voir quand on le croise dans la rue, comme un visage dont on nous aurait parlé.
Mais, si caractéristique, il reste néanmoins possible de le reconnaître.

Dans ce cas, il apparaît soudainement évident que ce n'est pas à celui-là qu'il faut poser la question pour savoir s'il est apparenté aux Nazis, car il est certain qu'il répondra que non, et même, cela soulèvera sa rage et sa fureur.

Tout ce sur qui on peut compter dans ces moments-là ce sont les amis, les vrais, ceux qui, eux-aussi, ont reconnu la même chose, et avec lesquels il y a un commun accord.
Il ne faut pas non plus que ce commun accord soit lié à des idéologies immiscées dans la pensée par un environnement lui-même haineux, car voyez-vous c'est ainsi que ça fonctionne, le Nazi n'est pas seul responsable, c'est toute la société dans laquelle il est immergé qui est dupée par des idées délirantes, et par leur fonctionnement dont la principale caractéristique est la suivante : "le soulagement".

Un soulagement, je le rappelle, qui est comme une drogue, un processus entropique, qui n'est jamais suffisant. Bref, une maladie mentale, aujourd'hui on a de bons neuropsychologues pour en attester scientifiquement avec des voyants qui s'allument sur leur IRM.

Dans ce "milieu" (la société délirante) les idées nocives pour d'autres, comme pour nous simple citoyens français manipulés toute l'année mais tellement indifférents, y vivre nous paraîtrait de la démence en soi, c'est sûr qu'on fuirais en courant, se dit-on. Mais pour ceux qui y sont immergés, ce milieu est le leur, l'exaspération qui les motive calme leur douleur, bref, ils sont devenus un danger pour tous les autres.
Et d'ailleurs, comme on dit dans les publicités : "on le voit toujours mieux chez les autres".
Ou comme Jésus le dit aussi "la paille dans l'oeil du voisin, et une poutre dans le sien".

C'est ainsi qu'on en arrive aux guerres.
Ce ne sont plus des livres d'histoire incommodes et fatigants, obscurs et réécrits, mais cette fois on peut le vivre et on peut en être témoins.

Ce qui est flagrant et c'est ça le triste de l'histoire, c'est que si ce développement pro-nazi avait été prévisible, on aurait prit les devants bien avant, mais voilà, ce qui arrive est simple comme bonjour :
CEUX QUI ONT ÉTÉ PERSÉCUTÉS, PERSÉCUTENT À LEUR TOUR.

C'est ainsi qu'il en va des maladies mentales intergénérationnelles, et on le découvre avec une demi-stupeur, il se passe la même chose à l'échelle de tout un peuple : la violence subsiste, tant qu'elle n'est pas comprise, et d'ailleurs elle subsistera toujours car il n'y a rien à y comprendre ; c'est pourquoi elle est injuste.

C'est ainsi qu'on peut prévoir avec le pragmatisme le plus froid : que les palestiniens, enfants nés dans la guerre, élevés dans la peur, atteints au plus profond de leur système neurologique, eux aussi, développeront la maladie mentale qui leur est transmise par les Israëliens, de la même manière que cette maladie mentale leur a été transmise par les Nazis.

Ainsi si on fait un calcul bref, et extrêmement injuste, exactement selon la même procédure que ce qui fait naître les arguments-excuses qui motivent le déferlement de la haine contenue par une injustice intérieure (mentale), on peut dire ceci :

"LES NAZIS AVAIENT RAISON".
Que disaient-ils ? Ils disaient "Les Juifs sont sanguinaires et violents, tout ce qu'ils veulent c'est commettre des crimes sanglants"... DONC... "nous devons les exterminer".

Est-ce que cette fois j'ai été limpide ?
Non parce que ça fait des années que je le dis, c'est comme à la cours de maternelle l'analyse ne va pas plus loin que cela : "C'EST CELUI QUI DIT QUI Y EST".

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