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la fonction des mots

Des fois on sent le devoir d'une écriture. On doit profiter de ce fugitif instant aussi bref qu'un portail dimensionnel pour s'y engouffrer et saisir ce qu'il y a derrière cette porte, par laquelle on passe le plus souvent en croyant connaitre ce qu'il y a dans la pièce.

Désigner cette porte et l'inclure dans une phrase laisse penser qu'on connaît la chambre, ce qui est le cas pour le sujet du totalitarisme, sûrement le trois ou quatrième sujet le plus abordé dans mes écrits.

Reprenons depuis le début, le Création, l'Univers, est un processus comme l'est une pensée. L'interdimensionnalité est la première brique de la pensée ce lui qui veut se servir de son esprit.
Il n'y a pas de taille en vérité, indépendamment d'elles ce qui est traité par la pensée est la cuisine des concepts.

Les gens aimantés par le matérialisme sont bêtement éblouis par la grandeur de l'immense, et croient voir la magie, la fonction Dieu, là où n'y a qu'une explosion de plusieurs millions de kilojoules, mais conceptuellement, le déchaînement de la Force est d'une pauvreté effarante et ennuyeuse.

L'apanage de la simplicité conceptuelle est multiple :
soit il s'agit d'un début auquel cas est promise la complexité, soit il s'agit d'une simplification de cette dernière, et alors cette simplicité est un résumé d'une histoire, un symbole puissant.

Celui qui ne possède pas la connaissance de la complexité et qui ne pratique que la simplicité, a tendance à faire croire qu'elle provient de la simplification, alors qu'en réalité ce ne doit être que le début timoré de la recherche de vérité.
Voyez ces hommes politiques hideux qui affirment catégoriquement la traction qui les meut, au moyen de concepts simples, là où s'ils savaient comment utiliser leur esprit, qui existe réellement et qui est un alliage de lois divines, il auraient dû se montrer interrogatifs et modestes , et ouverts à la possibilité de se tromper.
Croire que le chemin a déjà été parcouru et que la vérité découle des symboles, est typique des matérialistes.

Cette simplicité-là possède un inconvénient majeur qui est celui de la grossièreté et de l'imprécision, et pour eux le relativisme revient à de la mocheté, qu'ils dénoncent et à la fois, qu'ils habitent.

- Le relativisme est le dernier Satan à la mode de l'église catholique, elle-même démoniaque quand elle prétend connaître ce à quoi conduit la Création. Elle la chasse, et du coup, observez bien le rapport interdimensionnel, dès lors qu'ils dénoncent un danger, en réalité ils lui donnent corps et le font vivre.

Exemple : les juifs. Le nazisme. Le nazisme veut éliminer les Juifs. Et ainsi, le non relativisme prétend que la bonté consiste à protéger les Juifs de la critique, dont on sait qu'elle promet de dégénérer en holocauste.

En revanche le relativisme va ôter leurs nom aux choses, ce n'est plus vraiment du nazisme qui opère, car les uniformes et les bruits de bottes sont absents ou d'une autre couleur, et ce ne sont plus vraiment des juifs qui sont menacés, mais des gens.
Si on incorpore le relativisme que l'église veut détruire car, matérialiste, elle en a peur, on devra utiliser d'autre mots à la place, mais à cause du piège du langage qui n'est qu'une succession de symboles, de portes qui mènent à des chambres, on ne trouve pas grand chose à se mettre sous la dent, et du coup on retombe sur des mots anciens comme le nazisme, et on traite de nazi automatiquement celui qui critique un juif, quel que soit le contexte, y compris si ce dernier, pas forcément empli de bonté, a fait des bêtises juste avant.
Ainsi du non relativisme va découler le refus ou l'incapacité d'inclure un contexte aux choses, c'est à dire le refus de la complexité, ce qui est un summum de l'injustice, puisque tout dans l'univers se fonde sur la Raison ; et qu'il faut la pratiquer.

- Reprenons. Il n'y a pas de dimension en vérité, pas de taille, seulement des concepts.
Dès lors le langage doit souffrir d'une conversion assez douloureuse pour celui qui s'était habitué à croire en la véracité des mots qu'il emploie, même si ça fait des siècles qu'il n'a pas été voir ce qui se passait ou ce qui avait changé dans la pièce qu'il y a derrière la porte qu'est ce mot.

Il convient, dans un élan créatif, de créer des mots, de décrire les objets non pas par leurs symboles habituels, qui sont factices et le plus souvent erronés, mais par leurs fonction, car au fond c'est des fonctions dont on veut parler ; si ce qu'on veut construire est une nouvelle Raison.

Décrire un nazi c'est d'abord décrire celui qui, embrigadé dans un nuage de mots, abouti à une logique qu'il est incapable de replacer dans le contexte de la création, de sorte qu'il ne peut pas voir les contradiction aussi flagrantes que le bien et le mal.
On peut utiliser le terme du psychopathe puisque précisément ce dernier a ce problème précis.

Reprenons, le mal est une chose que tout à chacun peut ressentir, à moins d'une longue habituation et d'un long cheminement à travers l'illogique, dont aucun des virage n'aura été questionné, empêché par une autorité à laquelle ils ont de plus en plus eu besoin de se soumettre.

De l'adage connu « nul n'est sensé ignorer la loi », le matérialiste en tire la conclusion qu'il peut créer n'importe quelle loi arbitraire et reprocher à celui qui ne la respecte pas, d'être à contre-courant de l'univers qu'il croit servir ; ce qui déjà est un grand pas dans le mal qui s'ignore.

Alors qu'en réalité cet adage aurait dû être le garant de ce qu'aucune loi ne puisse être injuste de sorte que la loi soit toujours connue instinctivement par tous, et donc aimée.

Dans le nazisme, ce qui est vendu est surtout le non amour de la loi qui doit être subie afin de recevoir d'elle l'éducation que l'absence de l'usage de son propre esprit ne peut lui fournir.
En réalité, il s'agit d'un ordre démonique qui implique que nul ne doit se servir de son esprit (au risque bien entendu de se retrouver plus élevé que celui qui crée les lois).

- Reprenons, au début, nous avons des gentils et des méchants, une humanité qui est composée de tout l'arc-en-ciel des possibilités, et ensuite d'une création, d'une organisation, qui va assurer que les jonctions entre tous les individus serve le bien dans son ensemble, les bons devant inciter les mauvais, et ces derniers ayant la fâcheuse habitude de vouloir habituer les bons au mal.

Seule l'organisation permet à l'humanité de se sauver d'elle-même et de faire basculer le monde vers une structure organisée, appelée aussi la société idéale.

Reprenons,
La société idéale et l'homme parfait sont le même concept.

Le criminel déluré ainsi que la société criminelle, sont du même fait.

Quand un pays entre en guerre et se montre belliqueux, nous avons à faire au même problème que lorsqu'un matérialiste qui ne sait pas se servir de son âme décide d'agir de façon nuisible, se débattant dans ses illusions pour communiquer un message d'alerte, que les bons doivent entendre et auquel ils doivent répondre le plus convenablement possible.

Et tant que les bons avec leur faible vocabulaire relativiste n'arrivent pas à se faire entendre, les gangsters ne trouvent rien pour les empêcher d'avancer sur le chemin qui les mènera eux et leur société vers la catastrophe destructrice de la réinitialisation.

- Reprenons, un ganster et un pays voyou sont du même fait.
L'étude de la génèse de l'un revoie à l'étude de la génèse de l'autre.
Le problème est que la société trop peu évoluée ne sait que faire des gangsters et les enferme en prison où leur mal peut avoir lieu sans contrainte et se développer comme un nid de microbes ; c'est à ce jour la seule réponse connue contre le mal qui gagne ceux-là.
Et étant donné comme cela est insuffisant il ne faut pas beaucoup de temps pour que, et de un, un cinquième de la population mondiale se retrouve en prison (états-unis), et de deux, un dixième des pays existant ne soit un pays criminel (la planète Terre).

Reprenons encore plus profondément dans ce qui est antécédent :
un cerveau et une société sont le même concept.

Comment les discussions sur le totalitarisme ne peuvent-elles pas trouver d'enseignement en prenant appui sur l'autoritarisme ?
Que savons-nous répondre à l'autoritarisme ?
En général, mais ça c'est personnel, celui qui désire m'obliger ou m'induire, me forcer ou me contraindre à faire une chose à laquelle je n'avais pas pensé, pourvu qu'il se montre menaçant de ne pas répondre positivement à ses requêtes que je désapprouve, j'ai toujours tendance à le provoquer encore plus puissamment que tout ce à quoi il s'attendait.
Je me demande toujours si le pauvre gars va un jour se rendre compte de tout ce qu'il a perdu dans la course, uniquement à cause de lui-même, et quand il va cesser d'agir comme un imbécile, mais j'observe que ça ne fait que renforcer ses réflexes, et que la vengeance ne met que très peu de temps à s'accomplir, et que le principal lésé dans l'affaire, est celui qui voulait bien faire.

- Reprenons, une fois j'ai entendu à travers l'espace et le temps cette loi qui m'avait étonné : on est toujours plus digne devant Dieu d'exécuter un ordre stupide et d'en supporter les conséquences, car ce qui compte n'est pas la perte matérielle mais le choix opéré. Ce n'est que la nature du choix qui a de l'importance dans le Cosmos ; L'univers, la Création, n'est sensible qu'aux choix, tandis que la perte de quelques gouttes de sang ne signifie rien pour lui.

Car à la fin, les choix sont un chemin, et c'est par ce chemin qu'on est le plus sûr de s'éloigner de celui qui se perd et qui insiste pour se perdre. Répondre positivement à un ordre injuste, en conséquence, laisse retomber l'entière responsabilité de son acte devant Dieu à celui qui a voulu faire usage de sa force dans un but fictif et névralgique.

Mais pourtant, il ne peut pas toujours en être ainsi, cela, n'est que la règle de base, ce que nous devions savoir, pour ensuite pouvoir la briser.

Ce n'est que le manque de compassion qui va obliger l'exécutant à accepter de subir un ordre injuste, en tant que pire violence dont il est capable envers son maître stupide.

C'est en réalité, la pire insulte qu'il puisse y avoir dans l'univers.

Simplement, les soldats de feu devraient savoir que devant Dieu, en acceptant un ordre injuste, non seulement ils renoncent à un droit dans un but vengeur, mais surtout, qu'ils peuvent aussi pleinement réquisitionner leur droit au refus, si jamais ils sont assez nombreux et organisés pour rivaliser contre les mots creux qui motivent leur tortionnaire.

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