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l'intercoopérative

Configuration des coopératives régies par un système économique à but social.

Les nouvelles activités et les activités existantes pourront s'affilier à l'Intercoopératives.

En tant que noeud du réseau elles participeront à un système économique interne spécifique à cette structure. Elle pourra avoir sa propre monnaie et établir les règles de ses échanges avec le milieu extérieur.

Ses principales caractéristiques seront :
répartition des tâches : gérer au mieux la main d'oeuvre disponible, faire que le travail des uns profite au plus grand nombre ;
répartition équitable : faire que chacun soit impliqué selon un système d'équivalence, faisant que les secteurs trop peu pourvus offrent de meilleurs salaires, et que les secteur trop dilués, offrent des journées moins longues.

Ainsi le temps de travail et le salaire seront le rendu d'un calcul.

Le droit d'accès aux marchandises de première nécessité à tous les membres de la structure et les personnes inactives qui dépendent d'eux, est de façon nominative le but de l'activité globale.

Si bien que des systèmes s'assurant d'une équité paramétrée assurent cette fonctionnalité.

Les salaires permettent seulement l'accès aux biens de consommation de seconde et tierce nécessité.

Le système fait que les échanges internes se font à prix coûtant, ayant établi tout ce qui sera entré en compte dans sa fabrication.
Un objet fabriqué appartient à l'ensemble du système faisant d'office qu'il doit être affecté en premier là où on en a le plus besoin.
Tous les biens sont des usufruits qui sont réutilisés jusqu'à leur recyclage, dont le coût fait également partie du prix du produit.
L'autorisation de leur accès est tacite, quand elle n'est pas régie par un comité.

Les terres sont affectées elles aussi en concessions d'une durée indéfinie aux organismes qui acceptent de les prendre en charge, et qui sont choisis par sélection en raison de leur compétence, (sélection qui sera assurée par des personnes elles-mêmes déjà jugées compétentes).

Les machine-outils, le savoir et toute l'assistance nécessaires sont appliqués d'office, c'est le deuxième but du système.

En tous lieux le savoir exercé et les outils disponibles doivent être les meilleurs possible, il ne doit y avoir aucune limitation à la satiété, par exemple, de l'amélioration du système éducatif, ou de ce dont la médecine, ou n'importe quel système de survie, aura besoin.

Des comités d'études indépendants sont (donc) parfaitement libres de se créer pour analyser, étudier, et proposer des solutions aux activités de leur choix, intégrant d'office leur coût dans le produit concerné.

Si il y a très peu d'activité le système doit facilement concentrer ses ressources sur le secteur de la première nécessité, mais si elle est dynamique toutes les activités sont libres, mais mises en oeuvre qu'après avoir été confrontées à un scrutin de spécialistes.

Il doit pouvoir se faire qu'on robotise à outrance les tâches laborieuses ou dangereuses, en ayant pour seule contrepartie un gain de productivité, et donc des journées moindres pour ces secteurs.

La formation, l'autoformation, peuvent être considérés comme des gains pour le système même si ils sont difficiles de les évaluer, on sait qu'ils sont non nuls. Chacun doit pouvoir se former à la discipline de son choix, à n'importe quel moment.
De même, dixit les Droits de l'Homme, chacun est libre de se mouvoir librement et de fait, les moyens lui en sont donnés (dans la mesure de ce qui est raisonnable).

Le système fonctionne par attribution électronique des coûts et donc, en mesure de ces coûts, la monnaie est créée directement sur le compte du travailleur.
Une fois l'addition des coûts obtenue, on connaît ce que la somme totale des prix doit rapporter.
Un algorithme s'occupe d'affecter à chaque produit le prix qu'il aura coûté, en ayant pris en compte l'ensemble des relationnements affectés à chaque produit (là est le noyau du système).

En effet il s'agit de dire que le prix de chaque produit est le résultat d'une taxe variable, un camembert dont les portions sont différentes pour chaque produit, de tous les coûts qui sont affectées à ce produit, allant de l'éducation à la formation, le transport le recyclage, l'extraction et le traitement des matières premières, leur conditionnement etc... bref quasiment rien de neuf à part que tout est électronique et millimétrique.
Et à part qu'on a exclu le coût des banques, des bénéfices des intermédiaires, et des des piscines des patrons.

Le coût des objets en usufruits, immeubles et outils, peuvent être mis en amortissement sur de longues périodes, et ne coûter que quelques fractions de centimes par produit à fabrication duquel il aura, aussi partiellement, participé.

Le troisième but du système, celui qui concerne le secteur de troisième nécessité, est de produire une activité culturelle riche et colorée, notamment en ayant intégré les systèmes qui permettent d'évaluer leur valeur affective (là où on confie, dans une démocratie, à cela une responsabilité de première nécessité, et là où, dans ce système, le secteur de première nécessité est régi en premier lieu par des calculs rationnels).

Il s'agit d'obtenir pour bénéfice du résultat que des objets amortis soient rendus gratuits et accessibles sans avoir à passer par une commission qui observe la quantité des droits d'accès. Qu'ils soient disponibles gratuitement, qu'on atteigne dans certains secteurs, la surproduction, est le troisième objectif de cette association de différents secteurs professionnels en une intercoopérative.

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