080430 29 min

La politique de ce qui est occulte

Partie 6, l'international

Grande partie 1
c'est la guerre il faut s'y faire
durée 2 minutes 30.

Intro
c'est vraiment grave ce qui se passe, on le dit aux gens mais ils n'entendent pas, et du coup, cela devient un véritable consentement.
A partir du moment où la raison des crimes est dite haut et fort, et que personne ne s'offusque ni ne réagit, alors le consentement est acquis.

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Acte Un : A propos de l'envoi de troupe en Afghanistan
(qui n'est rien d'autre qu'un rite de sacrifice humain ordonné par la servitude envers l'impérialisme néolibéral)

L'animateur : « vous disiez qu'aucune armée du monde n'a jamais gagné une guerre ».
Réponse du gars :
«Oui mais sauf que là ce n'est pas une guerre. »
Et il ajoute : « ce n'est pas une guerre, puisque nous sommes aux côtés des Afghanistan ».

1 = La beauté de cette guerre-là.

Déjà on peut voir la disparition de la question de l'animateur : « En quoi ce précepte était-il beau, de quoi était-il prometteur, et que n'a-t-on pas vu pour qu'il puisse n'être pas respecté ? »
Le gus se défend de ne pas respecter sa parole. Il est prêt s'il le faut à le réaffirmer : « aucune armée n'a jamais gagné etc... ». Mais il n'empêche qu'un tel DICTON aurait certainement laissé entendre qu'aucune armée ne serait levée, et encore moins de façon frivole.
MAIS Là, l'armée est soulevée non pas pour une guerre mais pour chasser et tuer un ennemi, qui n'est pas un pays, mais une fraction d'un pays. ET DONC comme ce n'est pas un pays mais une fraction de pays, alors le sieur affirme sans aucune hésitation : « Mais ce n'est pas une guerre ! », sur le ton de l'exclamation, comme si l'animateur avait été bête de ne pas s'en rendre compte malgré sa position.

2 = La raison de cette guerre

Après on peut se dire : l'ont-ils demandé ? Les soldats de feu sont-ils accueillis comme des sauveurs ? N'était-ce pas le même argument pour l'envoi de troupes en Irak ?
On peut se demander, quelle est la raison ?

LA réponse :
« A côté de l'Agfhanistan il y a le Pakistan ».

Question : Alors peut-être faut-il avoir des connaissances très poussées pour comprendre le rapport ?

Il rajoute :
«... qui a la bombe atomique. »

Question : Alors peut-être faut-il avoir des connaissances très poussées pour comprendre le rapport ?

Il redit une deuxième fois :
«... qui a la bombe atomique. »

Et nous questionnons un peu différemment : Alors ainsi donc les Talibans sont à la solde du Pakistan qui enverra une bombe atomique (modèle de 1951) sur un pays qui lui est limitrophe ????
(nous posons seulement la question.)

Vous verriez la tête de l'animateur à ce moment-là : il baisse la tête, garde les yeux en haut, et se mord les lèvres !

Mais n'empêche nous reposons la question : Quel rapport ?

Et bien sûr il suffit de penser pour voir la réalité se dessiner telle qu'on l'avait imaginée :

« Et si on laisse tomber l'Afghanistan, le Pakistan tombera comme un château de cartes ! ».

Donc, pardon, en fait la première hypothèse ne se vérifie plus, puisque la crainte n'est pas le Pakistan lui-même (sinon c'est là-bas qu'il aurait fallu envoyer des guerriers de feu), non la crainte est que le Pakistan ne s'effondre comme un château de cartes, couches après couches, en étant très certainement infiltrés par les Talibans, qui ensuite, enverra la bombe atomique sur leur ancien pays. La bombe atomique. Ça veut tout dire. Ça veut dire que ceux qui ont des bombes atomiques sont potentiellement méchants et bêtes, voire même fallacieusement motivés.

3 = retour à la case départ

L'animateur demande « On peut gagner cette guerre, par les armes ? »

Alors là d'autres animateurs viennent appuyer « ce n'est pas une guerre civile, ce n'est pas une guerre ethnique »... On dirait qu'il lit une liste de sortes de guerres pour voir laquelle correspond le mieux à la réalité telle que présentée.

Réponse :
« Ce n'est pas une guerre ! »
« Je veux dire par là que : l'immense majorité des Afghans ont* besoin de la coalition qui se trouve sur place** pour éviter le drame qu'a été l'arrivée des Talibans ! »
(ici on a une tonalité vocale proche de De Funès – c'était sûrement un présage funeste)
* faute de français dans le texte
** faute de logique, si le besoin est déjà rassasié par « qui se trouve sur place ».
Cette formulation, toute bénigne, insigne toutefois (le subconscient) à inverser les causes et les effets : Ce sont eux qui en ont besoin, et pour cause, si jamais on leur retire leurs troupes, ALORS SEULEMENT leur besoin se fera sentir !

Eh oui voilà comment et pourquoi aucun besoin n'a l'air de se faire sentir.

PPD demande vaillamment et succintement si on na va pas s'y embourber, bien obligé quand même. Nous ajoutons derechef « comme en Irak... »
Et le préz répond : « Ah, écoutez, c'est toute la question du renfort ».

En effet suivons la logique, si on tue tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le fait que les Afghans on BESOIN de l'armée de feu, alors forcément plus personne ne sera plus d'accord :

« Si j'ai pris la décision de ce renfort c'est parce qu'il faut que nous réussissions. Que l'armée Afghane prenne le relais. »
Notons, en passant : Comme en Irak.

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Acte Deux : des raison humanistes

«...et que nous puissions coordonner mieux l'aide civile et l'aide économique ».

1 = Le but initial était, je vous le rappelle quand même...

Oui parce que vous comprenez, ce n'est pas possible de coordonner quoi que ce soit, normalement.
A un moment, ils ont voulu coordonner des aides humanitaires et économiques, mais ils n'y sont pas parvenus, donc ils se sont dit : « avant de pouvoir faire ce travail humanitaire et humaniste, il faut au préalable nettoyer les marécages *».
* expression due à Mme Rice, ancienne prof de Bush.

2 = La psychopathologie de la carotte et du bâton

L'histoire est toujours la même, si vous voulez accéder au bonheur que vous était promis, et qui vous est ainsi dû, il faut quand même faire preuve d'un minimum de bonne volonté !

C'est de la psychopathologie quand on assiste au parent tortionnaire, qui simule, ça arrive très souvent, un cadeau imaginaire qu'il était sur le point de faire et qu'il se voit obligé de jeter à la poubelle, en raison du comportement outrancier de son enfant.
Et ensuite c'est précisément cette déchirure du coeur et cette déception, dont l'enfant est désigné comme étant la seule cause, et qui motive sa colère.
C'est psychopathologique, quand on l'a subit, on fait même pas exprès de le reproduire.

3 = Le motif de la guerre :

Ainsi, on peut le voir, tuer les Talibans permettra d'organiser une aide humanitaire et économique, l'une et l'autre étant bien sûr parfaitement distinctes.
Les Talibans ayant ainsi l'air d'être opposés à cette « aide » gracieuse et emplie de bonne volonté.

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Acte Trois : Ah mais non je dis des bêtises, le plus important c'est pas ça, le plus important c'est que :

« Mais la question monsieur Poivre d'Arvor c'était simple : Allez : est-ce qu'on laisse les Talibans revenir ? Est-ce qu'on laisse Al Qaïda avoir une victoire ? [ici à 1:24 on a une grimace à la limite de l'écoeurement] Est-ce qu'on se couche ? Ou est-ce qu'on considère qu'il faut aider... ? »

Attention ça va très vite, la respiration que prend le président juste après cela est déjà destinée à parler
de toute autre chose, dans la mesure où cela le défait personnellement de toute responsabilité dans cette manigance dissimulée.

1 = Mais arrêtons-nous plutôt :

Nous parlons d'ingérence dans les affaires de pays étranger, étant donné que la parole par exemple, ne suffirait pas à faire changer les choses, étant donné que la crédibilité est très basse, étant donné que la France envoie des guerriers de feu pour tuer des petites filles Afghanes. (mais on y reviendra).
Non pas que ces meurtres soient volontaires bien sûr, ils ne le sont pas.
Tout comme le nazi qui sommeille hait les racistes. Ah! Oui quelle bande de salopards ceux-là.

2 = par rapport au premier développement, nous voyons qu'il n'a servi à rien puisque LA VRAIE RAISON de la guerre est qu'il ne faut pas perdre la face dans ce qu'on s'imagine être l'esprit des brigands étrangers.

Or précisément un article très critique à ce sujet était sorti juste avant (DeDefensa) montrant spécifiquement la place de l'égo (et donc de la psychopathologie) dans les choix stratégiques.
Tout se joue sur le sentiment de puissance, qui est tellement développé chez le tortionnaire, qu'il s'imagine qu'il l'est tout autant chez son ennemi, au point de faire gaffe à ne jamais lui laisser la moindre victoire, étant donné ce que cette victoire pourrait être importante pour eux sur le plan psychologique. Et plus elles sont rares et plus elles le sont...

Véritablement, ce que dit le président est exactement cela : C'est une guerre psychologique, avant tout il est question de faire en sorte qu'il n'y ait plus aucune espoir chez l'ennemi, de sans cesse le rabaisser, l'humilier, lui prouver que tous ses actes le conduisent à sa propre perte, jusqu'à ce que finalement : il comprenne.

Il finira bien par comprendre.

Or ceci, est exactement :
1 : de la psychopatholgie sociale ;
2 : le crédo sioniste.

En effet (1) cela se rapporte de la réflexologie, si on donne un coup de pelle à chaque fois qu'on demande « pourquoi ? » alors le gars il arrêtera de poser la question. C'est entièrement naturel. Aucun besoin par exemple de faire appel au libre arbitre, ou de se satisfaire d'une décision similaire obtenir par une bonne entente. Une bonne entente, est impossible en raison de l'innocuité du langage, et du coût que ça coûte, si bien que l'alternative reste le coup de pelle dans la gueule, dont l'efficacité, du point de vue de la rentabilité, est bien meilleure que la discussion.

Et en effet (2) c'est ainsi qu'on a toujours traité les arabes, qui ne savent que mendier, à qui les juifs ont tout appris y compris l'agriculture, et qui n'ont jamais dit merci pour cela. Et pour qui s'applique la règle : « un ongle d'un juif vaut plus que 100 arabes » ou encore « pour un juif tué, 10 arabes tués en riposte ».
Et ce, bien sûr, « jusqu'à c qu'ils comprennent ».
Et ce, bien sûr, « en étant parfaitement désolés d'avoir à en arriver là ».

C'est plutôt ça le genre de question qu'il faut poser au Prez', des question qui portent sur le système limbique, sur tout ce qui relève de ce qui est névropathique.

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Acte 4 : le mensonge d'état institutionnel

« J'ajoute que c'est pas moi qui ait décidé d'envoyer des hommes, euh, des soldats français là-bas. Ça a été décidé en 2001, à l'époque de Jacques Chirac et de Lionel Jospin ».

Bon alors, une phrase, trois conneries décidément.

1 = pourquoi dire « c'est pas moi » si il n'y avait véritablement rien à se reprocher dans ce qui n'est pas une guerre mais une aide humanitaire ?
2 = « ça a été décidé en 2001 » ce qui, ici pour la télé, revient à rappeler les noms des dirigeants français de l'époque. Même si ensuite Chirac n'avait pas suivi en Irak, à raison fort heureusement, ce qui, on le voit, n'est PAS du tout logique.
3 = En 2001, c'est un peu là que tout s'est décidé finalement, les tour-jumelles ont été bombardées par Bush, et l'Irak et l'Afghanistan ont été attaqués pour leur voler leurs ressources naturelles, dont ils n'ont pas besoin puisqu'ils sont trop pauvres. C'est pour rendre service là aussi, d'une pierre deux coup. C'est aussi, mesdames et messieurs, cela, le plus haut de gamme de ce que l'humain est capable de pondre en terme de stratégie du développement de la société.

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Acte 5 : faut le dire vite
attention ça va aller très vite, tout cela se passe 0,6 secondes après la fin de la phrase précédente qui se termine par « décide en 2001 ».

« Discrètement. » affirme un animateur.

« A l'époque », rajoute-t-il une bonne seconde plus tard car du coup, toute la conversation précédente est déjà oubliée.

Et de là, l'affirmation « c'est pas parce qu'on l'a pas dit aux français, que... »

Mais hélas, mille fois hélas le prez' est coupé par l'animateur, et il ne finira jamais sa pharse :

« ah, justement ».
C'est marrant ce choix de mots, « justement », car une seconde avant il était péremptoire, et non interrogatif. Ici, il le redit : « on le savais bien quand même ».
Nous, les téléspectateurs, on ne le savais pas. Cela vaudrait peut-être le coup de s'y arrêter. Cela dure depuis longtemps ? Dénoncer les autres peut-il nous exempter des mêmes malices ? Ce ne sont que quelques questions.

et puis là après l'animateur part sur une question des plus vaseuses, qu'il est difficile de résumer, et fastidieux de reproduire, mais en gros ça dit « faut-il s'attendre à des représailles, ou bien est-ce qu'il faut le faire ? »
Une sorte de « ou-ou » qui vont tous les deux dans le sens de la WAR.
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Acte 6 : la peur au ventre

Sarko « Vous dites qu'on ne l'a pas dit aux français, est-ce que ça nous a évité les attentats qu'on a connu ?

Là tout le monde cherche «: « mais quels attentats ? »/

« Quoi ? Paris n'a pas été endeuillé par les attentats ? Et vous pensez ? Que ce qui s'est passé à New York, à Londres, ou à Madrid ne pourrait pas nous arriver ? »

Mais attend c'était clair dès que tu as été élu. Tu as même été élu pour cela, on le sait déjà.

« Sous prétexte qu'on dirait « oh finalement ce monsieur Ben Ladenne n'est pas si mal que ça ? »

« oh finalement ces Talibans c'était pas si mal que ça ? »

« Bein c'est pas mon opinion ».

Suivons la logique, en fait, si les gens ne se disent pas « c'est pas grave, ils ne sont pas méchants » alors, du coup, par voie de conséquence, on risque de se prendre un super attentat sur Paris.

Le président, et là je m'adresse plutôt aux très jeunes qui n'ont pas l'esprit pollué par des blocages instillés, est en train de dire « si vous n'êtes pas racistes, alors vous êtes contre moi ».
« Si vous n'avez pas peur, il vous arrivera des malheurs ».

Il faut bien expliquer que si des gens sont en colère, il suffirait de les écouter comme des frères, à qui on aurait porté préjudice de façon inconsidérée. Peut-être faudra-t-il s'excuser, « se coucher » comme il dit, afin de calmer sa colère, surtout si vous savez qu'il a tendance à égorger les gens au moins sursaut cardiaque.

Mais non, ici, il n'est aucunement question de sonder les raisons d'une colère, elle est dit « fondamentale » c'est à dire névrotique, ce qui, bien sûr, est une pure coïncidence.
Il n'y a donc plus rien à faire de ce côté-là, et donc, la guerre est ouverte, l'ennemi peut très bien nous balancer des bombes, si on suit la logique du président, dès lors qu'il sentira le vent tourner en sa faveur, à la faveur de la moindre excuse ou du moindre dialogue, bref de la moindre victoire.

Alors que, bêtement, comme un pacifiste de la masse, je pensais que si on opprimait les gens et que si on les laissait dans le mutisme et sans explications, alors c'était précisément ça qui les énervait.

Si vous avez des oreilles pour entendre, alors ceci est dit : il y aura un attentat fementé de l'intérieur à Paris.

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Grande partie 2
Les droits de l'homme qui préside un pays

(juste après « bah c'est pas mon opinion, »)
« Je pense qu'à un moment donné, les démocraties, et les Droits de l'Homme. »
fin de la phrase.

« Les Droits de l'Homme ça vaut aussi pour cette petite fille qui n'avait pas le droit d'aller à l'école. »

« Parce qu'il y avait des Talibans qui avaient décidé qu'une petite fille n'a pas à être éduquée ».

1 = LE RACISME est flagrant dès cette première phrase. Il le restera tout au long du discours.
C'est extrêmement surprenant qu'aucune mention au racisme du chef de l'état ne soit émise nulle part, ni dans les analyses sur cet interview, ni même pendant, mais ça c'est moins anormal déjà.

Ainsi, ce sont les Talibans qui auraient décidé cela de façon odieuse. La raison est ainsi fixée. Et l'ennemi aussi. C'est simple.

Le racisme consiste à appliquer à tout un groupe ethnique, une éthnie, une microsociété, des caractères strictes et indéfendables, généraux et uniformes, faisant que par un retour qui fonctionnerait à merveille, la seule évocation de cette ethnie en vienne à signifier directement et sans l'ombre d'un doute toujours et par défaut cette même somme d'idées reçues.

Exactement comme en psychopathologie, où
le lexical définit le sens, là où normalement, le sens doit s'exprimer par le lexical. Les gens croyant qu'il part du sens et qu'il cherche le lexical, se méprennent, en fait, comme Bush, il part du lexical, auquel il raccorde une somme de significations, qui comme par hasard, sont très intimement irritantes pour les nerfs ; or ce qui est mû par les nerfs, et ce malgré un calme relatif et une certaine maîtrise acquise au cours de ses « erreurs de communication »*, est couramment appelé névropathie, eh oui.
* il aurait fallu écrire les 5 chapitres précédents, une par vidéo mais bon, notre intérêt va en premier à l'international)

En terme d'idées reçues, il y a aussi le principe « d'aller à l'école », et de ce que ça voudra dire de divergeant pour les uns et les autres, mais bon passons, cela ne sert qu'à définir ce qu'est une idée reçue, c'est ce dont on présume sans y faire attention, en risquant une grave erreur.

« Parce qu'il y avait des Talibans qui avaient décidé qu'une petite fille n'a pas à être éduquée ».
« Et souvenez-vous ces pendaisons, là, au milieu des stades. Ces femmes lapidées. Alors on doit s'incliner ? »

C'est quand même extrêmement choquant un tel raccourcis, entre des pratiques médiévales, certes, et en face, le fait de s'incliner.

La façon d'aborder ces question ne devraient-elles pas être progressives et déterminées ? Est-il imaginable d'arriver à l'objectif de zéro morts par injustice ? Et si « zéro, c'est trop », alors quelle est la limite ? Y a-t-il des injustices acceptables et d'autres immorales ?
Non parce que, quand même, nous en france nous pratiquons la déportation des étrangers, la séparation d'amis et de familles, le sacrifice de vies humaines en ayant une raison financière (et donc qui profite au plus grand nombre).

Est-il possible d'obtenir un changement aussi brutal dans une société médiévale, on va dire, en l'espace de zéro secondes ? LA question est très difficile, ce sera normal de le vouloir, mais inconséquent de poursuivre ce but. Surtout si ça ne fait qu'ajouter des morts et des injustices.
Surtout si l'effraction morale, l'ingérence, est plus illégale que le mal qui veut maladroitement être combattu. La seule question est : pourquoi l'ingérence est-elle morale ? Dans deux secondes je vais vous le dire si vous ne le saviez pas.

Sans anthropologie, sans savoir, on ne peut faire que des erreurs.
L'idée, c'est qu'avant de donner des leçons aux autres, il faudrait déjà être exemplaire, ce qui aura par la suite le plus de chance de vouloir se trouver imité, ce qui, le lecteur l'aura compris, sera la méthode la plus rapide pour répandre les Droits de l'Homme.

Mais au lieu de ça le discours est celui-ci :

2 = Amalgamer

« Alors on doit s'incliner ? C'est ça la france, c'est ça les valeurs qu'on défend ? »
« Alors c'est pas la peine d'aller essayer d'éteindre la flamme olympique, hein ! Parce que ça c'est du deux poids deux mesures. »

Si le président le dit.

« Si c'est pour dire : 'quand c'est la flamme olympique ça nous gêne', mais quand c'est en Afghanistan, 'la Burka sur les femmes ça nous gêne pas' ».

Alors là attention, en une seule phrase nous avons résumé « les fillettes qui n'ont pas le droit à l'instruction », « les peines de mort en public », « les femmes lapidées » par cette image symbolique qui résume tout à elle toute seule : « La Burka » « sur la tête des femmes ».

Tel que nous l'avons explicité, quand le lexical devient le sens et que le sens en découle, il se passe ceci, c'est la femme voilée qui est quasiment elle-même responsable de toute ce que les arabes sont odieux aux yeux des Droits de l'hommistes. Ce qui n'est pas de bol pour elle, déjà qu'elle est responsable, là-bas, de l'adultère alors que les hommes, eux, ne le sont jamais.

C'est vécu comme une provocation, cette Burka, anciennement nommée Chador, voile islamique, etc....
Non il n'est plus question de dire « oh la pauvre petite fille, on l'empêche de s'instruire », on dit qu'une fois devenue adulte, on lui met un truc sur la tête, comme sur les épaules, et ça, « il faudrait que cela ne nous gêne pas ? »
Et si cest elle qui veut se coiffer d'un tissu librement, pareil : « est-ce que cela ne vous gêne pas ? »

Question : doit-on alors s'en prendre à es femmes qui portent des vêtements, ou bien à ceux qui les obligent à porter des vêtements ? ».
Non ce n'est qu'une question, nous sommes juste un peu perdus.

En tous cas c'est clair dans le discours « la Burka c'est beaucoup plus grave que les jeux olypmiques ».
On avance, on avance.

En passant, précisons les intentions à propos du Tibet, c'est bien sûr d'amputer la Chine d'une large région afin de freiner son ascension en terme de première puissance mondiale, et tout à la fois afin d'y installer des bases militaires parce que c'est plus pratique pour le cas où on voudrait lâcher des bombes atomiques (modèle de 1951 bien entendu).

Mais ça c'est pas trop grave encore, que les gens du Tibet soient massacrés par leurs propres frères pour des raisons uniquement politiques, alors que sans cela ils vivraient en paix bien entendu.
Nan, la Burka sur la tête des femmes voilées, ça c'est beaucoup plus grave, et surtout, ça résume toute une somme de frustrations, qui elle-même est due à ce que dès qu'on les évoque, (injustice sociale, peine de mort, femmes accusées à tort et puis battues) ce serait trop risqué de les évoquer trop longtemps, tant en fait cela est répandu à travers le monde et son histoire débile.
Tant cela est aussi le cas des Etats-unis, de la France, de la Chine bien sûr, etc etc...

La peine de mort, OK, mais avec une aiguille comme des civilisés, pas devant les enfants sur un stade de Foot ! C'est sacré le Foot bon sang !!!!

Ah mais c'est que pour un peu notre président va bientôt découvrir la dureté de ce monde.
Parions que d'ici l'âge de 90 ans, après 40 ans de règne sans partage, ayant assisté à ses dépends à la déchéance du monde alors qu'il ne lui voulait que du bien au départ, peut-être qu'à ce moment-là il poussera un peu plus la réflexion et se dira « quel dommage, pour le peu de bien qu'il aurait suffit de faire ».

3 = Se distinguer

On laisse passer un peu, il parle de tous ceux dans le monde de l'Europe qui sont d'accord avec lui, en arrive à comparer les nombres des sacrifiés dans l'armée de feu que chaque pays aura su envoyer en enfer à leur place, et soudain :

« Est-ce qu'à trois mois de la présidence Européenne, on pouvait dire 'on s'en va' ? Pourquoi monsieur (l'animateur inconnu) Parce qu'on a peur ? »
ça parle au fond
« Parce que nos convictions sont devenues si faibles ? »
ça insiste au fond mais le prez semble avoir prévu toute une tirade qu'il ne veut pas arrêter
« Et nos valeurs aussi fragiles ? »

Bah oui c'est vrai, des valeurs tellement fragiles que pour faire bonne figure auprès des copains, il faut faire comme eux, sacrifier quelques poignées de milliers des jeunes écervelés de 20 ans.

Ça doit sûrement être ça le soucis d'un président symbolique. Que des choses immatérielles.
Que des choses du domaine de la foi, et pour que ce soit plus palpable, du domaine de l'égo.
Ah comme ça t'es pas un vrai mec ? Ah t'es un Pédé ! Bah moi j'suis pas un PD, le gars avec sa sale barbe et la grosse moche qu'il se saute mouftée comme une momie, bah moi ça me fait pas peur hein !!

Sérieusement, ce n'est que cela le discours, la motivation, et la stratégie du président pour un avenir meilleur.
Racaille, on vous l'avait bien dit.

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Grande partie 3, et but premier de cet article : Faut-il PARLER ?
La question, en effet, mérite d'être posée.
Mais hélas pour cela il faut d'abord parler.
[3:59]

Question de l'animateur, qui est aussi intelligent que moi au moins, puisque lui aussi a bien compris que les question précédentes, ont obtenu leur réponse, et qu'on ne pourra pas aller plus loin dans la recherche des RAISONS :

Question : « Est-ce qu'on doit parler avec le Hamas comme l'a fait l'ancien président américain Jimmy Carter, ou est-ce que la question de Gaza ne doit pas se poser, alors qu'il y aura un état palestinien... »

Vl'a la question.
On peut, enfin moi qui lis tous les article je peux, dire ce qu'il y a au fond de cela.

En premier, il est question ici du sentiment d'indifférence face au génocide subi par les Palestiniens, qui sont sous l'occupation d'un ennemi redoutable qui s'est greffé à leur terre et les en a expulsés.
Bon, ok, ça tout le monde le sait.
Et là on vient dire au prez, « eh au fait, tu as vu ce qui se dit, que comme quoi nous serions indifférents au génocide des arabes ? » C'est vrai que c'est dommage, c'est comme une percée dans leur navire, au départ il n'était pas sensé y avoir de telles fuites.

En deuxième dans la question, il y a « est-ce qu'on doit parler avec le Hamas, et sinon pourquoi Jimmy Carter, qui est l'ancien président des Etats-unis (et qui ne veut pas mourir sans chercher à faire du bien pour sa société, finalement, et après mure réflexion), lui il le pourrait ? Sous-entendu : quelle est la raison qui empêche de parler avec le Hamas si l'autre blanc, lui, il ne se sent
pas concerné par cette raison ? En bref, la raison pour ne pas dialoguer avec un gouvernement élu démocratiquement, légitime, et fière devant l'Histoire éternelle de sa résistance, cette raison, pourquoi n'est-elle pas universelle, du coup ?

Et en trois, il y a un problème de réglé, « de toutes façons », pour le journaliste la question ne se pose même plus (et d'ailleurs ça fait longtemps que les cartes géographiques indiquent « Israël » alors que ce pays n'existe pas légalement) la question de l'état bi-national, ou de la création de deux états, là où avant il n'y avait que la Palestine (elle aussi éternelle), cette question qui est un summum de ce qui est litigieux, finalement, est tranchée par le journaliste « on sait qu'il y aura un état palestinien ».
Ah mais c'est bien sympathique, c'est juste qu'il y en a déjà un, et que dedans, une colonie européenne s'est installée, armée d'une foi arrogante et criminelle.
Nan quand même il faut le savoir, pour bien situer dans quelle partie de l'univers on se trouve projeté, quand on assiste à cet interview.

Réponse du président de la république française :
« Bien sûr bien sûr, c'est une question qui est très compliquée... »

Il est marrant ce gars. Pour lui la question est compliquée, pourquoi ne pas parler avec le Hamas.
Gageons que pour le téléspectateur, cette question paraissait pourtant super simple.

Mais non, et c'est vrai il a raison, c'est vachement compliqué. C'est bien au-delà de ses compétences en tous cas bien des chercheurs en psychologie s'y sont mordus les dents, comme disait Coluche :
Qu'est-ce que le mutisme, la démence, la perte de capacité à s'exprimer, à structurer sa pensée, d'où cela vient-il et à quoi cela est-il dû ?

« Bien sûr bien sûr, c'est une question qui est très compliquée,
en tant que chef d'état, JE PENSE QUE je ne dois pas parler au Hamas. »

Voilà.
JE PENSE donc je suis. Et comme je suis donc je pense.
LA seule question journalistique à poser à ce moment-là, ce serait par exemple « monsieur, avec tout le respect qui me sied, qu'est-ce qu'on s'en fout de ce que vous pensez ? »
Pourquoi commencer sa phrase avec « en tant que chef d'état » si c'est pour ajouter après la virgule, « je pense que » ?
Soit « en tant que chef d'état, je me dois de... »,
soit « en tant que moi avec le cerveau que je me trimballe, je pense que... »
Encore une fois, nous observons ce même court-circuit neurologique.

Mais bon, ainsi, il est dit tout fort et sans complexe, que le président refuse le dialogue avec les arabes, point à la ligne, et ce pour une raison qu'on connaît bien, que trop bien.

LA suite :

« Et je vais m'en expliquer devant les français : parce qu'on n'a pas le droit de parler à une organisation, qui a annonce qu'elle voulait rayer Israël de la carte !!! ».

Mesdames et messieurs, personne à ma connaissance et après avoir fureté, n'a relevé cet incident diplomatique d'une gravité innommable.

Cela fait des années qu'on se trimballe cette rengaine, on sait bien que c'était dû à une manipulation de la traduction qui était précisément du fait d'Israël elle-même.
Et non seulement c'était fallacieux et à mille lieu de la pensée des opprimés, qui préfèrent subir Avec Dieu que tuer ou mentir (pour qui me mensonge est vécu comme un meurtre) pour des fausses raisons, mais qui plus est, ce n'est pas même le Hamas qui a été accusé d'avoir dit cela, mais l'Iran, au travers du sens inné de la finesse linguistique de son président.
Le Hamas lui il n'a rien fait de mal, il ne fait que de résister, comme les résistants pendant la deuxième guerre mondiale. Au début c'était une structure sociale pour l'éducation.

Ça pour commettre des erreurs, il en commet le président de la république française élu démocratiquement, mais qu'on peut renverser d'un coup de pied si on le désire subitement.

ET DONC voilà la raison pour laquelle IL PENSE en tant que chef d'état, ne pas devoir parler avec le Hamas. C'est donc cela, la raison.

En fait, on peut dire, que ça lui fout les chocottes, que ça lui fait peur, qu'il préfère se coucher !!
Et nous l'inclinerons à poursuivre dans cette voie... avec les distinctions qui s'imposent quand même.

« Enfin quand même ! Il y a un minimum de principes de notre diplomatie ! »
(faute de français dû à une confusion, un minimum de principes Dans, ou alors un minimum de principe sans S 'à respecter' dans la diplomatie en général. Mais là il parle de 'notre diplomatie', par opposition à ce qui est général.

« Je ne peux pas parler avec des gens, je ne parlerai pas avec le président Iranien, qui a annoncé qu'il fallait rayer, lui aussi, Israël... »

Oui cher lecteur vous avec bien lu. Décidément ils sont tous contre Israël c'est bizarre quand même.
C'est marrant le moment où il dit « lui aussi », c'est là qu'il vient de se rendre compte que son cerveau lui a joué un bien mauvais tour. Ah le subconscient quand ça veut s'exprimer, c'est très difficile de saisir sa logique, tout ce que veut le subconscient, c'est crier le problème qu'il a besoin de résoudre pour ensuite pouvoir fonctionner correctement.

« Il y a des principes auxquels on doit quand même, se tenir. »

Et quels principes, comme par exemple ne pas dire qu'on veut rayer Israël de la carte, ou en tous cas, plus « principalement », ne pas tenir un discours belliqueux.
Ah mais oui mais dès qu'on énonce ce principe, soudain il risque de nous être retourné.
Nan il a raison finalement, il vaut mieux parler de principes, et tout à la fois, rester dans le vague, afin de parler en fait de ce qui lui est particulier, ou spécifique.

En effet SI et seulement Si cette histoire de rayure de carte n'était qu'une affabulation, alors soudain, voyez comment « les principes » auront été bafoués. Question, « et ci ce n'était qu'un bobard, présenterez-vous des excuses pour vous être trompé, et pour avoir menti de façon confuse et désordonnée ?

« Alors quand à Jimmy Carter, je ne sais pas dans quelles conditions il n'a fait, c'est un ancien président : il est beaucoup plus libre ! »..

Donc un président en exercice n'est pas totalement libre de ses actes, alors pourtant que c'est là que ça aurait le plus de poids.
Ou alors peut-être que cette limitation de la liberté est due à Israël ? (ce n'est qu'une question).

« Qu'il y ait des passerelles pour discuter, après tout, moi je ne me permets pas de juger ce que font les uns et les autres ».

En effet il n'aurait plus manqué que cela. Notons au passage pour l'info que Jimmy Carter semble avoir été porteur de l'idée d'un référendum palestinien pour résoudre le conflit et fixer les frontières, mais cela apparemment ne sera pas arrivé jusque dans cette partie de l'univers.

« Peut-être que ce sera utile un jour ».

Et oui, tout comme le fait d'élire un président et d'avoir une classe politique, peut-être que cela sera utile un jour.

« parce que j'admets bien volontiers que le Hamas représente une partie de la rue palestinienne »

Ce qui est trop aimable pour une direction élue démocratiquement.

« mais moi ce que je souhaite c'est que la réussite de monsieur Abou Mazen ».

Ok on avait compris, passons à la suite.

« L'argent de la communauté européenne, on doit le donner à monsieur Abou Mazen ».

Mais pas aux gens de Gaza qui sont parqués, prisonniers, affamés, et assassinés.
Seulement à ceux qui, par pure nécessité, on cédé à la corruption pour flatter l'égo des colons.

«On doit le donner à des gens, qui comprennent qu'il n'y a pas d'avenir*, sans la reconnaissance d'Israël »
* A ce moment précis on a l'impression que le prez' se dit de lui-même, « merde, j'ai trop parlé ».

En effet, plus on affame Gaza, plus les collabos continuent de voir le bienfait qu'est pour eux l'argent des européens (des impôts en fait), et plus facile sera l'acceptation de l'officialisation de l'implantation de la colonie étrangère.

Et même, pour le dire carrément, tout simplement, le président Sarkozy a pour programme présidentiel d'affamer des peuples afin que l'utilisation de l'argent des impôts puisse servir à faire un chantage afin que le fameux Israël puisse légaliser son implantation, et qui sait ? officialiser sa politique génocidaire, et ainsi, la légitimer, pour ensuite, pouvoir la reproduire à plus grande échelle.

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