080419 12 min

Une seule chose à changer, et la face du monde est sauvée

Une seule chose à changer, et la face du monde est sauvée
La seule issue non fatale

On arrive au moment où soudain, en raison de l'eclipsante angoisse qui plane sur le devenir de toute l'humanité dans un avenir proche si jamais elle persévère dans sa destruction, des questions qui autrefois étaient repoussées d'un revers de main prennent toute leur ampleur :
Le système de l'argent est-il juste ?

Non parce que s'il n'est pas « juste » ou « logique », ce sera « normal » s'il produit de l'injustice.

Les règles de l'argent sont complexes, il n'est pas le même partout, il n'est pas toujours l'équivalent d'une marchandise, il peut être créé à la volée, quand on en a pas toute la chaîne de la survie est bloquée...
En fait c'est une règle simple qui a créé une multitude d'exceptions au point que la règle initiale a complètement disparue.

Alors qu'en recevant l'équivalent de l'argent, sans en avoir, les gens pourraient s'activer dans le sens d'un enrichissement mutuel.

Car finalement la question de « l'ergent » comme celui de « la démocratie » est avant touyt la question de ce qui veut être fait.
Dans la démocratie ce qui veut être fait est de ne pas laisser le champ llibre à des politiciens-fous.
Pour l'argent, ce qui veut être fait est de permettre les échanges en créant un étalon qui permet de faire des équivalences et des ajustements bien plus facilement que s'il fallait comparer les produits entre eux.

Notons que même sans l'argent on aurait finalement affecté une valeur en énergie humaine requise pour la fabrication du produit, ce qui serait un étalon un peu moins injuste.

On en arrive aussi au moment où les suggestions originales d'un citoyen ordinaire prennent de l'amplitude :
il faudrait obligatoirement « mondialiser » toute entreprise internationale, nationaliser toute entreprise nationale, dont la production rentre dans la définition de ce qui est dû d'office à tous les citoyens.
Le système commercial ne doit se limiter qu'aux produits de seconde nécessité.
Le système sociétal, lui, doit bénéficier du triple avantage de ne pas avoir d'impôts à payer, de ne pas créer des salaires disproportionnés, et de ne pas être à but lucratif, mais au contraire à but de reversement d'excédents vers les secteurs dont il profite.

On verrait dès lors que le système de reversement par affiliation fonctionnlle aurait pour propriété essentiellement de valoriser l'éducation et la technique, car on verrai immédiatement qu'ils sont connectés à la plus grande part des secteurs.

Ainsi l'essentiel rendu gratuit en échange d'une répartition équitable et libre des tâches qui incombent à cela, on peut incorporer un véritable suivi des produits de leur fabrication à leur destruction, une véritable chaîne prévue dès l'origine d'alimentation et de retraitement des produits.

Ainsi débarrassés des banques, des commerciaux, de la publicité, motivés pour robotiser à outrance les tâches inéluctables et routinières, on dispose de plus d'énergie humaine disponible pour les questions environnementales, techniques et politiques.

A partir du moment où on expose ce modèle économique très centralisé et nécessitant un réseau informatique puissant, il mettra peu de temps à être généralisé en raison de ses résultats.

Ce à quoi s'accrochent les dits « libéraux » n'est plus que culturel et de l'ordre de la coutume qui ne veut pas périr comme dans un ethnocide, alors que justement ça a été l'activité principale du libéralisme.

Ah bah oui ça fait mal mais justement dans le monde actuel, quand quelqu'un ou une entreprise se plante, commet une grave erreur, elle se fait jeter à la rue, exclure pour une bonne ou même une mauvaise raison, plus aucun moyen de subsistance ne lui sera désormais offert.
On dit : c'est la vie.
Ce sera marrant à observer à part que, justement, c'est aussi la raison pour laquelle les entreprises les plus criminelles, qui fabriquent et vendent des voitures à biocarburant, qui laissent fuir leurs usines chimiques, qui déciment des écosystèmes, etc etc; et par incidence toutes les guerres dont le but est l'acquisition par le vol de matières premières au détriment de leurs détenteurs, tout cela en vérité, est dû à la peur de ce qui leur arrivera si jamais ils échouent ou si on croit qu'ils ont échoué : la mort.
C'est elle qui est promise aux « paresseux qui refusent de trouver un travail », et c'est son refus qui est sensé stimuler notre « envie de réussir en société ». Par corollaire abusif, le pauvre est aussi une personne déprimée à qui il faut inculquer ou réinculquer les valeurs de la société.

C'est bel et bien la peur de la mort par attrition et par abandon dans un monde injuste et cruel qui pousse, autant les honnêtes gens que les malhonnêtes, à poursuivre de façon forcenée vers l'issue fatale qu'il est légitime de prévoir.

Comme si, parmi les pauvres, on laissait mourir les autres pauvres sans tenter de leur venir en aide.
Même ces vendeurs de voitures à moteur à explosion d'hydrocarbures, une fois qu'ils auront fait faillite, supplantés par les Segway électriques, ruinés et mal-aimés, même eux aucun humain ne les laisserait mourir de faim.

Si seulement on voulait bien un peu nous écouter, les buts sont les mêmes, le bien de tous, n'est-il pas ? Si on peut comparer ce qui produit le plus de bien commun, entre un système économique libéral et un système économique tout-court, fondé sur le rendement et le but non lucratif, cela suffit à régler tous les problèmes de la terre.

Les entreprises se centralisent d'elles mêmes lors de fusions de plus en plus gigantesques, et cela en raison du fait que la centralisation est ce qui produit la meilleure économie, selon le modèle topologique inéluctable mis en exergue par le communisme, enfin « la mise en commun »..
Mais ensuite forcément on va passer à une programmation de type « objet » comme on dit en programmation, où ce qui va devoir se centraliser ce seront les fonctionnalités. En fait tout devrait se structurer selon ce schéma, car c'est ce qui permettrait la meilleure efficacité, au niveau du rendement, mais aussi du point de vue de la visibilité des interconnexions entre les secteurs industriels, qui en réalités, sont tous dépendants les uns des autres.

-- Évidemment les résultats autant que les moyens seraient identiques en tous lieu de la Terre.
A chaque instant chacun bénéficierait sans injustice des mêmes moyens que tous les autres habitants de la terre. Car s'ils sont judicieusement énumérés, ce qui est très largement possible.

La population mondiale sera suivie à l'être près, car il sera question de justifier ainsi de ce qu'il est correctement approvisionné.
Ce seront des plate-formes llocales qui recevront les marchandises autorisées par les calculs et commandées par les utilisateurs avec les crédits qui sont les leurs.

(pour pas alourdir ce texte : se référer à deux concepts, les conception fondamentales d'étalon de valorisation, qui prendra forme de coefficients individuels, et le principe de post-traitement des coût, qui établit le coût réel d'un produit a posteriori une fois la vente finie et les frais pris en compte : car s'il à but non lucratif, le système est aussi à but de non-perte)

A la différence des systèmes actuels qui ignorent les nouvelles capacités de la logistique, et qui veulent centraliser et diminuer les coûts de façon stupide et nuisible, en standardisant leur erreur et en imposant des normes arbitraires, ici il sera question de gérer la multitude et la complexité. La diversité n'est aucunement un problème pour un logiciel qui traite de façon insensible toutes les questions.

Il s'agit vraiment d'une toute autre manière de produire, si chaque producteur même le plus petit bénéficie de tous les avantages auxquels il aurait droit s'il était dans une « grande société » (ce qui, dans une plus jolie mesure, sera effectivement le cas).

De toutes manières il ne sera plus question de « faire des économies » mais plutôt, selon la loi de ce qui produit la meilleure économie, de disposer de tous les moyens nécessaires à l'accomplissement de la diversité, et ceci, (c'est ça qui est extraordinaire) au nom du seul rendement.

Si l'ensemble des biens peut être affecté de façon automatique là où ils sont utiles depuis un centre de commandement, les distances seront calculées pour être les plus courtes, les coûts les plus faibles, et en même temps la centralisation mondiale permettra de produire une qualité unique et optimale.

En effet, l'effet de concurrence qui voudrait qu'ainsi les produits s'améliorent plus vite, par une forme de course, peut s'avérer antiproductive, à part en termes de déchets nouveaux.
Alors que si la technique est centralisée, ça n'empêche pas qu'une diversité de produits apparaissent en raison des différents usages, mais ça oblige à ce que chacun d'entre eux soient d'une qualité optimale, et bénéficie de façon conventionnelle du plus haut degrès de technicité, fruit du travail de l'ensemble de la communauté mondiale et historique.

Il va de soi que la connaissance elle-même, devra être du domaine public et aucunement plus commercialisable que, par exemple, l'eau rendue potable et acheminée.

Cela signifie que, au départ le capitalisme croyait, en se trompant, que si chacun paye, un équilibre fonctionnel apparaît, comme par une sorte de loi de l'élimination du plus inutile, en partant du principe que les consommateurs sont ni manipulés ni abrutis.
Or ce ne peut pas être le cas.
C'est le système qui doit produire des marchandises fiables sans que le consommateur n'ait à se faire avoir dix fois avant de trouver la marchandise qu'il désire.
Il en va de même pour la politique, si le peuple peut faire veto ou émettre son opinion, il eût été plus raisonnable que, sur ce plan aussi, il puisse régner une certaine confiance sur la qualité des protagoniste du bien commun.

- Exemple, les transports devenus gratuits, comment gérer l'afflux de passagers ?
L'ordinateur central observe l'incapacité de gestion et préconise les travaux et les répercussion de prix sur les transports.
Si par vote sur internet les coûts ne veulent pas être changés ou s'ils subissent une augmentation brutale, alors la restriction peut être changée, en instaurant une loi sur le degrès de nécessité de se transporter, temporairement, le temps qu'une contention puisse répondre à ce besoin nouveau.
Mais de toutes manières le système cherche à rétablir l'équilibre qui produira la meilleure économie pour l'ensemble du système, en fonction de ce que les gens peuvent décider.
Au final il ne se passera rien d'autre, dans ce cas, qu'une diminution du coût individuel du transport en raison de l'augmentation du trafic, permettant une économie qui sera reversée sur d'autres secteurs industriels.

Cette gratuité qui est payée par l'état gouvernemental, est financée par la masse totale et est presque invisible.
Seuls les mouvements sociaux, qui changent certaines de leurs habitudes en fonction des prévisions économiques faites par le système, peuvent être suggérées aux peuples afin qu'ils s'y soumettent.
Mais jamais ce ne serait une obligation, tant l'individualisation a peu de sens dans ce cas-là.
La seule et meilleure technique pour obtenir, par exemple, qu'un peuple change certaines de ses habitudes, sera la démonstration de son coût, afin d'obtenir son libre choix de réaliser cette économie, dont elle-même profite, par exemple, en terme de nombre d'heures de travail par jour, ou en toutes sortes de termes économiques.
C'est à dire que si la raison d'une transformation est mécaniquement et immédiatement observable, alors il n'est plus aucun besoin de recourir à, ce qu'on nomme dans notre société hallucinée, « une campagne d'information ».
L4ensemble de la masse y répondra automatiquement, tout en acceptant le choix toujours légitime et libre de ceux qui ne s'y soumettraient pas, si tant est qu'ils sont prévus dans la statistique ; et surtout, si tant est que l'observation de la réalité choisie est la base du fonctionnement du système.

Un système n'aura jamais pour autre tâche que d'appliquer à ses Inputs les lois qui sont les lsiennes de façon déterministe, et ainsi à suggérer les transformations, mais jamais, contrairement au libéralisme, à les imposer aux gens, en espérant obtenir en bout de calcul des résultats plus jolis.

Si on sait que pour faire tourner le système minimal assurant les 5 éléments primaires de subsistance, ceux qui sont inéluctables quelle que soit l'époque ou les conditions, il faut X heures de travail à faire et qu'on dispose de X2 heures de travail disponible pour la partie active de la population, alors moyennement on pourra s'attendre à ce que chaque actif n'ai à travailler que (X2-X)/ divisés par le nombre d'actifs disponibles, d'heures de travail quotidien.
C'est le genre de calcul élémentaire que pourra faire le système, qui est aussi le fondement de ce qui est usuellement appelé « répartition équitable ».
C'est amusant car une telle conception n'aurait jamais pu être réalisable en l'absence d'informatique, pourtant cela n'a pas empêché les humains d'y penser.

Les retraités les enfants les malades et les anormaux seront directement pris en compte dans les calculs. Différents niveaux de vie seront contrôlés en permanence, le niveau de calories quotidiennes, l'accès aux biens vitaux, parmi lesquels ceux qui lui sont utiles, véhicules, soins, lunettes...
Tout ça est inclus dans le coût de base, ce ne sont pas, par exemple, les familles qui ont la charge des inactifs, mais la société toute entière.

Chacun possède un droit légitime et étroitement mesuré en fonction d'une connaissance très précise de l'état de la production et de la distribution.

Si par exemple une catastrophe naturelle arrivait ou bien si par exemple il fallait récupérer l'état lamentable de la société telle qu'elle est aujourd'hui en y branchant le système dont je viens de faire une rapide esquisse, il aurait vite fait de rétablir les équilibres les plus urgents et certainement de restreindre drastiquement le niveau de vie des pays riches, du moins tant qu'ils ne cesseront pas de se livrer à des activités professionnelles sans intérêt pour le système.

Résumé pour sauver le monde le plus radicalement possible à partir des changements les plus infimes :
- Passage automatique des grosses productions et des productions de bien vitaux dans le domaine non lucratif public.
. et ce qui en découle nécessairement :
- Homogénéisation de la monnaie mondiale et des salaires.
- Cessation des activités inutiles : bourse, banques, commerciaux. Chaque compte bancaire ne doit pas être plus qu'une entrée de tableau dans une table d'une base de donnée.
- Passage au modèle à haute complexité logistique permettant d'inclure la diversité comme éléments d'une industrie centralisée.
- Mise en oeuvre d'un logiciel de répartition éco-logistique des tâches et des ressources.

8119