28/06/2006 5 min #1546

Ce qui se passe en ce moment dans le monde n'est rien d'autre que la mise en place de l'illégalité environnante à toute révolution !

{::export from dav in projets by dav date: 28/06/06}Ce qui se passe en ce moment dans le monde n'est rien d'autre que la mise en place de l'illégalité environnante à toute révolution !

C'était prévisible, en toute logique un système social (règles qui régissent la fabrication et de la distribution des biens et services) alternatif n'étant qu'un entendement collectif, celui-ci peut aisément avoir une infinité d'acceptions.

Il suffit pour cela de se demander quel pourcentage d'humanités vivant dans l'espace possèdent un système capitaliste ou utilisent de l'argent ?

Les créateurs de jeu de société (eh oui!) passent tout leur temps à concevoir de tels systèmes. Un système est un emboîtement de fonctionnalité dont émerge une logique, d'où le terme plus approprié de "logiciel". Les programmeurs (dont je suis) passent toutes leurs journées et leurs nuits (rêves) à fabriquer des systèmes cohérents ; mais aussi toutes les sortes de stratèges militaires ou encore dans le commerce... Peu à peu les "masses corticales" augmentent de sorte qu'il devient visible pour la plupart combien il est aisé de concevoir un système en terme général.

Comment ce système s'est-il fondé est une question qui renvoie à la sédimentation culturelle. L'inconvénient est que rien n'est prévu à l'avance pour fonctionner mais que par la débrouille, une somme de règles permettent d'assurer une relative stabilité.

D'autre part une constante de la société en révolution permanente veut que les plus grandes innovations, les inventions les plus fondamentales (celles qui bouleversent le plus de de sens commun et d'idées reçues) sont par nature les plus difficiles et longues à faire admettre ; on peut dire qu'une manière de les détecter serait précisément la haine qu'elles déclenchent quand elles sont exposées pour la première fois au grand public incrédule...

En somme de quoi le projet de concevoir un système alternatif, lentement mais sûrement, fait son chemin.

D'une part les critiques du système actuel néo-libéral et néo-conservateur, car agrippé sur un sens commun devenu désuet et surtout non fonctionnel, irrationnel, illogique mais seulement habituel et culturel, sont de plus en plus flagrantes, nombreuses et virulentes,

et d'autre part la capacité d'imagination, la logique, le "bon sens", sont en forte augmentation à une époque où il y a autant de scientifiques vivants en même temps qu'il y en aura eu dans toute l'histoire de l'humanité en les accumulant.

Prendre l'ancien système à son propre jeu

Le système capitaliste qui a prit le qualificatif de "libéral" (depuis que l'argent circulant s'est, le plus discrètement du monde, désolidarisé des valeurs réelles auxquelles il était associé en raison du principe d'inflation, signant ainsi un "changement de système" radical dont personne ne s'est fait l'écho) est fondé sur la libre concurrence, aromatisé de démocratie, justifié par une foi inébranlable en un équilibrage automatique qui serait une émergence de "l'offre et la demande",

ce système : pourquoi ne serait-il pas lui-même objet de ce qu'il impose comme règle, c'est à dire "la libre concurrence des systèmes" ?

Ce que j'avais prédit arrive enfin, mais ça porte un nom différent car j'avais omis à quel point les révolutions sont des sujets qui fâchent, ça s'appelle des "systèmes informels".

>> http://www.waronwant.org/downloads/informaleconomy.pdf

>> http://w4lk.net/home/index.php?read=1543

Le principe est simple : poussés dans la pauvreté et la misère, contingentés à l'immobilisme et à un retard éducatif, à des guerres incessantes qui en sont une conséquences, les peuples bien qu'affamés n'en sont pas moins aussi intelligents que ceux qui se vautrent dans la luxure. (Même, on a pu montrer que le fait d'être ageint activait une plus grande vivacité d'esprit, ce serait une fonction animale reliée au principe de survie...)

Au coeur des pays pauvres, chronologiquement le système capitaliste est venu déranger des systèmes autochtones fondés principalement sur la pratique religieuse, puis sont donc devenus des systèmes d'inactivité, de pauvreté, d'égoïsme, de maladies, de marché noir, etc etc....

Etant donné à quel point il est aisé de fabriquer un système social "Plus rentable" et plus efficace que le système capitaliste, permettant la prise en compte du fait que nécessairement la moitié des vivants sont de fait : inactifs (enfants, vieillards, malades, femmes enceintes, handicapés, etc...), un tel système alternatif peut aisément entrer en concurrence avec le système capitaliste fondé sur l'argent et la propriété privée (de façon conventionnelle culturelle et irrationnelle) et produire de bien meilleurs résultats !

Il suffit que de par et d'autre du globe la nécessité pousse les groupes sociaux laissés à l'abandon à s'organiser d'une manière rationnelle pour que le système qui en émerge soit concurrent au le système officiel mondial ; que ce système prouve son efficacité, pour que très vite à l'image d'une contagion (contagion positive) ce concept se propage à la vitesse d'une rumeur...

*

Je me demandais hier en écoutant les cris de joie provenant du bloc d'immeubles en face de ma fenêtre, alors qu'ils chantaient avec leurs klaxons chaque nouveau but marqué par leur stars fétiches, hurlaient, sautaient de joie, explosaient de bonheur,

je me demandais si à l'annonce d'un système permettant le fin de la pauvreté et de la misère dans le monde, ils chanteraient avec autant d'émotion le chant de leur hymne national.

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