060626 13 min

Contrecarrer la misère et la pauvreté - agir par anticipation

Contrecarrer la misère et la pauvreté - agir par anticipation



Le système capitaliste en lui-même serait viable si les humains avaient une conscience des autres qui les pousseraient à redistribuer leurs richesses.

En effet au lieu de capitaliser au-delà de ce qui est utile pour la survie, si cet argent était en circulation les échanges de biens seraient plus nombreux et la pauvreté serait vite noyée sous cet manne.



Dans le principe initial et théorique, plus il y a de gens plus il y a de travail et donc d'argent, ce qui fait que le système est sensé s'auto-réguler en fonction du nombre d'habitants.



On pourrait juger le système en lui-même brillant si le fossé entre les riches et les pauvres ne se creusait pas chaque jour à une vitesse exponentielle, signalant ainsi une alarme évidente de rupture logique imminente.



Une chose immorale, consiste à puiser dans la Nature des biens qui sont revendus bien plus chers que le prix du simple travail ; c'est en s basant là-dessus que la plupart des systèmes économiques alternatifs préconisent une rémunération uniquement liée au temps de travail ; elle pourrait l'être aussi en fonction de l'effort relatif fourni, si on avait de meilleurs fondements sociométriques.



Dans un sens si ce système court à sa perte alors qu'il pourrait très bien fonctionner, c'est cohérent avec ce manque de morale qui tend à détruire les ressources vitales de la planète, ressources qui s'avèrent vitales d'autant plus qu'elles n'ont pas de prix.

Cette notion de "c qui n'a pas de prix" est entendue de façon radicalement opposée selon qu'on se place dans un système capitaliste où on transforme une partie de la Nature en richesse au lieu de son simple travail, et où en même temps on détruit ce qui n'a pas de valeur commerciale, comme la beauté d'un paysage, la biodiversité, l'espace vital, le bleu des fleuves et les arbres mêmes si on sait pertinemment qu'ils sont les seuls organes à pouvoir créer l'oxygène que nous respirons...



Mais "ce qui n'a pas de prix" fini par en avoir un dès lors que son absence se fait cruellement sentir, et dès lors se crée une opposition entre d'une part la survie de l'humanité et d'autre part la survie du système convenu entre eux qui permet la survie des hommes... les plus riches en tus cas.



Dans leur esprit d'auto-défense perpétuelle de leurs acquis idéologiques sur lesquels s'appuie toute leur philosophie comme sur des béquilles molles, les humains-capitalistes deviennent les sbires-défenseurs du système capitaliste qui les unit.

Ce système est dès lors qualifiable de "plus fort" que chaque humain, y compris s'ils se réunissent pour se battre contre lui, "le système" utilise toutes les failles de nos raisonnement pour imposer son injuste loi destructrice, exactement à l'image d'un virus qui s'adapte à sa victime afin de mieux le détruire.



Les humains eux-mêmes (les riches et les crédules) sont la main de fer de ce système, son porte-parole, et son armée, contre tout ce qui pourrait cause sa destruction.



Ainsi apparaît l'argument aristotélicien selon lequel, et cest parfaitement vrai, "ce système est bon" : ce n'est pas à lui qu'il faut s'en prendre.



Les vélléités de vouloir rénover ou refondre le système par un autre de façon brutale et sauvage, ont pour seul effet d'activer la sauvagerie au coeur du système en place, qui reste bloqué sur sa position avec raison.



En effet ce n'est pas le système qui est coupable mais les erreurs morales des humains. C'est comme si "le système" avait l'air de le savoir.



Dans cette lutte en pleine activation les erreurs morales vont en s'accroissant et la destruction aussi ; c'est une destruction entre humains qui ne remet en rien en cause "le système". Quand tout sera détruit et 3 ou 4 des 7 milliards d'humains seront morts, le système sera encore en place, vaillant, le moins du monde égratigné (il en est ainsi aussi pour les virus).



On peut considérer être entrés dans un cycle infernal de destruction en augmentation exponentielle dès les premières heures de l'industrialisation.

Et pourtant c'est depuis cette période que les avancées les plus majeures dans la science et la compréhension des systèmes en général a elle aussi été en augmentation flagrante.



On peut déduire que c'est cette rivalité "systémique" qui est motrice d'évolution technologique, permettant de contrecarrer le moteur de cette évolution à savoir les injustices.



Ceux qui craignent que dan un monde où tous seraient payés assez pour vivre et même plus sans n'avoir aucun effort pour survivre prédisent, avec un médisant aristotélicisme, que les gens seront paresseux et que le système ne fonctionnerait pas ; à l'inverse le système actuel est pourtant sensé fonctionner en poussant les gens à travailler en raison de la nécessité de survie, tout autant que les pays riches sont poussés à la croissance s'ils veulent espérer s'en sortir, comme en avançant sur un tapis roulant qui roule dans l'autre sens de plus en plus vite.



On voit que le système actuel est en défaite, et j'essaie de dire ici que son contraire, la non-stimulation par l'obligation, n'est pas synonyme de ralentissement de la curiosité scientifique ou du nombre d'injustices qu'il sera nécessaire de résoudre.



Car la résolution des injustices est une tâche sans fin, on ne peut prétendre que dans une société où tous les humains auraient de quoi vivre de façon conventionnelle conduirait ce système à sa perte. Ceux qui disent cela prétendre que le système actuel ne conduit Pas à sa perte...

ce qui en soi aurait été vrai si les humains avaient été emplis de moralité. Tout comme l'autre face...



On peut trouver amusant qu'un système capitalise qui aurait pu fonctionner si la morale était plus grande et plus rigoureuse, aurait conduit également à un destruction quasi-complète du biotope c'est à dire de ce qui est à la source de la vie sur terre. Trouver amusant qu'il aura fallu attendre de s'en rendre compte pour pouvoir intégrer cela dans le système global.



Mais un des autres défauts dont souffrent les humains en plus d'avoir du mal à relier la morale avec le rationnel, est la lenteur excessive de ses changements.

Par exemple au temps des pharaons il fallait plusieurs générations après la mort 'un roi pour que cesse l'extraordinaire importation de nourriture que sa grandeur nécessitait, donnant ainsi lieu à des mythes fondateurs.



De la même manière, qu'il faille trop longtemps pour absorber une compréhension nouvelle dans le système est imputable aux hommes et non au système, qui par lui-même permet de créer des lois absolument originales, comme on peut le voir facilement en ces temps de renie et dédain des Droits Fondamentaux.





Mais c'est ainsi que ça se passe, les compréhensions nouvelles apparaissent avec le besoin de rechercher la justice, et c'est ça le nouveau paradigme, ce besoin chez l'humain n'a pas besoin d'être stimulé par l'urgence, mais plutôt dans une forme d'urgence auto-immune fondée sur la recherche du bien de tous.



Pour cela il faudrait, et c'est primordial :

- que les concitoyens aient eux-mêmes la capacité à comprendre l'intérêt d'une innovation et de réfréner leur instinct premier qui consiste à nier toute supériorité intellectuelle,

- que la société ait la capacité d'intégrer rapidement des changements profonds et mesurés scientifiquement,

- qu'ils aient la capacité d'intégrer profondément dans leur psychisme les conclusions des acquis scientifiques, comme par exemple on peut voir l'inverse de cela, lorsque la recherche sur les reflex conditionnés furent initiés, les paradigmes nouveaux que cela a engendré n'ont eu aucune conséquence sur le traitement de la criminalité, où les humains sont toujours considérés de façon animale comme des animaux, brimés par brimade, rejetés avec la même force que le psychisme rejette les idées qui comportent une trop grande transformation de soi-même.



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Ce qui va arriver



On peut faire une analyse prospective du futur proche et moyen, en partant de ces méta-données. Dans un sens des lois de plus en plus absurdes vont avoir tendance à faciliter la désolidarisation des peuples et de leur système, en générant une perte de foi en "la justice", qui par effet confusion va au début prendre la tournure d'un rejet de toute moralité.



Dans le même temps les richissimes ont tendance à se replier sur les valeurs sûres même en cas de guerre, l'or, et à capitaliser mais en aucun cas faire la bêtise de relâcher dans la nature des valeurs boursières qui sont promises de toutes façon à s'effondrer. C'est irrationnel comme comportement puisque ça engendre l'effondrement encore plus vite, mais de toute façon il est inélucable sans moralité globale (je rappelle que morale = rationnel : chose difficile à prouver mais facile à croire pourtant).



Ce qui arrive aux humains avec l'expansion de la pauvreté arrive aussi aux états-nation. En temps de pénurie les valeurs des biens élémentaires augmentent de telle sorte que, comme au moyen-âge, c'est un combat pour l'appropriationd es terres qui sera livré (si on se demandait pourquoi il en était ainsi, eh- bien on va le découvrir).



L'appropriation des richesses a déjà commencé, les Etats-Unis ayant été "préventifs" dans le domaine en faisant mine de suspecter du terrorisme là où en fait, maintenant on peut le dire, le principal moteur était la terreur de la pauvreté future et inéluctable qui les attend, et qui nous attend tous.



Simplement ils ont été précurseurs et s'y sont pris de façon hypocrite, afin d'être les premiers lions accrochés à leur proie : le pétrole.

Pétrole qui d'autre part leur échappe en Amérique du sud, où les gens se réveillent soudain comme d'un mauvais rêve, après avoir été leurrés, insultés, mis en esclavage sans l'avouer par un colonialisme criminel autant pour les humains que pour la nature que pour la nature humaine.



Soudain les gens se disent, après que les subconscient aient été abreuvés de Westerns, deux choses opposées en raison de la dissension naissante :

- les américains, en plus d'avoir menti, on exterminé illégalement un peuple plus évolué qu'eux-mêmes ;

- "la mode western" n'a l'air de dater que des années 60 ce qui n'est pas si loin, (c'st l'époque des tournages et de leur gloire) si bien que le retour à "la mode western" ne semble pas un très grand pas à franchir ; époque à laquelle le shérif jugeait et exécutait sur-le-champs les "bandits", époque à laquelle on mettait des affiches "Wanted for 2000 $" - (Zarkaoui), époque où les nègres étaient des outils pour la culture des champs. époque enfin où les bonnes gens allaient à l'église le dimanche de façon absolument immuable, repoussant avec dégoût les non-croyants.



J'aimerais que les américains sachent que c'est comme ça que nous les libertaires en Europe, les voyons. Quoiqu'à leur décharge, nous savons que Bush a été réélu en trichant sur plusieurs niveaux simultanément, la peur, les fausses vidéo juste la veille de l'élection, ainsi que l'arrêt du comptage des votes une fois "le bon score" atteint...

Mais bon nous savons aussi qu'il y a beaucoup de sbires cherchant leur maître, emprunts de fierté (pour les esprits simples fierté = conscience de la conscience = foi viscérale).



Nous en Europe à travers nos politicien ne sommes pas beaucoup mieux lotis, puisqu'en temps de créateurs des Droits de l'Homme, nous montrons hésitants ou emprunt d'immobilisme, seule défense contre les hésitation qui consiste à remettre en cause ces droits fondamentaux. De la même manière par la dialectique, ils ne semblent pas s'appliquer aux choses de l'esprit, à la morale ou à la psychologie, "le tyrannique" étant refoulé à une définition appartenant au passé mais étrangement ne semble aucunement applicable à la ségrégation par l'intelligence (principe d'immigration contrôlée, discrimination dite "positive", loi DADVSI, etc).



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Une idée toute simple pourrait faire croire qu'elle sauverait le monde du chaos immédiatement :

il suffirait de créer une loi qui oblige toutes les fortunes, dans le monde entier, à se désister de leur possessions au-delà de ce qui leur permettrait d'assurer leur survie jusqu'à la fin de leur vie.

Par exemple un milliardaire de 70 ans, n'aurait plus besoin que d'une habitation et d'une somme d'argent estimable facilement, le reste serait donné aux bonnes oeuvres.



Evidemment ce genre d'opération comporte le risque de voir cet argent mal utilisé, et de plus il faut que la loi soit internationale pour éviter les fuites par la peur de la pauvreté pour soi-même.



En plus il faudrait calibrer les prix sur toute la planète pour éviter l'inflation, ce qui rendrait inutile l'opération. Cette idée n'étant pas sans rappeler le communisme, et les esprits étant bloqués à la prononciation de ce mot, ce ne serait pas facile quoi que moins difficile qu'à une époque où l'nformatique n'existait pas.



Et de toutes manière pour le communisme aussi, le problème n'était pas le système mais la moralité des humains, perfectibles par nécessité d'apprendre.



Ou alors une autre idée : de façon plus globale on peut mettre toutes les richesses privées en un seul lieu public, chacun serait dépouillé de Tout, mais en contrepartie chacun serait rémunéré de façon égale relativement à leur environnement monétaire.



Mais bon ce ne sont que des idées intermédiaires, qui ne feraient que retarder l'inéluctable et fatidiquement bénéfique soulèvement de la conscience populaire que la nécessité pousserait à se rassemble pour prendre en main eux-mêmes leur propre destin, et créer un système plus juste.



Certainement, les idées citées auraient lieu d'être, mais elles seraient mieux appropriées si c'était au sein d'un monde entièrement rénové, ayant abandonné la bourse, le capitalisme, les banques, les finances, la publicité, remplacé tout le commerce par une fédération commerciale dont le but est d'assurer le transport de l'information commerciale.



Ce même système informatique assurerait la répartition des tâches professionnelles, mais tout en se basant de façon algorithmique (composée mathématiquement) entre deux contradictions que sont les besoins du système en ressources humaines et les désirs et compétences de chacun.



Un tel système, aurait pour prérogative d'évaluer ce dont les humains ont besoin, que ce soit au niveau matériel ou au niveau psychosocial ; si par exemple la moitié des humains deviennent artistes ou bien religieux, dans ce cas le système aurait pour prérogative de les faire vivre, plutôt que de se faire vivre lui-même en tant que "système".



On en revient pour ainsi dire à ce fameux aristotélicisme, qui interdit de telles contradictions et impose des choix, tout en permettant la survie de celui qui impose les choix et la destruction de ceux qui choisissent, quels que soient leurs choix.



Le fondement de l'erreur paradigmatique est précisément celle qui donne naissance à l'idée de survie du système et non survie des humains (création d'un macro-virus), cette erreur consiste à conférer une définition et ne plus jamais avoir à refaire le travail intellectuel qui a donné lieu à cette définition.

Ce serait donc un système fondé sur la souplesse et l'évolution, un système fondé sur la recherche d'un équilibre impossible théoriquement mais dont on peut s'approcher perpétuellement.

Exactement le contraire du capitalisme (système théoriquement viable mais menant à la destruction globale).



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