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le contrat d'insertion comme ils disent

le contrat d'insertion n'est qu'une formalité sans valeur, il ne change rien à l'état des choses si tant est que la seule volonté n'est pas suffisante pour permettre ce qui est nommé fallacieusement "un retour à l'emploi". Ce n'est pas au nom du respect de ce contrat qu'on suit ces engagements.

De surcroît il apparaît comme confus d'emmêler un « retour à l'emploi » et ce qui est nommé tout aussi fallacieusement « une insertion sociale », car ainsi, systématiquement, les motifs de non emploi sont relégués au domaine d'une sorte d'adhésion à une mentalité corporatiste et mal définie.

Il est d'une importance gigantesque, le mot importance devrait suffire, de savoir discerner ce qui est sous-entendu par cette inquiétude : le fait qu'il y aurait des gens qui se complaisent dans leur RMI. C'est la complaisance dont il est question, alors que souvent ce sera une résignation, ou encore même une sorte de légitime-défense contre une véritable incompatibilité psychologique, une sorte de préservation de la folie selon certains.
En tout état de cause, le pourcentage de gens inadaptés à leur société est le même dans toutes les civilisations et à toutes les époques, et n'excède pas le nombre de handicapés par exemple. Il ne sera donc jamais possible, ni même en l'insultant, de faire varier ce nombre.

Cela est d'autant plus inacceptable que les gens riches qui vivent sur des rentes, eux, ne se voient jamais reprochées de "ne pas se lever tôt le matin", alors que pourtant ils sont responsables de l'inégalité de la répartition des richesses.
Ce qui, d'un point de vue médical et psychologique, préconise et provient d'un certain "manque de sommeil", dont les conséquences sont destructrices, voire même une technique de torture adoptée par les états-unis.

A aucun moment quiconque n'a prit en compte mes capacités, mes désirata, mes compétences et mes facultés, au contraire on m'aura plusieurs fois menacé de devoir "changer de domaine professionnel", c'est à dire de ne plus chercher de travail dans l'informatique où j'excelle pourtant.
Vous observez qu'il ne suffit pas d'exceller dans un domaine pour obtenir un emploi, si les employeurs héritent de la mentalité qui consiste à douter en premier lieu de l'honnêteté des propos tenus - ce qui, il faut le préciser, est très préalable à l'instauration d'une dictature, selon ce qu'en dit l'histoire.
On m'aura même explicitement dit la violation des Droits de l'Homme commise régulièrement par les employeurs : "Les compétences ne font pas tout Monsieur".

le RMI m'a permit d'approfondir l'essentiel "connais-toi" qui a pour fonction de rationaliser la structure mentale, et ainsi de mettre en place des méthodes adaptées pour sa quête, non pas seulement d'un emploi, mais d'une vocation et d'une vie.

Aucune des méthodes promues par le système d'un fallacieux "retour à l'emploi" n'a été d'une quelconque efficacité ni n'a voulu prendre en compte la simple dimension des compétences.
On m'aura même dirigé vers un mauvais service d'évaluation des compétences "en informatique" dont je suis sorti avec la note de 0/20 pour ne pas pratiquer le C++, alors que je n'ai jamais évoqué ni même suggéré que je connaissais ce langage, bien que j'en connaisse un assez grand nombre.

On m'aura menacé de différentes manières, intimidé en suggérant "une mise aux fers", c'est à dire un emploi rapidement trouvé, alimentaire, à court terme, déprimant, pour lequel je n'aurais eu aucune facilité, ce qui aurait en plus de tout rendu un mauvais service à l'employeur, et à durée limitée.

Ceci m'a été présenté comme la moindre des choses que je devais accepter si j'étais au RMI, postulant que le RMI ne servait pas « à ça ».

Ce qui aurait gâché des années et des années de travail dans le sens qui était le mien, et aurait définitivement bloqué dans la recherche d'emploi dans le domaine qui est le mien, si je disais à un employeur que j'avais travaillé au McDonalds par exemple, en prétendant à un poste d'ingénieur.

Il apparaît que c'est la recherche de ce en quoi on a de la facilité qu'il faut se diriger et non ce qui est extrêmement éprouvant ou difficile, étant donné que le travail produit est ainsi de meilleure qualité.

Le RMI m'a permit d'approfondir mes compétences, de développer des systèmes les démontrant, que personne n'a été en mesure d'évaluer, en faisant ce qui était le plus intelligent de faire, et en lequel personne n'a jamais cru, si ce n'est même, selon Madame Ricour, assistante sociale, représentait une forme de luxe inacceptable, à propos duquel elle déclare, je cite, "aurait aimé être à ma place".

Le plus intelligent à faire était bel et bien ce que j'ai fait : travailler durement pour augmenter mes compétences, le prouver via des réalisations, les montrer à des employeurs jusqu'à ce que je finisse par trouver un travail.
C'était d'une pierre trois coups, je me formais, je prouvais mes compétences, et je mettais en place un projet professionnel en proposant un service logiciel.
Quatro (en prime), je suis devenu un éditeur de presse sur le web, ayant aussi une fibre de journaliste à faire vibrer, et qu'il aurait été dommage d'abandonner, enfin il me semble.

Quant à ma proposition à l'ANPE d'organiser des rencontres entre les employeurs et les postulants, hebdomadaires par exemple, ou encore de jouer l'entremise en les assurant de mes compétences, cela a été rejeté d'un revers de main, en 2002, en 2003, 2004, et encore récemment en 2008, par l'interjection suivante "ho hé et puis quoi encore".

En observant mes nombreux refus de stages ou formations qui étaient passablement inadaptées, voire même débilisantes quand ils 'agit de sortes de thérapies de groupe pour gagner de la "confiance en soi", j'ai trouvé que c'était une insulte de reporter tous ces efforts sur l'individualité, sur la personnalité des gens, au lieu de savoir évaluer exactement quels sont vraiment les besoins des employeurs.

Il est possible d'affilier ce désir de modification de la personnalité des gens à du nazisme, ou en fait plus simplement, à une ignorance patente et cruelle de la psychologie, et de l'importance de la recherche du "connais-toi", et par corollaire, de sa non-destruction.

A la question que j'ai posée ! « Que concluerez-vous si je refuse cette formation qui est inadaptée ? » la réponse, aussi incroyable qu'elle paraisse est d'une grande franchise : « Que vous ne voulez pas trouver un travail ».
Et j'en aurais subi toutes les conséquences, si je n'en avais pas trouvé un finalement.

Avec l'aide de Dieu je pourrai garder mon emploi actuel, du moins jusqu'au très prochain effondrement financier qui est inéluctable puisque le capitalisme n'est pas logique, mais en tout état de cause j'ai trouvé extrêmement préoccupant qu'on veuille à ce point s'acharner à faire culpabiliser la proportion de gens inemployés, alors que ce non emploi n'est pas de leur fait, mais celui des déficiences structurelles :

- si il y a 7 emplois pour 10 personnes,
aucune des 7 personnes n'aura la possibilité de ne travailler que 7/10 de ses heures afin d'offrir un emploi à tous, en raison du manque d'organisation, de gestion, ou en fait on doit dire "d'agencement" (ce que devrait faire l'ANPE, c'est précisément "agencer").

Il faut enfin faire remarquer que sans le RMI et sans les dispositions de l'état providence, (qui ne sont pas du tout au programme présidentiel bien au contraire) je serai mort à l'heure actuelle.

Ce qui est nommé « réinsertion » est parfois si effrayant et glaçant, qu'un bon nombre de citoyens préfèrent allègrement le suicide, voire le suicide familial.

Ainsi il conviendra, il sera d'une extrêmement grande importance si l'état-providence ne veut pas se faire démanteler, de raviver drastiquement son efficacité et de réduire d'autant l'oppression morale que ses lacunes et manquements ont tendance à constituer.
Il peut apparaître, dans une faible hypothèse, que l'inefficacité du système de providence ait été conspuée par des tenants de la politique actuelle.

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