Les Canadiens souhaitent préserver un certain anonymat sur le net

10-01-2019 reseauinternational.net 5 min #150585

Un sondage mené par l’Institut Angus Reid démontre que les Canadiens soutiennent le « droit d’être oublié » sur Internet.

Les Européens jouissent d’un meilleur respect de leur anonymat sur Internet et ils ont même obtenu le droit de requérir des opérateurs de moteurs de recherche que toute information personnelle qui pourrait être obsolète, incomplète ou non pertinente soit retirée des résultats de recherche les concernant.

Le « droit d’être oublié » sur Internet

C’est en 2014 que ce « droit d’être oublié » sur Internet aurait été gravé dans le marbre. En effet, à cette époque, l’Espagnol Mario Costeja González avait intenté un recours judiciaire afin de forcer Google de ne plus mettre en ligne des articles attestant de ses anciens déboires financiers lorsque des internautes cherchaient son nom. Il appert que la décision de la cour en faveur du plaignant aura eu l’effet d’un cas de jurisprudence, ce qui a motivé le législateur à pencher en faveur d’un meilleur respect du passé des internautes.

Nous sommes en retard face à l’Europe

Chez nous, malheureusement, cette philosophie du « droit d’être oublié » n’a pas encore droit de cité et une immense majorité de nos compatriotes ne semble pas vraiment saisir l’importance d’un enjeu qui concerne leur vie privée et leur réputation. Toutefois, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada attend toujours que les tribunaux locaux statuent à savoir si les Canadiens disposent du même droit.

Sur ces entrefaites, l’Institut Angus Reid vient de rendre publics les résultats d’une enquête exhaustive qui démontre que les Canadiens auraient tendance à vouloir s’inspirer de l’approche européenne afin de mieux protéger leur vie privée. Quoi qu’il en soit, les répondants à ce sondage admettent dans des proportions très élevées ne pas connaître grand-chose sur la question.

Les citoyens les mieux informés se sentent plus concernés

Une forte majorité des répondants (82 %) affirme ne pas connaître quelqu’un qui serait aux prises avec une situation où des informations négatives le concernant lui colleraient à la peau sur le net. Curieusement, ceux qui se disent plus familiers avec ce « droit d’être oublié » admettent connaître un proche affecté par cette situation indésirable dans une proportion qui monte jusqu’à 31 %. Ainsi, il appert que les Canadiens qui connaissent mieux cette problématique sont ceux qui se disent les plus concernés par la chose.

sources de cet article :  Angus Reid, Sorbonne,  Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, The Guardian  #1 et  #2  source de la photo : CC0

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