L'imagination au pouvoir !

07-12-2018 15 min #149316

Les gens vivent en partant du principe que la route est balisée et que le système social fonctionne normalement à l'exception de quelques accrochages avec des gens malhonnêtes.

Mais en réalité c'est le système qui est structurellement malhonnête et ceci à un tel point qu'il s'est formé des organisations internationales de la malhonnêteté qui dépassent l'entendement.

Quand tout semble aller "normalement", le meilleur moyen de bien faire est de ce conformer à ce qui est attendu.

Sauf qu'un jour tout craque, parce que de toutes parts on se sent oppressé et forcés de contenir nos envies, nos besoins, et nos perspectives. Les murs de l'horizon se resserrent et se retrouve isolés dans ce qu'il convient de qualifier une société individualiste fondée sur l'appât du gain. C'est : "Bonjour", "je paye". On ne sert qu'à ça, et ceci sans aucune autre raison que d'enrichir les puissants qui, du coup, le sont, s'y habituent, et finissent par ne plus rien devoir à personne.

Oh ils ne restent pas sans rien faire, leur job consiste à se battre pour la puissance. L'argent n'étant plus rien, la puissance est le cran au-dessus du capitalisme.

Alors que moi si je veux juste faire un truc simple et élémentaire dont l'idée me vient plutôt que de rester chez moi hypnotisé par la débili-télé, aussitôt les problèmes se précipitent autour de moi. J'ai une simple idée qui coûte zéro grammes et rendrait bien des services à plein de monde, personne ne l'entendra, à moins d'y investir un spectacle son-et-lumières pour l'inculquer par la force. C'est la petite vie normale des gens, qui évolue lentement et harmonieusement.

En fait quoi qu'on fasse pour exercer notre liberté il faut d'abord passer par un péage à liberté. Et si on n'a pas les moyens, on n'a pas la liberté. Et c'est comme ça, et il semble qu'on ne peut rien y faire.

Et soudain ce qui est salvateur, c'est l'échappatoire. On sait en parlant avec les commerçants et les ouvriers qu'ils sont devenus très instruits ces dernières décennies. On s'entend parfaitement sur les mêmes visions et prémisses d'un avenir sombre. Cela en est même surprenant, de toujours rencontrer de nouvelles lueurs d'intelligence. Les gens se mettent au bio, au local, discutent, font la fête, et surtout ils s'échangent des cadeaux et se rendent des services.

Je me souviens dans le sud de la France d'un petit gros de vingt ans qui avait loué un garage qui donne sur la rue, fabriqué un four à pizza, et qui gardait toujours une part à la vieille du village qui passait chaque soir très lentement sans parler, toute vêtue de noir, et l'enfouissait dans son sac à main. Elle faisait la tournée des boutiques tous les soirs pour qu'on lui donne à manger.

Et les choses tiennent comme ça, et la vie continue. Il est clair que si les humains n'étaient pas si conciliants et "humains", s'il ne fallait se fier qu'aux règles du capitalisme, personne ne serait encore vivant. Cela n'a jamais été grâce à des politiciens que la vie était rendue meilleure, ce cas ne s'est jamais vu de mémoire d'homme. Il faut dire qu'ils n'en ont rien à faire, eux ils sont tranquilles, ils arrivent, ils paient, et repartent en se plaignant de l'arnaque.

C'est drôle, je proposais il y a peu, purement logiquement, qu'il faudrait pratiquer la désobéissance civile concernant la pratique du refus de ente, afin de ne jamais donner ses produits en échange d'un argent sale. Mais en fait en l'écrivant je vois qu'on peut aussi leur faire des prix à la tête du client. Un politicien qui veut une part de pizza ? 90 euros. Ah oui c'est comme ça ma petite dame. Et si tu payes pas la police arrive, bourrée. C'est la loi ! Tout achat doit être honoré. Cela se pratique bien sans scrupules sur les personnes faibles quand elles appellent un plombier ou un serrurier. Le gars il vous facture 500 euros le déplacement et 1200 euros la réparation de la serrure. Et si vous êtes pas content, la police arrive et vous balance la loi à la gueule : "en le faisant rentrer chez vous vous avez accepté la transaction".

Enfin bon.

*

Mais un jour vient une révolution. On y croit tous, et on est contents. Impossible de dire si elle a été instillée ou déclenchée volontairement, moi j'y vois quelque chose de spontané et spirituel, mais il est certain en revanche que le comportement du gouvernement a consisté à attiser la violence. Il utilise contre ses ressortissants la même "stratégie de la tension" que celle employée envers les pays que les EU nous ordonnent d'attaquer militairement, dans un but lucratif. Et oui, le marché des armes, de 1000 milliards de dollars par an, n'attend pas, il faut bien vider les vieux stocks.

Et là ce qui se passe est phénoménal et historique.

C'est dingue comme chacun ne perçoit de la réalité que ce à quoi il est préparé.

Les politiciens, eux, dénoncent des casseurs, qui sont, on se l'imagine, le prolongement de ces personnes sales et grossières qui ne comprennent rien à la politique et qui s'agitent dans la rue. Et leur réaction en premier a été, clairement sur un ton médisant teinté de "didactiture", d'expliquer qu'ils sont bêtes de ne pas être capables de penser que si on monte les prix de l'essence c'est pour mieux respecter les engagements de la COP 21, France great again et tout ça.

Pour lui, le gars, il y a un lien solide et logique entre "augmenter les prix" et "faire baisser la demande". C'est de l'hypocrisie car même le plus abrupte des charpentiers sait que quand on veut obtenir un résultat il faut agir sur ce qui le soutient et ce qu'il y a autour, pas directement sur lui ; c'est à dire qu'il faut le rendre possible et logique. Mais non le politicien dit ça aux gens sans honte, de la même manière que dans tous les bureaux vous avez un supérieur-crétin qui vous dit des trucs illogiques et qui lui font perdre de l'argent sans être capable de supporter la contradiction car tout ce qui l'intéresse c'est d'exercer son autorité, et sans conscience d'être dans l'erreur, ou alors s'il en est conscient c'est vraiment qu'il est au dernier stade de la folie. Des fois on se pose la question.

Dans la rue, moi ce que j'ai vu ce n'est pas du tout de la violence mais au contraire de la concorde. Comme la place du même nom et d'ailleurs c'est pour ça que les gens y vont. Mais la police a reçu l'instruction de garder des groupes divisés afin de faire que la photo de famille soit plus rétrécie que la réalité. Au départ ils disaient même qu'il n'y avait que six mille clampins.

Et cette association de gens honnêtes et bien intentionnés, conscients et ayant parfaitement compris la situation, a donné lieu à des scènes qu'on retrouve dans le monde entier en pareille circonstance : les gens sont heureux, festifs ! Ils sont responsables, professionnels, efficaces. Ils ne sont pas assez stupides pour être contre-productifs et "casser des vitrines" (ou à la limite une ou deux voiture de riche mais ça c'est pas grave). C'est pour le bien de tous qu'ils se soulèvent, et en tant que peuple ils le font sur un registre qui va bien au-delà des mots et des négociations. Ils disent juste : "c'est un système de merde !". Ensuite, à ceux qui s'y connaissent d'apporter des réponses valables.

De fait on peut y entendre ce qu'on veut, cela engendre un mouvement polyforme, les économistes disent "je vous l'avait bien dit", les artistes disent "les consciences s'éveillent", les théoriciens viennent sur la place du marché avec leurs idées pour les faire valoir, les initiatives qui sont porteuses de sens s'en trouvent popularisées subitement et convergent naturellement, et dans le même temps évidemment de plus en plus de choses semblent appartenir à un "ancien monde", où les gens s'étaient laissé endormir, en ayant acquit des habitudes nocives et onéreuses, dont il va falloir se défaire. Ne plus manger de viande, aimer les animaux, soigner la nature, être compassionnel avec les faibles, bref avoir une réelle conscience de ce qu'on fait, et de ce que la réplication de ce qu'on fait a pour conséquence sur le monde.

Ce que j'ai vu, c'est des gens faire barrage pour empêcher des casseurs, des gens se tenir bras-dessus bras-dessous, ramasser des poubelles qui avaient été renversées par des flics, et surtout la plus belle des choses, des flics tomber le casque et se joindre aux manifestants. C'est précisément ce point culminant qui la différence entre une manifestation et une révolution, tel que cela s'est produit dans l'histoire.

Les flics, eux aussi ils sont pris pour des billes, et pourquoi ils s'en prendraient à des civils désarmés sur simple ordre de leur hiérarchie, en sachant que ce n'est que pour servir les intérêts des puissants ? A part évidemment ceux de Paris, ils avaient l'air briffés, remontés à bloc, j'en connais qui ont démissionné. On les envoie se battre, avec l'argent public, contre des casseurs qui sont des flics déguisés payés avec l'argent public. ça fait le spectacle. Ainsi, le gouvernement fait mine de s'étonner placidement des violences des rustres, agite son index réprobateur et dit aux gens de se calmer.

Ensuite, il cède sur des revendications, mais de façon vraiment minime, l'air de dire "Ah c'est bon les gars vous m'avez bien eu. Allez, je vous la laisse la tranche de jambon". Mais entre-temps l'imagination au pouvoir a permit à chacun d'exprimer ses psychomanies issues d'années de travail sur toujours les mêmes thèmes, donnant des idées plus grandioses et plus magistrales que de simples revendications.

Peut-être que le peuple devrait s'arrêter là et dire "ok, merci, a plus !" mais non, maintenant il a de grands rêves, sans se douter que personne ne contrôle rien en politique, que tout est téléguidé depuis l'extérieur, et ceci en faisant converger les événements vers un super-giga-événement futur, sur lequel on va revenir.

L'étape 2, demain samedi, c'est quand l'état d'urgence qui est toujours d'actualité va être utilisé pour envoyer l'armée péter la gueule aux civils. Après cela, s'ils le font, j'ai hâte de revoir leur gueule pendant le défilé militaire du 14 juillet. L'armée de la dictature financière en train de se pavaner là où elle aura tué des manifestants honnêtes et conscients, et qui se battaient innocemment pour un monde meilleur.

*

Il y a un troisième aspect qui est vraiment révolutionnaire et salvateur, c'est qu'au cumul des revendications quand elles finissent par s'emmêler et s'enchevêtrer, il en surgit une idée globale qui parvient finalement à être nommée concrètement : la gouvernance populaire.

C'est tellement magnifique de voir cette idée qui il y a peu était encore anecdotique, véhiculée par des théoriciens lucides et esseulés, se retrouver propulsée au sommet de toutes les revendications, comme la mère des solutions. Oui le système n'est pas parfait, oui il faut s'en accommoder, mais au moins que le peuple ait un minimum de contrôle sur les lois qui lui sont imposées !

Ce n'est pas non plus facile, et même pas non plus très applicable, il faudrait que les gens sachent travailler ensemble, et multiplier les systèmes de vote permanents sur toutes les questions. Cela peut être le prémisse de bien pire, une dictat-démocratie, telle que souhaitée par un des clans d'élites de ce monde (le clan Rothschild), d'une société tautologique qui n'a rien à justifier auprès de personne, où c'est la "démocratie" qui vote pour savoir si oui ou non un et un font deux. C'est ce qu'ils veulent obtenir, une folie collective. Mais ça c'est un plan B. Pour l'instant le plan A c'est la brutalité pure.

En fait ce qu'on veut ce n'est pas tant la gouvernance qu'une bonne gouvernance. Au moins si le peuple a les rennes, il commettra des erreurs mais aussi il aura la souplesse de se rendre à des solutions plus scientifiques. Tout ce qu'il faut au fond, c'est que les personnes compétentes pour des choses complexes soient également (c'est souvent contradictoire) soucieuses du bien social.

De même si les gens ne veulent pas payer trop d'impôts, ce n'est pas tant par avarice que parce que ces impôts sont utilisés de façon innommable. La question à chaque fois n'est pas l'objet du problème mais son usage.

*

J'ai fais un rêve drôle, où la révolution conduisait à l'avènement d'un gouvernement populaire. Des hackers avaient fait inscrire au journal officiel les termes de cette nouvelle organisation sociale révolutionnaire, et selon la loi, une fois paru, c'est acté.

Ce qui se passe en saison révolutionnaire c'est que soudainement on a plein d'idée nouvelles, et on se rend compte qu'habituellement ces idées sont réprimées et confisquées, et que nous-mêmes on a tendance à les oublier, quoi qu'elles grondent au fond de la cave. Et là elles peuvent s'exprimer, et chacun a beaucoup à dire et à proposer, et il y a énormément d'énergie positive qui est à l'œuvre.

Il est clair que pour un gouvernement la pire menace c'est cette énergie positive et festive, c'est pourquoi ils mettent en pratique la stratégie de la tension qui est une arme de guerre psychologique, sans aucun scrupule si aucune hésitation, par pur réflex.

C'est cette énergie positive qui est porteuse de sens et d'idées nouvelles, de solutions qui ne demandent qu'à surgir et qui pourraient rendre la vie meilleure à tous. On n'a vraiment pas besoin des politiciens pour cela, c'est juste qu'ils sont à la traîne.

Concernant l'essence trop chère, une des revendications était la voiture à hydrogène, et il y a d'autres solutions, la voiture à eau, à pneumatiques, etc... qui ne sont pas du tout polluantes. Et pourquoi elles n'existent pas ? Parce que leurs inventeurs on été dessoudés, c'est tout.

Le problème du pétrole est comme une question piège posée au gouvernement. Ensuite il n'y a plus qu'à admirer de quealle façon déconcertante ils vont s'empêtrer dedans. Tout le monde a vu que l'ISIS était une industrie pétrolifère, les millions de morts en Irak / Afghanistan / Syrie, le fait que le pétrole est l'opium de cette époque, qu'il est rendu indispensable dans le seul but de maintenir une forme de dépendance et d'asservissement. On a vu les guerres économiques au Vénézuéla faire plonger les peuples dans la pauvreté, où l'OPEP fait baisser au maximum de prix du baril pour mettre à genoux des pays (ce qui n'a pas marché sur la Russie qui en a plutôt tiré profit). Et pendant que les prix sont maintenus au plus bas, via le vol, le raffinage sauvage, et le courtage, le prix à la pompe évidemment est maintenu le plus haut possible. Et comme je l'ai dit, aucune solution de rechange n'est laissée libre.

C'est non seulement c'est hautement criminel à tous les niveaux, et les gouvernement du monde entier sont fautifs et coupables de crime contre l'humanité, mais c'est d'une dangerosité hallucinante, puisque l'enjeu actuel, en cumulant cela et la pollution, la déforestation, l'agriculture, qui fonctionnent selon le même principe de maximisation de l'arnaque, et d'inconséquence criminelle quant à la pérennité de la production, il est clair et évident même pour des petits enfants qui envoient des lettres à l'ONU, que la survie de l'espèce humaine est en jeu. Et ceci, à très court terme.

Le système capitaliste ne sait penser qu'à court terme, là c'est l'avenir de l'humanité qui se joue à court terme, et la réponse du capitalisme c'est qu'il n'en a que faire. On voit son vrai visage.

*

Et maintenant l'acte 5, celui où je déballe tout.

Je me souviens du printemps arabe, on était tous dans la même ferveur, et ensuite je me suis promit de ne plus jamais m'y faire prendre. Les révolutions de couleur de Soros sont reconnaissables à la couleur.

Je trouve que c'est culotté quand même, dans la catégorie prise de risque, de piéger un peuple pour l'amener à abattoir tout en l'attirant en exacerbant les idées mêmes qui pourraient les en délivrer.

Je pense qu'à la longue le plan consiste à créer un réflex de rejet face à tout ce qui est salvateur pour l'humanité.

Le plan qui consiste à conduire l'avènement d'un gouvernement mondial purement bancaire et militarisé, c'est à dire à la fois privé pour les recettes et public pour les dépenses, est inéluctable, à moins d'un miracle. Ce plan a été instillé de telle sorte qu'il est devenu obsessionnel, étant donné le but qui consiste à pactiser avec une espèce aliène coloniale et esclavagiste, dont la finalité à son tour sera de remplacer l'ADN humain par le leur. Ainsi quand on parle de fin de l'humanité, c'est soit à l'échelle matérielle (il y en a toujours qui survivront), soit à l'échelle génétique (aucun ne survivra).

Et la conduite de ce plan est très bien orchestrée, même un peu trop bien orchestrée, elle est absolument incroyablement parfaite. Tout s''emboite naturellement. Bien sûr on sait que les guerres et la pauvreté sont le fond de commerce du capitalisme, car aucun business n'est rentable par temps de paix (du moins pas assez pour satisfaire un égo démesuré et complètement hystérique), mais on sait moins que l'exacerbation des tensions sociales font aussi partie du plan.

Pourtant il est notable que ces politiciens ne sont pas aussi bêtes qu'ils n'en ont l'air, on sait bien que ce sont de redoutables loups. Quand ils disent "oh la la on va baisser les prix alors" ils savent que ça va énerver tout le monde. La tension va monter jusqu'à devenir paroxysmique, ce qui donnera le champ libre pour passer à l'étape suivante du plan, que j'ignore, mais dont on sait tous où cela va nous conduire, à l'effondrement de l'économie.

Ensuite, il nous est soufflé que l'argent sera aspiré, crypté, surveillé, et que les frontières vont fondre comme neige au soleil, ouvrant la voie à des problèmes migratoires qui justifieront ensuite une mise sous coupelle du gouvernement bancaire mondial.

A mon avis, pour ne pas se faire avoir, il faut s'isoler de ce monde et être autosuffisant.

Mais ce que j'espère c'est que le niveau spirituel, l'entente sur les causes des problèmes, et les nouvelles idées qui peuvent surgir en ces temps obscurs, permettront à l'humanité d'échapper à son propre destin, qu'elle s'est forgée sans le vouloir, et dans laquelle elle se retrouve aujourd'hui piégée.

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