Le Président Evo Morales met en garde contre l'ingérence américaine

04-12-2018 reseauinternational.net 5 min #149146

par Prensa Latina

Le Président bolivien Evo Morales a dénoncé aujourd’hui sur Twitter que le gouvernement américain utilise le chantage, l’intimidation et les menaces pour influencer les élections présidentielles de 2019.

Sur son compte @evoespueblo il a écrit :

« Les États-Unis nous avertissent que les organisations internationales vont maintenant nous couper les vivres. C’est une autre intimidation, un autre chantage pour des sujets que nous, en tant qu’État, n’avons pas abandonnés« .

Rejetant un rapport récent dans lequel Washington discréditait la lutte des autorités boliviennes contre la traite et le trafic d’êtres humains, Morales a averti que son pays était prêt à affronter ces mensonges et à vaincre « les politiques de l’empire visant à piller nos ressources naturelles« .

L’homme d’État a souligné que :

« Non seulement ces mensonges ainsi que ceux de la droite bolivienne surviendront dans ces élections nationales, mais aussi le harcèlement et l’intimidation« .

 evoespueblo02/12/2018 15:25:44 réponse à evoespueblo 702  424  450709/27
El 2002, #EEUU me acusó de ser el "Bin Laden andino" y a los cocaleros de "talibanes". El 2005, Rocha advirtió que si votaban por el MAS no iba a haber inversión ni cooperación. ¡Qué mentira! El 2005 la inversión fue de $us 600 millones. Este año será más de $us 8.000 millones.

En ce qui concerne le manque de coopération des États-Unis, le dirigeant bolivien a précisé que son pays n’est pas un État mendiant qui tend la main dans l’attente d’une distribution de cadeaux.

Morales a associé les menaces des dirigeants américains actuels à des actions similaires enregistrées en 2002 pour intimider le peuple bolivien, lorsque le département d’État, sans preuves à l’appui, a comparé le dirigeant de l’époque des cultivateurs de coca et autres producteurs agricoles de la région du Chapare à Oussama ben Laden, le terroriste.

Mais passons en revue notre histoire, en 2002, lorsqu’il était candidat à la présidence pour la première fois, qu’ont-ils dit :

« Evo Morales est le Ben Laden andin, les cultivateurs de coca, les talibans, il veut intimider le peuple bolivien« , a-t-il rappelé.

Récemment inscrit auprès du vice-président Álvaro García Linera comme le binôme présidentiel du Mouvement vers le socialisme pour les premières élections primaires de l’histoire du pays andin, prévues pour janvier 2019, Morales a évoqué d’autres menaces de Washington.

Qu’a dit l’ambassadeur américain Manuel Rocha lors d’un discours télévisé ?

« Si Evo est président, il n’y aura pas de coopération ou d’investissement« .

En 2005, les investissements dans l’ensemble du pays n’ont pas dépassé 600 millions de dollars, alors qu’en 2018, le chiffre prévu est de 800 millions, incluant la collaboration avec des partenaires tels que l’Union Européenne.

Dans le cadre de sa stratégie de représailles contre les pays qui ne subordonnent pas leur politique aux intérêts américains, le Président Donald Trump a récemment publié une note de service prévoyant des sanctions contre plusieurs pays qui violeraient les normes minimales de la loi pour la Protection des Victimes de la Traite humaine.

Cette note concernait la Bolivie, la Chine et le Venezuela.

Source :  Presidente Evo Morales alerta contra injerencia de EE.UU.

traduit par Pascal, revu par Martha pour  Réseau International

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