Ça ira, ça ira, ça ira, les Gilets Jaunes triomphera!

02-12-2018 reseauinternational.net 4 min #149053

Le réel, c’est que les robokop ne peuvent pas être partout à la fois : il y a donc partout, tout le temps, une rue où casser des abribus, retourner des voitures, mettre le feu aux poubelles, en affichant sur son dos jaune un petit slogan tout simple et cru : Macron démission.

Et les autres, de face, sans cagoules ni muselières, chantent très simplement : « Aux armes, citoyens, les Gilets Jaunes triompheront ».

Le réel, c’est qu’il y a sûrement des gens variés et divers, parmi les Gilets Jaunes, mais pas de militants LGBT, ou d’empoisonneuses pour balancer chacun, ou de prostitués du showbiz, encore moins de financiers. Tout le monde était là, les braves gens tous confondus, sauf les vendus et les vendeurs, ceux qui aboient, ça va de soi !

Le réel, c’est la pauvreté des slogans : malins, les gens à qui on tendait un micro, prudents, échaudés,  pas idiots, ne mentionnaient que les impôts et les fins de mois. Et c’est parfait, car le reste en découle.

Le pétrole reste donc un fluide mystérieux, venu des millénaires, qui irrigue de noires, lourdes nappes souterraines. Au moment où les cours sont au plus bas, nos élites voulaient nous rançonner à mort, et le miracle s’est produit : des geysers de colère crèvent le bitume.

Le réel, c’est que sous le verbiage des Maîtres du Discours et l’enfumage épais, quand le peuple ne peut pas s’exprimer, ce sont les pierres qui  crient : ici, les vieux pavés des villes aux anciens parapets.

Et c’est très bien, ça ira, ça ira, les aristocrates on les pendra !

Comme dit  voltairenet.org

Le Mouvement des « Gilets Jaunes », qui manifeste partout en France sans discontinuer depuis le 17 novembre 2018, a organisé le 1er décembre sa seconde manifestation dans la capitale.

Celle-ci a donné lieu à des émeutes et des incendies d’abord aux Champs-Élysées, puis dans plusieurs quartiers du centre de Paris. Elles se sont étendues dans la soirée au sud du pays, à Marseille et Avignon, faisant plus d’une centaine de blessés ; des scènes sans précédent depuis un siècle.

Les manifestants protestent contre le niveau abusif des prélèvements obligatoires (impôts, taxes et cotisations sociales) qui a augmenté de 30 % en dix ans provoquant un effondrement du niveau de vie des classes sociales non globalisées. Ce mouvement s’est formé sur Facebook à l’occasion d’une hausse des taxes sur les carburants. Il n’est pas structuré et échappe à tout contrôle.

Les forces de l’ordre sont complétement dépassées. Elles ont fait largement usage de grenades lacrymogènes, de sorte que les matériels de maintien de l’ordre commencent à manquer.

Contrairement au Brexit britannique, à l’élection de Donald Trump aux États-Unis et à la coalition anti-système en Italie, ce mouvement est le premier violent en Occident contre les effets de la globalisation financière.

source: plumenclume.org

 reseauinternational.net

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