France/gilets jaunes: 65 blessés et 158 interpellations à Paris (médias)

01-12-2018 2 articles aa.com.tr 4 min #149024

AA/Tunis

Les affrontements entre les forces de l'ordre et les "Gilets jaunes" se poursuivaient samedi en fin d'après midi aux environs de l'avenue des champs-Elysées à Paris, la capitale française, ont rapporté des médias locaux.

La préfecture de police dénombre 158 interpellations et 65 blessés, dont 11 membres des forces de l'ordre, rapporte la radio franceinfo, rappelant que lors de la mobilisaaion du samedi 24 novembre, 130 personnes avaient été arrêtées sur toute la journée.

S'exprimant en conférence de presse samedi à la mi-journée, le Premier ministre, Edouard Philippe, a fait état de près de 5 500 manifestants rassemblés à Paris.

Dans l'ensemble de la France, les "gilets jaunes" sont "moins de 36 000", a affirmé le Premier ministre, évoquant des affrontements "d'une grande violence".

Selon Edouard Philippe, les forces de l'ordre "ont fait l'objet d'attaques qu'elles ont qualifiées elles-mêmes d'une violence rarement atteinte".

Une source proche du dossier, citée par franceinfo, estime que 200 des manifestants présents à Paris sont des membres de l'ultradroite, tandis qu'aucun membre de l'ultragauche n'a été identifié.

Le mouvement des "Gilets jaunes", lancé il y a deux semaines pour contester la hausse des prix du carburant en France a entamé samedi 1er décembre une nouvelle journée de mobilisation.

Des tensions ont été constatées dès le début du rassemblement samedi matin aux abords des Champs-Elysées où les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser un groupe de manifestants qui a tenté de forcer un point de contrôle.

Des cheminots rassemblés à la gare Saint-Lazare à Paris ont voté et décidé de rejoindre les "gilets jaunes" près des Champs-Elysées, rapporte franceinfo, ajoutant que d'autres points de blocage sont recensés dans toute la France.

Par ailleurs, une manifestation pour les droits des chômeurs et précaires, à l'appel de la Confédération générale du travail (CGT) est partie à 14 heures de la place de la République, rapporte la même source.

Une autre manifestation s'est ébranlée à 14 heures de la place de la Nation, toujours à Paris, à l'initiative du collectif Rosa Parks, "contre le racisme et les inégalités sociales".

Cette nouvelle journée de mobilisation est organisée alors que les négociations avec le gouvernement sont au point mort.

Le Premier ministre, Edouard Philippe avait invité, vendredi, "les huit représentants désignés par les "gilets jaunes"" pour les entendre mais la rencontre a tourné au fiasco avec la présence de seulement deux d'entre eux, dont l'un est ressorti presque aussitôt car le Premier ministre a refusé la présence de caméras lors de cet entretien.

"La porte de Matignon sera toujours ouverte" à des représentants des "gilets jaunes", avait déclaré à la presse Edouard Philippe au terme de cette journée.

Pour y éviter des débordements similaires au samedi précédent, l'avenue a été fermée "à la circulation" des véhicules, mais ouverte aux piétons avec des "contrôles d'identité systématiques". De 4 000 à 5 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés dans la capitale.

D'autres manifestations partout en France. Des cheminots rassemblés à la gare Saint-Lazare ont voté et décidé de rejoindre les "gilets jaunes" près des Champs-Elysées. D'autres points de blocage sont recensés dans toute la France. Par ailleurs, une manifestation pour les droits des chômeurs et précaires, à l'appel de la CGT, est partie à 14 heures de la place de la République. Une autre manifestation s'est ébranlée à 14 heures de la place de la Nation, à l'initiative du collectif Rosa Parks, "contre le racisme et les inégalités sociales".

Des négociations au point mort. Edouard Philippe avait invité, vendredi, "les huit représentants désignés par les 'gilets jaunes'" - mais contestés - à Matignon. Le rendez-vous a tourné au fiasco : seuls deux d'entre eux étaient présents, dont l'un est ressorti presque aussitôt car le Premier ministre a refusé les caméras lors de cet entretien. "La porte de Matignon sera toujours ouverte" à des représentants des "gilets jaunes", a déclaré Edouard Philippe à la presse au terme de cette journée.

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