Marseille, La Proie Des Voyous, De Très Gros Voyous Contre Le Peuple, L'Enjeu D'Un Congres

06-11-2018 histoireetsociete.wordpress.com 7 min #147921

Pendant que le copinage municipal, dans la plus totale opacité, organise à la Plaine sous protection policière et désormais derrière un  mur construit à la hâte, la coupe d’arbres centenaires de la plaine pour livrer ce lieu à la promotion immobilière, une trentaine de mètres plus bas, dans le même quartier,  le maire et ses copains laissent des immeubles vétustes s’effondrer, ensevelissant des pauvres gens. C’est tout le scandale marseillais, la coexistence dans le même quartier d’un massacre d’arbres, de la construction d’un mur pour empêcher les manifestations et dans le même temps ce désintérêt pour un patrimoine immobilier qu’on laisse de dégrader. Il y a plus de 40.000 logements vétustes à Marseille dont certains menacent ruine.

Mais ces scandales immobiliers ne sont rien si on les compare à ce qui se passe dans les écoles dont les plafonds s’effondrent. La menace qui pèse sur les enfants, les classes non chauffées envahies par les nuisibles, en revanche la mairie ne lésine pas sur les opérations de surface pour les touristes, les nombreux cocktails avec buffets royaux et le clientélisme tout azimut.

Dans une ville où depuis l’affaiblissement des communistes, toutes les tares des clientélisme jusque les plus suspects de trafics divers, s’exerce aux dépens des plus défavorisés, nous avons trop de politiciens (1) et pas assez d’élus attachés à leur quartier, aux populations défavorisées. Pourquoi cette ville a-t-elle un maire de droite, élu avec 15% des inscrits? C’est le caractère massif de l’abstention, c’est le discrédit porté sur les élus locaux… Avec de temps en temps une manière de s’engouffrer dans l’illusion, comme les quartiers nord qui se donnent un député En Marche (Emmanuel Macron), après, longtemps après que les communistes aient cédé leur fief à d’étranges socialistes… Pourquoi ?  La misère produit souvent ces mouvement désespérés vers des politiciens, démagogues, qui se désintéressent du terrain, mais savent fermer les yeux sur les modes de survie de plus en plus dégradés, des trafics aux marchands de sommeil le tout pour l’unique profit des très gros qui partout exercent leur nocif appétit de profit. La Plaine et la rue d’Aubagne, à deux pas, l’un de l’autre,  disent tout de cet urbanisme de voyou, mais la ville entière, ceux qui furent les quartiers prolétariens de lutte et que le communiste Billoux avait reconquis au nom de Marseille propre sont bel et bien à nouveau livrés aux petits et très gros voyous.

Sur Marseille, comme partout ailleurs, nous avons besoin d’un parti communiste à l’offensive, sinon c’est l’extrême-droite qui va hurler comme une hyène, à la Stéphane Ravier, pour dénoncer l’insupportable et seulement les petits voyous en fichant la paix aux très gros, ceux qui entretiennent le système.. La voix des communistes est étouffée, elle est là mais elle ne porte plus assez loin. L’enjeu du congrès c’est de construire partout un parti capable de se faire entendre en ne passant pas derrière ceux qui ne sont que des politiciens déconsidérés, des démagogues à la recherche d’un plateau de télé national.

A MARSEILLLE, 60.000 LOGEMENTS INOCCPES ET 40.000 ICALUBRES SUR-OCCUPES PAR LA MISERE… C’est la faute à la pluie dit la mairie face à l’effondrement…. Il y a là un parfum de désinvolture dit melenchon!!! Non! Le capital est tout sauf désinvolte… Ce qui est sûr c’est que cela ne ruisselle pas des riches vers les pauvres à Marseille sinon des gravats sous lesquels onles tue et enfouit… En attendant les barricades?

Oui les barricades, ce même jour où les gravats recouvraient on ne savait combien de corps,, des opposants au projet controversé de requalification du quartier de la Plaine ont fait tomber plusieurs pans du mur construit à la demande de la Soleam, organisme dépendant de la Ville, pour protéger le chantier de la place Jean-Jaurès.Certains des auteurs auraient même attaqué le béton à la masse. Vendredi soir déjà, deux autres pans avaient été renversés ou cassés avant d’être remis en place le lendemain. Jeudi dernier, une manifestation contre ce mur rebaptisé « mur de la honte » par ses détracteurs avait rassemblé près d’un millier de personnes à la Plaine.

Danielle Bleitrach

(1) serait-ce trop demander au ministre de l’intérieur quand il vient à Marseille de savoir qu’il ne s’agit pas de sapeurs pompiers mais de « marins pompiers? Ce fait a une histoire qui est déjà un scandale de voyous. À la fin des années 1930, un énorme incendie s’est déclaré dans le plus grand magasin de Marseille de l’époque, « Les Nouvelles Galeries », situé sur la Canebière. Un sinistre qui a causé la mort de 73 personnes (un majorité d’employées 71) et dont la responsabilité a été directement imputée à la municipalité. Il s’avère que le ministre de l’intérieur de l’époque Herriot était à Marseille et aux premières loges puisqu’à l’hôtel Noailles pour un congrès radical. En 1939, suite à l’enquête, la ville est mise sous tutelle, tutelle qui ne ne sera levée qu’à la Libération avec la municipalité communiste de Christofol.   Ceux qui lors de l’incendie des Nouvelles Gaelries  sur la Canebière avaient laissé la ville sans véhicules en état pour faire face à l’incendie. La ville était dirigée par le socialiste Henri Tasso, les marins pompiers envoyés le furent par l’amiral muselier alors à Toulon et grand père de l’actuel élu.  mais La ville était  déjà aux mains des voyous qui plus tard fourniront des troupes à la milice et aux nazis, aux amis de Doriot comme Sabiani… Marseille comme bien des ports a toujours été le proie d’édiles plus moins scrupuleux, et l’histoire de la peste au XVII e siècle est également là pour illustrer le pillage de gens prêts à laisser mourir leurs compatriotes. Il s’est avéré qu’avec Alain Chenu, nous avons travaillé pendant plus de dix ans sur l’histoire de l’urbanisme à Marseille, écrit quelques livres de référence sur le sujet et je suis frappée par le parallélisme entre les années trente et aujourd’hui. Pour que le parallélisme soit complet, il faut se souvenir que le PCF qui était devenu croupion, corrompu, sectaire, et n’avait plus au plan national que 30.000 adhérents, est reconquis par Maurice Thorez et une équipe dans laquelle on trouve, Duclos, Frachon, mais aussi Billoux qui est envoyé à Marseille y combattre physiquement la voyoucratie qui dirige la ville et le port.

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