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politique algorithmique

Suite à w41k.info

En lisant cet article on peut s'apercevoir de ce que la volonté de diminution de coût n'est en fait que vaguement symbolique de l'effet qui doit être désiré, la diminution de la consommation.
Et dans la catégorie des piliers de l'économie, en voilà un pour lequel je postule depuis longtemps.

En effet la confusion entre la volonté de diminution due à une récession énergétique, et le fonctionnement du marché, tendra évidemment et selon toute logique à vouloir faire augmenter la pauvreté, au moyen des engrenages du système social fondé sur l'appât de gain (meilleur moyen de le nommer).

Cela restera dangereux tant que la distinction entre économie volontaire et économie involontaire ne sera pas faite, c'est à dire que dès lors qu'un des engrenages du système passe sous la coupe de la « volonté », du contrôle, alors aussitôt le système dans son ensemble devient plus juste.

C'est ainsi qu'on peut se demander ce qui, dans le système, n'est pas sous contrôle et pourrait l'être.
En particulier, la volonté d'économiser en terme de coûts, n'est que le vague symptôme de la nécessité de les contrôler de façon globale et instantanée.

C'est parce que cela est rendu possible par l'informatique que tout naturellement l'idée vient à l'esprit.
Et justement, inéluctablement et exactement comme je l'avais décris, apparaît l'alternative au système social fondé sur l'appât du gain, le plus naturellement du monde, grâce au pouvoir de la logistique :

Citons :

« Les consommateurs qui acceptent des ajustements légers dans leur utilisation d’électricité reçoivent des « crédits » sur leurs factures. Puisque le vrai prix de l’électricité sur le réseau varie constamment, l’information en temps réel sur l’énergie ouvre la porte « à une politique de prix dynamique », qui permet aux consommateurs d’augmenter ou de faire baisser leur utilisation d’énergie automatiquement, en fonction du prix de l’électricité sur le réseau. »

Ainsi on possède sur un écran de contrôle la totalité de la ressource disponible, et sur un autre, sa distribution. On va devoir connaître, au moyen de coefficients de valorisation constamment réactualisés (ce que j'appelle la politique algorithmique) des indices quant aux priorités de redistribution, car en fait on sait bien que le calcul de distribution équitable sera très très pointilleux et sujet à d'amples et soudaines et imprévisibles variations.

Le système informatique qui permet de savoir tout cela en temps réel, a finalement pour charge d'affecter le coût réel des consommations, que le client, ou l'abonné, découvre au moment se sa facture. Et cela ne serait pas acceptable, si dans le même temps ce système d'autorégulation global n'était pas conçu pour être le plus juste et le plus acceptable possible.

C'est ainsi qu'apparaît le chemin qui mène au principe fondamental d'un système social équitable, qui est le fait d'établir a posteriori les coûts. L'intérêt désormais de l'étude des coûts sera amplement réduit à celui de la curiosité et des « sommes de contrôle » du bon fonctionnement du système – ce que, historiquement, ça n'aurait jamais rien dû être d'autre.

In Fine cela signifie que c'est en première instance que la répartition des ressources est affectée de façon équitable et le plus homogène possible, grâce à plusieurs algorithmes de différentes natures (locaux et globaux, qui s'incluent mutuellement, bref « un 'vrai' système ») et qu'en seconde instance on opère les calculs pour observer si les précédents algorithmes ont bien fonctionné.

Cela est exactement le contraire du système actuel, où d'abord on accède à la marchandise, et ensuite seulement son coût est établi en fonction du calcul relativiste global.

C'est ainsi qu'on pourra se dire, tiens, pourquoi ne pas adapter, une fois les routines de ce système mises en état de fonctionner et d'être reproduites, une fois la technique acquise, pourquoi ne pas faire la même chose pour les 5 grands corps de production de biens de première nécessité, auxquels tous auront un accès équitable, tel que cela était préconisé, rêvé sans en avoir les moyens, dans les Droits de l'Homme ?

Tout l'intérêt de ce système étant, bien sûr, de penser d'abord le réseau de distribution des biens inévitablement nécessaires (eau, nourriture, logements, etc), et de les affecter en fonction des différents autorisations, crédits, demandes, ou charges légales.
En premier les produits pourront être affectés gratuitement, un peu (mais seulement un peu) à l'image des tickets de rationnement, et seulement après le coût est calculé pour être le plus bas et le plus équitable possible.

A son tour, un tel système permettra l'instauration de la gratuité « de providence » comme n'étant rien d'autre qu'un algorithme supplémentaire dans le calcul, dont la charge sur l'ensemble pourra être pesée directement, et certainement estimée à un très faible pourcentage de l'activité des travailleurs.

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