Un témoignage important sur saddam, les Etats-Unis et l'Algérie.

15-09-2018 histoireetsociete.wordpress.com 9 min #145710

Ce que décrit cet article envoyé par un ami algérien correspond assez à ce que m'avait confié mon ami cubain, jorge Risquet. Fidel Castro l'avait envoyé voir saddam Hussein pour le mettre en garde contre une attaque de l'Iran sur ordre des USA. Il lui avait transmis le message de Fidel, à cette époque là, alors qu'il s'aprétait à combattre l'Iran: « ne combat pas l'Iran, ne fait pas le travail des USA. Il ne t'en auront aucune reconnaissance et tu seras leur victime à la moindre vélleité d'indépendance ou si leurs intérêts du moment exigent de te sacrifier ». Il ajoutait: « Saddam Hussein était un homme très intelligent mais beaucoup moins que ce qu'il le croyait, il était si rusé qu'il croyait toujours manipuler tout le monde ». Fidel castro a la veille de l'invasion du Koweit a renouvelé son message, en vain... Donc si je ne peux confirmer ce témoignage, il se situe malheureusement dans la logique de la manière dont les Etats-Unis ont utilisé les appétits de certains dirigeants du Tiers monde et leur rivalités pour asservir les peuples en exécutant leurs dirigeants les plus incorruptibles. Nous sommes encore dans cette histoire là avec des masques qui tombent encore plus tant les appétits sont déchaînés et le prétexte patriotique abandonné. (note de danielle Bleitrach)

Témoignage du général Nezzar sur l'assassinat de Benyahia par Saddam

septembre 14, 2018 - 8:03 Kenzi Adam  99 Commentaires

C'est Saddam qui a ordonné d'abattre l'avion qui transportait Benyahia. D. R.

C'est ce que Khaled Nezzar vient de confirmer et non pas de révéler après 36 ans de silence honteux de tous les dirigeants algériens qui se sont succèdes au pouvoir depuis 1982,
« le directeur 'Irakien Saddam Hussein qui a ordonné d'abattre l'avion présidentiel qui transportait Mohamed-Seddik Benyahia, huit cadres du ministère des Affaires étrangères, un journaliste et les quatre membres de l'équipage...

Je reproduis ci dessous un extrait des mémoires publié dans le journal algérie patriotique qui évoque l'assassinat de 10 cadres algérien dont l'un des plus brillants ministres qu'a connu l'Algérie par un président d »un pays arabe et non moins un sanguinaire dictateur qui a mené a la destruction de son pays et qui n'a quitté le pouvoir qu'une fois vaincu, humilié et condamné a mort par la justice de son pays à la solde des américains et par l'histoire. C'est le sort de tous les dictateurs et de tous les peuples qui se laissent guider par des dictatures militaires ou civiles

« Je suis convaincu que la haute hiérarchie militaire irakienne ne se leurre pas sur l'issue d'une éventuelle guerre avec la puissante Amérique, ses alliés et leurs moyens colossaux. Pourquoi cette haute hiérarchie ne met-elle pas en garde Saddam Hussein ? Sans doute, parce que le dictateur ne tolère aucun conseil et aucun appel à la modération. Comme Hitler hier - toute proportion gardée -, il pense qu'il peut tenir tête au monde entier. Comme Hitler, il conduit son armée au désastre, son pays à la destruction et sa personne à l'impasse. Saddam fabrique de ses propres mains la corde qui le pend le 30 décembre 2006.
Je mesure à cette occasion le manque de responsabilité des chouyoukh (du FIS, ndlr) qui n'hésitent pas à exposer l'Algérie à de terribles représailles. Nos forces auraient été détruites avant d'atteindre le champ de bataille et notre peuple aurait été affamé par l'embargo. Comment expliquer tout cela aux excités assis en face ?

J'ai une autre raison de ne nourrir aucune sympathie particulière pour Saddam Hussein. C'est lui qui donne l'ordre d'abattre le Grumman Gulfstream II présidentiel qui transporte notre ministre des Affaires étrangères, Mohamed-Seddik Benyahia et la délégation qui l'accompagne en mission de paix dans la région. Mohamed-Seddik Benyahia meurt le 3 mai 1982 avec huit cadres du ministère des Affaires étrangères, un journaliste et les quatre membres de l'équipage du Grumman. La commission d'enquête dépêchée sur place est présidée par le ministre des Transports de l'époque, Salah Goudjil. Les techniciens de notre aviation retrouvent, dans les débris de l'avion, les fragments du missile air-air qui fait exploser l'avion algérien. Le missile fait partie d'un lot fourni à l'Irak par les Russes. L'Algérie obtient le numéro de série de ce missile.

Qui peut, en dehors du dictateur, décider d'abattre un tel avion ? Quelle ''raison d'Etat'' a empêché Bendjedid de rendre public le résultat de l'enquête ? Protester, demander des comptes à Saddam est au-dessus des capacités de Bendjedid. Des années plus tard, notre ministre des Transports de l'époque, chef de la commission d'enquête, éludera prudemment la question de la responsabilité dans la destruction de notre avion.

Malheureux Benyahia, mort pour la paix, mort au service des peuples frères d'Iran et d'Irak, mort parce que le dictateur irakien et les ayatollahs voulaient continuer à s'entretuer. C'est là, beaucoup plus que partout ailleurs dans la région, que l'Orient est compliqué. Un chaos d'ethnies, de peuples, de frontières, de religions, de schismes, d'intérêts divers et antagoniques, de raisons d'Etat multiples et fluctuantes qui n'obéissent, le plus souvent, qu'à des mégalomanies de dirigeants, des ambitions, des égoïsmes suicidaires de clans au pouvoir, agités, instrumentés par des mains expertes dont chaque doigt tire ou dévide un fil de l'immense toile d'araignée installée par des Etats aussi puissants que déterminés.

L'attitude des responsables irakiens de l'époque ne concourt pas à les disculper. Loin de là. Ils se contentent de rejeter les accusations iraniennes dans un communiqué des plus sommaires. Feu Bachir Boumaâza, ex-président du Conseil de la nation, dont on ne peut douter des sentiments envers Saddam et de son aversion du régime des mollahs, est ''troublé''. Un détail l'intrigue. L'absence aux funérailles de Benyahia de Tarek Aziz, le puissant chef de la diplomatie irakienne. Il lui en fait part. ''Je comprends à vos questions que mes propos ne vous ont pas totalement convaincu'', lui déclare Tarek Aziz. Boumaâza conclut son compte rendu de l'entretien avec le responsable irakien par des propos où il exprime ses doutes et son amertume.

Le panarabisme du Baath irakien et ses prétentions au leadership arabe ne doivent souffrir ni contestation ni concurrence. Or, la médiation algérienne est soutenue par un bon dossier et elle est conduite d'une main de maître. Elle a toutes les chances de réussir. Saddam ne peut admettre qu'un Arabe arbitre un conflit entre un Arabe et un non-Arabe. Pour lui, ''l'ennemi d'un pays arabe est l'ennemi de tous les Arabes''. Pour lui, les Algériens sont venus se mêler d'affaires qui ne les regardent pas.»

In Recueil des mémoires du général Khaled Nezzar, tome II, éditions Chihab, à paraître en octobre 2018.
 algeriepatriotique.com
Témoignage du général Nezzar sur l'assassinat de Benyahia par Saddam

صدام حسين هو من قتل المجاهد الجزائري محمد الصديق بن يحي
هذا الفيديو اهداء لكل الذين يمجدون صدام حسين و يصفونه بالرجولة نسوا أنه هو من قتل واحد من رموز الثورة لكن ما نستغربش لي يعبدو بومدين ماتستنى منهم والو

 Voir la traduction

 histoireetsociete.wordpress.com

 Ajouter un commentaire