(7) Comment Disinfo a tenté d'influencer la présidentielle 2017

10-09-2018 les-crises.fr 32 min #145483

Après nos précédents billets introductifs, nous allons entrer dans le cœur du sujet pour analyser les conséquences du travail de cette officine - et vous comprendrez dès lors mieux notre intérêt pour elle...

  1.  L'étude de Nicolas Vanderbiest sur "l'influence russe" durant la campagne 2017
  2.  Comment Saper Vedere a tenté d'influencer la Présidentielle française de 2017
  3.  2017 Le ripolinage par Saper Vedere de l'étude Vanderbiest
  4.  2018 Disinfo : Une source fiable pour notre Gouvernement
  5.  En conclusion

I. L'étude de Nicolas Vanderbiest sur "l'influence russe" durant la campagne 2017

Durant nos recherches, nous avons découvert ce tweet de Nicolas Vanderbiest :

Il renvoie à un article qu'il a publié sur son blog ReputatioLab, et qui traite de "l'influence russe sur la campagne présidentielle française" :

On note que, faute de temps sans doute, il n'a hélas pas pu mener une étude sur "l'influence des milliardaires (par leur argent et leurs médias) sur la campagne présidentielle française" ni sur "l'influence américaine sur la campagne présidentielle française" - cela aurait pu être intéressant, d'autant que le vainqueur est Young Leader de la French American Foundation (comme notre Premier Ministre) ( source) :

Bref, pour l'étude de "l'américanosphère", merci de prévoir un délai...

Mais revenons à l'étude de Vanderbiest :  Quelle est l'influence russe sur la campagne présidentielle française ? ( archive) (et là en pdf)

On note immédiatement que, comme pour l'étude concernant l'affaire Benalla, il s'agit ici d'une analyse réalisée avec des outils très puissants donnant accès à la base Twitter, mais dont le propos et la qualité d'étude s'avère faible ; on s'approche bien plus d'une étude d'un petit blog que d'une étude scientifique sérieuse.

On retrouve également cet étonnant penchant pour le fichage des individus, qu'il exprime depuis le début de la Présidentielle, comme  dans cet article :

"Pour mener à bien cet article, j'ai d'abord réalisé une gigantesque cartographie des 10 M de tweets entre janvier 2017 et le 15 février 2017 sur tous les tweets autour de la présidentielle. (Noms des candidats, slogan, pseudo, hashtags génériques, etc.)"

Dans l'article sur "l'influence russe", il réalise (si on comprend bien, avec un autre outil, Brandwatch) une analyse de l'audience tweet par tweet de Russia Today France :

On le voit tétanisé par le fait que 145 017 personnes (sic.) - dont il peut avoir la liste complète via Visibrain - aient retweeté Russia Today :

Pourtant, avec 64 000 followers à l'époque, il n'y a rien d'extraordinaire à voir apparaitre ce chiffre ; qui est à mettre en regard des 8 millions de followers du Monde sur Twitter.

"Et le pire" (sic.) c'est que RT parle de la présidentielle nous dit-il ! Et dire que nous pensions que c'était légal de retweeter RT...

Face au danger, il poursuit donc son travail visant à "isoler les fans" :

On note donc qu'il n'y a plus que 14 792 (sic.) personnes qui ont retweeté plus de 2 articles, et 6 006 plus de 10. On voit donc bien en réalité la grande faiblesse de l'influence de RT sur ce sujet....

L'analyse statistique des données Twitter aboutit à détecter 3 principales communautés (rappelons que les statistiques les identifient, mais qu'elles ne peuvent en aucun cas leur attribuer un nom ; il s'agit ici de l'interprétation de Nicolas Vanderbiest à partir de son fichage politique) :

Et il affiche alors les comptes ainsi fichés :

On voit bien le grave problème que tout ceci pose : si les twittos se savent désormais "espionnés", que chacun de leur tweet peut être aspiré, analysé, qu'on va les classer dans des communautés politiques, qu'on va venir leur reprocher d'avoir diffusé dans une grande masse un ou deux tweets de "désinformation", la plupart vont avoir peur et ne plus oser s'exprimer. Tout comme il se passerait la même chose si on mettait une caméra dans un bistrot enregistrant tout le monde. C'est un vrai problème pour la Liberté d'expression.

Par ailleurs, probablement grâce à l'outil Visibrain, dont le fonctionnement s'avèrent terrifiant (il s'agit de donner la possibilité à un particulier d'accéder à l'ensemble des données Twitter), Nicolas Vanderbiest détecte aussi les "influenceurs" de cette communauté "russophile":

Les grands médias en font partie ; mais il ajoute également ceux-ci tout en précisant parfois l'identité réelle du créateur du compte :

Mais Vanderbiest ne s'arrête pas là : c'est bien beau d'avoir repéré les "russophiles", mais encore faut-il savoir ce qu'ils disent... :

On se rend compte que l'outil "BrandWatch", contrairement à son nom ("Surveillance des marques") ne se limite pas aux marques d'entreprises, mais permet de suivre des groupes de citoyens :

Bref, la Stasi en a rêvé, Twitter l'a fait et l'a rendu accessible à n'importe qui prêt à payer...

Il termine enfin avec l'analyse des articles les plus partagés par communauté, comme ici du côté des "identitaires" :

On retrouve de nouveau une erreur de Nicolas Vanderbiest : quand il dit "De même dans les articles les plus partagés : tous en rapport avec Emmanuel Macron ", il faut comprendre "5 articles sur 7 sont en rapport avec Macron, mais 2 articles sur 7 ne parlent que de Marine Le Pen".

De même, on notera cette phrase de Vanderbiest, concernant l'article de Nice Matin sur "le report de la réunion de soutien à Macron" et celui du Parisien sur "le patrimoine de Macron" : "À vrai dire, si Le Parisien et Nice Matin n'avaient pas publié de mauvais articles sur Macron, ils seraient certainement un peu plus loin dans le classement." (= le palmarès des articles) Oui, il est clair que s'ils ne parlaient que d'horticulture, ils seraient moins retweettés par des militants...

II. Comment Saper Vedere a tenté d'influencer la Présidentielle française de 2017

Mais en fait, le véritable problème de l'article de Vanderbiest n'est pas tant son fond oiseux ou sa forme peu professionnelle ; il a parfaitement le droit de rédiger des rapports sur "l'influence russe" (c'est à dire l'influence de twittos français retweettant RT) ou "l'influence colombienne". Le souci est la date à laquelle il sort cette étude "de la présidentielle" ( source ;  archive) :

20 avril 2017 à 9h32 : TROIS jours AVANT le premier tour !

Sortir une étude sur la Présidentielle avant qu'elle ne soit terminée, et ce juste avant un vote crucial : on appréciera l'éthique de la chose (pour ne pas influencer un vote avec des données incomplètes et en l'espèce bien peu probantes).

Par chance pour l'honnêteté du scrutin, M. Vanderbiest est un mauvais vendeur : il n'a eu que 22 retweets, le feu n'a pas pris. Mais on a bien vu en août 2018 (avec son étude sur l'influence russe dans l'affaire Benalla) que sur un tel sujet, le feu aurait pu prendre très vite...

Notons cependant une chose : en réalité, Nicolas Vanderbiest a fait le service minimum. En fait son tweet fait partie d'une série de 40 tweets réalisés en une heure, portant sur différents éléments de son étude - la "russosphère" n'en étant qu'une faible partie ; et il n'a tagué personne dans ses tweets. ( source,  archive)

Une partie des Tweets de Nicolas Vanderbiest le 20 avril 2017

Le minutage est ici important. Vanderbiest commence sa roborative série de tweets à 9h21 ; et comme on l'a vu, c'est à 9h32 qu'il en arrive à parle de l'influence russe.

À 9h25, il est très occupé, rédigeant 4 tweets en 2 minutes, et traitant des candidats :

En revanche, les choses sont bien différentes pour Saper Vedere. On note que ses membres ont retweeté le tweet de Vanderbiest de 9h32 sur l'influence russe :

Mais, plus surprenant, cette agence de lobbying publie 3 tweets ce même 20 avril, dont le premier daté de 9h25 annonce ( source ;  archive) :

"Élections françaises : l'armée d'activistes sur Twitter autour de Russia Today essaie d'influencer la campagne"

Ce tweet renvoie vers  un article de Saper Vedere (aujourd'hui supprimé,  source archivée ou  ici) du 20 avril : A Russian influence on the French Elections ?

Mais, oh surprise ! Il ne s'agit que de la simple traduction de l'article de Nicolas Vanderbiest (qui se retrouve donc partagé quelques minutes avant même que Vanderbiest ait partagé le sien) :

mais avec une image... plus offensive :

On se rend bien compte que le titre "Une influence russe sur les élections françaises ?" est bien plus neutre que le texte du tweet : "Élections françaises : l'armée d'activistes sur Twitter autour de Russia Today essaie d'influencer la campagne".

#OnLutte_Contre_LeComplotisme

Pour le reste, c'est bien une simple traduction :

Début de l'article de ReputatioLab

Début de l'article de Saper Vedere

Contrairement à ce qu'avance Saper Vedere quand il parle de l'article original de Vanderbiest, ce n'est pas "a more complete version here", il n'y a aucun contenu supplémentaire par rapport au texte de ReputatioLab.

Nous vous laissons juger par vous-même avec un pdf des deux articles : ReputatioLab, Saper Vedere

Il y a simplement quelques traductions dont l'orientation politique est discutable, comme ces deux ici :

ou ces deux ici :

Mais revenons-en au tweet de Saper Vedere - qui a son importance :

On constate que Saper Vedere a tagué 5 personnes pour qu'elles voient bien le tweet, dont :

Saper Vedere a donc directement alerté le journaliste Jon Worth, candidat pour le parti allemand des Verts aux Européennes, et le responsable Réseaux sociaux du groupe ALDE ainsi que de Guy Verhofstadt...

Ils ont aussi alerté le site Twiplomacy, et le correspondant du Telegraph....

Mais cela n'a pas marché, ce tweet n'a été retweeté que 5 fois - et encore, par Alaphilippe et Machado, propriétaires de Saper Vedere...

Alors, Saper Vedere tweete de nouveau à 12h31 :

"Les personnes qui ont répandu des rumeurs durant la campagne électorale française sont les mêmes qui répandent la propagande russe"

On a de nouveau Saper Vedere qui  publie une traduction ( source,  archive) d'un autre article de Nicolas Vanderbiest ( source,  archive ou  ici), toujours ce même 20 avril - auquel faisait référence Vanderbiest ici :

Mais là encore, on voit que Saper Vedere tague largement des journalistes et des élus pour essayer de faire "buzzer" son étude :

Mais de nouveau, cela fait long feu - 4 retweets :

Pas de problème, à 12h34, Saper Vedere tweete une dernière fois ; c'est une simple réponse à son tweet du matin sur l'influence russe, destinée à alerter 3 utilisateurs :

dont la directrice du Think tank russophobe Defending Democracy (voir  ce billet)

Mais hélas, de nouveau sans effet...

Cependant, on note qu'à 9h31, Alexandre Alaphilippe retweete Saper Vedere sur l'influence Russe, en rajoutant également ceci :

"Plongée dans le réseau des utilisateurs (de Twitter) les plus actifs autour de Russia Today en France. Cela devrait être intéressant pour Tom Tarantino et Kosmopolit"

On appréciera tout d'abord la délation...

Ensuite, on voit que Alaphilippe tweete à 9h31. Comme le tweet de Saper Vedere date de 9h25, et qu'à ce moment précis Vanderbiest est en pleine rédaction d'autres tweets, il semble probable que ce soit bien Alaphilippe qui anime le compte de Saper Vedere à ce moment - ce qui serait normal vu qu'il en est le Directeur.

La première personne taguée par Alaphilippe est donc Tom Tarantino :

Il se trouve être le Responsable des Politiques publiques, de la Réponse aux Crises et des Relations avec les Gouvernements de Twitter, à San Francisco... :

Et là où c'est fantastique, c'est qu'il a "liké" le tweet d'Alaphilippe !

On comprend finalement mieux par quel biais Disinfo a pu récupérer 125 000 $ de Twitter...

La deuxième personne taguée est Kosmopolit, alias Andréas Müllerleile :

Ce monsieur ne semble pas jouer un rôle très important. Mais il est intéressant de noter son parcours dans le marigot européiste :

On note qu'il est membre de "L'Institut pour l'Innovation politique" (sic.) ( source) :

Selon cet institut : "Nos valeurs sont menacées" - par une sorte de complot de "nationalistes qui veulent nous diviser en de petits pays faibles"...

On notera au passage que :

  • il ne semble pas que la France des années 1960 était "faible" - quand elle était libre ;
  • la "force" de l'Europe au bout de 60 ans reste assez discutable ;
  • il est quand même étonnant de voir des fédéralistes éructer en permanence contre "les nationalismes" alors que leur projet est bien de construire une nouvelle Nation, "grande et forte", qui n'a jamais existé, et qui n'existera jamais, car la vaste majorité des citoyens européens n'en veulent pas...

Andréas Müllerleile est aussi passé par L'Institut Européen de la Paix (sic.) ( source) :

Le comité consultatif de l'EIP - donc chaque membre renvoie sur un nouveau comité Théodule qui mériterait probablement à chaque fois un billet...

L'Europe, c'est décidément bel et bien la Paix Paye !

On note enfin qu'Andréas Müllerleile est passé par l'Européen Council of Foreign Relations ECFR ( sa fiche Wikipédia) :

On dira seulement que ce Conseil a été créé entre autres par Soros, DSK, Cohn-Bendit, Alain Minc, Christine Ockrent... Et qu'il est codirigé actuellement par l'Atlantiste Carl Bildt :

Voici les membres actuels du conseil ( source) :

dont les Français :

Nous ne développerons pas une analyse de ces nouveaux "think & money tanks" européens - comme vu précédemment, cela semble un travail à temps plein.

Quoi qu'il en soit, les efforts de Saper Vedere pour allumer le feu de "l'influence russe" via Twitter n'ayant pas marché, ils ont décidé de retoucher quelque peu l'étude de Vanderbiest...

III. [2017] Le ripolinage par Saper Vedere de l'étude Vanderbiest

L'étude précédente sur l'influence russe a donc été réalisée par Nicolas Vanderbiest pour son blog/vitrine commerciale ReputatioLab, puis immédiatement traduite en anglais sur le site de Saper Vedere.

D'ailleurs, celle-ci étant une agence de communication privée à but lucratif, on est en droit de se demander quel était le donneur d'ordres pour ce travail.

On constate aussi que Saper Vedere s'attribue désormais l'étude Vanderbiest (pourtant réalisée avant sa création juridique), et la fait figurer sur son site internet dans la partie " Nos études " (notez bien le "Nos").

On note aussi que, miracle de la multiplication des études, cette analyse figure aussi sur le site de EU DisinfoLab, qui la présente aussi  comme sienne :

"Study conducted by EU DisinfoLab" ! Qui précise d'ailleurs ceci :

Le projet pilote de DisinfoLab "était donc un "monitoring" de la Présidentielle française, terminée le 7 mai 2017 - ce qui est quand même très fort pour une structure créée en décembre 2017 !

On constate, une fois de plus, à quel point les structures juridiques de Saper Vedere et DisinfoLab sont perméables...

On note aussi que Saper Vedere ne lâche pas l'affaire avec "l'influence russe", et tweete encore ses études le 17 mai et le 7 juin :

Mais comme il est probablement apparu à ces communicants que le marketing avait péché pour diffuser leur analyse, ils ont modifié leur traduction de l'étude Vanderbiest sur "l'influence russe".

On avait donc la version originale ReputatioLab, puis la traduction littérale Saper Vedere 04 2017 du 20 avril 2017 ; et on dispose désormais de la version DisinfoLab 12 2017, ( source)

Les rajouts de textes ne furent en réalité que très limités, mais on note bien davantage de rajouts d'images en revanche.

Voici donc quelques différences qui illustrent bien l'objectif de ces lobbyistes lors de ce ripolinage "offensif" ; cela est visible dès la première page :

ainsi qu'à la seconde :

Bref, le texte est toujours la simple traduction de l'analyse Vanderbiest, mais Disinfo a rajouté sur les deux premières pages deux images de Marine le Pen reçue par Vladimir Poutine.

Ce genre d'image n'a apparemment pas suscité le même intérêt chez DisinfoLab :

Emmanuel Macron reçu à Berlin par Angela Merkel le 16 mars 2017

On note aussi qu'il ont simplement inséré deux images sans intérêt dans le document pour illustrer.

Mais il y des modifications bien plus critiquables ; ainsi cette image qui détaillait "les fans de Russia Today" dans la version originale :

a été renommée : "L'influence russe en France" dans la version de Disinfo :

Ce qui est hautement problématique....

Voici enfin que la dernière page du rapport DisinfoLab :

ce qui confirme bien que son rapport, qui n'est pas signé, a cependant bien été retouché par Saper Vedere.

IV. [2018] Disinfo : Une source fiable pour notre Gouvernement

On apprenait le 10 mai 2017 ceci ( source) :

Le 4 septembre 2018 a été publié sur le site du Ministère des Affaires Étrangères un rapport intitulé : " Les Manipulations de l'information, un défi pour nos Démocraties " ( archive).

Le titre et la couverture mériteraient déjà un débat...

Il est clair que cela fait très longtemps que Les Manipulations de l'information par nos Gouvernements sont un défi pour nos Démocraties...

Mais comme les gouvernements ont perdu leur monopole des Fake News, ils essaient de réagir contre la concurrence - c'est un grand classique.

Ce rapport attaque violemment Russia Today :

Ah, la "protection des institutions démocratiques" - que de reculs démocratiques a-t-on justifié avec cet argument...

Le rapport propose en conclusion de marginaliser ce média - ce qui n'est pas commun venant d'un Gouvernement :

On y trouve aussi ceci :

"notamment dans le contexte colonial" : mais bien sûr, la dernière fois que le Gouvernement a menti aux citoyens, c'était probablement bien sur l'Algérie en 1873...

On pose ça là pour plus tard...

Ce qui est très intéressant dans ce rapport, c'est qu'on trouve parmi les sources : Alexandre Alaphillippe de Saper Vedere :

Et bien entendu, n'oublions pas Nicolas Vanderbiest !

Vous pensez qu'on a touché le fond ?

Eh bien non, il manquait... Jakub Janda et European Values (rappelez-vous, celui qui réclamait  la déportation des "pro-russes") :

Tiens, et si on insultait Chypre et la Grèce en se basant sur les hallucinations d'un tchèque ?

Darth Putin, dont ce rapport gouvernemental fait la publicité (comme Saper Vedere)...

Ah, nous avons failli oublier :

#MerciPourCeMoment

En conclusion

Nous dirons qu'il apparait ainsi clairement que l'agence de lobbying Saper Vedere (avec son DisinfoLab - qui n'existait pas encore juridiquement à ce moment) a tenté d'influencer la Présidentielle française en agitant fortement le spectre d'un "interventionnisme russe" - alors qu'elle n'étudiait que des citoyens français ayant retweeté Russia Today.

Malgré leurs efforts pour alerter médias et élus, force est de constater que le feu n'a pas pris.

Mais il en ira tout autrement en août 2018 après la publication de leur étude sur l'influence russe dans l'affaire Benalla...

Pour ceux de nos lecteurs qui se demanderaient pourquoi nous avons décidé de porter autant notre attention sur ce sujet, nous leur rappelons à quel point il est important de se mobiliser pour ne rien laisser passer, car ces officines - dont le réseau s'emboîte tel des poupées russes - finissent pas contaminer certains dirigeants politiques...

Laissons le mot de la fin à France Culture ( source) :

 les-crises.fr

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