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l'Alphabet des Systèmes



L'étude des langues inconnues ne doit se faire que dépourvus de toutes idées reçues quant aux significations qu'on risque de découvrir.
A chaque supposition, tout un monde onirique, toute une métaphysique, toute la pureté d'une humanité bienfaisante dès sa fraîche naissance apparaissent à notre esprit.

La langue grec est composée signes devenus déjà non phonétiques, mais dont la structure en dit assez long sur la volonté politique présidant à la création d'une écriture, et en particulier, d'un alphabet.

Si on a coutume de faire une distinction entre une écriture de haut en bas et une écriture de gauche à droite, pour se dégager des clivages mentaux il faut se dire que l'écriture de gauche à droite, n'en a pas moins conservée son caractère initial de haut en bas...

Ceci est très important car il m'apparaît qu'au cours de l'évolution le sens politique originel a été oublié, par la nécessité de trouver des enrichissements à des concepts déployés – je veux dire qu'à la suite de « l'alphabet », qui permet à toute idée de s'exprimer, de nombreuses expressions sont plus courantes que d'autres, ce qui a tendance à sophistiquer la grammaire de certaines (et rares) possibilités de déclinaisons, jusqu'à en faire, depuis les signes, des mots, autant que de nombreuses autres combinaisons sont oubliées, et même leur mode d'assemblage est oublié.

Là où je suis stupéfait c'est par la sagesse, je veux dire par là, le savoir et l'expérience de la dégénérescence culturelle que je viens d'expliquer, c'est que l'alphabet semble avoir déjà tout préconisé, dans la mesure où son étude graphique, historique, est d'une simplicité tellement limpide qu'elle n'apparaîtra qu'aux yeux des chercheurs les plus paisibles.

Il faut atteindre une sagesse égale à celle de la politique de la création d'un alphabet pour percevoir toute sa valeur.

Etudier cette langue en se défaisant des connaissances contemporaines liées aux seules connaissances mémorisées de façon éparse, permet de faire des hypothèses plus intéressantes sur la naissance du langage.

Aussi c'est surprenant que la première lettre, Alpha, soit gluttinale (à l'origine) , caractéristique du premier son possible à émettre par un australopithèque : « qHa! »

Cela ne peut être une coïncidence, cela peut donner le « la » de l'histoire que cet alphabet va raconter.

Ensuite, il y a la structure, à part une lettre qui semble avoir été rajoutée (Rhô), on obtient la structure suivante : voyelle (alpha), un, deux, trois consonnes, voyelle, 3 consonnes, 2 consonnes, voyelle, 4 consonnes, voyelle, 3 consonnes et voyelle : Oméga.
(petites altérations... ou mauvaise idée de structure)

C'est en gros un double tableau de 4*4 inversé en son milieu, la fin de l'un et l'anti-fin de l'autre étant : Mu, et Nu, et les voyelles, placées en haut du premier, et en bas du second tableau de tailles égales qui se joignent par le coin Mu-Nu.

Il apparaît aussi frappant que les voyelles ont des significations très distinctes du corpus de consonnes. Il faut bien être revenu aux premier âges cunéiformes, pour devoir affecter des significations conceptuelles à chacune des lettres.
C'était ceci, l'alphabet, une matrice de concepts dont découlent toute la Raison.

Il est aussi facilement estimable que les premières écritures aient succédé à l'acquisition de la Science, que ce n'étaient pas des sommes de hiéroglyphes accumulés, mais bien une volonté politique de fédérer les concepts clefs du langage et de la communication des idées.

Ainsi, d'une part, les concepts incorporés dans l'alphabet se devaient-ils d'être particulièrement systémiques, fonctionnels, naturels, et universels en fait, et d'autre part, on doit s'attendre à ce que la phonétique et le graphique soient liés conceptuellement de la même manière, de sorte que c'est dans le graphisme des lettres, qu'on pourra penser trouver les indices permettant de remonter jusqu'aux concepts qui ont été isolés.

Reprenons les travaux de l'excellent site francoib.chez-alice.fr
Le corpus des signes est divisable en 5 catégories phonétiques, 4 + 1, que sont les labiales, les gluttinales, les dentales, les continues et enfin les voyelles.
Soient, juste pour savoir, un (autre) tableau de 4*4 consonnes + 7 voyelles.

Il faut commencer par spéculer sur le sens de chacune des lettres pour savoir si ces groupes ont une signification, autant qu'on pourra regarder le graphisme des lettres, qui montrent très visiblement certains alignements possibles, comme par exemple (Delta) Sigma-Dzêta-Xi, qui sont une animation d'une boucle en train de s'imbriquer.

Rapidement (avec risque majeur d'erreur) :

Labiales :
Beta : alternance
Pi : périphérie
Phi : amour
Psi : âme

Gluttinales :
Gamma : écriture
Kappa : force
Chi : richesse, croissance
Xi : inconnue, étranger

Dentales :
Delta : perfection
Tau : loin, grand
Thêta : soin
Dzeta : différent, animal

Continues :
Lamba : logique
Mu : petit
Nu : né, nouveau
Rho : corne
Sigma : métal

Voyelles :
Alpha : début, angle (ps: un angle est au début)
Epsilon : petite valeur prise arbitrairement pour faire un exemple
Êta : Epsilon « ouvert »
Iota : infime variation
Omicron : fermé, boucle, maîtrise, aucune inconnue
Upsilon : différence facile à faire, évidence
Oméga : fin, juste avant recommencement

On peut voir, côté cunéiforme (même si les majuscules à l'alphabet grec on été rajoutées pendant leur importation en Occident, il descendait du phénicien et du sumérien) le jeu de barres à jambes.
Le H, qui est absent du grec, est une barre à jambe par excellent, il suffit de diminuer la hauteur. Ce signe, est Êta, et la même renversée à 90° est Iota. Le Gamma est l'assemblage des deux. L'un et l'autre, sont en minuscule comme en majuscule, l'animation de la construction graphique du troisième symbole : Pi, Pi étant trois barres à jambes, dont les jambes sont partiellement masquées.

C'est intéressant pour le côté mathématique, ça ouvre sur la spéculation de ce qu'est Pi, un nombre irrationnel, possible à obtenir par un assemblage en trois étapes ?

Voyant Omicron, qui est un rond, qui signifie l'absence d'inconnue; c'est intéressant de voir que contrairement Ksi (Xi) – qui est aussi la troisième construction après Sigma et Dzeta, est dessiné par un Iota qui dépasse d'un Omicron, alors que dans Xi, il s'agit d'un Eta circonscrit à l'intérieur de deux Eta, et également Thêta, est un Eta à l'intérieur d'un Omicron.

Pour Phi il semble que la signification graphique soit « dont l'unité va au-dela de l'entendement », ou « qui dépasse », c'est à dire, strictement et rigoureusement, ce que le dessin montre graphiquement : ça dépasse.
Là où Thêta, un Eta dans un Omicron, signifie la méticulosité, le soin, la prophylaxie, en fait des choses qui sont possibles à résoudre.

Les voyelles, elles, sont très utilisées en mathématique, et on peut se demander, en voyant Pi, Phi, qui sont des valeurs inévitables de la mathématique, Alpha l'angle, (qu'est-ce qu'un angle), et le surprenant Epsilon, qui nous en dit plus sur ce groupe de lettres : « petite prise arbitrairement ». C'est très intéressant car ça aussi, c'est inévitable en mathématique, ce qui donne une idée de la volonté, à travers ces signes, de relater ce qui sont en fait les résultats obtenus de fonctions mathématiques.

Ainsi le symbole, seule trace écrite, est une porte vers sa signification, car il faut savoir prévoir ce qui présidait à la création de ces symboles, à savoir la connaissance des mathématiques.

Par jeu sans doute, j'ai gardé la classification phonétique, pour leur affecter les significations suivantes :
- Les labiales : alternance, périphérie, âme, amour, ça semble être des LOIS.
Les gluttinales, l'écriture (ceci est une notion primordiale en informatique, l'écriture est intermédiaire entre ce qui est rigide et ce sur quoi on veut pouvoir « jouer »), la force ou l'énergie, la croissance, l'inconnue, ça semblent être des CONCEPTS.
- Les dentales, la perfection, la distance, la méticulosité, la distinction de complexité, ça semblent surtout être des principes ETHIQUES.
- Les liquides, le discours, la logique, l'infime, le « né », (le métal), semblent désigner originellement des CONSTANTES.
Enfin les voyelles, selon notre observation, se placent dans une rangée distincte à tout ce groupe, car ce sont les FONCTIONS qui permettent de faire se juguler ensemble au moins une valeur de chacun des 4 groupes ou dimensions de valeurs.

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