22/06/2006 6 min #1425

A la recherche de la bonne méthode

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A la recherche de la bonne méthode

Le sujet central est la recherche de ce qui va et doit remplacer le fonctionnement actuel des sociétés, "de la" société mondiale, ce qui est valable pour tous les humains.

Difficile sujet, qui n'empêche pas bien au contraire d'avoir à le cerner : ex: quand on lit les Droits de l'Homme, il s'agit d'un esprit et cet esprit, ne peut être exactement défini car plus on s'approche de lui plus les discours sont longs...

Quand on me pose une question je réponds le plus souvent par ce qu'il faut savoir pour y répondre ; alors les gens irrités me demandent : "pourquoi tu réponds pas à la question ? Tu te débines !" Ce qui m'irrite puisque l'effort qu'il faut pour cerner un sujet est grand, et que l'auditeur lui, est complètement à l'ouest.

Alors il part d'un des axes sans attendre la fin pour déduire ce que je veux dire, et se trompe, mais trop tard il accuse déjà de manichéanisme... ce dont j'aurais bien pensé à l'accuser si je n'avais constaté son impatience.

Pour le motif de ce fonctionnement, il est permit dans ce forum d'aborder non as seulement les questions de son sujet mais aussi et surtout tout ce qui fait naître cette interrogation : un autre monde n'est-il pas possible ?

Notez l'amusant qui est que cette méthode en soi est un paradigme alternatif, enfin surtout pour ceux qui sont habitués à une flatterie et à une réponse jouissive immédiate à leur moindre désir/caprice.

Que la société entière fonctionne de cette façon linéaire "Droit au but" comme une crétine en attendant vraiment l'apocalypse globale pour peut-être ? se rendre compte que c'est à cause de la méthode que tout flanche.

Ainsi s'il est question d'une organisation nouvelle, il est question d'un nouveau paradigme (chose qui change toute la façon de considérer les choses, leur valeur) et donc il est question d'un changement Dans les gens en premier.

Les premiers au courant auront noté que cette méthode est particulièrement reliée à la théorie des réseaux, car toute société humaine est un réseau, dans lequel chacun a une fonctionnalité irremplaçable et précieuse.

Les relations entre ces noeuds de réseau conforment par eux-même la société, d'une façon qui n'est prévisible que par la mathématique, par la justesse de l'organisation et qui sait ? en s'assurant que chacun fait ce qui lui semble le meilleur de faire dans cette organisation si tant est que, comme par magie, Dieu a déjà correctement dispatché les capacités donnant naissance aux rôles.

Cela ne peut être contrôlé qu'en output, si on veut voir si le réseau fonctionne bien on ne peut le voir qu'en observant ses résultats. Vu de l'intérieur, on peut tout du moins s'imposer à soi de n'avoir pour seul soucis que de faire ce qui paraît juste, en raison de ce qu'on est, et du projet commun auquel on est lié.

En procédant de cette manière, dans un esprit d'unité autour de la principale interrogation/recherche, sans le faire exprès on a déjà résolu la moitié du problème.

Quand j'entends cette pouffiasse dont le nom est inconnu, parlementaire politique, assister la décadence morale de ses supérieurs en argumentant "un autre monde est possible mais lequel ? Si on a pas de projet, ça sert à rien !" - je me dis que les gens qui ne réflechissent pas aux questions ne devraient pas se proposer comme capables d'y répondre.

Cet argument trop entendu, est typique de la non pensée dont on refuse d'admettre l'existence, ceci afin de se positionner devant le candide poseur de questions, comme quelqu'un qui de par sa posture a toujours une réponse à tout, sans même avoir besoin d'y réfléchir.

A mon sens il devrait y avoir une loi qui punit gravement les paroles inconséquentes visant à - consciemment ou semi-consciemment - dénaturer, rabaisser, éluder des questions qui pourtant selon toute évidence, ont eu une raison d'être posées....

C'est comme ça que ces gens - les aristos - ont été éduqués, et c'est avec cette même "splendide" qu'ils continuent de faire la promotion de la force écrasante conférée à leur propre posture ; dont la fonction neurologique est de soulager sans frais les tensions intolérables.

Ce ne sont pas que ces ignares irresponsables qui sont coupables de plonger les peuples dans une cécité, c'est tout l'élan donné à cette mentalité depuis le moyen-âge, qui s'est ancré dans les mécanismes reflex de la communication, rendue stérile par simple bonheur de la violence morale.

La communication publicitaire, ainsi, se fait sans le vouloir le support des pouvoirs étatiques, en raison de son absence d'imagination dans la méthode.

Cette époque étant emplie de contrariétés à balayer avec une force de plus en plus grande que la méthode provoque elle-même l'irritation et la violence, les messages publicitaires utilisent le refus par le retournement des questions qui sont propres à faire baisser les ventes du produit.

"un bon marin sait utiliser tous les vents, même ceux qui viennent d'en face".

Eh oui il ne s'agit plus d'en vendre les mérites de façon brutale et sèche, caricaturable facilement et inefficace, mais plutôt de prendre le contre-pied des critiques faisables à leur encontre, et de s'en défaire d'un revers d'un proverbe.

Cette méthode insidieuse du mensonge est exactement la même que celle qui sort de la bouche des dirigeants étatiques, néo-libéraux, sûrs de leur personne et emplis d'outrage dès lors qu'une question les met dans l'embarras.

Ils contrecarrent par anticipation (les américains utilisent l'adjectif "préemptif") les critiques qui peuvent leur être faites.

C'est ainsi qu'aujourd'hui, les messages publicitaires - commerciaux comme politiques - sont le fruit d'une recherche constante des anecdotes, idées-paserelle, analogies, symboles mythiques contemporains, et toutes autres démonstrations visant à faire valoir un nouveau paradigme sociétal, pour le reprendre à leur sauce et l'appliquer le plus ingénument du monde à leur intérêt.

C'est à croire que tout ce qui peut être dit à l'encontre de l'injustice et des fonctionnements déviants de notre système fondé sur le pouvoir + l'argent, est un nouveau consommable pour asseoir ce pouvoir encore plus, pour l'ancrer encore plus par la force dans les esprits, pour asséner encore plus la position dominante des décideurs aveugles qui finissent par plonger le monde dans le chaos, et rendre caduques les velléités de contre-pouvoir.

Il en découle l'inévitable mutisme qui est à l'origine de la démence chez les peuples, exactement de la même manière que si votre communication était sans cesse déviée et inefficace, et qu'en plus on vous avait entendu dans le but de vous torturer encore plus, et enfin de vous insulter en raison de votre posture rendue par ce fait décalée de "la réalité".

Et c'est lorsqu'il devient inutile de discuter avec ces tortionnaires moraux que la rupture entre les peuples et les pouvoirs est dès lors consommée.

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