080117 6 min

par échafaudages successifs

par échafaudages successifs

La conception des systèmes a ceci de particulier que ça relève du domaine artistique.
Seul le subconscient, qui se traduit par une forme non fonctionnelle de minutie, de précision et de recherche de la beauté, se révèle salvatrice par la suite quand le système, qui est vivant, décide de muter.

C'est dès le premier cycle de sa nouvelle conception qu'un système prédit par avance quelle sera sa deuxième prochaine mutation. Et pour accéder à ce genre de vue de l'esprit, seule la contemplation, la méditation, et l'utopisme permettent cela. On doit toujours s'imaginer comment serait le système dans l'idéal, en étant un peu frustré de n'en n'avoir pas encore la méthode.

Car il va de la topologie des systèmes que tout système possède comme caractéristique première de se muter lui-même, d'être impermanent.
C'est cette impermanence qui est la cause de la subjugation et de transcendance, le fait que les lois de la vie soient également actives sur un objet créé par l'humain.

Ainsi de la même manière que dans une construction psychologique les réalités d'un jour deviennent symboliques des réalités plus complexes le jour d'après, tout système fonctionnel n'est que l'échafaudage qui permet la mise en place du vrai système qui était inconsciemment poursuivit au début.

De là il est intéressant de noter combien les voies peuvent être multiples, combien un système peut être le ventre de plusieurs enfants.

Autant le système social capitaliste, que la plupart commence à haïr, peut enfanter les raisons réelles de cette haine, c'est à dire de retomber sur des systèmes impérialistes, de castes, d'esclavage, de guerres etc... - étant donné que les lois de ceci furent inconsciemment natives dans le système – Autant, ces lois se dissiperaient devant la cristallisation d'une autre groupe de lois, axé sur la gestion des réseaux, la logistique, l'algorithmie. Bref le travail ou la non paresse. (qui transparaît ensuite dans le psychosocial sous forme d'accusation faites aux plus faibles qui ne peuvent se défendre)

Ainsi le système capitalisme haïssable, non content d'avoir impulsé une évolution technologique vivace, aura servi de marche-pied à l'instauration de systèmes comptables équitables, en se désolidarisant des règles et préceptes du capitalisme.

Ce qu'il y a c'est que le système est d'autant plus insufflé par les lois de la vie qu'il en a une âme et des caractéristiques psychosociales de l'ordre de la psychologie, armé de défense contre tout ce qui peut nuire à son intégrité.

Seulement, à cause de ce qu'il est trop rudimentaire et grossier, approximatif et délirant, le capitalisme est incapable de répondre aux exigences issues de ses failles, que sont l'injustice et les inégalités.

Car dès lors que les lois plus solides encore que celles du capitalisme se voient rognées, les Droits fondamentaux, ce qui précédemment servait de moteur se hisse en ennemi du capitalisme.
Et c'est précisément cela qui force sa mutation, en quelque sorte, les Droits Humains sont comme un fantôme qui s'amplifie à partir des moindres failles du système.
Ainsi si un système s'auto-détruit trop rapidement non seulement il ne peut s'en prendre à lui-même mais également il en engendre un autre plus fiable.

Seul une conception plus élaborée et mieux pensée peut permettre d'éviter au flux du temps de renvoyer l'histoire à un décrochage historique, ce qui est une crainte très légitime qui parfois prend l'allure de menaces proférées entre pays riches et pauvres, de les « renvoyer à l'âge de pierre ».
C'est toujours comme ça que ça marche.

Et précisément c'est ce qui arrive quand un décrochage systémique a lieu, et que toutes les routines modernes se voient pourries, et qu'il ne reste que les routines les plus conformes et les plus élémentaires pour « tout recommencer à zéro ».

Cette notion, primordiale, de la société minimale ou par défaut, est la meilleure esquisse possible pour bâtir ensuite un système capable d'utiliser et de détourner les routines existantes pour son profit.

Là aussi on aura noté combien ce comportement pouvait exister à l'échelle psychosociale, et comme d'habitude dans le mauvais sens du terme, peut-être comme une sorte de menace de l'esprit du capitalisme, (qui est très peu compliqué), et qui sans le vouloir, essaie de diaboliser des procédures qui justement sont exactement celles qu'il manque encore de pouvoir accomplir lui-même.

Ce mécanisme psychologique est très typique, d'un cri venu de l'intérieur, d'un message venu du fin fond du subconscient, qui prend une forme très étonnante car c'est un langage très inaccessible au conscient, et qui inverse strictement la polarité de bien et du mal, et les personnages, en dénonçant comme mal ce qui le tue, alors que précisément c'est ce qu'il faut faire.

Suite à cela l'humain lui aussi un peu naïf a toujours tendance à vouloir conforter ses choix par les groupes de routines auxquelles il se sait appartenir ce faisant, ce qui à chaque fois recommence l'erreur originelle qui consiste à avoir une fois excessive.
Là aussi les accusation de « fanatisme » font légion chez les fanatiques.

Les vues qui font les micro évolutions concordent toujours nécessairement vers un groupe de solutions communes à tous, et par familles on peut discerner progressivement des tendances qui s'antagonisent, comme, soit le libéralisme soit le socialisme.
Et en plus on sait, dès le début ce qui se situe à l'extrême de chacune de ces voies pour le flux du temps, et ainsi on sait quels sont les balancements nécessaires afin de conserver un cap moyen.

La construction à une fréquence de révolutions plus grande montre combien chaque nouveau cycle est un idéal planté dans le ciel dont découlent des fonctionnements qui conduisent à la mutation de la croyance initiale, et donc des raison fonctionnelles.

Seules restent les raisons affectives, une fois que tout le système a été poussé à bout, de relancer la conception d'une nouvelle version améliorée, et encore plus aimée.

Ainsi par anticipation il est relativement clair que l'esprit de la Révolution des Droits de l'Homme continuera de rythmer régulièrement le plus du temps, tels des inflexions qui ont pour tâche de guider les humains vers la société idéale, pour laquelle, dès le début, tous les composants ont été rendus disponibles à chacun.

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